Pages

06/05/2013

La briqueterie Wienerberger de Wanlin (Belgique) s’est éteinte en 30 secondes

Frisson à Wanlin. : entouré de quelques anciens, le directeur de la briqueterie a abaissé quelques curseurs. Les machines se sont tues. Fin d’une histoire de 102 ans.
Lundi, les dernières briques sont sorties de l’usine de Wanlin. À la fin de la journée de production, le directeur de l’usine a coupé le four. Première étape de la mise à mort de l’entreprise. Le lendemain, mardi, il restait à arrêter les grands ventilateurs, laissés quelques heures en activité afin d’évacuer la chaleur résiduelle. Dernière opération en vue de trucider une plus que centenaire.
Michel Barthélémy a abaissé quelques curseurs sur un grand tableau de commandes et 30 secondes plus tard, ce fut le silence. Ce geste a provoqué beaucoup d’émotion chez le directeur du site de production. Depuis 1977, la briqueterie est un peu son «bébé». Les patrons, eux, se sont succédé. Il en a connu 7. Et voilà que le dernier, la multinationale Wienerberger, a décidé de tout arrêter. Cette fois, ce sera sans doute définitif. Michel Barthélemy ne serait pas étonné qu’on démonte carrément le four. Les propriétaires veulent bien céder l’outil à d’autres, mais pas à des concurrents. Donc la brique, c’est fini, là où on la fabriquait depuis 102 ans.
« Je suis révolté »
M. Barthélémy est entouré d’un quarteron d’anciens, pour faire taire définitivement les machines. Il est directeur de Wanlin, il n’est pas facile pour lui de s’exprimer. Il est un peu coincé entre les grands patrons et les ouvriers. Mais il ne peut se taire, il ne peut cacher son énorme déception. Pire, il se décrit comme révolté. Ce spécialiste de la transformation de l’argile en matériaux de construction, avec sa très longue expérience, estime que Wienerberger commet une erreur. Des clients le disent également. À Wanlin, on fabriquait la meilleure brique de Belgique, dit-il. Un produit de niche qu’il aurait fallu valoriser. Par exemple en chargeant spécifiquement des commerciaux de promouvoir celle que l’on surnommait la «brique de fer». Mais la logique d’une multinationale est tout autre. «On avait du travail jusqu’à la fin juin» soupire le directeur. Dans le hall d’entrée de l’entreprise, une banderole syndicale résume l’état d’esprit : «Il faut des sacrifices pour des bénéfices». Le site de Wanlin a été sacrifié, essentiellement à cause des coûts énergétiques : sans adduction de gaz, il fallait l’amener par camion.
Cela revient deux fois plus cher. Un paramètre négatif, dans une concurrence entre usines d’un même groupe, et on saute.
On ne refera pas l’histoire, elle semble scellée. Entouré de quelques anciens, le directeur a lui-même arrêté la chaîne de production, qu’il avait améliorée au fil des années. Les autres ouvriers, les plus jeunes, ne se trouvent pas en première ligne, en ce moment symbolique. Michel Barthélémy leur en veut, il critique leur attitude de ces derniers jours. Cette semaine, quelques-uns ont fait un barbecue, musique à fond.
Il ne l’avale pas. Comme si on faisait la fête à l’enterrement d’une plus que centenaire.
Source: lavenir par Emmanuel Wilputte

Du Bepos à la RT 2012 : retour d’expérience sur un chantier mayennais

Dès l’été prochain, 38 maisons vont sortir de terre à Laval au cœur du nouvel écoquartier Les Jardins d’Hélios. Après les maisons à énergie positive, la deuxième tranche conforme à la RT 2012 innove encore : la brique en terre cuite, notamment, a été préférée aux blocs béton cellulaire. Une première en Mayenne.
Le maître d’ouvrage, CIL, constructeur et organisme HLM en Mayenne et filiale du groupe CIL Atlantique s’est appuyé sur la réalisation, en 2010, de la première tranche de construction des logements de l’éco-quartier des Jardins d’Hélios à Laval, labellisés BBC RT 2005 et Bepos (Bâtiment à énergie positive), pour apporter à la seconde tranche de nouvelles améliorations en termes d’économie d’énergie et de confort des occupants.
"Ainsi, pour ces nouvelles constructions, le choix de l’énergie s’est porté vers des chaudières gaz à condensation et plancher chauffant basse température pour les émetteurs", nous signale l’architecte Jean-Tugdual Reboul. Les maisons précédentes avaient été équipées, elles, de pompes à chaleur air et eau, donc alimentées en électricité. D’après l’organisme HLM, avec le gaz, le Coefficient d’énergie primaire (Cep) – un des trois indicateurs RT 2012 auquel le logement doit être conforme – est plus efficace.
Le photovoltaïque, une solution peu conluante
Autre évolution : la conformité à la RT 2012 a été cette fois privilégiée à l’équipement de panneaux photovoltaïques pour atteindre le niveau Bepos. "Nous regrettons, en effet, une implantation de panneaux sur la première tranche difficile à gérer d’un point vue administratif, et des interrogations se posent quant au recyclage en fin de vie", témoigne, de son côté, Denis Deffrasnes, directeur de la construction au groupe CIL de la Mayenne. En outre, le manque de lisibilité sur le coût de rachat de l’électricité par EDF et la politique générale des pouvoirs publics à ce sujet ont été un frein majeur.
"Par ailleurs, nous avons décidé d’opter pour la brique BGV Thermo 2 de Bouyer Leroux pour sa bonne inertie et sa bonne résistance thermique, (R=1,5m² K/W), développe aussi l’architecte. Nous l’avons privilégiée aux blocs béton cellulaire car elle représente jusqu’à 30 % de gain de productivité par rapport à la brique traditionnelle."
Sur le chantier, Thierry Sourice, formateur de Bouyer Leroux précise que "la brique de terre cuite est naturellement isolante et empêche le développement de moisissures et ne libère pas de Composés organiques volatils (COV), ce qui garantit une bonne qualité de l’air intérieur." La climatisation naturelle réversible est également mise en avant par la société coopérative.
La brique terre cuite préférée au béton cellulaire
Et d’autres arguments ont joué en sa faveur. Cette brique en terre cuite est, en effet, fabriquée dans la région Maine-et-Loire, et sa mise en œuvre est bien maîtrisée par les artisans. "Avec cette brique, la mise en œuvre de cette maison BBC et conforme à la RT 2012 et rapide et plus adaptée pour le quotidien des artisans, indique Cédric Chalain, chef d’équipe de l’entreprise de maçonnerie Dosso, à Château-Gontier (Mayenne). Le confort de pose est particulièrement pertinent (Ndlr : le chantier représente 250 kg de briques contre 10 tonnes de mortier classique) et on n'a pas la présence d'une bétonnière qui tourne sans cesse…"
Toutefois, l’artisan reconnaît que la venue d’un formateur de l’entreprise Bouyer Leroux durant l’étape de pose et de réglage est nécessaire. "Sur le premier rang, le formateur nous aiguille et nous devons à cette étape des travaux redoubler de vigilance, ajoute le maçon. Ensuite, ça se monte plus facilement !"
Dernier point qui a retenu l’attention de l’organisme HLM : son bon rapport qualité et prix, point important pour construire des logements destinés à l’accession sociale avec pour objectif de proposer un habitat de qualité au meilleur coût et accessible au plus grand nombre.

Source Batiactu

04/05/2013

Algérie: Un millier d’entreprises au rendez-vous Batimatec

Le 16e Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec) qui se tiendra du 4 au 8 mai 2013 au Palais des expositions de la Safex, à Alger, enregistrera cette année un nouveau record de participation d’entreprises aussi bien nationales qu’étrangères.

La société organisatrice fait part de plus de 1000 exposants déjà inscrits, parmi lesquels figurent 534 firmes étrangères en provenance de 24 pays. L’exposition, qui s’étalera sur une superficie de 44 000 m², occupera l’ensemble des pavillons du Palais des expositions de la Safex. Bon nombre de demandes n’ont pu être satisfaites faute d’espace disponible. L’engouement pour ce salon est motivé principalement par la situation exceptionnelle du secteur de la construction en Algérie et notamment celui de l’habitat doté d’un programme de 2,5 millions de logements à réaliser dans l’intervalle du quinquennat en cours (2010-2014). La mise en chantier de 650 000 logements qui seront lancés durant l’année en cours et l’intensification du partenariat avec des sociétés étrangères en vue d’une industrialisation du mode de construction sont les éléments phares d’une nouvelle approche du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, qui ont beaucoup contribué à rendre attrayante cette 16e édition du Batimatec, notamment au regard des sociétés étrangères.
La plus forte participation étrangère est réalisée par la Turquie avec 126 sociétés, suivie de l’Italie avec 87, l’Espagne (74) et la France (60). Au programme des journées techniques, il y aura, nous apprend Saddek Stiti, PDG de Batimatec Expo, plusieurs conférences qui se dérouleront en marge du salon et traiteront de plusieurs thèmes répondant aux préoccupations de l’heure du secteur, à savoir le respect des délais de réalisation et des normes de qualité ainsi que le transfert des technologies modernes pour le compte du secteur de la construction. Le cycle de conférences sera entamé par une journée technique, le 5 mai 2013, qui sera animée par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. La seconde rencontre, programmée sur deux jours, sera consacrée à différents thèmes sur l’architecture et l’art urbain, les systèmes d’information dans la gestion du patrimoine et sur le coût global et le développement durable dans l’aménagement et l’immobilier.
D’éminents architectes de renommée internationale, dont certains d’origine algérienne, ont été conviés pour animer ces deux journées techniques. Pour la première fois, un séminaire international sur l’industrie de la terre cuite réunira un grand nombre de professionnels d’un important secteur industriel qui compte, à l’échelle nationale, plus de 400 usines de production de céramique, de briques et de tuiles. Plusieurs communications sur les nouveaux procédés de production et sur les innovations technologiques seront développées par des experts de sociétés renommées en la matière. D’ailleurs, le salon Batimatec enregistre d’année en année une très forte participation d’industriels de la terre cuite et la présence des plus grands fabricants du continent européen. Le groupe CTC a inscrit une conférence-débat qui portera sur le thème «La fabrication du béton et sa mise en œuvre».
Cette rencontre vise à rassembler la communauté des constructeurs pour discuter des missions et rôles que doivent assurer les professionnels dans l’acte de bâtir dans la fabrication et la mise en œuvre du béton. Des ateliers spécifiques de démonstration de produits et procédés seront animés par plusieurs entreprises. Enfin, des rencontres de partenariat B2B sont programmées durant le salon.
Source El Watan par Nordine Grim

La terre cuite pour une performance énergétique des habitations

La réglementation thermique 2012 (RT 2012) mise en place à l’article 4 du Grenelle de l’environnement, a permis d’explorer de nouvelles dispositions pour une parfaite isolation thermique et un traitement correct des ponts thermiques des habitations. Elle favorise la réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments, une nécessité actuelle quand on sait que celles-ci représentent 40 % des consommations totales d’énergie en France. L’utilisation des procédés de construction bioclimatique est ainsi encouragée, et les matériaux en terre cuite en sont de bons exemples.
Les briques en terre cuite pour lutter contre les déperditions énergétiques
L’objectif de la RT 2012 est d’encourager la construction des maisons BBC ou maisons à basse consommation, de manière à diviser par trois le niveau des consommations d’énergie dans les habitations. Cependant, cet objectif ne peut être atteint sans une isolation des bâtiments, une démarche simple et réaliste avec les briques en terre cuite. Elles sont d’ailleurs considérées en maçonnerie comme des matériaux bien indiqués pour lutter contre les déperditions énergétiques. Les briques en terre cuite ont de très bonne qualité isolante du fait de leur fabrication naturelle avec de l’argile, et aussi de par la présence d’air en leur sein. On utilise très souvent des rupteurs pour lutter contre les ponts thermiques. Cependant, ils ne sont plus utiles avec les briques en terre cuite qui empêchent la formation de ces zones. Elles sont en outre de bonnes régulatrices de température car elles réussissent à capter la chaleur et parviennent à la restituer quand il le faut. Les systèmes de chauffage sont ainsi sollicités de façon réduite avec ce matériau de construction.
Des tuiles en terre cuite pour l’efficacité thermique de la toiture
On estime à 30% le niveau des déperditions énergétiques issues de la toiture des habitations. C’est donc un endroit à isoler en priorité lors des travaux de rénovation ou de construction. Il est nécessaire que l’efficacité thermique recherchée pour la toiture soit effective pendant longtemps, d’où le choix des tuiles en terre cuite. Elles sont solides, étanches, incombustibles et assurent une protection contre la pluie et le gel. Les tuiles en terre cuite sont 100 % naturelles et respectent les normes actuelles de protection de l’environnement. Elles ont une garantie de 30 ans durant lesquels leur aspect ne présente aucune dégradation.
La terre cuite, un choix écologique et économique
Les ménages français ont une préférence pour la terre cuite qui est à la fois écologique et économique. Ceux qui hésitent encore à le choisir peuvent se servir de l’exemple de Karine et Frédéric, un couple français qui a décidé de fuir les bruits de Paris pour aller s’installer dans le département des Pyrénées orientales. Leur projet était de construire une maison correspondant aux particularités climatiques et paysagères de la région et d’avoir un apport solaire gratuit. Et pour le matériel de construction, ils ont très vite opté pour la terre cuite, sachant que c’est un matériau qui prend soin de l’environnement, et connu pour être totalement naturel et sain. La maison de ce couple est sortie de terre aujourd’hui et présente une isolation efficace, avec l’air intérieur de bonne qualité. La terre cuite, dans toute sa procédure de fabrication tient compte de l’environnement. Tout commence par la préparation des terres, l’obtention de la pâte argileuse, le séchage et la cuisson pilotée par ordinateur. Aucun élément susceptible de dégrader l’environnement n’est intégré dans ce processus. Et puis, l’économie réalisée est conséquente avec l’utilisation de ce matériau. En plus, les particuliers ayant opté pour la construction avec des briques de terre cuite, peuvent obtenir des aides telles que l’Eco-Prêt ou le crédit d’impôt pour financer leurs travaux. Enfin, la performance de la terre cuite est inaltérable dans le temps.
Pour obtenir des informations supplémentaires, merci d’appeler au 01 44 37 07 10 ou de visiter http://www.jeconstruisterrecuite.com/.

Source Libertalia

03/05/2013

TERREAL enrichit ses solutions de façade rapportée avec un nouveau système de bardage : le Zéphir® Evolution

Afin de répondre au mieux aux besoins des architectes et de ses clients, TERREAL, spécialiste de l’enveloppe globale du bâtiment, a conçu le Zéphir® Evolution, un bardage économique de grande longueur. Léger et flexible, il offre à la fois une rapidité de mise en œuvre et de hautes performances thermiques pour les parois.
Le Zéphir® Evolution est une solution de façade rapportée posée sur des rails porteurs horizontaux. Son système de fixation simple et rapide allié à sa légèreté (32 kg/m²) et sa flexibilité (recoupe horizontale et verticale possible sur chantier) le rendent particulièrement adapté pour les chantiers de réhabilitation. De plus, son accessoire Q4 pour la résistance aux chocs lui permet une utilisation en rez-de-chaussée y compris dans les zones d’accès public.
L’optimisation des rails et profilés porteurs, permet d’augmenter les entraxes d’ossature primaire (jusqu’à 120 cm) et rendent donc le système économique, tout en permettant d’apporter une isolation thermique par l’extérieur même en forte épaisseur
Son esthétique linéaire très contemporaine est renforcée par sa longueur pouvant atteindre 120 cm. Pour offrir toujours plus de liberté architecturale, il est disponible dans 13 coloris et 5 finitions : lisse, sablée, perforée, twin, émaillée.
Les atouts du Zéphir® Evolution
  • Une solution économique.
  • Une esthétique contemporaine : longueur jusqu’à 120 cm, 13 coloris, 5 finitions : lisse, sablée, twin, perforée, émaillé.
  • Une pose simple et rapide : sur rail porteur horizontaux et optimisation des ossatures primaires, entraxe jusqu’à 120 cm.
  • Un produit léger et fléxible : 32 kg /m², recoupe horizontale et verticale possible sur chantier.
  • Des accessoires de finition Q4 : pour une résistance aux chocs optimale.
Source Wellcom

02/05/2013

Imerys Toiture parie sur la tuile photovoltaïque

Offre prête à poser, formations dédiées en électricité pour une intervention qualifiée des couvreurs, Imerys Toiture croit toujours au photovoltaïque. Explications de son responsable marketing Olivier Lafore. Vous avez revu votre offre de tuiles photovoltaïques, pourquoi ?
Olivier Lafore : Quand nous avons développé notre offre de Tuiles photovoltaïques, ce marché n’a fait que suivre les subventions de l’État. Depuis nous l’avons retravaillé, à destination des couvreurs, mais aussi des constructeurs de maisons individuelles. Le kit permet d’apporter des points supplémentaires au calcul du Coefficient d’énergie primaire (Cep) que la construction exploite le gaz ou l’électricité.
Ce positionnement permet donc de répondre à la RT 2012, nous allons vers une réelle ouverture des énergies renouvelables vers l’autonomie énergétique. Notre kit photovoltaïque permet de se brancher directement avec une technologie de produit identique. La seule différence est que l’offre est mieux packagée et déclinée en fonction de la zone et de la surface du bâtiment. Cette approche permet aussi de limiter le coût financier. De plus, le maître d’ouvrage peut ensuite s’il le souhaite ajouter d’autres modules solaires.
Pourquoi développer la tuile photovoltaïque plus que le panneau ?
D’abord, la tuile est plus esthétique, mais elle est aussi manuportable et plus facile à mettre en œuvre, puisqu’un panneau nécessite d’être deux pour le manipuler. Cette facilité de mise en œuvre se traduit aussi d’un point de vue de l’étanchéité qui concerne 80 % des sinistres avec les panneaux. En outre, les DTU couvertures de la série 40 vont évoluer. La réglementation oblige la pose d’un écran de sous-toiture.
En rénovation, la mise en œuvre de photovoltaïque va nécessiter de déposer les tuiles pour installer cet écran de sous-toiture. Cette manipulation est difficile et chronophage. Nous serons capable de proposer des écrans de sous-toiture dans notre kit. Le positionnement prix va alors faire la différence entre tuiles et panneaux, ainsi que les garanties supplémentaires apportées.
Sauf que les couvreurs ne sont pas des électriciens ?
C’est la raison pour laquelle, cette offre est équipée d’une platine Plugg&Play qu’il suffit de raccorder au plateau électrique. Ensuite, nous nous sommes rapprochés de l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) afin de proposer une formation photovoltaïque qui permet de recevoir l’habilitation électrique pour le câblage, au moins jusqu’à la partie platine Plug&Play.
Cette formation proposée sur deux jours depuis le début de l’année, est prise en charge dans le cadre de la formation continue. Elle a déjà fait l’objet d’une première session de sept stagiaires et a surtout intéressé des couvreurs. C’est une réelle valeur ajoutée pour eux, surtout dans un contexte où ils connaissent une baisse d’activité. Ce type d’offre va permettre d’attirer de nouveaux clients. Cependant, il faut qu’ils soient proactifs, car il s’agit d’une nouvelle technique de vente.
Est-ce opportun de miser sur le photovoltaïque, après les déboires qu'il a connus ?
Jusqu’à maintenant, le gouvernement avait mis en place un plan photovoltaïque déconnecté de la réalité. Il s’agissait d’un placement financier, sans volonté de production et ni de consommation. Maintenant, cette production d’électricité est aussi liée à un changement de comportement. Le premier pas a été la RT 2012 et le recours obligatoire à des énergies renouvelables.
D’ici 2020, les maisons devront être en tout énergie renouvelable, et d’ici là, le photovoltaïque aura reconquis ses lettres de noblesse. Ainsi, comme Koramic, Monier ou Terreal, nous mettons en place en place des stratégies globales car en tant qu’éléments de la couverture, il faut que nous soyons positionnés sur ce marché du photovoltaïque.
Mais il va falloir aussi rassurer le consommateur ?
Certes, le développement du photovoltaïque a été généré par un effet d’aubaine, en créant artificiellement une filière. Pour l’instant, elle retombe, et il va falloir la restructurer en se fondant sur la crédibilité. Pour l’instant, le photovoltaïque n’est pas rentable, mais il va bientôt le devenir notamment en rénovation et grâce à l’autoconsommation. D’ici 10 ans, le coût de l’électricité va exploser.
Pour une installation, au budget de 2 000 à 3 000 euros fournie posée, les particuliers vont vite y trouver un intérêt. C’est la raison pour laquelle nous sommes déjà dans une première approche de l’autoconsommation, et que nous avons également entamé une réflexion sur le stockage de l’électricité.
Source : batirama.com / Stéphanie Lacaze Haertelmeyer

La maxibrique : une maçonnerie 3-en-un

La tradition des briques apparentes demeure, notamment dans le nord de la France. Intégrée au style architectural, elle a toutefois dû s’adapter aux dernières obligations thermiques. Pour y répondre, de nouveaux matériaux sont aujourd’hui disponibles. C’est le cas de la gamme Maxi Thermique de la marque Terca.
Les performances de la maxibrique
La brique n’a jamais été aussi performante qu’aujourd’hui. Avec l’entrée en application de la RT 2012, celle-ci a suivi la même évolution que beaucoup d’autres matériaux, en s’adaptant aux nouvelles contraintes thermiques. C’est le cas de la maxibrique Terca.
Principalement destiné aux constructions du nord de la France, privilégiant la brique apparente, ce matériau présente plusieurs utilisations en un seul bloc. Ainsi, il est à la fois, élément de façade, de structure et isolant performant.
Proposée par le briquetier Wienerberger par l’intermédiaire de sa marque Terca, la brique en terre cuite Maxi Thermique dispose notamment d’alvéoles à l’agencement revu, la rendant trois fois plus performante qu’une maçonnerie classique en blocs de béton. Cette évolution dans sa fabrication lui permet de participer efficacement à la réduction des ponts thermiques et donc au confort de l’habitat.
Une maxibrique certifiée NF
La nouvelle gamme Maxi Thermique a obtenu la certification NF, garante de ses qualités. Teintée dans la masse, elle est aussi résistante aux UV. Sa longévité est, quant à elle, estimée à plus de 100 ans.
Élément monomur, cette brique offre enfin une surface habitable plus importante en permettant la pose d’un isolant intérieur moins épais. Elle s’accompagne aussi de matériaux complémentaires pour prolonger la performance des constructions mises en œuvre : les linteaux de portes et de fenêtres, les appuis de fenêtres ou encore mortier isolant.
Ainsi, la maxibrique fait une arrivée remarquée parmi les nouveaux éléments de construction, répondant aux contraintes thermiques mais également architecturales.

Source ETI construction

01/05/2013

IMERYS : « Imerys maintient une marge opérationnelle élevée »

Le leader mondial de la valorisation des minéraux poursuit sa stratégie offensive dans un environnement économique mondial contrasté. Par ailleurs, le groupe accentue la réduction des coûts.
Les réponses de Monsieur Gilles Michel
Vous venez de publier vos résultats du premier trimestre; comment les qualifiez-vous ?
Dans un contexte devenu difficile dans plusieurs grandes régions du monde, à commencer par l’Europe, en période récessive, ces résultats sont satisfaisants et font preuve d’une grande résistance. Si notre chiffre d’affaires se tasse un peu, notre marge opérationnelle est stable par rapport à 2012, à un niveau élevé. Notre politique de réduction des coûts et de gestion de notre cash, qui a été renforcée dès la fin du premier semestre de 2012, a donné sa pleine mesure. Sa contribution au résultat a été de l’ordre de 15 millions d’euros au premier trimestre 2013.
Quelles sont les disparités régionales auxquelles le groupe a été confronté ?
En Europe, l’économie souffre et Imerys le ressent, notamment dans les métiers de la construction. Dans le neuf, le recul du premier trimestre est équivalent à celui constaté au second semestre de 2012. La rénovation résiste mieux, sans pour autant être en croissance. Aux Etats-Unis, la situation est exactement inverse. Après cinq années épouvantables, où les mises en chantier ont été divisées par quatre, on a assisté, l’an dernier, à un rebond du marché qui s’amplifie cette année. Après un plus haut niveau de 2,2 millions de mises en chantier avant la crise, le niveau était tombé à 550.000. En 2013, le nombre de 900.000 pourrait être dépassé, et les indicateurs avancés laissent penser que l’amélioration devrait se poursuivre car la moyenne annuelle sur longue période est de l’ordre de 1,5 million. Dans les autres domaines, l’économie américaine va mieux aussi. Dans les pays émergents, la croissance est moindre, même s’il est vrai qu’elle reste élevée.
Les contrastes géographiques et sectoriels s’accentuent, mais notre diversification nous permet de maintenir nos marges en ce début d’année 2013.
Par exemple ?
Désormais, Imerys réalise moins de la moitié de son chiffre d’affaires en Europe. La part réalisée en Amérique (22 %) et dans les pays émergents (25 %) progressent régulièrement. Sur le plan des métiers, nous avons acquis Talc de Luzenac, en 2011, et l’avons intégré plus rapidement que nous ne l’avions imaginé. Son apport positif sur le bénéfice par action a été constaté dès la première année. En outre, ce leader mondial poursuit son développement de façon très satisfaisante. Nous avons annoncé ce mois-ci l’acquisition, aux Etats-Unis, de PyraMax Ceramics LLC, spécialisé dans la fabrication de proppants céramiques, utilisés dans le domaine de l’exploitation pétrolière. Avec cette opération, le groupe se donne les moyens d’accélérer son développement sur un secteur porteur.
Etes-vous ailleurs qu’aux Etats-Unis en ce qui concerne les proppants ?
Ce métier est totalement nouveau pour le groupe, qui y est entré en 2011 en créant une ligne de production au sein de son usine américaine d’Andersonville. L’unité de production de PyraMax va nous permettre de tripler nos capacités. Nous allons très vite, mais nous ne voulons pas brûler les étapes. Les Etats-Unis offrent de très bonnes perspectives. L’implantation mondiale d’Imerys nous permettra, en temps utile, de nous développer ailleurs. Notre dispostif actuel nous permet de cibler 150 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2016.
LA QUESTION INTERNAUTE DE LA SEMAINE de Bouthi1
Seriez-vous en joint-venture ou toute autre forme de présence avec les entreprises chinoises, qui comptent bien exploiter les nombreux gisements et terres rares de leur pays ?
Nous avons, pour l’essentiel, bâti notre présence en Chine sans partenaire. Surtout, nous ne sommes pas du tout présents sur les terres rares. Cela ne correspond pas à notre logique économique. La valeur des terres rares réside justement dans leur seule rareté. Or nos minéraux ont une valeur ajoutée technique et industrielle.
C’est-à-dire ?
Nous ne vendons pas de commodités en vrac. Notre métier consiste à élaborer des produits dont les applications sont spécifiques aux besoins des clients. Nous pouvons les répertorier selon trois types d’usage : les additifs fonctionnels (modifier les propriétés des produits, les peintures pour sécher plus vite, par exemple) ; les matières de compositions (les minéraux sont la base des produits fabriqués, comme les céramiques) ; enfin, des produits utilisés dans les procédés de fabrication de nos clients tels que la filtration de la bière. A ces usages viennent s’ajouter les produits finis, avec, en particulier, la tuile en terre cuite, qui représente aujourd’hui 10 % de notre chiffre d’affaires.
Quels sont les grands axes de votre plan stratégique 2012-2016 ?
Ce programme consiste à accélérer la croissance du groupe. Il est organisé autour de deux axes. Tout d’abord, l’accroissement de la diversification géographique, avec en point de mire les pays émergents. Si les priorités sont, avec la Chine, dont nous avons parlé, le Brésil et l’Inde, où nous sommes déjà fortement implantés, nous sommes très attentifs à l’Indonésie, la Thaïlande, la Turquie, le Mexique, voire la Russie. Le second axe est celui de la recherche et du développement. Il s’agit de sans cesse trouver de nouvelles applications pour nos minéraux. C’est le cas avec les proppants, pour l’exploitation pétrolière et gazière, des batteries Lithium-Ion, dont les débouchés dans l’automobile ou ailleurs croissent très vite, ou encore le talc, de plus en plus utilisé dans les automobiles pour les alléger. Les minéraux du groupe entrent dans le champ de toutes les applications industrielles.
Quelle est votre situation financière ? Vous permet-elle de poursuivre une politique active de croissance externe ?
Elle est très saine, avec une dette nette consolidée qui s’élevait, à la fin de l’an dernier, à 875 millions d’euros, soit 1,3 fois notre excédent brut d’exploitation, et un taux d’endettement qui ne représente que 38 % de nos fonds propres. L’acquisition de PyraMax a nécessité 180 millions d’euros. C’est tout à fait compatible avec notre situation. D’ailleurs, notre note de crédit long terme, Baa2, avec une perspective stable, postérieurement à cette opération, a été confirmée.
Source Bourse les Echos propos recueillis par Jean-Laurent Maurel

30/04/2013

Wienerberger/ Briqueterie de Wanlin: le nom du repreneur n'est toujours pas connu

Briqueterie de Wanlin: 5 ou 6 repreneurs se seraient manifestés
A Houyet, les 23 ouvriers et les deux employés de la briqueterie de Wanlin ne savent toujours pas qui reprendra le site. Ce lundi, plusieurs noms de sociétés de la région ont été avancés, lors de la réunion entre la direction autrichienne Wienerberger, les bourgmestres de Houyet et Beauraing, les représentants syndicaux, un représentant du BEP et un représentant du Cabinet Marcourt. Une nouvelle réunion est prévue pour la mi-juin.
Il y aurait cinq ou six candidats belges potentiels. Mais pour faire quoi ? On sait que le propriétaire, le groupe Wienerberger accepte de céder l’entreprise à condition que le repreneur ne fabrique pas le même produit, c'est-à-dire de la brique étirée. Motus et bouche cousue, personne ne veut ou ne peut en dire plus. Il y a une liste qui nous a été présentée, la direction nous a demandé une certaine discrétion.
"Vous devez pouvoir comprendre que nous ne pouvons pas vous dévoiler le nom de ces sociétés. Ce sont des entreprises qui sont intéressées par de nouveaux projets", justifie Pascal Vivone secrétaire permanent FGTB Namur.
Tout type d'activité économique est envisageable pour cette reprise. Tout sauf de la brique étirée, un produit qui n'aurait plus la côte auprès des architectes. Du coup la demande a fortement baissé en quelques années.
La semaine prochaine, le four sera donc définitivement mis à l'arrêt. Le protocole d'accord prévu entrera en application.
Pour la mi-juin, le nom du repreneur devrait être connu. Et à partir de là, les travailleurs qui n'auraient pas retrouvé un emploi auront peut-être une possibilité de reconversion sur le site de Wanlin.

Source RTBF par Colette Jaspers avec Sonia Boulanger

Le constructeur d’équipements pour la terre cuite LINGL licencie 172 salariés


Coup dur pour la société Lingl qui est en procédure judiciaire de sauvegarde : Près d’un tiers des salariés sont licenciés. Ils avaient en moyenne 20 ans d’ancienneté dans l’entreprise.

Suite à la baisse des ventes d’équipements dans l’industrie de la terre cuite depuis le début de la crise , Lingl a engagé une procédure de sauvegarde.

Qui part , qui a la chance de conserver son poste ? L’ambiance parmi les salariés de l’entreprise familiale Lingl était tendue jusqu’à l’annonce du plan de sauvegarde de l’entreprise le Jeudi 18  Avril. Ce plan est basé sur une réduction massive des effectifs.

Le nombre de licenciement avait été divulgué quelques jours plus tôt lors d’une assemblée générale du personnel : 172 personnes soit presque un tiers des 550 salariés ont perdu leur emploi. « Cependant les salariés ne savaient pas encore qui était concerné » déclare Siegfried Bägendörfer, le secrétaire du syndicat IG Metall pour la région de Neu-Ulm/Günzburg.
La direction a finalement convoqué les personnes concernées pour leur signifier leur licenciement à effet immédiat.  Siegfried Bägendörfer décrit cet entretien comme «  froid et impersonnel ». D’autrant plus que l’ancienneté moyenne des personnes qui ont perdu leur travail était en moyenne de 20 ans et que presque tous sont âgés de plus de 50 ans. « Pour eux il s’agit d’un véritable drame ». Ils vont être transféré dans une société de reclassement afin de leur faciliter le retour à l’emploi.

La société Lingl était depuis quelques années dans une situation chaotique. Depuis le début de la crise financière les entrées de commande s’étaient effondrées. A partir de 2009 la société avait eu recours massivement au chômage partiel. La direction, le comité d’entreprise et le syndicat IG Metall avaient trouvé des accords pour maontenir l’emploi. Cependant la situation est devenue de plus en plus tendue. Mi Janvier Lingl a du se placer sous la protection de la justice pour faire face à ses créanciers. Cette procédure a permis en 3 mois de mettre sur pied un plan de sauvegarde. Il est vite devenu évident que le sauvetage de l’entreprise passerait par le licenciement massiv. Le 18 Avril marquait la fin de la procédure de sauvegarde : Lingl avec 100 millions de chiffre d’affaire rentre dans une phase de redressement judiciaire.
Siegfried Bägendörfer parle ouvertement d’erreurs de gestion qui seraient à l’origine des problèmes que connaît la société. Parmi ces erreurs des contrats qui ont été pris dans de mauvaises conditions de négociation. Dernièrement les négociations entre le syndicat et la direction se sont envenimées. Le syndicat IG Metall a du prendre des positions de blocage afin d’éviter qu’encore plus d’emplois soient sacrifiés.

Le point de vue de la direction est tout autre : « le 18 Avril a été un Jeudi noir pour l’entreprise » déclare Sandra Hommel-Liebich la porte parole de l’entreprise, « pour ceux qui sont touchés par les licenciement, mais également pour l’ensemble des parties prenantes ».  A la suite de la chute des commandes, la société avait eu recours au chômage partiel et les salariés avaient alors fait le sacrifice des primes de vacances et de fin d’année. En contrepartie ils avaient reçu la garantie de maintient de l’emploi jusqu’en Juin 2013.
C’est pourquoi l’entreprise aurait manqué de « flexibilité » sur les questions liées au personnel selon M. Hommel-Liebich.
La situation sur le marché est restée délicate. Par conséquent Lingl a du accepter des contrats qu’elle n’aurait pas du signer. « en des temps meilleurs, nous n’aurions pas pris ces commandes » parce qu’elles n’étaient pas rentables.
D’ici six à huit semaines la société Lingl pense pouvoir sortir de la procédure de redressement judiciaire et reprendre la marche normale des affaires. Un accord de compétitivité est en train de se mettre en place, il prévoit des coupes sombres dans les primes de vacances et de fin d’année jusqu’en 2016.
La société reste sur son site de Krumbach ( Bavière) il n’est pas prévu de délocalisation.
Les contrats sont honorés, les affaires continuent déclare Mr Hommel-Liebich «  encore une fois , la pendule a été remise à zéro pour Lingl » .

Source Süd West Presse  par  STEFAN CZERNIN

29/04/2013

Examen approfondi de la cession d'IMERYS STRUCTURE à la SCOP BOUYER LEROUX

L'Autorité de la concurrence a annoncé mardi sa décision d'approfondir l'examen de la cession par le groupe de minéraux industriels Imerys de son activité Imerys Structure, à la société coopérative Bouyer Leroux, en raison de "risques d'atteinte à la concurrence".
"L'opération envisagée pose des problèmes de concurrence et nécessite l'ouverture d'une phase d'examen approfondi", a indiqué l'Autorité dans un communiqué, à propos du projet de cession par Imerys de son activité spécialisée dans les matériaux de construction en terre cuite.
Selon elle, Bouyer Leroux "disposerait à l'issue de l'opération d'un quasi-monopole sur la fabrication de briques de cloison dans le grand ouest de la France et d'une position très importante sur la fabrication de briques de mur en Aquitaine". Les engagements pris par la société coopérative "ne suffisent pas à lever les risques d'atteinte à la concurrence identifiés à ce stade de la procédure", a-t-elle souligné.
Dans son examen approfondi de la cession, l'Autorité de la concurrence va déterminer "si les fortes positions de Bouyer Leroux et d'Imerys TC portent atteinte à la concurrence compte tenu du fonctionnement actuel des marchés concernés".
En décembre dernier, Imerys avait annoncé l'existence d'une offre ferme de Bouyer Leroux pour reprendre Imerys Structure. La vente devait se faire d'ici cet été.
Le groupe n'avait pas précisé le montant de cette offre, mais avait indiqué qu'elle représentait une valeur d'entreprise proche d'une année de chiffre d'affaires des activités acquises. L'opération devrait donc avoisiner une centaine de millions d'euros.
Imerys Structure est présent sur le marché français des matériaux de construction en terre cuite, à savoir les briques de murs et de cloisons et autres conduits de cheminée. L'activité (qui est un des deux départements d'Imerys TC, l'autre étant dédié aux tuiles en terre cuite) détient 7 usines localisées essentiellement dans le sud de la France, et emploie 400 salariés.
Son acquéreur potentiel, Bouyer Leroux, est un ancien groupe familial créé en 1955, devenu une SCOP (société coopérative et participative) en 1980, et de taille à peu près équivalente.
Bouyer Leroux, détenu par ses salariés, emploie près de 370 collaborateurs et a réalisé un chiffre d'affaires de 90 millions d'euros durant son exercice clos fin septembre. Il est implanté principalement dans le nord-ouest du pays et réalise près des trois-quarts de son activité dans les produits de structure en terre cuite.

Source FUSACQ

Monier met le cap sur la rénovation

Le fabricant de tuiles a opéré un repositionnement stratégique lourd depuis trois ans, mettant l'accent sur la rénovation. A l'origine de ce changement d'orientation, un produit dédié à l'isolation des toitures qui rencontre un véritable succès. Explications avec Benoît Hennaut, président de Monier France.
"Notre métier de couvreur a véritablement changé", s'exclame Benoît Hennaut, président de l'entreprise Monier, expert de la toiture. Un changement opéré depuis maintenant trois ans, avec le lancement du produit d'isolation des toits ClimaConfort. En 2012, il a bénéficié d'un déploiement national, soutenu par des partenariats avec EDF, Total et la capeb et, en région, par la création d'organisations dédiées aux marchés du neuf et de la rénovation. "L'essai a été transformé", se réjouit le dirigeant, qui avoue que la rénovation est un second souffle pour l'entreprise.
L'artisan au cœur du dispositif
Tout le travail de Monier s'est fait sur le terrain. "C'est par capillarité que nous avons réussi à nous déployer", insiste Benoît Hennaut. Avec notamment la constitution d'un noyau dur d'artisans en région et le bouche-à-oreille qui a fonctionné. L'entreprise dit avoir convaincu avec un produit technique mais simple à installer qui, au final, n'a qu'un seul objectif : valoriser l'habitat.
Avec le lancement, il y a quelques semaines d'un site web grand public, www.renoversontoit.com, et la préparation d'outils à destination des entreprises et des distributeurs, Monier entend, pour le moment, se concentrer sur une communication btob. "D'ici moins d'un an, nous aurons une densité d'entreprises qui nous permettra de passer à l'échelle du grand public en matière de communication et de publicité", souligne Benoît Hennaut.
Source Batiactu

Une sensibilisation au handicap au sein de l'usine Terréal de Bavent

L'usine de tuiles Terréal de Bavent que dirige Jean-Luc Régnier a souhaité sensibiliser tout son personnel pedant une journée aux déficiences motrices et sensorielles sur le site même de Bavent. C'est ainsi, que, par roulement, les employés ont vécu une demi-heure en situation de handicap.
Le sport avait été choisi comme fil rouge de la journée avec basket en fauteuil, handbike (vélo couché) avec slalom, tennis de table en fauteuil et torball, sorte de handball pour déficients visuels, qui mobilise surtout l'écoute afin d'intercepter un ballon sonore qui roule au sol.
Handicap et vie en collectivité
Jean-Luc Régnier avait voulu que cette journée de sensibilisation soit la plus complète possible avec, sur place, de très nombreux intervenants. Pour cela, il avait fait appel au Comité régional handisport de Basse-Normandie avec Muriel Elissalde qui manageait les sports collectifs d'extérieur : « Il est très difficile pour des valides d'anticiper et même de gérer un certain temps ces situations qui leur sont complètement étrangères » Au bout d'une demi-heure, les employés avaient compris ce qu'est la vie en fauteuil... Il y avait là aussi Dominique Bec de la médecine du travail qui avait présenté tout un panneau informatif avec conseils sur le handicap et le maintien dans l'emploi.
Timothée Jaeckin, responsable des ressources et relations humaines sur le site, gérait quant à lui les rotations. Il répondait aux sollicitudes des employés car Terréal, qui a signé en 2009 un diagnostic avec un organisme de collecte de fonds des entreprises qui n'ont pas le quota de personnes handicapées dans le groupe, avait voulu, en son temps, faire un état des lieux avec mise en place d'une communication interne de sensibilisation avec plaquettes, mais aussi formations puis suivi auprès des salariés.
C'est dans ce cadre précis qu'avait lieu cette journée très révélatrice pour nombre d'employés. Personne n'est à l'abri d'un accident ; un retraité de la marine présent sur les lieux déclarait « pour le handicapé accidentel, repartir dans la vie n'est pas quelque chose d'extraordinaire, c'est naturel, encore faut-il qu'on lui en donne les moyens ». Une maxime à méditer.

Source Ouest France

28/04/2013

CERIC Technologies, franc succès au salon Mosbuild

Présence de l'équipe Franco-Russe CERIC sur le salon Mosbuild (02 au 05 avril) à Moscou. L'occasion notamment d'annoncer aux nombreux visiteurs le déménagement dans de nouveaux bureaux communs à son agent Salvena.
Cette collaboration permet d’élargir le panel d’offres de Ceric en Russie à savoir : machines de Préparation Terre PELERIN, usines complètes, ventes de pièces de rechange, audits d’usines.
Source Facebook

27/04/2013

Pourquoi et comment Chausson Matériaux absorbe une partie de Réseau Pro

Chausson Matériaux met à profit la crise pour croître. Et devrait embaucher dans le cadre de la reprise des agences méridionales de Réseau Pro.
Le comité d’entreprise de Chausson Matériaux a avalisé à l’unanimité le protocole d’accord pour la reprise de 88 agences du sud de la France de Réseau Pro. Pour que l’affaire soit bouclée, la famille Chausson attend le verdict du CE de Réseau Pro et celui de l’autorité de la concurrence.
Sans crainte. En septembre le négociant toulousain passera de 241 à 330 agences sous son logo. Auxquelles s’ajoutent 11 centrales à béton, trois usines de fermette et huit usines de fabrication de parpaings. Le tout réparti dans 50 départements.
Si l’exercice en cours prévoit un recul de « 5 à 6 % du chiffre d’affaires et de 20 % des résultats » selon Pierre-Georges Chausson, le PDG de Chausson Matériaux, induit par la détérioration du marché de la construction, il n’empêche que la reprise des agences de Réseau Pro est abordée comme l’opportunité à saisir : « Nous nous développons expressément parce que c’est la crise ! Les meilleures opérations de croissance se font en période de crise. Ainsi, nous anticipons la reprise » se justifie Pierre-Georges Chausson.
« Un rachat sans conséquence sociale »
Une opération menée avec subtilité : Chausson Matériaux ne déboursant pas un euro. Les négociations avec le groupe britannique Wolseley, propriétaire de Réseau Pro, proposent en effet l’émission d’obligations convertibles en 2021. Soit 11,6% du capital de Chausson Matériaux. L’investissement représente ainsi 43 millions d’euros.
L’absorption de Réseau Pro n’aura « aucune conséquence sociale » fait rearquer Pierre-Georges Chausson. Mieux, l’entreprise devrait embaucher sur le site de son siège social à Toulouse pour faire face à l’intégration des 900 collaborateurs de Réseau Pro et l’augmentation de l’activité. Les 88 agences ont généré en 2012 287 millions d’euros de chiffre d’affaires.
De quoi, pour Chausson Matériaux, approcher bientôt un milliard d’euros de chiffre d’affaires en optimisant ses outils logistiques et industriels et en renforçant son management opérationnel. Chausson Matériaux a opéré depuis une petite décennie un virage en ne ciblant plus que les professionnels du bâtiment (carcasse et isolation) : « un choix produit et un choix client fort » souligne Pierre-Georges Chausson qui ont hissé l’entreprise parmi les leaders.
Source ToulEco par Nathalie Malaterre

26/04/2013

L'Autorité de la concurrence examine de près la cession d'Imerys Structure

L'Autorité de la concurrence veut approfondir l'examen de la cession par Imerys de son activité Imerys Structure, à la société coopérative Bouyer Leroux, en raison de "risques d'atteinte à la concurrence".
"L'opération envisagée pose des problèmes de concurrence et nécessite l'ouverture d'une phase d'examen approfondi", a indiqué l'Autorité dans un communiqué, à propos du projet de cession par Imerys de son activité spécialisée dans les matériaux de construction en terre cuite.
Selon elle, Bouyer Leroux "disposerait à l'issue de l'opération d'un quasi-monopole sur la fabrication de briques de cloison dans le grand ouest de la France et d'une position très importante sur la fabrication de briques de mur en Aquitaine".
Les engagements pris par la société coopérative "ne suffisent pas à lever les risques d'atteinte à la concurrence identifiés à ce stade de la procédure", a-t-elle souligné.Dans son examen approfondi de la cession, l'Autorité de la concurrence va déterminer "si les fortes positions de Bouyer Leroux et d'Imerys TC portent atteinte à la concurrence compte tenu du fonctionnement actuel des marchés concernés".
En décembre dernier, Imerys avait annoncé l'existence d'une offre ferme de Bouyer Leroux pour reprendre Imerys Structure. La vente devait se faire d'ici cet été. Le groupe n'avait pas précisé le montant de cette offre, mais avait indiqué qu'elle représentait une valeur d'entreprise proche d'une année de chiffre d'affaires des activités acquises. L'opération devrait donc avoisiner une centaine de millions d'euros.
Imerys Structure est présent sur le marché français des matériaux de construction en terre cuite, à savoir les briques de murs et de cloisons et autres conduits de cheminée. L'activité (qui est un des deux départements d'Imerys TC, l'autre étant dédié aux tuiles en terre cuite) détient 7 usines localisées essentiellement dans le sud de la France, et emploie 400 salariés.
Son acquéreur potentiel, Bouyer Leroux, est un ancien groupe familial créé en 1955, devenu une SCOP (société coopérative et participative) en 1980, et de taille à peu près équivalente. Bouyer Leroux, détenu par ses salariés, emploie près de 370 collaborateurs et a réalisé un chiffre d'affaires de 90 millions d'euros durant son exercice clos fin septembre. Il est implanté principalement dans le nord-ouest du pays et réalise près des trois-quarts de son activité dans les produits de structure en terre cuite.
Source : batirama.com

Vente de GNL aux industriels : La tuilerie Imerys de Damiatte 1re client de l'Espagnol Gas Natural Fenosa en France

L'énergéticien espagnol Gas Natural Fenosa a annoncé lundi avoir commencé à fournir du gaz naturel liquéfié (GNL) à un industriel français, une filiale du fabricant de minéraux et matériaux Imerys.
Selon un communiqué du groupe, c'est la toute première fois que le GNL est utilisé en France en tant que combustible à usage industriel.
Le client est le site de Damiatte (Tarn) d'Imerys Terre Cuite, qui fabrique des tuiles. Il est alimenté en GNL par camions.
Le groupe espagnol cherche à développer l'usage en France du GNL en tant qu'alternative pour les industriels non connectés aux réseaux gaziers, et qui ont pour l'instant recours à d'autres combustibles comme le fioul lourd ou le gaz de pétrole liquéfié (GPL, une énergie qui inclut le butane et le propane).
Le GNL est du gaz naturel classique (ou méthane) réduit à l'état liquide par condensation à -160 degrés. Le GNL est généralement produit afin d'être transporté par bateaux jusqu'à des marchés non reliés par des gazoducs, puis regazéifié avant d'être injecté dans des réseaux de gaz naturel.

Source Romandie.com

USA : la valeur du secteur de la construction devrait atteindre 919 milliards en 2013

Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) pour 2013 publiées par le site Equipment World, la valeur du secteur de la construction devrait augmenter de 8% par rapport à 2012.
Le FMI prédit une "amélioration solide" du secteur de la construction aux Etats-Unis en 2013. La valeur devrait atteindre les 919 milliards d'euros cette année, mais le secteur ne devrait pas revenir à une valeur de mille milliards de dollars avant 2015. Parmi les prévisions, une hausse de 23% de la construction résidentielle, une amélioration de 47% du logement collectif, 10% de croissance pour le logement en général, 5% de croissance pour la construction de bureaux, 7% de croissance pour la construction commerciale à 50,3 milliards de dollars, on attend 8% de croissance dans la construction d'infrastructures pour la santé à 44,2 milliards de dollars, une augmentation de 6% dans la fabrication de matériaux, et 8 à 9% de croissance dans la construction de postes et lignes électriques.

Source France BTP

25/04/2013

Roumazières : les créanciers de Terreal pourraient prendre le contrôle de la société

Selon "Les Échos", le leader français de la tuile terre cuite et leader mondial de la tuile plate, qui dispose de plusieurs usines en Charente, subit la crise.
Terreal est spécialisé dans la production des tuiles et accessoires
Selon "Les Échos", ça va mal chez Terreal. Les créanciers pourrait en effet mettre la main sur le leader français des matériaux de construction en terre cuite, qui dispose de 17 sites en France, dont trois usines en Charente.
Ancienne fililale de Saint-Gobain, ensuite tenue par les fonds de pensions américains Carlyle et Eurazéo, la société est passée, à l'été 2005, sous le contrôle de LBO France, société indépendante de fonds d'investissement créée en 1985. Aujourd'hui, Terreal, toujours endettée, fait l'objet d'une deuxième restructuration, après celle de 2009.
"Nous avons fait le pari d'un redémmarage en 2011 qui ne s'est, hélas, pas poursuivi en 2012. Les covenants (clauses de protection de crédit) se sont avérés irréalisables, ce qui nous oblige à rediscuter avec les créanciers", a expliqué aux "Échos" Hervé Gatsinel, le président. Selon le quotidien économique, le scénario à l'étude ramènerait a dette de 486 à 300 millions. Les créanciers compenseraient le manque à gagner en entrant au capital de la société, devenant ainsi actionnaires majoritaires. Deux autres options seraient également à l'étude.
Hervé Gastinel relativise tout de même : "La dette de Terreal, qui arrive à échéance en 2015 s'est avérée incompatible avec le plan de marche de la société. Mais la société reste profitable, n'a pas de plan social en cours et n'est pas en cessation de paiement."
Pour rappel, en Charente, le fabricant de tuiles et de briques est implanté à Roumazières-Loubert, Chasseneuil-sur-Bonnieure et au Chambon. En 2007, le site de Roumazières était même le plus grand d'Europe avec 45 hectares, 100 millions d'unités produites par an, 580 employés (455 en 2012), six types d'argile, 16 modèles de tuiles, 15 coloris et 200 types d'accessoires associés.
Source Sud Ouest par Kluba Tadeusz

La tension monte dans les entreprises sous LBO

La Saur, spécialiste des services aux collectivités qui emploie 12 000 salariés, a connu début avril la première grève de son histoire. Motif : une politique salariale jugée minimaliste par les syndicats.
De son côté, le groupe dirigé par Olivier Brousse justifie sa parcimonie – 1 % d’augmentation générale – par les difficultés financières du moment. De fait, le malaise tient à la situation périlleuse de la Saur. Vendue par Bouygues au fonds d’investissement PAI Partners en 2005, l’entreprise avait été cédée deux ans plus tard par LBO à un consortium associant la Caisse des dépôts, le groupe Séché, Axa et le fonds belge Cube.
L’endettement colossal contracté pour payer le prix de cession de 2,4Mds€ plombe les comptes. À tel point que le comité central d’entreprise, craignant que les salaires de fin avril ne puissent être versés, a déposé un droit d’alerte. « c’est la descente aux enfers », constate Frédéric Buenafortuna, délégué central FO. Les LBO, qui supposent un taux de rentabilité hors du commmun, sont mis à rude épreuve, à l’image de TDF Group. Fin mars, une grève dure a ponctué les négociations annuelles obligatoires, supervisées par Patrick Puy, directeur de la performance opérationnelle, en première ligne pour cause de turnover répété à la DRH (la dernière titulaire du poste au niveau groupe, Ewa Brandt, a quitté son poste il y a quelques semaines).
Imperturbable, il a maintenu le gel des salaires. La CFDT et la CGT affirment que l’issue des NAO n’est que le révélateur d’un « ras-lebol général » face aux réorganisations incessantes et à l’érosion de l’emploi. En cause, selon eux : l’endettement dû au LBO, responsable d’une charge de 230 M€. Les syndicats estiment que les salariés en paient les conséquences. Les effectifs ont dégringolé de 2 400 à 1 750 personnes. La direction promet qu’il n’y aura pas de PSE en 2013, ni en 2014. Pourtant « les départs individuels se succèdent, surtout parmi les quinquas », croit savoir le délégué central CGT.
Lequel subodore une prochaine revente du groupe. Même tension chez But qui serre les boulons, malgré une nette remontée du business depuis 2010. Le spécialiste du meuble et de l’équipement de la maison traîne une dette d’une centaine de millions d’euros liée au rachat opéré en 2007 par DecoMeuble Partners, coentreprise de Goldman Sachs et de Colony Capital. « cela accroît nos difficultés et dégrade les retombées des efforts fournis par le personnel », pointe un membre du CCE, déçu des dernières NAO et de la baisse constante de l’intéressement. L’artisan de l’après-LBO, Régis Shultz, a d’ailleurs quitté le navire pour prendre les manettes de Darty. La grogne monte aussi chez Parkeon et Picard Surgelés. Dans cette dernière entreprise, la CGT, FO et la CFDT grondent : « alors que le bénéfice a pour la première fois dépassé les 100 M€, les salaires et l’emploi stagnent, les conditions de travail se dégradent. »

Source WK RH

Bulle des LBO : Terreal pourrait passer dans les mains de ses créanciers

Terreal, le fabricant de tuiles et de briques qui avait repoussé l'échéance de sa dette en 2009 souffre de la conjoncture. Les créanciers pourraient prendre les rênes de l'entreprise en échange d'une réduction de dette de 186 millions d'euros.
Ancienne filiale de Saint-Gobain, Terreal a été reprise par LBO France en 2005.
Il est encore rare, en France, que les créanciers prennent le contrôle des sociétés sous LBO. Pourtant, c'est la solution vers laquelle s'achemine le fabricant de tuiles et de briques Terreal. Cette ancienne filiale de Saint-Gobain, rachetée par LBO France en 2005, fait aujourd'hui l'objet d'une deuxième restructuration. Un levier de 6 fois l'Ebitda trop important
De nombreuses sociétés acquises sous LBO par effet de levier avant la crise de 2008 ne peuvent faire face aux échéances de dette. 66 % des LBO français ont fait l'objet d'un refinancement en 2012, et plusieurs entreprises pourraient passer aux mains de leurs créanciers.
« La dette de Terreal, qui arrive à échéance en 2015, s'est avérée incompatible avec le plan de marche de la société. Mais la société reste profitable, n'a pas de plan social en cours et n'est pas en cessation de paiement », précise Hervé Gastinel, le président. Initialement valorisée à 860 millions d'euros, Terreal avait été acquise avec un levier de dette de 6 fois l'Ebitda (résultat brut d'exploitation) qui s'est avéré excessif lorsque la conjoncture s'est retournée en 2008. « Il s'agit d'un effet ciseau avec la combinaison d'un levier trop important et d'un marché sous-jacent, la construction, qui souffre. Mais les fondamentaux de la société sont bons » , ajoute Nadine Veldung, de Oddo Corporate Finance. Prise de contrôle possible en échange d'une réduction de dette
Une première restructuration, en 2009, avait permis de repousser l'échéance de la dette. « Nous avions fait le pari d'un redémarrage en 2011 qui ne s'est hélas pas poursuivi en 2012. Les covenants (clauses de protection du crédit) se sont avérés irréalisables, ce qui nous oblige à rediscuter avec les créanciers », explique Hervé Gastinel. Selon le scénario à l'étude, la dette devrait être ramenée de 486 à 300 millions d'euros. En échange, les créanciers - les fonds Park Square et Oaktree et les banques ING et Société Générale - convertiraient 200 millions d'euros en capital de la société, devenant ainsi les actionnaires majoritaires. Selon nos informations, Terreal examinerait aussi deux offres de fonds extérieurs candidats au rachat.
Source Les Echos par Aurélie Abadie

La terre cuite, un matériau adapté à la RT 2012

Les techniques de construction à base de terre cuite (en monomur ou en mur hybride) permettent de répondre aux exigences de la RT 2012 et notamment pour la construction de maisons individuelles.
Plus complexe que la précédente RT, la RT2012 est aussi plus exigeante sur la consommation finale du bâtiment, mais aussi sur le confort d’été.
Pour arriver à un tel niveau de performance, la terre cuite est un excellent matériau. Le pôle Agence Écoconstruction Seine Aval vous propose de découvrir toutes ses caractéristiques pour le lancement de ses écodémos.
La première écodémo – Zoom spécial Terre Cuite a eu lieu le Jeudi 18 Avril 2013.
Entreprise partenaire: La société Wienerberger, fabricant de produits à base de terre cuite (gamme Porotherm).
Une démonstration sur les produits terre cuite, mais avec quels objectifs :
- Connaitre les deux techniques de construction utilisant de la terre cuite et leur compatibilité avec la RT2012,
- Répondre à des marchés de terre cuite,
- Proposer ces produits adaptés aux dernières normes à ses clients.
Il sera ainsi évoqué deux techniques (monomur et brique + isolation par l’intérieur), les outils nécessaires, les accessoires, les prix…. Ainsi que les domaines d’utilisation et principe de mise en œuvre des produits. Et avec également une démonstration de pose du produit Dryfix
Date et Lieu :
La Fabrique 21 à l’Agence écoconstruction, 120 avenue du port- 78955 Carrières-sous-Poissy. Un plan d’accès détaillé est remis au moment de l’inscription. Cet atelier sera suivi d’un temps d’échange autour d’un apéritif offert par la CA2RS. (Communauté d’Agglomération des deux Rives de Seine).

Source blog-pages-energies

24/04/2013

Bordeaux relance son pavé d’argile

Tombé en désuétude, le pavé de trottoir traditionnel ressurgit grâce à une vieille PME.
Une partie des voies d’accès au tout nouveau pont Chaban-Delmas est recouverte de cale bordelaise. Du quartier Ginko, à Bordeaux-Lac, en passant par celui de Saint-Augustin, en chantier, le pavé traditionnel d’argile cuite est utilisé de plus en plus souvent
Le pavé de trottoir en terre cuite, typique des rues de Bordeaux, est en train de faire son grand retour. Un temps tombé en désuétude, délaissé au profit d’enrobés plus économiques, il fait une réapparition sur le sol des nouveaux quartiers de la ville. Lorsqu’il est venu inaugurer le pont Chaban-Delmas, le 18 mars dernier, le président François Hollande a foulé un parvis entièrement formé avec ce pavé traditionnel, tiré du sous-sol de la forêt landaise.
Sur les trottoirs de Ginko, l’écoquartier réalisé par Bouygues dans le quartier du Lac, c’est aussi du pavé d’argile flambant neuf.
Son nom : la « cale bordelaise », appellation sans doute liée à sa provenance, au XIXe siècle (lire ci-contre). Pour François Gondran, l’architecte des Bâtiments de France en poste à Bordeaux, pas de doute, « la cale en terre cuite est à l’évidence un élément du patrimoine. On ne le voit pas dans toutes les villes, il est typique de Bordeaux. C’est un matériau qui a beaucoup de charme, il a des teintes variées, il laisse parfois passer quelques brins d’herbes. Il faut absolument le garder. »
Au début des années 2000, le centre de Bordeaux est un immense chantier. Stockées un peu partout dans des rues défoncées, les palettes de cales bordelaises se comptent par centaines. Pour ce matériau local tombé quasiment dans l’oubli, c’est le début de la renaissance. Mais quand on s’approche des palettes, on découvre la provenance avec étonnement : « made in Belgium ». La cale bordelaise est devenue un produit d’importation. Un comble, alors que la matière première dort dans les sous-bois, à quelques kilomètres de Bordeaux, et qu’il existe une tradition très ancienne. Mais la plupart des briqueteries, qui faisaient avec la même argile des tuiles, des briques et des pots de résiniers, ont disparu. Perdue au fond de la pinède
Il en reste aujourd’hui moins d’une dizaine dans le Sud Ouest et c’est l’une d’elles, au Barp, près du bassin d’Arcachon, qui alimente le renouveau du pavé de trottoir. Perdu au fond de la pinède, au bout d’une route minuscule, Grès de Gascogne est l’unique fournisseur de pavés de trottoirs de la Communauté urbaine de Bordeaux, laquelle est son plus gros client.
On peut difficilement imaginer circuit plus court que celui-là. Entre le gisement d’argile de Grès de Gascogne et l’usine de pavés, il y a à peine 500 mètres. Et 35 km pour atteindre les premiers trottoirs de Bordeaux. La maison du patron, Jacques Dubourg, est toute proche elle aussi. Collée à l’usine, en fait, héritage de l’époque où il fallait surveiller nuit et jour des fours qui marchaient au bois. Fondée en 1828 sur le site d’une ancienne tuilerie, Grès de Gascogne a été rachetée par la famille Dubourg en 1953. Aujourd’hui, Jacques et son épouse Marie-France sont aux commandes, avec deux employés. Le cycle de fabrication est assez simple : extraction de l’argile à la pelleteuse mécanique, séchage sous un hangar, broyage, malaxage et réhumidification, moulage des pavés, séchage à 60° pendant une semaine, et enfin cuisson à 1 180° pendant 27 heures. Pas de colorant, pas d’adjuvant chimique, et tout ce qui tombe à côté des machines, poudre d’argile ou copeaux de terre pas encore cuite, est remis dans le cycle. Rien ne se perd. Seul rajout avant le malaxage : de l’eau et une pincée de chamotte, poudre d’argile déjà cuite, qui favorise une meilleure cuisson.
C’est en 1985 que Jacques Dubourg s’est lancé dans la cale bordelaise pour une commande passée par la ville de Marmande. « Ensuite, je suis allé démarcher la CUB. On leur a donné deux palettes. Je leur ai dit ‘‘ allez-y ! Testez comme vous voulez pendant un an ’’. Ce n’est pas venu tout de suite avec eux, mais aujourd’hui je crois qu’ils sont contents. » En 2007, coup de pouce : Grès de Gascogne obtient le label Entreprise du patrimoine vivant, décerné par l’État à des sociétés françaises dotées d’un savoir-faire d’excellence. Chaque année, la société du Barp extrait 2 000 tonnes d’argile du sous-bois landais. À ce rythme, elle dispose de réserves de matière première pour les 100 prochaines années. De quoi faire face au retour de la cale bordelaise.

Source Sud Ouest

23/04/2013

Bouyer-Leroux accueille l'Apreec à la Séguinière

L'Apreec met en relation écoles et entreprises
En 2013, plus de 2 000 élèves ont pu pousser la porte de 70 entreprises grâce à l'action de l'Apreec. Qui entend développer encore ses projets.
L'Association pour le rapprochement écoles entreprises du Choletais (Apreec) favorise les relations entre l'école et le monde de l'entreprise depuis plus de 30 ans. Mardi, elle a été accueillie par la briqueterie Bouyer-Leroux à La Séguinière où elle a tenu son assemblée générale après une visite de l'entreprise. « Nous adhérons pleinement à la mission noble de l'Apreec, les entreprises ont un intérêt évident à se rapprocher et travailler avec les écoles », a souligné Roland Besnard, PDG de la briqueterie.
L'Apreec est soutenue financièrement par la ville de Cholet, la CCI et le conseil général. Son président Bernard Boisseau, également chef d'entreprise (BM métallerie à Saint-André-de-la-Marche), a dressé le bilan des actions passées : 64 entreprises adhérentes et environ 70 visitées par 90 groupes (soit 2 104 élèves qui vont de la 5e au BTS). « Avec un bond important sur le 1er cycle, l'enseignement professionnel et le BTS, le second cycle progresse moins », précise Bernard Boisseau. Il y a aussi les interventions de professionnels en lycées et collèges.
L'objectif de l'association est de développer encore ces partenariats tant par l'adhésion des établissements scolaires (22 cotisent actuellement) que des entreprises. Elle a pour cela constitué des binômes chargés d'aller au-devant des non adhérents. Elle souhaite aussi rencontrer les élus de la communauté d'agglomération du Choletais (CAC) et les communautés de communes du territoire pour faire connaître ses actions.
Les enjeux 2014 étant de fédérer plusieurs entreprises sur une même zone géographique afin d'élargir le panel de métiers et de visites, de fédérer l'ensemble des acteurs à la plate-forme Réseaulia, tout en s'impliquant davantage dans les carrefours des métiers. Pour « créer toujours plus de liens entre le monde de l'entreprise et le milieu scolaire dans une relation de proximité ».

Source Ouest France

Des dizaines d'entreprises détenues par des fonds menacées par leur dette

Dans une conjoncture atone, les sociétés rachetées en LBO en 2006 ou 2007 ne peuvent pas tenir leurs promesses. Des dossiers qui tournent au bras de fer entre fonds et créanciers.

Certaines erreurs commises en 2006 ou en 2007 se paient aujourd'hui comptant. À cette époque-là, la dette se levait d'un claquement de doigts pour racheter des entreprises, cher, très cher. Six ou sept ans plus tard, la logique est implacable. Dans un environnement économique dégradé, les entreprises très endettées sont menacées. Les dirigeants peuvent négocier avec leurs banquiers pour étaler les remboursements de la dette, en revoir les modalités… Mais, in fine, si la croissance ne revient pas, une profonde restructuration de bilan s'impose. Une loi que subissent tout particulièrement les entreprises acquises par des fonds d'investissement en s'appuyant sur l'effet de levier de la dette - en anglais, les «leverage buy out» (LBO).
Dans ce type d'opération, les fonds créent une société holding qui porte la dette levée pour financer l'acquisition. Une dette calculée en fonction des bénéfices attendus de la société rachetée, et éventuellement de sa valeur à la revente. Mais quand les hypothèses de départ sont fausses - et le monde d'aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir de ce point de vue avec celui d'avant la crise -, c'est tout l'édifice qui vacille. Les échéances de dette deviennent insoutenables et la renégociation nécessaire. Pic en 2014
En 2008 et 2009, on avait assisté à une première vague de LBO en difficulté. Mais pour la plupart - le promoteur Kaufman & Broad, le chimiste Materis, le loueur Europcar, le tuilier Terreal, le gestionnaire monétique de stationnement et de transport Parkeon, le producteur d'éléments en béton Consolis… - les fonds et leurs créanciers se sont contentés de repousser les échéances, après une légère restructuration. À l'époque, les banques avaient d'autres chats à fouetter et n'étaient pas en état d'affronter de trop lourdes pertes. Dans quelques cas seulement, Monier (ex-Lafarge Roofing), l'imprimeur CPI ou encore SGD (ex-Saint-Gobain Desjonquères), elles avaient dû prendre le contrôle.
Quatre ans plus tard, et toujours sans perspectives de redressement de la conjoncture, ces ballons d'oxygène ont été épuisés. Nombre de dossiers reviennent en boomerang. Selon Dealogic, 550 milliards de dollars de dettes LBO arrivent à maturité entre 2012 et 2016, avec un pic en 2014. Sur ce montant, les entreprises françaises détenues par des fonds devraient rembourser 86 milliards d'euros. L'emblématique éditeur d'annuaires PagesJaunes a sonné l'annonce de cette nouvelle vague de restructuration, brutale.
Cette fois, les sociétés concernées vont changer de mains, c'est-à-dire que les fonds d'investissement qui les avaient acquises vont tout perdre. Les créanciers sont en effet maintenant prêts à prendre les commandes. Il peut s'agir de fonds spécialisés, qui ont racheté à bas prix une dette sur laquelle les banques d'origine ont progressivement pris leurs pertes. Après une renégociation drastique, KKR et Goldman Sachs ont ainsi perdu le contrôle de PagesJaunes au profit du fonds de dette Cerberus.
Mais dans les dossiers Saur et Terreal, ce sont les banques elles-mêmes qui se déclarent prêtes à monter elles-mêmes au capital. «Lors des dernières restructurations de 2008-2009, la prise de contrôle par les financiers était surtout un épouvantail, mais cette éventualité n'est plus un tabou, confirme Thomas Chambolle, associé gérant chez Ricol & Lasteyrie. Les banques se sont professionnalisées et sont prêtes à sauter le pas.» «À moins qu'elles ne cherchent à faire un ou deux exemples, pour être en position de force pour les prochains dossiers», tempère un expert.
Les fonds de mezzanine, qui apportent dans les montages financiers les dettes les plus en risque, suivent le même chemin. Le fonds britannique ICG a ainsi pris le contrôle de Via-Location ou encore de Parkeon. Pour son dirigeant, Benoît Durteste, il s'agissait de la moins pire des solutions. «On arrivait au bout des options. Dans chacun de ces cas, nous avons pris le contrôle des sociétés pour défendre nos positions existantes. Et pour tenter d'apporter une solution à une situation de crise.» Le marché s'organise pour surmonter ce choc. «Des acteurs traditionnels, fonds ou industriels, regardent aujourd'hui des dossiers LBO complexes qui constituent de nouvelles opportunités», explique Guillaume Cornu, associé Ernst & Young
Source Le Figaro par Anne de Guigné