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24/04/2026

UK: L'usine Wienerberger de Denton s'apprête à devenir la première briqueterie au monde alimentée à l'hydrogène

Wienerberger a obtenu un financement public pour ce qui est considéré comme les premiers fours à hydrogène à échelle commerciale au monde, sur son site de production de briques à Denton, dans le Grand Manchester.

Grâce à un programme de conversion de 6 millions de livres sterling qui adaptera les fours à briques existants, alimentés au gaz naturel, pour fonctionner à 100 % à l'hydrogène vert, Denton s'apprête à devenir la première briqueterie au monde à grande échelle alimentée à l'hydrogène.

Décarboner la production de briques en terre cuite

Contrairement à la combustion du gaz dans les fours traditionnels, la combustion de l'hydrogène ne produit pas de dioxyde de carbone. Les fours à hydrogène représentent donc une avancée potentiellement importante vers la décarbonation de l'industrie britannique de la production de briques en terre cuite, grande consommatrice d'énergie. Bien que la cuisson de céramiques à l'hydrogène ait déjà été démontrée à l'échelle pilote et que des briques cuites à l'hydrogène aient été produites lors d'essais, il s'agira de la première application industrielle de cette nouvelle technologie.

Le gouvernement a identifié la cuisson à l'hydrogène comme une solution prometteuse à long terme pour les procédés industriels à haute température, et le Fonds de transformation énergétique industrielle du gouvernement financera en partie la conversion de l'usine.

Les performances resteront inchangées

Des tests menés dans le cadre d'un programme de recherche intersectoriel financé par le ministère de la Sécurité énergétique et du Net Zero, et piloté par Ceramics UK, ont permis de garantir que la résistance, l'aspect et les performances techniques générales des briques d'argile resteront inchangées.

L'hydrogène brûlant très différemment du gaz, les brûleurs et les systèmes de contrôle doivent être modifiés avant qu'un four puisse être converti à l'hydrogène. Le projet comprend la modernisation de deux fours tunnels : le remplacement de 224 brûleurs à gaz naturel par une nouvelle infrastructure d’approvisionnement en hydrogène, ainsi que la mise à niveau des systèmes électriques et de contrôle, sans altérer l’intégrité structurelle des fours existants.

L’hydrogène sera fourni dans le cadre d’un contrat d’approvisionnement de 15 ans avec Trafford Green Hydrogen, développé conjointement par Carlton Power et Schroders Greencoat. Les livraisons seront effectuées par semi-remorques jusqu’à une station de déchargement et de décompression dédiée, située sur le site.

Ouverture prévue en 2028

L’objectif est qu’un four soit pleinement opérationnel, ou que les deux fours soient partiellement convertis à la cuisson à l’hydrogène, d’ici l’automne 2027. La transition complète vers une cuisson 100 % hydrogène sur l’ensemble du site devrait débuter à l’automne 2028.

Une fois pleinement opérationnel, le passage du gaz naturel à l’hydrogène vert devrait réduire les émissions de CO₂ de la briqueterie de Denton de plus de 11 600 tonnes par an, soit une réduction de 9 % des émissions annuelles de carbone de portée 1 et 2 de Wienerberger. Cet investissement soutient la stratégie à long terme de l’entreprise visant la neutralité carbone d’ici 2050 et contribuera à répondre à la demande croissante de matériaux de construction à faible empreinte carbone au Royaume-Uni. Wienerberger a adopté d’autres technologies innovantes dans le cadre de sa démarche de décarbonation, comme son four tunnel électrique pour tuiles à Broomfleet.

Source Building Design par Mary Richardson

23/04/2026

Le secret des tuiles galiciennes qui durent des décennies

En Galice, les tuiles les plus durables et résistantes du marché sont fabriquées grâce à la qualité exceptionnelle de son argile et à l'innovation technologique de l'industrie céramique.

La Galice est une terre de traditions, d'artisanat… et aussi de céramique. Depuis des siècles, la richesse naturelle de son sol a permis le développement d'une industrie céramique réputée pour la qualité et la résistance de ses matériaux. Au cœur de cette tradition se trouvent des régions comme Mesía (La Corogne), où l'argile est devenue une ressource essentielle pour la fabrication de tuiles résistantes et durables.

L'explication réside dans le sol lui-même et dans l'innovation technologique. La composition minérale de l'argile galicienne, en particulier dans cette région, offre des propriétés uniques qui permettent la fabrication de tuiles d'une grande résistance mécanique, d'une excellente durabilité face aux intempéries et d'une performance thermique optimale.

Tradition et innovation au service de l'innovation

L'industrie céramique galicienne a su préserver son savoir-faire traditionnel tout en intégrant de nouvelles technologies et de nouveaux procédés de fabrication.

La nouvelle gamme Eternal offre des performances élevées et durables, conservant ses propriétés et son esthétique même dans des conditions climatiques difficiles.

Des entreprises comme Tejas Verea, société galicienne forte de plus de 50 ans d'expérience dans le secteur, misent précisément sur cette alliance entre tradition et innovation. Tirant parti de la qualité de l'argile de leur région, elles développent des solutions répondant aux exigences actuelles en matière de durabilité, d'efficacité énergétique et de respect de l'environnement.

La nouvelle gamme Eternal illustre parfaitement cette évolution : une ligne de tuiles conçue pour offrir des performances élevées et durables, conservant leurs propriétés et leur esthétique même dans des conditions climatiques difficiles. Ces tuiles présentent une qualité comparable à celle du grès cérame, avec une grande durabilité et une faible porosité, leur conférant une très longue durée de vie.

La production de ces tuiles galiciennes de pointe utilise une technologie de pressage dans des moules individuels en plâtre, permettant la fabrication de pièces aux géométries complexes dans un four à cuisson rapide à 1 170 degrés Celsius. De plus, l’usine est équipée d’un système de contrôle qualité automatisé, basé sur la vision et le son artificiels, qui analyse 100 % des tuiles et détecte les fissures imperceptibles à l’œil nu.

Luis Verea, PDG de Tejas Verea, souligne que nous pouvons être fiers de la qualité de l’industrie céramique galicienne : « Il n’existe aucune autre usine comme celle-ci dans toute l’Espagne. Avec les tuiles Eternal, nous avons réalisé un bond technologique qui nous a permis de dépasser toutes les limites de qualité que nous avions atteintes jusqu’à présent.»

Les tuiles de toiture en céramique sont-elles durables ?

Dans un contexte où la durabilité dans la construction est de plus en plus valorisée, la céramique retrouve une place de choix. Ce sont des matériaux naturels et recyclables, dotés d'une longue durée de vie, ce qui réduit la fréquence de remplacement et minimise l'impact environnemental à long terme.

De plus, ils contribuent à l'efficacité énergétique des bâtiments, notamment lorsqu'ils sont intégrés à des systèmes de toiture adaptés qui favorisent la ventilation et assurent une isolation optimale.

Tuiles Galicia Calidade

Aujourd'hui, la tradition céramique galicienne perdure et se développe. De l'extraction de l'argile à la fabrication finale, le processus allie savoir-faire local, innovation technologique et un engagement croissant pour l'environnement.

Il en résulte des produits qui non seulement s'intègrent au paysage architectural galicien, mais répondent aussi aux exigences actuelles de confort, d'efficacité et de durabilité.

Car, bien souvent, le secret d'une maison plus efficace et plus durable réside non seulement dans ce qui est visible, mais aussi dans la qualité des matériaux qui la protègent dès sa conception.

Source La Voz de Galicia

22/04/2026

Neutralité carbone 2050 : l’ADEME présente des trajectoires de décarbonation des 9 filières industrielles les plus émettrices de France

L’industrie française représente à elle seule 15 % des émissions nationales, principalement concentrées dans neuf secteurs stratégiques tels que l’acier, le ciment, l’aluminium, le verre, le sucre, le papier-carton ou encore la chimie de base. Ces émissions sont en grande partie issues de la combustion des énergies fossiles, intégralement importées et constituant une dépendance remise en exergue par le contexte international actuel. C’est dans cette dynamique que l’ADEME dévoile les résultats consolidés de ses Plans de Transition Sectoriels (PTS). Fruit d’une concertation renforcée avec les industriels pour explorer les trajectoires de décarbonation alliant évolution de la demande, procédés techniques et impacts socio-économiques. Ces PTS sont une illustration concrète de la déclinaison de la Stratégie Nationale Bas Carbone 3 sur ce secteur économique majeur. Décarboner l’industrie apparaît également comme une opportunité pour moderniser l’outil industriel français et comme une assurance financière par rapport aux risques d’augmentation des prix des énergies fossiles.

Depuis 2020, dans le cadre du projet européen Finance Climact, l’ADEME a réalisé et publié, 9 plans de transitions sectoriels, pour chacun des secteurs industriels les plus énergivores en France. Pour chaque secteur, plusieurs scénarios de décarbonation ont été co-construits avec les industriels, tous permettant de réduire de plus de 80 % leurs émissions, tout en se projetant dans des univers différents (niveau de demandes, accès aux technologies…). Les analyses publiées aujourd’hui sont des synthèses transversales pour ces 9 secteurs et ces différents scénarios, mettant en lumière des apprentissages technologiques et économiques de ces travaux.

Une transition technologique et financière : vers un parc industriel moderne et résilient

D’ici 2030, une première phase de transition s’appuie sur trois leviers technologiques matures et mobilisables immédiatement, dits « sans regret ». L’amélioration de l’efficacité énergétique et la récupération de chaleur fatale constituent le premier gisement de réduction, complété par l’incorporation de matières recyclées, qui renforce la sécurité d’approvisionnement. Enfin, pour sécuriser cette trajectoire, le mix énergétique devra mobiliser tous les vecteurs décarbonés, notamment l’électricité et la biomasse. Dans ce cadre, l’électrification directe des procédés, permise par le mix électrique bas-carbone français, nécessite un accès stable à l’énergie. Cette phase initiale pourrait nécessiter environ 10 milliards d’euros d’investissements à court terme.

Au-delà de la décarbonation, ces investissements modernisent notre parc industriel. Un outil de production de pointe réduit les coûts de maintenance et les risques d’arrêt, garantissant une meilleure productivité au quotidien. En renouvelant nos actifs dès maintenant, nous transformons une nécessité écologique en un avantage compétitif : des usines moins vulnérables aux pannes, plus agiles face aux crises, permettant de renforcer notre souveraineté industrielle sur le long terme.

Au-delà de 2030, la décarbonation profonde reposera sur des ruptures technologiques, par exemple l’hydrogène bas carbone pour l’acier et l’ammoniac, voire le captage et stockage du carbone (CSC) à appliquer sur les émissions résiduelles en levier de dernier recours. Au global, le coût de cette transformation pour les neuf secteurs pourrait atteindre 30 milliards d’euros à l’horizon 2050 (hors coût de développement des infrastructures de réseau).

Transformer la décarbonation en levier de compétitivité et de maîtrise des coûts

Cette transition est aussi une assurance financière. Les études publiées ce jour par l’ADEME montrent que, sans changement, les coûts de production de l’industrie pourraient doubler d’ici 2050 à cause de la hausse des prix de l’énergie et du carbone. Une stratégie proactive d’investissement dans la décarbonation permet d’amortir ce choc en divisant par deux l’impact de cette hausse sur les factures des industriels.

Anticiper les reconversions et l’emploi

Ces travaux éclairent également une dimension sociale critique : la nécessité d’anticiper dès aujourd’hui les reconversions industrielles. Si l’emploi se maintient globalement jusqu’en 2030, son évolution future dépendra de notre capacité à saisir les opportunités de relocalisation et de coopération européenne.

Une planification territoriale pour sécuriser l’avenir

La réussite de ce projet suppose une planification territoriale fine, articulant les besoins des sites avec les infrastructures nécessaires pour le CO₂, l’électricité et d’autres sources énergétiques décarbonées. Une valeur ajoutée supplémentaire de cet exercice réside dans son rôle de « détecteur de risques » : en identifiant les obstacles techniques et financiers en amont avec les industriels, ce travail de concertation permet de sécuriser les décisions d’investissement et de bâtir une industrie durablement résiliente.

« Avec ces Plans de Transition Sectoriels, nous passons de l’ambition à la planification opérationnelle. La décarbonation n’est pas une contrainte qui s’ajoute à l’industrie, c’est l’unique voie pour garantir sa pérennité et sa souveraineté sur notre sol. En investissant dès aujourd’hui dans les technologies « sans regret » et en préparant les infrastructures de demain, nous faisons de la France le futur champion d’une industrie verte, résiliente et compétitive », analyse Sylvain Waserman, président de l’ADEME.

Source ADEME

21/04/2026

Autriche: 7 000 tonnes de dioxyde de carbone économisées grâce à la production de briques la plus écologique de Wienerberger à Uttendorf

Il y a un an, Wienerberger mettait en service une production de briques entièrement automatisée dans son usine d’Uttendorf.

Au lieu de wagons de four, des AGV (véhicules à guidage automatique) transportent les briques de parement à bilan carbone quasi neutre.

À partir de fin 2024, la Porotherm 25-38 Plan E est produite à Uttendorf grâce à des procédés entièrement électriques et à faibles émissions de CO₂, jetant ainsi les bases d’une production durable de briques de parement.

Après un an de production durable de briques, l’usine Wienerberger d’Uttendorf dresse le bilan : l’utilisation du plus grand four électrique industriel au monde permet de réduire de 75 % les émissions de CO₂ liées à la production de briques de parement. Cela représente une économie de jusqu'à 7 000 tonnes de dioxyde de carbone par an. De plus, la consommation d'énergie du site est réduite d'un tiers.

Il y a un an, Wienerberger a mis en service, sur son site d'Uttendorf en Haute-Autriche, l'usine de production de briques la plus moderne et la plus écoénergétique d'Europe, établissant ainsi de nouvelles normes en matière de réduction des émissions de CO₂ et de développement durable. Le remplacement du four à gaz par le premier four électrique industriel pour la fabrication de briques de support a permis d'améliorer le bilan carbone de la production de 75 %. Cela correspond à une économie de jusqu'à 7 000 tonnes de dioxyde de carbone par an, soit l'équivalent de près de 600 fois le tour du monde en voiture. Par ailleurs, la consommation d'énergie est réduite d'un tiers. Cette performance est rendue possible grâce à la combinaison d'un processus de cuisson électrifié, de pompes à chaleur, d'un séchage optimisé et d'une électricité 100 % issue d'énergies renouvelables. À l'avenir, la consommation d'énergie devrait être inférieure à 200 kilowattheures par tonne de briques.

Johann Marchner, directeur général de Wienerberger Autriche et de Pipelife Autriche : « Avec la mise en service du four électrique d’Uttendorf, nous avons réalisé un véritable travail de pionnier dans le secteur. Cela démontre, de manière inédite, qu’il est possible de cuire des briques de parement à l’échelle industrielle en utilisant uniquement de l’électricité, avec des émissions considérablement réduites et une efficacité maximale. Des projets comme celui-ci témoignent de notre engagement à agir concrètement pour la protection du climat et à renforcer le rôle de l’Autriche comme site de production tourné vers l’avenir.»

Porotherm Plan E : un avenir durable dans la construction

Dans le cadre de la modernisation de son four à briques, Wienerberger a développé une brique particulièrement durable. Depuis fin 2024, la Porotherm 25-38 Plan E est produite sur le site selon des procédés entièrement électriques et à faibles émissions de CO₂, jetant ainsi les bases d’une production durable de briques de parement sur le long terme.

Cette brique plate et robuste est particulièrement adaptée aux murs extérieurs avec isolation renforcée et aux murs porteurs intérieurs. Les premiers projets utilisant les briques Plan E sont déjà en construction, notamment une école maternelle dans le quartier de Weinzierl à Krems et un ensemble résidentiel comprenant sept maisons jumelées modernes et une maison individuelle dans le quartier de Mattersburg au Burgenland. « Dès l'année prochaine, la gamme s'enrichira de nouveaux modèles de briques. Ainsi, à l'avenir, l'enveloppe complète du bâtiment – ​​murs extérieurs et intérieurs – pourra être réalisée avec la brique durable Plan E », ajoute Marchner.

« Nos projets de construction sont toujours conçus dans le respect de l'environnement. Grâce à une planification rigoureuse et une utilisation responsable des matériaux, nous favorisons activement le recyclage en circuit fermé. C'est pourquoi nous privilégions une production durable pour nos matériaux de construction. Avec Wienerberger, nous avons un partenaire solide qui partage cet engagement et qui met en œuvre des mesures à long terme pour réduire les émissions de CO2 dans le secteur », déclare Hans Peter Schöll, directeur général de Casa Immobilien et de Schöll Bau, promoteur du projet au Burgenland.

Uttendorf : une vitrine du développement durable

L'usine d'Uttendorf, en Haute-Autriche, appartient à Wienerberger depuis 1987 et est considérée comme un site de démonstration international où le fabricant de briques teste des technologies de pointe en conditions réelles d'exploitation. En 2019, une pompe à chaleur industrielle haute température y a été utilisée avec succès pour la première fois pour les procédés de séchage.

Au printemps 2022, dans le cadre du projet NEFI « GreenBricks », financé par le Fonds Climat et Énergie au titre de l'initiative FTI « Vorzeigeregion Energie » (Région modèle en matière d'énergie), le four à gaz a été progressivement remplacé par le premier four électrique industriel, en coopération avec l'AIT (Institut autrichien de technologie). Par ailleurs, un nouveau hall de traitement de la sciure de bois a été construit et trois pompes à chaleur modernes ont été installées. Les chariots de four ont été remplacés par des AGV (véhicules à guidage automatique) de dernière génération, qui transportent les briques de parement à faible émission de carbone. L'ensemble de l'infrastructure électrique et une grande partie du système de traitement de l'argile ont également été modernisés en profondeur.

Après une période d'essai de deux mois, l'usine a démarré sa production au printemps. Sa capacité de production est de 270 tonnes de briques par jour, soit un volume annuel d'environ 100 000 tonnes, l'équivalent de la construction de 2 600 maisons individuelles. Le directeur de l'usine, Gerhard Pichler, et son équipe de 14 personnes veillent au bon fonctionnement de l'ensemble de la production.

Source Ziegelindustrie Internanional

20/04/2026

Belgique - Hausse des prix des matériaux de construction : quel impact sur les factures des clients ?

Les entreprises du bâtiment doivent jongler avec des prix déjà en hausse et des annonces peu encourageantes de leurs fournisseurs. A ce stade, certaines répercuteront ce manque à gagner sur le client, d’autres pas, semble-t-il.

Les nuages s’amoncellent ces dernières semaines au-dessus des sociétés de construction. Avec la guerre au Moyen-Orient et la hausse du prix du pétrole, elles ont été averties de prochaines augmentations de prix sur une série de matériaux.

Pour l’heure, ces hausses ne sont pas encore une réalité pour toutes les entreprises, semble-t-il. « Les fournisseurs nous ont informés qu’une série de prix allaient augmenter », explique Patricia Arizaga, gérante de la société Toitures Bauvir à Bastogne. « Par exemple, ceux des isolants – de 20 à 25 % – et des ardoises – de 15 à 20 %. 

Mais, jusqu’à présent, ils n’ont pas encore évolué. En revanche, ce qu’on subit déjà de plein fouet, c’est la hausse des prix du carburant, qui a des conséquences non négligeables sur nos coûts de transport. »

Source Le Soir par Mathieu Colinet

16/04/2026

Bongioanni : quand la technologie crée de la valeur

Pour l'entreprise italienne, l'année 2025 a été marquée par une hausse du chiffre d'affaires et des investissements stratégiques visant à conquérir de nouveaux marchés.

Technologie de pointe, qualité et fiabilité ont une fois de plus été déterminantes pour consolider la présence mondiale de Bongioanni en 2025. L'année a été marquée par une nouvelle croissance du chiffre d'affaires et une performance particulièrement solide de Bongioanni Stampi.

Ces résultats témoignent de la reconnaissance que l'entreprise continue de recevoir de ses clients internationaux pour son expertise plus que centenaire, le haut niveau technologique de ses machines de pré-traitement et de production, ainsi que la précision et la durabilité de ses têtes de pression, moules et matrices.

Un pôle de production ultramoderne

Le site de production de 50 000 mètres carrés à Fossano (Cuneo) demeure le centre névralgique du développement technologique et industriel de l'entreprise. Des services internes dédiés à la conception, à l'ingénierie de précision, à l'automatisation et au développement logiciel garantissent un contrôle direct de la qualité et des délais de livraison considérablement réduits. De plus, l'intégration de systèmes électroniques de pointe et de systèmes de contrôle intelligents permet de créer des installations performantes, fiables et faciles à entretenir, conformes aux normes internationales les plus exigeantes.

Technologies innovantes, durables et fiables

Ces dernières années, l'entreprise a accordé une attention particulière au développement de revêtements résistants à l'usure, notamment pour les têtes de pression et les vis sans fin. Ces composants sont le fruit d'une recherche et développement intensive et d'essais en laboratoire, menés dans le but de mesurer les avantages concrets en termes d'économies d'énergie et de réduction de l'usure. Les essais ont permis d'identifier des matériaux et des traitements capables de garantir des performances durables tout en maintenant un équilibre optimal entre le coût du revêtement et le retour sur investissement du client. Cette approche vise non seulement à atteindre une résistance à l'usure maximale, mais aussi à proposer des solutions industrielles durables avec un investissement initial abordable et un retour sur investissement rapide grâce à une consommation d'énergie réduite et une maintenance simplifiée.

Les retours de nombreux clients ont démontré des résultats très significatifs : une tête de pression revêtue de BM permet de réaliser des économies d’énergie moyennes d’environ 36 % par rapport à un composant traditionnel. Mesuré directement en conditions réelles d’exploitation, ce chiffre confirme que le choix du revêtement améliore non seulement la résistance à l’usure, mais se traduit également par une réduction concrète et quantifiable de la consommation d’énergie de l’installation, avec un impact direct et positif sur les coûts de production.

Parallèlement à ces revêtements, Bongioanni continue de développer et d’améliorer ses machines phares, telles que l’extrudeuse Tecno et la presse à tuiles Crono, qui font référence mondialement en termes de fiabilité, de performance et de continuité de fonctionnement. Ces machines sont complétées par le récent lancement de la nouvelle machine de lavage de filières Cleandy 3.0, une évolution d’une technologie éprouvée, encore améliorée en termes d’efficacité, de facilité d’utilisation et d’intégration dans les installations de production modernes, ce qui permet de réduire directement les temps d’arrêt machine.

Expansion commerciale et nouveaux marchés

En parallèle de l’innovation technique, Bongioanni investit stratégiquement dans le développement de son réseau de vente, en accordant une attention particulière aux nouveaux territoires à fort potentiel. Les efforts d'expansion se concentrent principalement sur l'Asie centrale et méridionale ainsi que sur l'Afrique, régions aux marchés en pleine croissance et à la demande croissante de solutions fiables et technologiquement avancées. L'entrée sur ces marchés se fait par le biais de nouvelles stratégies d'acquisition de clients, appuyées par des collaborations locales et des partenariats commerciaux capables de garantir une présence régionale stable, une meilleure compréhension des besoins spécifiques et un service client plus réactif.

Recherche continue et vision à long terme

La recherche permanente sur les matériaux et les nouvelles solutions techniques pour les machines apporte des avantages significatifs en termes de consommation d'énergie et de maintenance, se traduisant par une réduction mesurable des coûts d'exploitation. Dans un contexte industriel de plus en plus concurrentiel, Bongioanni reste fidèle à son engagement en faveur de l'innovation afin d'offrir à ses clients des solutions fiables et économiques, capables de relever les défis évolutifs du secteur.

Source CeramicWorldWeb

Autriche: Wienerberger fabrique des briques de haute qualité à partir de « l'argile du métro »

Wienerberger AG, l'un des principaux producteurs de briques, de systèmes de canalisations et de matériaux de pavage, et Wiener Linien (Transports publics viennois) s'associent pour une démarche de développement durable.

L'extension du métro – notamment le croisement des lignes U2 et U5, qui comprend 12 nouvelles stations et s'étend sur neuf kilomètres – est « le plus grand projet de protection de l'environnement jamais réalisé à Vienne », comme l'ont souligné Ulli Sima, conseillère municipale aux Transports publics, et Jürgen Czernohorsky, conseiller municipal au Climat (tous deux membres du SPÖ), lors d'une conférence de presse à Hennersdorf. De plus, le développement durable est au cœur de ce projet.

Inspection sur place à la briqueterie Wienerberger à Hennersdorf : Monika Unterholzner (directrice générale adjointe de Wiener Stadtwerke), le directeur général de Wienerberger Autriche Johann Marchner, le conseiller municipal Ulli Sima, le conseiller municipal Jürgen Czernohorsky, Gudrun Senk, directrice technique de Wiener Linien, le chef du groupe parlementaire SPÖ de Vienne Josef Taucher et le maire du district de Favoriten Marcus Franz.

Ce partenariat novateur permettra de recycler environ 35 000 m³ de terre excavée, au lieu de les envoyer en décharge. Dans le cadre d'un projet pilote mené par Wiener Linien et Wienerberger, l'argile extraite par le tunnelier « Debohra » est utilisée pour fabriquer des briques de haute qualité.

Ce matériau de haute qualité est extrait par la Matzleinsdorfer Platz et transporté par la filiale PORR « Koller Transporte-Kies-Erdbau » jusqu'aux deux briqueteries Wienerberger de Hennersdorf (arrondissement de Mödling) et de Göllersdorf (arrondissement de Hollabrunn). Au total, 2,8 millions de « briques de métro » – soit l'équivalent de la construction d'environ 1 000 maisons individuelles – y seront produites à partir de cette argile.

Pour Gudrun Senk, directrice technique de Wiener Linien, ce projet illustre parfaitement « la gestion responsable des ressources » et ce que l'on peut accomplir « lorsque les ressources sont mises en commun et que l'innovation est encouragée ».

Johann Marchner, PDG de Wienerberger Austria, a souligné que le matériau avait été « minutieusement analysé ». Il a ajouté avoir la certitude de « posséder un important gisement d'argile dans la région ». Rien d'étonnant à cela, puisque « le développement urbain de Vienne repose sur la brique » : Parlement, Bourse, Banque nationale, Karl Marx-Hof, pour ne citer que quelques exemples. M. Marchner a été clair : les briques fabriquées à partir d'« argile de métro » ne sont « pas un projet pilote, mais un produit parfaitement normal et de haute qualité destiné au marché ».

Un fait qui a été confirmé de manière impressionnante lors d'une visite de l'usine en compagnie du directeur Christopher Wagner, originaire du quartier de Gänserndorf.

Contexte : Dans la plus grande briqueterie d'Autriche, en activité depuis 1863, environ 25 000 briques sont produites chaque jour. Actuellement, 50 employés travaillent en deux équipes. L'argile est acheminée à l'usine par un convoyeur, où elle est mélangée. Pour la brique viennoise, le mélange est composé de : 47 % d'argile de la région de Hennersdorf, 30 % d'argile de la région métropolitaine, 16 % de sciure de bois, 4 % de pâte à papier et 3 % de poussière de broyage. Le mélange est pressé à travers une matrice, découpé, séché, puis cuit à environ 920 °C.

Source Nön Plus par Christophe Dworak

15/04/2026

UK: La société European Slate Company Limited (ESCO) a été rachetée par Euston Ventures, une société d'investissement.

ESCO approvisionne les négociants en matériaux de construction du sud de l'Angleterre et des Midlands. L'entreprise importe et distribue de l'ardoise naturelle de toiture provenant de carrières du Pays de Galles, d'Espagne, de Malaisie et du Brésil.

Le nouvel acquéreur, Euston Ventures, se concentre sur l'acquisition et le développement d'entreprises spécialisées dans la fabrication, l'industrie et la distribution de produits.

La transaction, dont le montant n'a pas été divulgué, a été menée à bien par Watersheds, société de financement d'entreprises basée à Swindon.

Euston Ventures possède déjà European Plastics, une entreprise galloise spécialisée dans la fabrication de composants de toiture. Cette entreprise produit des articles de couverture et des accessoires de gouttière, ce qui permet de partager certaines connaissances sectorielles et une clientèle commune.

Préserver l'équipe ESCO

ESCO a été fondée par son propriétaire, Mike Farelly, avec une équipe expérimentée, dont de nombreux membres avaient déjà travaillé avec lui avant la création de l'entreprise. Il était donc primordial de trouver le repreneur idéal.

Mike Farelly a déclaré : « Il était important pour moi que l’entreprise soit confiée à des mains sûres et que mon équipe soit non seulement bien prise en charge, mais aussi qu’elle ait l’opportunité de prendre des responsabilités accrues.»

Source Roofing Today

14/04/2026

Aleonard : tuiles émaillées et courbes au service d’un projet petite enfance

La crèche Simone-de-Beauvoir à Liévin (62) se distingue par une architecture fluide et sans angles droits, conçue pour le bien-être et la sécurité des enfants. 

Habillée de tuiles émaillées Aléonard, la façade joue sur dix teintes soigneusement sélectionnées pour épouser les courbes du bâtiment. 

Ce projet illustre l’alliance entre design organique et maîtrise technique, depuis la conception des volumes jusqu’à l’organisation logistique de la pose des tuiles.

Source wienerberger

13/04/2026

Alfi-Fimec, constructeur de lignes industrielles, en liquidation

Alfi technologies conçoit des lignes de production pour l'industrie avec une forte présence dans la production de matériaux de construction.

Cette entreprise de Beaupréau-en-Mauges, spécialisée dans la conception de lignes industrielles, devait être reprise, sur décision du tribunal de commerce d’Angers, par le groupe bourguignon Cleia, évoluant dans le même métier. Le ministère public en a décidé autrement.

Alfi-Fimec, l’une des entités du groupe Alfi technologies, a été placée en liquidation judiciaire. Les 48 salariés de cette PME de Beaupréau-en-Mauges, qui conçoit des lignes de production et de logistique, perdent de ce fait leur emploi. 

Source Ouest France par Emmanuel Guimard


 

10/04/2026

Avec son procédé valorisant les sédiments marins en matériaux de construction, Gwilen veut séduire les industriels

Gwilen commercialise des revêtements pour les murs et les sols.

Gwilen a mis au point un procédé innovant pour transformer les sédiments de dragage en un matériau minéral solide à faible impact environnemental. 

La société brestoise a identifié plusieurs débouchés dans les secteurs du design, de l'architecture et la construction. 

Depuis 2022, elle transforme cette pâte en revêtements pour les murs et les sols.

Source Ouest France par Maureen Le Mao

09/04/2026

Carrière d'argile à Vexin-sur-Epte : l'autorisation du préfet attaquée devant le tribunal administratif

Le tribunal administratif de Rouen a examiné jeudi 2 avril 2026 le recours déposé par des habitants de Vexin-sur-Epte et une association contre l'autorisation d'exploitation d'une carrière d'argile délivrée par le préfet de l'Eure à la société Terreal. La décision sera rendue le 30 avril.

Les opposants à la carrière d'argile de Vexin-sur-Epte, dans l'Eure, et la société exploitante, Terreal, étaient devant le tribunal administratif de Rouen jeudi 2 avril 2026. En jeu : l'autorisation d'exploitation délivrée par le préfet en mars 2024. Les opposants demandent son annulation, au motif qu'elle ne respecte pas selon eux le plan local d'urbanisme, et que le projet prévoit la destruction d'une zone humide. Une dizaine de riverains et la présidente de l'association Vexin Nature Qualité de vie étaient dans la salle d'audience. Malgré le redimensionnement du projet à la baisse ordonné par le préfet, ils restent fermement hostiles à cette carrière.

Un bruit intolérable

La carrière est plus éloignée des maisons que ce qui était prévu au départ, 330 mètres au lieu de 65, mais cela ne change pas grand-chose selon les riverains, qui ont pu s'en rendre compte quand Terreal a commencé à extraire de l'argile mi-octobre. "Le bruit a été intolérable, en particulier en haut du village", déplore Sylvia, qui réfute l'étude qui a été produite sur les nuisances sonores de la carrière. "Ils disaient qu'ils avaient fait une mesure de bruit. Ils sont passés complètement au travers des problèmes de nuisances que nous causent cette carrière, parce qu'avec une seule mesure de bruit, ils ont trouvé une journée où effectivement, ils ne faisaient pas faire grand-chose. Mais les autres jours, le bruit était vraiment très élevé."

Autre exigence de la préfecture pour atténuer l'impact : la plantation d'arbres entre les habitations et la carrière. Une mesure qui n'a pour le moment aucun effet selon l'association Vexin Nature Qualité de vie. "Les arbres sont des chênes truffiers qui font 50 cm de haut, détaille Sophie Arouet, la présidente, et qui vont donc avoir besoin de 20 ans pour être des arbres qui protègent." D'autant que la commune n'a rien à gagner dans l'histoire, affirme-t-elle : "Il n'y a pas un emploi créé, tout est sous-traité. Vexin-sur-Epte ne vendra même pas un sandwich à cette entreprise, qui veut rester pendant quinze ans à 300 ou 400 mètres des premières maisons."

Souveraineté de la commune

Pour Me Louis Cofflard, avocat au barreau de Paris, qui représente les opposants, il en va de la souveraineté de la mairie sur le territoire de la commune par rapport à l'État."La carrière se situe en plein cœur d'une zone humide, et prévoit sa destruction totale, alors même que le plan local d'urbanisme interdit de la détruire", plaide-t-il. "Quand je dis qu'il interdit de la détruire, c'est écrit noir sur blanc. Il y a deux exceptions, et aucune autre, qui permettent d'y porter atteinte : si c'est un projet d'intérêt général, et ce n'est pas le cas ; et lorsqu'on restaure ou quand on améliore des zones humides, et ce n'est pas non plus le cas puisque l'objet, c'est de la détruire. Donc, il n'y a aucun doute possible sur le fait que ce PLU ne permet pas. Maintenant, la question c'est : est-ce que le tribunal préfère donner raison à l'État en lieu et place de la commune, qui a un document d'urbanisme qui interdit l'implantation de ces projets et qui a quand même une forme de souveraineté par rapport à ces documents ? Est-ce qu'on fait supplanter le pouvoir des communes en matière d'urbanisme au profit de l'État ? C'est ça la question de ce projet en fait."

Le rapporteur public a suivi les arguments du préfet et conclu au rejet de la requête. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 30 avril.

Source France Bleu par Emmanuel Grabey

08/04/2026

Belgique: Le groupe Ploegsteert renforce ses activités dans le domaine du préfabriqué avec l’acquisition de MD Béton

Le groupe Ploegsteert acquiert MD Béton, spécialiste des dalles précontraintes et des panneaux muraux, situé à Mouscron. Grâce à cette acquisition stratégique, le groupe renforce son offre de solutions de préfabrication.

Une étape stratégique

Cette acquisition permet au groupe Ploegsteert d’offrir à ses clients un portefeuille plus large de produits préfabriqués et d’accroître son expertise technologique. « Cette acquisition est une étape logique dans le développement du groupe Ploegsteert. Des investissements seront réalisés sur le site de 4,5 ha pour étendre la production », déclare Maxime Busschaert, CEO de Ploegsteert. « MD Béton est réputé pour son savoir-faire et ses solutions préfabriquées de haute qualité, et s’inscrit parfaitement dans notre ambition d’accompagner au mieux les entreprises de construction avec des produits et des services de qualité. »

Continuité

Pour les clients de MD Béton, rien ne change. La direction opérationnelle reste entre les mains de Pieter Mylle. Son père et administrateur, Peter Mylle, reste également impliqué. Tous les collaborateurs restent en poste, garantissant ainsi la continuité et le service auquel ils sont habitués.

MD Béton continuera à fonctionner comme une entité indépendante, tout en bénéficiant de toutes les économies d’échelle d’un groupe familial plus important.

À propos du groupe Ploegsteert

Le groupe Ploegsteert est un fabricant de premier plan de matériaux de construction et comprend trois entreprises : les Briqueteries de Ploegsteert, Prefaxis et Douterloigne Beton. Chacune d’entre elles fonctionne comme une entité indépendante, avec ses propres interlocuteurs et une expertise spécifique en matière de produits.

Le groupe familial emploie 207 personnes sur trois sites de production en Belgique. Ses produits sont principalement distribués sur les marchés belge, français, néerlandais et britannique.

Les Briqueteries de Ploegsteert SA (depuis 1922) produisent des matériaux de construction en terre cuite depuis plus de 100 ans et proposent également des solutions de construction innovantes. Elles fabriquent des briques de construction rapide et des planchers en terre cuite et commercialisent des briques de façade. – ploegsteert.com

Prefaxis SA (depuis 2012) regroupe toutes les solutions préfabriquées : prémurs en béton et murs préfabriqués en terre cuite. – prefaxis.com

Douterloigne beton SA (depuis 2020) est votre partenaire en systèmes de plancher en béton. – douterloigne.com

À propos de MD Béton

MD Béton est votre partenaire pour des panneaux muraux et des hourdis en béton précontraint de qualité, idéaux pour les constructions industrielles ou les bâtiments agricoles. MD Béton est active en Belgique et dans le nord de la France, et emploie actuellement une quinzaine de personnes. MD Béton appartenait auparavant aux familles Mylle et Desmet. – mdbeton.be

Source AKTusCCI

07/04/2026

Edilians Group finalise l’acquisition d’Industrie Cotto Possagno et renforce sa présence en Europe du Sud

Edilians Group annonce avoir finalisé, jeudi 2 avril, l’acquisition d’Industrie Cotto Possagno, acteur italien de référence dans la fabrication de tuiles en terre cuite. Cette opération stratégique vient renforcer la présence du Groupe en Europe du Sud, un axe clé de son développement international.

Entreprise à fort ancrage local, Industrie Cotto Possagno continuera d’opérer au travers de l’ensemble de ses marques, en s’appuyant sur ses équipes, son outil industriel et son savoir faire reconnu. Industrie Cotto Possagno poursuivra ainsi sa mission : apporter à tous ses clients des produits et services de haute qualité, dans la continuité de ses engagements historiques.

Une journée d’intégration, réunissant les équipes d’Edilians Group et celles de sa nouvelle filiale italienne, aura pour objectif de favoriser les échanges de bonnes pratiques et de poser les premières bases d’un travail collectif durable.

« Nous sommes très heureux qu’Industrie Cotto Possagno rejoigne le groupe Edilians. L’ancrage local et les compétences de l’équipe italienne seront pleinement valorisés. Notre plan d’intégration portera notamment sur les sujets de santé sécurité et de décarbonation, deux leviers forts de la culture d’Edilians Group », déclare Pascal Casanova, Président d’Edilians Group.

« Rejoindre Edilians Group ouvre un nouveau chapitre pour Industrie Cotto Possagno. Nous partageons une même culture industrielle, fondée sur la qualité, le respect des savoir faire locaux et l’engagement durable. Cette intégration nous permettra de renforcer notre développement tout en préservant l’identité de nos marques et l’expertise de nos équipes. Les premiers échanges avec Edilians Group sont très positifs et porteurs de nombreuses synergies », indique Alessandro Vardanega, directeur financier Industrie Cotto Possagno.

Avec cette acquisition, Edilians Group confirme sa volonté de bâtir un groupe industriel européen de référence, alliant excellence industrielle, proximité locale et engagement en faveur d’un développement durable.

Source Batipresse par André Sudrie Relations Presse

06/04/2026

Le sauvetage d'Alfi-Fimec annulé ? Le repreneur CLEIA écarté juge « surréaliste » l’appel formé par le procureur

Le ministère public a fait appel du jugement du tribunal de commerce qui avait prononcé, lundi 30 mars, la reprise de l’entreprise Alfi-Fimec, au Pin-en-Mauges (Maine-et-Loire). Cinquante salariés, au lieu de trente-six, sont désormais menacés de licenciement.

L'entreprise Alfi-Fimec a été placée en liquidation judiciaire mercredi 1er avril 2026 à la suite de l'appel formé par le procureur de la République concernant le plan de cession élaboré par Cleia.

Rebondissement chez Alfi-Fimec. Alors que l’on croyait la cession partielle de l’entreprise actée lundi par le tribunal de commerce d’Angers au profit de Cleia, le ministère public a fait appel du jugement, a appris Le Courrier de l’Ouest. Dans la foulée, mercredi 1er avril, la justice a prononcé la liquidation judiciaire de la principale filiale du groupe Alfi Technologies, laissant cinquante salariés sur le carreau au Pin-en-Mauges, commune déléguée de Beaupréau-en-Mauges.

Pour Cleia, qui proposait de reprendre quatorze collaborateurs (au lieu de dix-huit initialement) de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de machines pour l’industrie,...

Source Courrier de l'Ouest par Julien Sureau





04/04/2026

Bray, des briques en terre cuite pensées pour accueillir la biodiversité en ville

L’idée en un clin d’œil

Bray transforme la brique de construction en habitat pour la biodiversité, en intégrant des cavités capables d’accueillir plantes, oiseaux et chauves-souris directement dans les façades urbaines.

Imaginé par Nathanaël Zbynovsky, un étudiant de Strate, école de design, le projet propose d’utiliser la terre excavée des chantiers pour produire localement ces briques en terre cuite.

En faisant des murs de véritables écosystèmes, Bray esquisse une nouvelle manière de concevoir la ville, où architecture et vivant cohabitent plutôt que de s’exclure.

Et si les murs de nos villes devenaient de véritables refuges pour la biodiversité ? Face à l’urbanisation croissante et à l’érosion du vivant, un projet étudiant propose de repenser la manière dont nous construisons nos bâtiments.

Imaginé par Nathanaël Zbynovsky, étudiant de Strate, école de design, Bray est une gamme de briques monomurs en terre cuite conçues pour accueillir la faune et la flore locales directement dans l’architecture. Une approche qui transforme les façades en véritables écosystèmes capables de favoriser le retour de la biodiversité en ville.

Repenser la construction face à la crise écologique

Chaque année, plus de 400 000 logements sont construits en France. Cette urbanisation massive contribue largement à la fragmentation des habitats naturels et à l’érosion de la biodiversité. En Europe, près de 42 % des espèces animales terrestres et des plantes sont aujourd’hui en déclin.

Le projet Bray part de ce constat : nos villes sont pensées comme des espaces parfaitement organisés où chaque fonction est séparée. Le trottoir pour les piétons, la chaussée pour les voitures, les parcs pour la nature. Or dans le monde vivant, cette séparation n’existe pas. La nature colonise spontanément chaque fissure, chaque interstice, chaque surface disponible.

L’idée de Bray consiste donc à transformer cette présence accidentelle de la nature en une intention de conception. Les murs ne deviennent plus des surfaces hermétiques, mais des supports capables d’accueillir la vie.

Des briques conçues comme des habitats

Pour y parvenir, le projet s’appuie sur un matériau simple et ancestral : la terre cuite. L’argile, largement disponible en France et notamment dans le Pays de Bray, permet de produire des briques locales, peu transformées et naturellement isolantes.

Les briques Bray sont conçues comme un véritable substrat d’accueil pour la biodiversité. Leur structure intègre différentes cavités et volumes capables d’abriter des plantes indigènes mais aussi certains animaux.

Certaines briques sont par exemple pensées pour accueillir la flore locale, tandis que d’autres offrent des abris pour des oiseaux de petite taille comme les passereaux. D’autres encore peuvent servir de refuge à des chauves-souris, notamment les pipistrelles communes ou les oreillards.

L’objectif n’est pas de contrôler la nature, mais de lui offrir les conditions nécessaires pour qu’elle s’installe spontanément dans l’architecture.

Source Creapills par Philippe Botella

03/04/2026

UK: l'usine wienerberger de Denton passe à l'hydrogène

wienerberger UK annonce avoir obtenu un financement soutenu par le gouvernement pour convertir son usine de Denton afin de fabriquer des briques utilisant de l’hydrogène vert. 

Cet investissement de 6 millions de livres permet à la briqueterie de Denton de s’éloigner de la combustion au gaz naturel et réduira considérablement le carbone incorporé des briques de Denton. 

C’est donc une nouvelle très enthousiasmante pour les clients de l'entreprise qui construisent dans le nord-ouest de l’Angleterre et du Pays de Galles ! 

C’est l’un des nombreux investissements majeurs que réalise wienerberger UK  pour réduire les émissions de carbone de ses productions au Royaume Uni. 

Source LinkedIn

02/04/2026

Des effets « immédiats » sur certains matériaux : quand la guerre en Iran vient percuter de plein fouet le redémarrage du logement neuf en France

Professionnels du bâtiment et industriels des produits et matériaux de construction s'alarment du renchérissement de leurs coûts. Or, les premiers sont déjà confrontés à une baisse des prix des marchés de travaux dans le neuf.

Au quatrième trimestre 2025, l'indice du coût de la construction (ICC), qui repose sur l'observation des marchés conclus entre maîtres d'ouvrage et constructeurs, a diminué de 2,7 % en glissement annuel.

A l'instar d'autres secteurs, le bâtiment se trouve sous pression avec la guerre en cours au Moyen-Orient. Et les conséquences pourraient être d'autant plus fortes que la construction de logements neufs amorce tout juste sa reprise, et que l'atonie du marché de la rénovation persiste.

Quatre ans après l'invasion de l'Ukraine qui avait provoqué une hyperinflation, la question du coût des matériaux de construction revient au premier plan. Lors de son dernier point de conjoncture, le 17 mars, la Fédération française du bâtiment (FFB) avait d'ailleurs déjà pointé le renchérissement des produits bitumeux, du PVC et de l'aluminium.

Source Les Echos par Christophe Palierse

01/04/2026

Ceramitec 2026 Munich : vitrine des innovations de l'industrie céramique

Ceramitec 2026 à Munich réunit les acteurs clés de l'industrie céramique et présente les dernières innovations en matière de matériaux, de production et d'applications industrielles. Messe.TV propose une couverture éditoriale de l'événement, contextualisant les tendances technologiques et le cadre économique pour les visiteurs professionnels. L'accent est mis sur les procédés permettant d'accroître l'efficacité, de réduire la consommation d'énergie et d'ouvrir de nouveaux champs d'application pour les matériaux céramiques.

Ceramitec 2026 à Munich : une plateforme pour les développements industriels

Ceramitec 2026 illustre la forte évolution de l'industrie céramique vers des applications spécialisées. Les applications traditionnelles sont de plus en plus complétées par des matériaux haute performance utilisés dans des procédés industriels exigeants.

L'optimisation des procédés de production est un axe majeur. L'efficacité énergétique, la stabilité des procédés et la qualité des matériaux sont au cœur de nombreux développements. Parallèlement, le besoin de solutions fiables, même dans des conditions extrêmes (hautes températures ou environnements chimiquement agressifs, par exemple), se fait de plus en plus sentir.

L'événement démontre également l'évolution des exigences imposées aux fabricants. Outre la production proprement dite, des sujets tels que l'intégration des procédés, l'assurance qualité et le développement durable prennent de l'importance.

L'industrie céramique : entre efficacité, innovation et nouvelles applications

L'industrie céramique est en pleine mutation. Les progrès technologiques permettent de nouvelles applications, tandis que la pression pour une utilisation plus efficiente des ressources s'accentue.

Les principaux thèmes abordés sont :

  • Procédés de cuisson écoénergétiques et technologies de four optimisées
  • Céramiques haute performance pour l'industrie et le secteur médical
  • Nouveaux concepts de matières premières et développements de matériaux
  • Numérisation des processus de production et de contrôle qualité
  • Réduction des émissions et production durable

Les céramiques haute performance, en particulier, prennent une importance croissante car elles offrent des propriétés inaccessibles aux matériaux conventionnels. Elles sont utilisées, entre autres, dans l'électronique, la mécanique et le secteur médical.

Parallèlement, la numérisation transforme la production. Les processus basés sur les données permettent un contrôle plus précis, contribuent à réduire les déchets et garantissent une qualité constante.

Source OpenPR

31/03/2026

Chez Wienerberger, la stratégie financière au détriment de l’emploi

Le groupe Wienerberger engage une restructuration industrielle en France avec la fermeture du site de Durtal et des suppressions de postes à Lasbordes. Cette décision est vivement contestée par la CFDT.

Le groupe autrichien Wienerberger, leader mondial des solutions en terre cuite pour le bâtiment, annonçait à la fin novembre 2025 un projet de réorganisation de ses activités industrielles prévoyant la fermeture du site de production de Durtal (Maine-et-Loire) ainsi que l’arrêt d’une ligne de production à Lasbordes (Aude). Au total, une cinquantaine de postes pourraient être supprimés dans le cadre d’un PSE1 en cours de négociation. Le groupe compte plus de 20 000 salariés dans le monde, dont environ 2 500 en France.

Une optimisation des marges au détriment de l’emploi

« Malheureusement, c’est un cas d’école, déplore Nicolas Charrier, secrétaire national de la CFDT Construction et Bois. Le groupe cherche à concentrer ses activités sur les sites les plus performants afin de préserver ses marges, au détriment de l’emploi et des territoires. Il a pourtant bénéficié de financements publics, ces dernières années, notamment via le dispositif de l’APLD2 en 2025. »

Pour justifier ce PSE, la direction de Wienerberger met en avant deux facteurs principaux : la forte baisse de la construction neuve, qui pèse sur l’activité briques, et la nécessité d’adapter l’activité structure aux exigences environnementales et aux objectifs de décarbonation des sites industriels, indique la CFDT FNCB dans un communiqué. « Ce qui choque, c’est qu’un groupe de cette envergure a les moyens d’absorber un ralentissement conjoncturel, poursuit Nicolas Charrier. D’autant plus que les derniers indicateurs laissent entrevoir une reprise en 2026. Quant à l’argument réglementaire, il aurait dû être anticipé. »

Prochaine mobilisation le 7 avril

Sur le terrain, les militants CFDT, bien que minoritaires, se mobilisent. Ils ont manifesté le 17 mars devant le siège de Wienerberger France à Suresnes (Hauts-de-Seine) et dénoncent notamment un déséquilibre dans les mesures proposées. « Le budget consacré à la formation est surdimensionné par rapport aux besoins », affirme Éric Péglion, délégué syndical CFDT du site de Durtal. « La direction sait qu’il ne sera pas entièrement utilisé. En même temps, elle réduit les mesures supralégales accordées aux salariés », ajoute-t-il, annonçant une nouvelle mobilisation le 7 avril.

« On a réussi à obtenir 15 000 euros pour une formation, 18 000 euros pour une RQTH3. On a fait une demande de 5 000 euros supplémentaires par personne qui seraient versés dans un pot commun. Et on négocie aussi la durée du congé de formation. Il faut laisser l’opportunité de se reconvertir à ceux qui le veulent. C’est notre travail que d’essayer de sauver les emplois, explique Marc Averseng, délégué syndical central CFDT de Wienerberger. Concernant le supralégal, c’est vrai, on est déçu. On aurait voulu obtenir la même chose qu’à Flines-lez-Raches [Nord]. »

“Plus personne ne souhaite rester, les salariés sont écœurés”

Les militants CFDT pensent que des solutions de reclassement pourraient être trouvées pour les salariés de Lasbordes ; la situation est en revanche plus complexe à Durtal. « La première usine du groupe se trouve à plus de 350 kilomètres. De toute façon, plus personne ne souhaite rester, les salariés sont écœurés. Les risques psychosociaux sont très élevés depuis des années. Les négociations annuelles obligatoires se tiennent en parallèle du PSE. Sans compter que le groupe a tout fait pour plomber les résultats du site », dénonce Éric Péglion. Déterminé, il conclut : « Il est hors de question de baisser les bras ! C’est le message que j’adresse aux salariés : nous ne lâcherons rien. »

Source Syndicalisme Hebdo par Sabine Izard 

29/03/2026

Le chiffre d’affaires 2025 de Wienerberger augmente grâce aux toitures

Le fournisseur autrichien de matériaux de construction Wienerberger a annoncé un chiffre d’affaires de 4,6 milliards€ pour 2025, porté par la croissance de ses segments toiture et solutions de tuyauterie malgré la faiblesse des marchés de la construction.

Le bénéfice net de l’entreprise a augmenté pour atteindre 168 millions€, reflétant la discipline financière et la gestion des coûts tout au long de l’année.

L’activité toiture a servi de moteur de croissance clé, soutenue par la contribution sur l’année complète de l’acquisition de Terreal et l’expansion dans les solutions solaires. Le segment des solutions de tuyauterie a affiché de solides résultats et maintenu des marges robustes malgré la faiblesse de l’activité de construction neuve.

Les marchés de la rénovation en France et en Allemagne ont gagné en importance au cours de la période, confirmant le potentiel de croissance structurelle de ce segment.

Wienerberger voit des opportunités de croissance à long terme dans la modernisation des infrastructures et la rénovation des bâtiments.

Source Investing.com 

27/03/2026

UK: « La brique reste un matériau de parement de choix », affirme Michelmersh Brick Holdings

La brique a traversé les siècles comme matériau de construction, contribuant à la fois à l'esthétique et à la durabilité des bâtiments, selon Michelmersh Brick Holdings, spécialiste des produits en terre cuite.

Le fabricant britannique Michelmersh Brick Holdings soutient que la brique est aujourd'hui un matériau de revêtement aussi pertinent qu'elle l'a toujours été.

Selon l'entreprise, la brique, d'une grande durabilité, se distingue par sa capacité à allier esthétique et performance à long terme.

« La brique reste un matériau de revêtement de choix », déclare le fabricant, spécialisé dans la brique d'argile aux textures variées. « Utilisé dans la construction depuis des siècles, ce matériau est apprécié pour sa fiabilité, sa polyvalence et sa robustesse discrète. »

« Des paysages urbains historiques aux zones protégées, en passant par les logements contemporains et les grands projets commerciaux, la brique continue de jouer un rôle central dans l'esthétique, la performance et la durabilité de notre environnement bâti », a-t-on ajouté.

Michelmersh Brick Holdings

Selon le fabricant, la brique contribue à la fois à l'esthétique et à la performance à long terme des bâtiments.

La brique d'argile est disponible dans une vaste gamme de couleurs naturelles, de textures, de dimensions et de finitions, et peut être agencée de multiples façons sur la façade d'un bâtiment, au gré des envies créatives de l'architecte.

Contrairement à certains matériaux plus contemporains, la brique permet aux concepteurs de prendre en compte le contexte du bâtiment et de choisir le revêtement adapté pour respecter son environnement.

« Qu'il s'agisse de s'intégrer harmonieusement à un cadre historique ou d'apporter contraste et rythme à une façade contemporaine, la brique offre une flexibilité sans compromis », a déclaré le fabricant.

Michelmersh Brick Holdings a également mis en avant les qualités écologiques de la brique d'argile, la décrivant comme un matériau performant sur le plan thermique.

Un bâtiment revêtu de briques est capable de réguler sa température intérieure en absorbant et en libérant progressivement la chaleur.

« Associées à des techniques d'isolation modernes, les façades en briques contribuent à la création de bâtiments performants et confortables », explique l'entreprise.

De nombreux types de briques terre cuite ont recyclables

De nombreux types de briques d'argile sont également recyclables, ce qui réduit l'empreinte carbone globale du bâtiment.

« Cela favorise l'adaptabilité à long terme et offre une réutilisation conforme aux principes de l'économie circulaire », précise le fabricant.

Michelmersh Brick Holdings souligne également que, correctement installée, une maçonnerie en briques peut durer des générations avec un minimum d'entretien.

Cela peut réduire considérablement le coût total d'un bâtiment sur sa durée de vie, en limitant les besoins de réparations et de remplacements.

Grâce à la robustesse de la brique d'argile, des éléments individuels peuvent être remplacés sans perturber l'ensemble de la façade, ce qui en fait un matériau particulièrement polyvalent.

L'entreprise propose un nuancier permettant aux architectes et aux designers de choisir la brique adaptée au revêtement de leur projet.

« La brique demeure un matériau de confiance car elle a fait ses preuves au fil du temps », conclut Michelmersh Brick Holdings. « Son héritage reconnu, associé à une gamme incomparable de couleurs et de textures, la rend adaptée à presque tous les environnements. »

Source Dezeen 

26/03/2026

Permis de construire unique : la réforme qui divise déjà les architectes

Le CNOA propose de fusionner permis de construire et déclaration préalable au sein d’une autorisation unique, une réforme qui suscite déjà de fortes réserves au sein de la profession.

À l’occasion du salon professionnel Global Industrie 2026 à Paris, le prestataire de services textiles Mewa présentera ses solutions durables, axées sur le service et spécialement conçues pour les entreprises industrielles et la métallurgie.

Alors que le gouvernement prépare un vaste chantier de simplification administrative susceptible de modifier en profondeur les règles applicables à la construction, une proposition portée par le Conseil national de l'Ordre des architectes s’impose progressivement dans le débat : la création d’un permis de construire unique. Présentée comme un levier de clarification et d’accélération des procédures, l’idée suscite toutefois de vives tensions au sein même de la profession.

Le Conseil national de l'Ordre des architectes propose ainsi de réunir, au sein d’une procédure unique, les autorisations aujourd’hui instruites au titre du permis de construire et de la déclaration préalable. L’objectif est double : faciliter l’accès à l’autorisation de construire tout en réaffirmant la place de la rénovation et de la qualité du bâti au cœur du Code de l’urbanisme. Une telle évolution impliquerait toutefois des ajustements à la fois réglementaires et législatifs, qui pourraient trouver leur place dans le futur projet de loi consacré à la simplification.

L’Ordre des architectes plaide pour une procédure unique

Dans le contexte de préparation du futur projet de loi de simplification, le Conseil national de l'Ordre des architectes défend une refonte en profondeur du régime des autorisations d’urbanisme. L’institution propose de regrouper, au sein d’une seule et même procédure, les démarches aujourd’hui réparties entre permis de construire et déclaration préalable.

L’idée défendue par l’Ordre consiste à fusionner les deux régimes actuels afin de créer un "permis de construire unique" (PCU), censé rendre les procédures plus lisibles pour les collectivités, les maîtres d’ouvrage et les professionnels du secteur. À quelques mois du renouvellement des exécutifs municipaux, la démarche s’inscrit également dans une volonté plus large de simplifier les démarches administratives liées à la construction.

Quel serait le dispositif envisagé ?

Le dispositif envisagé s’articulerait autour de plusieurs évolutions structurantes :

– une procédure unique fusionnant permis de construire et déclaration préalable, reposant sur un seul formulaire CERFA ;

– Des délais d’instruction raccourcis, estimés entre un et deux mois selon la nature des opérations ;

– Un périmètre unifié couvrant l’ensemble des interventions sur le bâti – construction neuve, rénovation ou réhabilitation – et toutes les typologies de projets (logements, tertiaire, bâtiments industriels…) ;

– Un rôle renforcé pour l’architecte, conforté dans sa fonction de tiers de confiance garant de la conformité réglementaire comme de la qualité du projet.

Au-delà de la simplification administrative, l’initiative vise également à replacer la conception architecturale au cœur des transformations du bâti. Le recours à l’architecte serait ainsi conçu comme un vecteur de qualité, mais aussi de responsabilité et de sécurisation des opérations.

Une ambition qui dépasse la seule simplification

Pour ses promoteurs, la réforme ne se limite pas à un ajustement procédural : elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur la transformation du parc bâti comme l’évolution des pratiques constructives.

Le permis de construire unique pourrait notamment faciliter la prise en compte de plusieurs enjeux structurants pour la filière : amélioration qualitative du bâti existant, développement de filières locales et de circuits courts, ou encore adaptation des constructions aux contraintes climatiques. Autant de dimensions que le Conseil national de l'Ordre des architectes souhaite voir mieux intégrées dans les politiques publiques de l’aménagement et de la construction.

L’institution appelle ainsi les pouvoirs publics à se saisir rapidement de cette proposition, présentée comme un sujet d’intérêt général pour l’ensemble de la filière.

Une proposition qui fracture la profession

Toutefois, cette initiative ne fait pas consensus. Bien au contraire, puisque la proposition du Conseil national de l'Ordre des architectes a suscité une réaction particulièrement critique de la part de l'Union nationale des syndicats français d'architectes. En effet, l’organisation syndicale accuse l’Ordre d’avoir avancé cette réforme sans concertation préalable avec l’ensemble de la profession. Dans un communiqué particulièrement virulent, elle évoque même un "déni de démocratie" et s’inquiète des conséquences d’une réforme engagée sans débat approfondi. Pour les syndicats, toute évolution des autorisations d’urbanisme devrait faire l’objet d’une discussion élargie avec les architectes, mais aussi avec l’ensemble des acteurs de la construction.

Auant dire que la question est sensible, alors même que l’année 2026 semble placée sous le signe de la simplification réglementaire puisque le gouvernement travaille à un projet de "méga-décret" susceptible de modifier de nombreux dispositifs applicables au secteur de la construction.

Dans ce contexte, les propositions du Conseil national de l'Ordre des architectes apparaissent comme une tentative d’influencer l’agenda législatif. Reste à savoir si l’exécutif choisira de s’en saisir – et sous quelle forme.

Source : batirama.com par Laure Pophillat

25/03/2026

Prix de l'énergie : le gouvernement choisit d'attendre

Rien n'est finalement sorti des réunions qui ont eu lieu hier entre les membres du gouvernement et à l'échelle européenne, en dehors d'un engagement du gouvernement à être « attentif » à l'évolution de la situation. Au vu de ses marges budgétaires extrêmement réduites, l'exécutif choisit donc d'attendre.

Alors que le prix du pétrole brut et celui du gaz continuent leur inexorable hausse, et que les Bourses mondiales montrent une grande inquiétude des marchés, le gouvernement français – tout comme l’Union européenne – semble paralysé.

« Choc gazier » 

 Au fil des heures, les conséquences des frappes iraniennes sur la plus grande usine de traitement du gaz au monde, au Qatar, apparaissent de plus en plus graves : hier, les autorités qataries reconnaissaient que les dégâts sont si importants que la production ne pourrait reprendre avant plusieurs mois voire « plusieurs années ». Or cette usine fournit directement l’Union européenne, et de manière plus importante encore depuis la fermeture des approvisionnements russes. Si le gouvernement veut se montrer rassurant en rappelant que le principal fournisseur de gaz, pour la France, est la Norvège, les motifs d’inquiétude n’en sont pas moins grands pour autant : si le gaz qatari venait à durablement manquer, la Chine, qui se fournit en gaz essentiellement dans le Golfe persique, risque demain de se tourner elle aussi vers la Norvège, ce qui aura pour effet mécanique, par le jeu de l’offre et de la demande, de faire monter les prix.

C’est donc bien un véritable « choc gazier », plutôt qu’un choc pétrolier, que craignent désormais les experts, davantage du fait de la destruction de certaines infrastructures que du fait du blocage du détroit d’Ormuz : en effet, si ce détroit est débloqué dans les semaines à venir d’une façon ou d’une autre, la circulation pourra y reprendre normalement assez rapidement. En revanche, si des infrastructures industrielles continuent d’être tout ou partie détruites, les conséquences se feront sentir sur plusieurs années.

« Stabiliser les prix » 

Dans ce contexte, le Premier ministre a réuni hier plusieurs membres de son gouvernement pour un « point d’étape »  sur le prix de l’énergie. On pouvait se demander s’il sortirait de cette réunion de premières mesures de protection, réclamées tant par les professionnels que par plusieurs syndicats et associations. Il n’en a rien été. 

Maud Bregeon, à la fois porte-parole du gouvernement et ministre de l’Énergie, avait du reste donné le ton peu avant, en déclarant que le pays « n'a pas les moyens d'un "quoi qu'il en coûte", alors que le gouvernement s'est engagé à réduire son déficit public à 5 % du PIB ». Pas question donc, pour l’instant du moins, ni de bloquer temporairement les prix des carburants, ni de mettre en place un dispositif de « bouclier »  sur le prix du gaz, qui pourrait augmenter très fortement dès le mois de mai pour les particuliers comme les entreprises ou les collectivités (lire Maire info d’hier). 

Pas de mesures annoncées non plus à l’échelle de l’Union européenne, qui réunissait hier ses chefs d’État et de gouvernement. Si la question du prix de l’énergie a bien été abordée lors de cette réunion, aucune mesure concrète n’a été annoncée, chaque État membre restant libre de prendre des mesures de protection dans ses frontières.

Au-delà de l’UE, les chefs d’État de six pays (France, Allemagne, Italie, Japon, Pays-Bas et Royaume-Uni) ont publié hier une « déclaration conjointe »  où ils affirment être prêts à « prendre des mesures pour stabiliser les marchés de l’énergie », notamment « en travaillant avec certains pays producteurs afin d'augmenter la production ». Mais l’essentiel de ce communiqué est ailleurs : les chefs d’État signataires, après avoir condamné vivement les attaques iraniennes contre les infrastructures pétrolières et gazières (mais sans évoquer l’attaque israélienne contre les installations gazières iraniennes), se disent prêts à « contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit [d’Ormuz] ». Ce qui pourrait, pour la France, signifier un engagement militaire plus net dans le conflit.

Industrie : jusqu’ici tout va bien

Retour en France avec une autre réunion qui s’est tenue hier sur le sujet autour du ministre chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, avec cette fois des représentants du monde de l’industrie. Le ministre a reçu les représentants des grands syndicats patronaux (Medef, CPME, France industrie et UIMM) ainsi que ceux des principales fédérations (chimie, santé, minerai, aéronautique, mode et luxe, construction, etc.). Les plus grandes entreprises (Suez, Safran, LVMH, Alstom…) étaient elles aussi invitées à cette réunion, dont l’objectif était de faire le point sur « les impacts industriels du conflit du Moyen-Orient ».

Selon l’entourage du ministre, cette réunion a permis de constater que « aucune rupture d’approvisionnement n’est constatée »  à cette heure, mais que la « vigilance »  reste de mise face « aux tensions sur les prix des matières premières et de l’énergie, qui pèsent sur la trésorerie des entreprises ». Aucune mesure particulière n’a, là encore, été annoncée, au-delà du constat de « la nécessité d’accélérer les efforts engagés, notamment en matière d’électrification, de sécurisation des intrants critiques et de renforcement de nos capacités industrielles stratégiques ». 

Source Maire Info par Franck Lemarc