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18/02/2019

Forêt de Malpaire à Précigné. Le projet de carrière bientôt enterré ?

En 2016, la Préfète de la Sarthe avait interdit à la société SAS Malpaire de défricher la forêt de Malpaire à Précigné. L'entreprise voulait y créer une carrière.

La société SAS Malpaire a attaqué vendredi la préfecture de la Sarthe devant le tribunal administratif de Nantes, pour lui avoir interdit en 2016 de défricher les 51 hectares de la forêt de Malpaire, à Précigné (Sarthe), un préalable indispensable à son projet controversé de carrière à ciel ouvert de sables et d’argiles.

Cette émanation du groupe Brangeon – basé à Mauges-sur-Loire (Maine-et-Loire) et qui détient déjà la Société de Dragage du Val de Loire (SDVL) – s’était aussi vu refuser une dérogation à l’interdiction de destruction des espèces protégées comme le triton palmé. Elle avait pourtant prévu des « mesures compensatoires », comme l’exige la loi.

Troisième autorisation refusée
En 2017, la société s’était vu refuser la troisième et dernière autorisation administrative nécessaire au lancement de son activité, à savoir l’autorisation d’exploitation d’une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).

Vendredi, à l’audience, le rapporteur public a admis que le préfet avait commis une « erreur d’appréciation » sur le refus d’autorisation de défrichement.

Il l’a donc sommé de réexaminer la demande de la SAS Malpaire, tout en validant la légalité des deux autres refus préfectoraux, ce qui revient de facto à bloquer le projet.

Caractère remarquable
La forêt de Malpaire « présente un caractère remarquable », a d’emblée rappelé le magistrat, dont les avis sont souvent suivis par les juges.

 La surface du projet représente 5 % de la forêt, ce qui est faible, mais sur le plan qualitatif ce n’est pas négligeable. »

Le rapporteur public a aussi admis que cette carrière pouvait avoir un « intérêt public » en termes d’impact économique, mais qu’il n’était pas « majeur » – ce qui aurait permis de déroger à l’interdiction de destruction des espèces protégées.

Le groupe Brangeon se prévalait pourtant entre autres de la présence du fabricant de briques Wienerberger, à Durtal (Maine-et-Loire), pour justifier la réalité des besoins du marché.

Il estimait aussi que le défrichement de la forêt de Malpaire allait faire tourner la filière bois, mais cela s’inscrira « dans un horizon temporel assez bref » selon le magistrat.

Des créations d’emplois… discutables
La création d’emplois alléguée est également toute relative, estime le rapporteur public, puisque « seuls deux emplois directs » seront créés. « Il n’est pas établi que l’activité des sous-traitants serait menacée si le projet était interdit », a-t-il ajouté. De façon générale, le magistrat a conclu à « l’absence de besoin d’une nouvelle carrière dans la Sarthe ».

Des besoins immédiats
« On est dans une zone où il y a un savoir-faire qui est présent et des besoins qui sont immédiats », a répliqué l’avocat de la société.

Ce dernier a surtout critiqué l’avis « péremptoire » et « en quelques lignes » du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), une instance rattachée au ministère de l’Ecologie, qui a poussé le préfet à « faire machine arrière » sur l’autorisation de défrichement et à refuser par la suite les deux autres autorisations sollicitées « par souci de cohérence ».

« La préfecture ne maîtrisait pas le dossier, elle a sous-traité l’expertise technique au CNPN… C’est dommage qu’une seule personne mette à mal un dossier qui était assez bien ficelé », a regretté l’avocat de la filiale du groupe Brangeon, qui avait fait une demande d’extraction des minerais pour une durée de vingt-cinq ans.

Le tribunal administratif de Nantes, qui a mis son jugement en délibéré, rendra sa décision dans un mois environ.

Source Actu.fr

16/02/2019

Les Terres cuites du Savès mériteraient le label «Entreprise du patrimoine vivant» tellement elles perpétuent une tradition cruciale pour Toulouse : la brique ! Installée aux confins de la Haute-Garonne et du Gers, à Empeaux, la briqueterie est née de la volonté de Jean-Pierre et Roger Gélis, propriétaires de la briqueterie éponyme à Colomiers.

Tous deux rachètent une carrière et créent en 1993 une briqueterie pour produire la traditionnelle brique foraine et brique toulousaine.

Aujourd'hui c'est Denis Bazin qui est à la tête de la PME qui emploie quinze salariés pour 1,4 M€ de chiffre d'affaires en croissance de 20 %.
Il faut dire que la ville de Toulouse a fait revenir la brique traditionnelle en grâce notamment avec la rénovation des quais de Garonne. «Nos briques sont moulées comme à l'époque avec la même technique que nous avons mécanisée» explique Denis Bazin.

Chaque moule est rempli d'argile individuellement, ce qui donne des aspérités, des défauts… qui font le charme et donne un aspect plus authentique.

C'est toute la différence par rapport aux méthodes industrielles dites par extrusion qui donnent une briquette lisse, sans relief à l'aspect moins flatteur.
L'architecte des bâtiments de France a aussi aidé au développement de cette brique du Savès.

L'usine du Savès est capable de produire une centaine de produits différents avec une capacité de 30 000 briques par semaine.
Outre la commande publique, la briqueterie est aussi adoptée par de plus en plus de promoteurs soucieux de livrer «de belles façades» comme le programme Carré d'art face au musée des Abattoirs.
Des marchés sont aussi décrochés à Montauban et Albi. Actuellement, le gros chantier reste celui de la Toulouse School of Economics entièrement recouverte de briques traditionnelles soit un total de 1 000 tonnes. «Ce seul chantier absorbe un tiers de notre production annuelle» chiffre le dirigeant.

Une référence qui s'ajoutera à tant d'autres : de la médiathèque de Toulouse aux remparts Duportal en passant par les cœurs de ville de Balma ou Castanet-Tolosan.

Source La Dépêche du Midi

15/02/2019

Chine : hausse des bénéfices du secteur des matériaux de construction en 2018

Le secteur chinois des matériaux de construction a affiché une forte hausse des bénéfices l'année dernière, grâce à l'augmentation de la production de ciment, selon les données officielles.

Les bénéfices du secteur ont totalisé 431,7 milliards de yuans (64 milliards de dollars) en 2018, en hausse de 43% par rapport à l'année précédente, précise la Commission nationale du développement et de la réforme.

Les producteurs de ciment ont rapporté 154,6 milliards de yuans de profits, soit plus du double par rapport à 2017. La production de ciment a augmenté de 3% en glissement annuel pour atteindre 2,18 milliards de tonnes en 2018, après avoir connu un léger recul l'année précédente.

Cette bonne performance est attribuée à la hausse des prix du ciment. En décembre, les prix moyens du ciment étaient de 10,6% supérieurs à ceux rapportés un an auparavant.

Le verre plat, un autre matériau de construction important, a enregistré une croissance des bénéfices de 30%, malgré une baisse des prix et un ralentissement de la croissance de la production.

Source French.china.org.cn

14/02/2019

La hausse des revenus de Maisons France Confort ralentie par les gilets jaunes

Le constructeur Maisons France Confort a annoncé une progression de 6% de son chiffre d'affaires en 2018, qui a pourtant achevé l'année avec une baisse de 2% au dernier trimestre. En cause: l'allongement des délais de construction accentué par le mouvement des Gilets jaunes.

La croissance se poursuit pour le leader de la construction de maisons individuelles en France. Maisons France Confort (MFC) a annoncé ce 6 février une hausse de 6% de son chiffre d'affaires en 2018, à 804,2 millions d'euros, malgré une fin d'année en baisse (-2% sur le seul dernier trimestre, par rapport à un an plus tôt).

Ce ralentissement est surtout « lié à un allongement progressif des délais de construction », a expliqué le groupe dans un communiqué, précisant que le phénomène s'était accentué au dernier trimestre « dans certaines zones géographiques touchées par les mouvements sociaux d'ampleur nationale de ces derniers mois ».

La fin d'année a été marquée par le début du mouvement des « gilets jaunes », dont les mobilisations ont marqué chaque samedi. Certains acteurs du bâtiment ont expliqué que des travaux avaient été suspendus non seulement par des clients mais aussi des élus locaux par mesure de sécurité.

Un marché en baisse

Au-delà de cette actualité, MFC, qui avait signé deux années de forte hausse de son chiffre d'affaires en 2016 et 2017, rappelle que le marché de la maison individuelle est « impacté par une baisse généralisée des aides à l'accession ». La construction de logements a ainsi baissé l'an dernier en France, que ce soit au niveau des mises en chantier comme des permis de construire, et cette baisse est particulièrement sensible pour les maisons. Les professionnels en tiennent notamment responsable l'annonce fin 2017 de la réduction du périmètre géographique de plusieurs aides budgétaires et fiscales à la propriété, comme le prêt à taux zéro.

Pour autant, MFC dit afficher une « bonne résistance » et faire mieux que ses concurrents. En ce qui concerne la construction, le montant de son carnet de commandes, indicateur de son chiffre d'affaires à venir, a décliné de 3,6% l'an dernier mais a rebondi sur le seul dernier trimestre. Le groupe ne donne pour l'heure pas de prévisions chiffrées pour cette année mais rappelle que « les prises de commandes 2018 constitueront pour l'essentiel la production 2019 ».

A ce titre, parallèlement au déclin de ses commandes l'an dernier dans la construction, il fait état d'une nette hausse dans la rénovation. Cette activité, dans laquelle il se développe de plus en plus, reste toutefois minoritaire à un peu moins de 15% du chiffre d'affaires.

Source Le Moniteur

13/02/2019

Rieter et Morando fusionnent dans une nouvelle srtucture

En décembre 2018, KELLER HCW GmbH a transféré l'activité «préparation et mise en forme de l'argile» à la nouvelle société Rieter Morando GmbH, située à Constance.

Morando S.r.l., située à Asti, a changé le nom de sa société en Rieter Morando S.r.l. La nouvelle unité Rieter Morando fait partie du groupe européen Legris Industries.

Cette fusion conduit au renforcement de la nouvelle société, lui garantissant une position unique sur le marché en tant que leader mondial des équipements de préparation et de mise en forme de l'argile. Le site de Konstanz est un centre de compétences en matière de service, de maintenance et de pièces de rechange, garantissant un support fiable et durable à tous les clients connaissant et appréciant la marque Rieter. Le site Asti est axé sur la recherche et le développement ainsi que sur des solutions technologiques de pointe pour la production industrielle de nouvelles machines, tout en maintenant la proximité de toutes les usines équipées de machines de Morando et Rieter.

S'appuyant sur les compétences de ses équipes communes, Rieter Morando élargit ses offres de services et ses modèles dans tous les domaines d'activité, y compris le conseil et le conseil technique pour ses clients industriels, ainsi que les offres de services numériques, tirant parti des projets de l'industrie 4.0. L'équipe mondiale de Rieter Morando est renforcée et prête à forger un avenir prospère.

Source Keller

12/02/2019

Terreal et Web2vi partenaires pour promouvoir l’usage des drones sur les chantiers

Terreal et Web2vi ont signé un accord exclusif de collaboration pour encourager les couvreurs à s’équiper d’une nouvelle solution digitale drone-logiciel de gestion pour tous les travaux en toiture. A la clé, des gains en sécurité et en temps, une efficacité commerciale ou encore une meilleure connaissance des coûts. Via cette solution, le couvreur peut non seulement gérer son cycle d’activité mais également suivre l’avancement du chantier.

Utiliser des drones pour ses animations de chantiers n’est pas nouveau pour Terreal qui annonce avoir développé, en partenariat avec Web2vi, une solution de métré par drone. L’offre proposée comprend l’utilisation du drone de dernière génération Parrot Anafi ainsi que l’interface pix4D model développée spécifiquement par la start-up pour cette utilisation.

Conçu et développé par des couvreurs, le logiciel Web2vi vient optimiser et rentabiliser le quotidien des artisans du bâtiment grâce notamment à l’établissement d’un mini-compte de résultat par chantier.
Comment fonctionne le logiciel ?
A partir de séquences prises par le drone, l’interface génère une maquette numérique 3D sur laquelle s’effectue la prise de cotes. Une fois la maquette stockée, le logiciel Web2vi transforme le métré en devis via une bibliothèque de plus de 15 000 ouvrages de couverture qui comprend notamment l’ensemble des produits Terreal.

Grâce aux référentiels de pose, le logiciel permet à l’artisan de connaître « avec précision » ses temps de chantier, ses quantitatifs et pris d’achat matériaux, son seuil de rentabilité et sa marge cible.

« Cette solution digitale est le fruit de 4 ans de développement avec des couvreurs. Nous entendons la difficulté d’être entrepreneur sur ce marché, avec un ratio moyen de 5 devis établis pour 1 seul gagné. Que de temps perdu ! », souligne Christian Nopper, dirigeant de l’entreprise Web2vi. Le couvreur peut ainsi gérer son cycle d’activité de A à Z, depuis l’établissement du métré et du devis jusqu’à la facturation. Il peut également suivre l’avancement des travaux et anticiper le temps restant pour l’exécution du chantier.
Une solution aux nombreux avantages
Via cette solution, le professionnel bénéficie non seulement de gains en sécurité et en temps dans la réalisation des opérations et inspections avant travaux mais aussi d’une image « plus moderne du métier de couvreur ». Le logiciel se veut également un atout commercial, les outils promotionnels et de présentation de l’entreprise se faisant plus attrayants. Enfin, une meilleure connaissance des coûts, lui permet de « mieux gérer son entreprise ».

Terreal assurera un rôle de prescripteur entre ses clients couvreurs et Web2vi. « Pour le déploiement de cette solution, il était important de s’allier à un acteur dont la prescription est de qualité. De plus, nous partageons avec TERREAL des valeurs communes, à savoir : la volonté de fournir aux artisans des outils du numérique leur permettant de mieux vivre de leur passion, de maintenir des savoir-faire chers à notre patrimoine et de favoriser de nouvelles vocations », indique M. Nopper.

Une série d’animations est prévue partout en France afin que les couvreurs puissent découvrir et échanger sur l’utilisation des dernières solutions Terreal pour la rénovation de toiture.

« Au-delà̀ de la stratégie de Terreal de s’investir dans l’univers du digital, nous percevons dans ces nouvelles solutions un grand potentiel de développement pour les artisans du bâtiment. Le métier de couvreur est en pleine mutation et nous souhaitons accompagner nos clients couvreurs dans la transition numérique du bâtiment. Nous pensons réellement que ces nouveaux outils leur permettront de s’adapter, de travailler d’une manière plus sécurisée tout en renforçant leur profitabilité », déclare enfin Eric Risser, directeur marketing de Terreal.

Source Batiweb

11/02/2019

EDILIANS complète sa gamme de tuiles terre cuite solaires

Après le lancement de l’Alpha Solaire, la première tuile terre cuite intégrant des cellules photovoltaïques, EDILIANS, complète sa gamme de tuiles terre cuite solaires avec deux nouveaux modèles qui seront commercialisés début du second semestre 2019.

Dévoilés en avant première sur Be Positive, ces produits s’inspirent directement de deux tuiles terre cuite aux marques historiques.

La tuile HP 10 Solaire reprend la forme de la tuile à pureau plat HP 10 Huguenot et dont le design moderne au nez très fin et ses coloris gris quartz, argentique ou ardoisé, lui permettent de s’associer à merveille avec une cellule photovoltaïque, la tuile Rhôna 10 Solaire dont l’aspect contemporain et le coloris Ardoisé offrent une esthétique en toute discrétion y compris dans le cadre d’une toiture à faible pente.

L’Alpha Solaire, fidèle à l’aspect de la tuile ALPHA 10 Ste Foy, avec laquelle elle s’intègre parfaitement pour conférer une ligne épurée aux toitures.

Avec une puissance photovoltaïque de 30 Wc par tuile, les tuiles terre cuite solaires bénéficient des caractéristiques propres aux tuiles standards dont elles s’inspirent (étanchéité optimale, résistance mécanique, ingélivité) et disposent également des mêmes avantages en termes de mise en œuvre, d’emboîtement latéral et de recouvrement.

Source Batijournal

10/02/2019

Près de Lisieux, la famille Lagrive fabrique des briques depuis quatre générations

Installée à Glos (Calvados), à la sortie de Lisieux en direction de Paris, la briqueterie Lagrive produit plus de 700 000 briques par an de façon artisanale.


Mardi 8 janvier 2019, Patrick Lagrive, gérant de la briqueterie, a reçu la visite de François Aubey, président de la communauté d'agglomération Lisieux-Normandie, et Bernard Broisin-Doutaz, maire de Glos.


Sa grande cheminée est visible depuis la RD613, à la sortie de Lisieux (Calvados) en direction de Paris. Depuis 1932, la famille Lagrive produit des briques artisanales dans cette briqueterie créée à la fin du XIXe siècle.


Quatre générations se sont succédé à la tête de l’entreprise, mais le savoir-faire familial reste intact. Responsable depuis 2012, Patrick Lagrive explique :


Nous produisons deux types de briques. Les premières, calibrées, sont fabriquées dans une presse rotative à sec, exerçant une pression de 40 tonnes. Ces briques ont une haute résistance. Les secondes, à l’ancienne, sont fabriquées dans des presses d’avant-guerre. Elles ont une plus grande irrégularité dans leur concept.


La terre est extraite d’une carrière située à côté de la briqueterie. Les briques sont ensuite fabriquées d’avril à octobre, avant la cuisson à 1100° dans un four Hoffmann de 80 mètres de décembre à avril. Le four tourne alors 24 heures sur 24, avec un employé de permanence la nuit.


La briqueterie Lagrive produit 700 000 à 750 000 briques par an. « Nos clients sont des particuliers, des artisans et des marchands de matériaux » précise Patrick Lagrive, père du pilote de moto Matthieu Lagrive, vainqueur du Bol d’Or et des 24 heures du Mans.


L’entreprise emploie douze personnes. Renseignements sur le site Internet de la briqueterie Lagrive.


Source Actu.fr

09/02/2019

Blajan Terre d'avenir agit pour le patrimoine

L'association «Blajan terre d'avenir» a pour mission d'animer le musée de la tuile qui a rouvert le 1er avril dernier.
Lors de sa dernière assemblée générale de bilan, la présidente Élisabeth Servant a détaillé les actions et les animations menées autour du musée dont un concours photos pour la fête de Blajan avec 15 participants présentant 32 photos sur le thème «La tuile dans tous ses états » . Le vernissage sous le tilleul du musée a eu un beau succès ; ce sont les visiteurs qui ont voté pour leurs photos préférées.

La sortie du Livre «La Tuilerie de Blajan mémoire ouvrière» tiré à plus de 200 exemplaires est très appréciée.
Le projet autour de la protection et de la revitalisation du site de l'ancienne Tuilerie a été retenu par la Mission Bern. Une somme de 50 000 € va être allouée.
Un site où les particuliers, les entreprises et autres peuvent faire des dons dédiés au projet, transitant par la fondation du Patrimoine, pouvant donc être déductibles des impôts est ouvert.
Pour chaque don de 1 € la mission Bern verse également 1 € dans la limite de 8 000 €. Ces dons peuvent être faits par internet en tapant Fondation du Patrimoine Tuilerie de Blajan ou par courrier, par chèque.
Le nettoyage de l'ancienne tuilerie a permis d'ouvrir ce site visité par 250 personnes lors des journées du patrimoine.
Mme Bajolle Directrice Générale déléguée au développement et à l'attractivité des territoires au Conseil Départemental s'y est rendue dernièrement.
Parmi les projets l'association envisage notamment la création d'un diaporama sur l'histoire de la Tuilerie pour compléter le film du musée.

Les 32 adhérents ont élu le conseil d'administration : Arlette Provost, Jean Bernard Castex, Marie Claire Castex, Anne Marie Desbarax, Emmanuel Cagnin, Chantal Mihailescu, Kévin Roper, Hervé Daunes, Titouan Plard, Isabelle Brugaillère, Nicole Vincent, Élisabeth Servant.
Le bureau est le suivant: Présidente : Élisabeth Servant, trésorière : Marie Claire Castex, secrétaire : Chantal Mihailescu.

Source La Dépêche du Midi
                                                

08/02/2019

Encore plus de retards pour les tuiles solaires Tesla

Tesla a annoncé des installations de système solaire plus basses pour le quatrième trimestre de 2018, tout en affirmant la poursuite des tests de son système de tuiles de toit pour un calendrier de déploiement encore vague pour la production en série et les déploiements.

Tesla a déclaré que les installations solaires au quatrième trimestre de 2018 avaient atteint 73 MW, en baisse de 21% par rapport au trimestre précédent, qui était le pic du trimestre pour les installations en 2018.

En dépit des facteurs de saisonnalité, Tesla a indiqué qu'elle était toujours en train de transférer ses anciens canaux de vente vers ses magasins Tesla, ce qui semble prendre plus de temps que prévu pour former ses équipes de vente à la vente de systèmes solaires en plus des véhicules électriques.

Cela pourrait indiquer que les installations de systèmes solaires pourraient également être affectées par le manque de personnel de vente qualifié. Le système de tuiles de toit Tesla est un problème de vente plus complexe que l’installation de panneaux solaires standard.

La société a également noté que 75% des déploiements de toits résidentiels au quatrième trimestre étaient des ventes au comptant et des prêts, en hausse de 51% au quatrième trimestre de 2017, alors qu'ils étaient en baisse de 80% au troisième trimestre de 2018.

Progression lente des tuiles

Tesla a été surpris par le peu de progrès réalisés par rapport au trimestre précédent dans son système de toiture solaire complète. La société a déclaré qu'avec «des capacités de fabrication considérablement améliorées en 2019, sur la base des itérations de conception et des tests en cours», les installations réelles des clients resteraient «à un rythme lent pour recueillir de nouvelles informations sur nos modifications de conception, ainsi que sur la viabilité de nos solutions. processus d'installation en les implémentant dans des zones autour des États-Unis qui connaissent des conditions météorologiques défavorables. "

Dans ses remarques du troisième trimestre 2018, Tesla avait déclaré que sa production en volume à Gigafactory 2 aurait lieu au "premier semestre de 2019", par rapport à la prévision du trimestre précédent selon laquelle elle serait réalisée "vers la fin de 2018".

Stockage d'énergie
Tesla a franchi une nouvelle étape en ce qui concerne son activité de stockage d'énergie, avec un déploiement total de 1,04 GWh en 2018, soit presque trois fois plus que les 358MWh déployés en 2017.

Cependant, les déploiements de stockage d'énergie au quatrième trimestre de 2018 ont atteint 225 MWh, soit une baisse séquentielle de 6%, mais une augmentation de 57% par rapport au quatrième trimestre 2017.

Le chiffre d'affaires du secteur de l'énergie au troisième trimestre de 2018 s'est établi à 371,4 millions USD, en baisse de 7% par rapport au trimestre précédent.

La baisse des ventes d’énergie solaire et de stockage d’énergie a eu une incidence sur la marge brute conforme aux PCGR, qui a diminué de 11,5% par rapport à 17,2% au trimestre précédent.

Orientation
Tesla s'attend à ce que ses revenus de production et de stockage d'énergie augmentent considérablement en 2019, principalement en raison de ses activités de stockage.

Les installations solaires guidées par la société au premier trimestre de 2019 devraient être légèrement inférieures à celles de 73 MW au quatrième trimestre de 2018, un nouveau plus bas trimestriel de ces dernières années.

07/02/2019

UNICEM: 2018,une année contrastée pour les matériaux (tuiles +1.2 points sur 12 mois, briques -2.1 points)

Logement : dégradation des enquêtes
Selon l’enquête menée en janvier par l’INSEE dans l’industrie du bâtiment, le climat des affaires s’altère légèrement, partant il est vrai d’un niveau très élevé. Si l’opinion sur l’activité passée est un peu moins bien orientée, celle sur l’activité prévue se stabilise, les deux restant très au-dessous de leur moyenne de long terme.
A noter que l’opinion sur l’activité future se replie dans le segment du logement, tandis qu’elle reste haussière dans celui du non résidentiel.
S’agissant des commandes, les entrepreneurs jugent leurs carnets un peu moins bien garnis, même si leur niveau assure à ce jour 7,4 mois de travail, soit 1,8 mois de plus qu’en moyenne sur longue
période.
Cette légère dégradation du climat conjoncturel se constate également parmi les promoteurs qui voient la demande de logements neufs se détériorer sensiblement en janvier. En effet, l’enquête trimestrielle de l’INSEE traduit un nouveau repli des perspectives de mises en chantier des promoteurs, atteignant leur plus bas niveau depuis juillet 2015.
Le solde d’opinion recule d’ailleurs plus sensiblement s’agissant des logements destinés à la vente, repassant nettement sous sa moyenne de long terme, que pour les logements destinés à la location. Ces évolutions vont de pair avec les résultats de l’activité construction désormais connus pour l’année 2018.
Ainsi au dernier trimestre, les mises en chantier de logements ont plongé de -18,3 % par rapport à la même période de l’an passé, la baisse étant plus marquée pour le segment du collectif (- 20,4 %) que pour l’individuel (- 10,6 %). Au total, en 2018, le recul des logements commencés atteint - 7 % à 398 100 unités.

La contraction des permis est du même ordre, avec un recul de - 7,1 %, soit 460 500 autorisations délivrées.
En revanche, le segment de l’individuel groupé tire son épingle du jeu avec une hausse de + 1,9 % des demandes de permis, une hausse qui s’est d’ailleurs raffermie au quatrième trimestre (+ 3,7 %) tandis que l’ensemble des autorisations affichaient un recul de - 8,4 %. L’année 2018 aura également été marquée par une hausse du délai moyen d’ouverture des chantiers, à 11,6 mois pour le collectif (5,4 mois pour l’individuel), mais surtout par une remontée des taux d’annulation des permis, notamment dans le collectif, atteignant 27,3 % fin 2018 (contre 19,1 % en moyenne sur longue période).

Source UNICEM

06/02/2019

La famille d'armateurs Cigrang entre dans le capital d'Etex

La famille anversoise Cigrang conclut un accord avec la banque Degroof Petercam  pour entrer dans le capital de la multinationale belge Etex.
Après son entrée dans la compagnie pétrolière Euronav, la famille anversoise Cigrang fait son entrée dans le capital du groupe de matériaux de construction Etex.

Au printemps dernier, elle a fait l'actualité en achetant l'île paradisiaque espagnole d'Espalmador, pour 18 millions d'euros. La riche famille anverso-luxembourgeoise Cigrang, notamment connue pour son groupe de transport maritime CLdN, est à la recherche du prochain investissement dans le groupe de matériaux de construction Etex. Son siège est à Bruxelles, où sont également présentes ses racines depuis 1905.

Etex
- Géant belge des matériaux de construction: 113 usines, implantées dans 42 pays, plus de 14 000 employés.
- Aux mains privées, sous le contrôle de la famille Emsens. La participation exacte est inconnue.
- Chiffre d’affaires (2017): 2,79 milliards d’euros.
- Résultat net (2017): 148 millions d'euros.
- Valeur boursière: 1,07 milliard d'euros (indication approximative, sur la base du prix du marché illiquide d'EuronextExpert).

Etex est toujours contrôlé par la famille fondatrice Emsens et ses nombreuses branches des générations précédentes. Le nom Emsens est également lié au groupe géant des minéraux Kempense, Sibelco, et au producteur de tubes Aliaxis, séparé d'Etex. L’apparence exacte de la multinationale Etex est un secret bien gardé.

Cependant, il est clair qu'il y a de la place pour d'autres actionnaires depuis des années. Ainsi, le holding Diepensteyn de l'entrepreneur-investisseur Jan Toye, membre de la famille qui se trouve à la base de la brasserie Palm, était autrefois apparu comme un petit parti au capital d'Etex.

Les actions Etex sont régulièrement négociées via le marché expert d'Euronext Brussels, l'ancienne enchère publique. Mais ce marché n’est pas très liquide et il ne s’agit que de mini-emballages. Le dernier cours d'Etex est de 12,90 euros par action, que le groupe valorise à peine plus d'un milliard d'euros. Mais c'est probablement une sous-estimation de la valeur réelle d'une entreprise de la taille d'Etex.

En tant qu'actionnaire d'Etex, les Cigrang sont en train d'émerger - il s'agit essentiellement de quatre frères qui sont les petits-fils du fondateur du CLdN, Léon, avec pour premier rôle Christian Cigrang. Cela ressort des derniers comptes annuels (exercice clos fin mai 2018) de CLdN Finance, l'un des véhicules d'investissement luxembourgeois de la famille. C'est également la société où les frères ont hébergé leur participation indirecte de 14% dans la Banque Degroof Petercam.

Les états financiers n'indiquent pas la taille de la participation dans Etex. Le document donne une indication. Les actions, ou une partie de celles-ci, ne sont plus la propriété de CLdN Finance, mais ont été vendues à une nouvelle société de portefeuille appelée Phiclex, également située au Grand-Duché. CLdN Finance a consenti à Phiclex un emprunt de 10,5 millions d’euros pour payer le transfert des actions.

Au dernier taux Etex sur le marché expert, ce montant est suffisant pour acquérir une participation d’environ 1% dans le groupe des matériaux de construction. Mais peut-être que la transaction a eu lieu à un prix inférieur ou n’indique pas toute l’importance des Cigrang dans Etex.

La question est de savoir quand les armateurs sont entrés dans Etex. C'est peut-être arrivé il n'y a pas si longtemps. Les documents plus anciens de CLdN Finance ne font aucune mention d'une participation, mais la société de portefeuille se limite aux informations les plus nécessaires dans ses comptes annuels.

Nous publions ce qui est nécessaire, mais nous ne commentons pas pour le reste.

Elle ne mentionne pas non plus qui est le vendeur des actions Etex, sans parler de ce que sont les projets ultérieurs des Cigrang. Les frères notoirement discrets n'étaient pas disponibles pour commenter hier ou n'ont pas répondu aux messages. "Nous publions ce qui est nécessaire et respectons les obligations légales, mais pour le reste, nous ne commentons pas", a déclaré Dirk Hooybergs, directeur général du CLdN, hier.

Degroof
Pour De Tijd, c'est la banque Degroof Petercam qui a cédé tout ou partie de sa participation dans Etex aux Cigrang. La banque et ses (anciens) cadres supérieurs entretiennent de bonnes relations avec le spécialiste des matériaux de construction depuis des années. Non seulement en tant que petit actionnaire, mais également en tant que conseiller de banque d'investissement pour les transactions importantes.

En outre, Degroof a régulièrement livré des administrateurs à Etex, tels que l’ancien PDG Regnier Haegelsteen, qui a quitté son poste de membre du conseil l’année dernière. On ne sait pas immédiatement s'il s'agit d'une transaction avec CLdN. La banque n'a également pas voulu commenter hier.

La famille Cigrang entretient à son tour de bonnes relations avec la banque. Elle est indirectement actionnaire. Mais elle est apparemment aussi d'accord avec la famille Philippson, qui était à la base de l'institution financière en 1871. Parce que Phiclex, le nouveau véhicule qui a acheté les actions d'Etex à CLdN Finance, n'est détenu qu'à 75% par les armateurs.

Luxembourg
Les 25% restants sont détenus par Francaja Phinance, une autre société luxembourgeoise appartenant cette fois à la famille Philippson. Ce dernier peut également fournir deux administrateurs à Phiclex, dont Jacques-Martin Philippson, également administrateur de la Banque Degroof Petercam. Ici aussi, on devine les plans ultérieurs des deux parties fortunées.

Il est clair que les Cigrang ont systématiquement élargi leur empire depuis l’entrée de Degroof en 2010, à notre connaissance, la première grande diversification de leurs intérêts. Ils ont déjà dépensé plus d'un quart de milliard d'euros pour cela, a calculé De Tijd. Ils ont gagné cette fortune avec CLdN. Les chiffres récents du groupe manquent, mais le chiffre d’affaires dépasse 1 milliard d’euros.

En 2017 et l'année dernière, ils étaient toujours d'actualité en entrant dans la capitale du géant pétrolier Euronav (voir à droite). En comparaison avec l'œuvre plus vaste, les intérêts de l'amateur de culture Christian Cigrang dans le monde de la mode et l'achat de l'île espagnole semblent être des passe-temps. Même si ces millions ont également été absorbés.

Principaux intérêts de la famille Cigrang
> CLdN, groupe maritime luxembourgeois-belge, qui utilise le nom plus connu de Cobelfret pour certaines activités.
> Pétrolier Euronav (premier actionnaire individuel avec 8,4%).
> Banque Degroof Petercam (intérêt indirect de 14%).
> Groupe de matériaux de construction Etex (1%?).
> Entreprises de mode (dont A.F.Vandevorst et Christian Wijnants).
> Île espagnole d'Espalmador.

Source DETIDJ

05/02/2019

Efficacité énergétique : Allice au pays de la recherche collaborative

Trois centres techniques, un centre de recherche et un consultant s’associent dans une « alliance », visant à fédérer les industries autour de l’efficacité énergétique. En déployant à grande échelle les technologies existantes, la consommation d’énergie dans l’industrie pourrait rapidement baisser de 20 %, soulignent les fondateurs.

Après la disparition de deux instituts pour la transition énergétique (1) en 2018, l’Alliance industrielle pour la compétitivité et l’efficacité énergétique (Allice) s’attelle à la structuration de la filière. La jeune entité (2) défend « une approche transversale, pour briser les silos entre les divers secteurs », selon son président exécutif, Christophe Debard. « On vise une diffusion accélérée de l’innovation technologique et une baisse du coût d’investissement pour chaque partenaire », complète Philippe Lubineau, directeur de la recherche et des programmes du Centre technique des industries mécaniques.

Les petits ont la même voix que les gros

« L’innovation se fera plus rapidement si elle s’opère à l’interface entre les différents métiers et filières », abonde Jean-Roch Meunier, directeur général délégué du Centre technique agroalimentaire. Celui-ci collabore déjà avec le Centre des industries aérauliques et thermiques (Cetiat) sur l’optimisation énergétique des fours des biscuitiers. L’agroalimentaire est le troisième consommateur industriel d’énergie, derrière la sidérurgie et la chimie. « La consolidation de l’offre de services et d’équipements au sein d’Allice donnera accès aux procédés innovants à nos entreprises (90 % de PME à l’outil industriel vieillissant) », escompte Jean-Roch Meunier.

L’alliance, au statut juridique de SAS, est « ouverte à toutes les entreprises de la chaîne de valeur », signale Christophe Debard. Elle compte aujourd’hui 20 membres, dont Cléia du côté de l’offre de solutions, GRDF et GRT Gaz chez les énergéticiens et le fabricant de tuiles Terreal parmi les industriels en quête d’efficacité énergétique. Les instituts qui se sont désagrégés l’an dernier étaient pilotés par de grandes multinationales, note Bernard Brandon, directeur général du Cetiat. Chez Allice, « un "petit" acteur a la même voix qu’un "gros" », pointe son président.

20 % de gain accessible à court terme

La structure engage deux études, dont les résultats seront partagés entre ses membres. La première porte sur la récupération de chaleur sur buées dans les process industriels de l’agroalimentaire, la chimie et la papèterie. La seconde comparera les logiciels de suivi et d’optimisation de la performance énergétique et s’attachera à l’impact des offres de big data sur la consommation énergétique. Du côté de la recherche, l’institut Liten du CEA met au service d’Allice son expertise sur la production de chaleur et de froid, le stockage de l’énergie et l’intégration d’énergies renouvelables. Et lui livrera les résultats d’une prochaine thèse sur l’optimisation des échangeurs de chaleur.

L’industrie pèse 20 % de la consommation d’énergie finale du pays, rappelle David Barinda, directeur d’Enea Consulting. « En déployant les technologies aujourd’hui disponibles, elle pourrait réduire de 20 % cette consommation – engendrant un recul de 4 % de l’énergie consommée au plan national. Cela pourrait se faire très rapidement à grande échelle, si les acteurs disposent d’un cadre d’échange. »


1 : L’Institut pour la transition énergétique (Ideel, créé notamment par Arkema, GDF Suez, Rhodia et Suez Environnement) et Paris-Saclay Efficacité Energétique (PS2E, fondé entre autres par Air Liquide, EDF et Total), qu’ont soutenus les programmes d’investissements d’avenir.
2 : Créée en juin 2018 par les centres techniques des industries aérauliques et thermiques (Cetiat), des industries mécaniques (Cetim), agroalimentaire (CTCPA), la société de conseil en stratégie Enea Consulting et le CEA-Liten (Laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux).

Source environnement magazine

04/02/2019

Wienerberger/ Inde: Le fabricant de briques autrichien pense construire une nouvelle briqueterie dans le Tamil Nadu pour 37 millions d'euros

La filiale indienne de Wienerberger, détenue à 100%, est une entreprise de taille moyenne, mais croît de 30 à 40% par an.
Le fabricant de briques basé en Autriche, Wienerberger, espère installer une usine à Cheyyar, dans le Tamil Nadu. Sa demande de permis d’exploitation minière est en instance depuis deux ans.


Wienerberger AG ( 3,12 milliards d'euros) est une société cotée en bourse. Elle possède des usines dans le monde entier, mais sa seule usine en Asie se situe près du village de Kunigal, à environ 70 km à l'ouest de Bengaluru, qui a démarré en 2009.


L’usine de Kunigal produit 70 000 briques creuses par jour de grand format, chacune d’une taille équivalente à neuf briques ordinaires, disposées dans une matrice 3x3. L'usine a été construite avec un investissement d'environ 31 million d'euros et est  entièrement robotisée.


Le directeur général de Wienerberger India, Monnanda Appaiah, a déclaré à BusinessLine que la société avait choisi Kunigal en raison de la facilité de disponibilité de la matière première principale - l'argile. La région regorge d'environ 70 lacs asséchés, chacun d'au moins 70 hectaress et Wienerberger en a choisi deux.


Monnanda Appaiah, MD, Wienerberger India

Récupérer de l'argile des étangs asséchés aide également à les régénérer. Les opérations consomment beaucoup d'énergie. Outre 350 tonnes de charbon pour les fours, l'usine consomme 9 millions d'unités d'électricité, dont la quasi-totalité provient de l'énergie solaire ou éolienne, a déclaré Appaiah.

À Cheyyar, la société a acquis 28 hectares de terrain, dont une moitié pour l'extraction de l'argile et l'autre pour l'usine. Il y a beaucoup de demande pour les produits au Tamil Nadu et par conséquent le plan pour la nouvelle usine.


Fabrication de briques de haute technologie


La fabrication de briques est généralement considérée comme une industrie artisanale, où les opérations consistent uniquement à compacter l'argile en briques et à les cuire dans des fours à charbon ou à bois. Mais chez Wienerberger, les opérations sont plutôt sophistiquées et impliquent l'analyse de l'argile pour en déterminer les propriétés chimiques (en privilégiant les plus alcalines) et les caractéristiques physiques (taille des grains).

D'autres matériaux, tels que la balle de riz et la boue de granit, sont ajoutés pour conférer des propriétés de charge. Des opérations telles que le mélange, la fabrication d'une pâte d'argile, l'extrusion des briques creuses, le séchage et la cuisson sont entièrement automatisées.

Pour les structures de moins de 3 étages, si des briques de Wienerberger sont utilisées, des piliers ne sont pas nécessaires, car les murs peuvent supporter la charge. L'entreprise fabrique également des briques collables sans mortier. La superglue est importée.

Source TheHinduBusinessLine par  M Ramesh Chennai

03/02/2019

Eternit cesse d'utiliser de l'amiante dans la production de tuiles

La société Eternit achève le processus de remplacement de l'amiante par des fibres synthétiques dans sa production industrielle

Eternit, une entreprise leader sur le marché de la toiture au Brésil, a cessé d'utiliser la fibre minérale de chrysotile (amiante) comme matière première dans la production de tuiles en fibrociment. La substitution à la fibre synthétique s'est faite progressivement au cours des dernières années et s'est achevée fin 2018, comme annoncé par la société en 2017. Outre les couvertures, la société exerce également ses activités dans les secteurs des équipements sanitaires et des métaux, des réservoirs d'eau et des panneaux de ciment.

L'utilisation de l'amiante a été interrompue dans les cinq usines de production de carreaux, entre autres à Rio de Janeiro (RJ), à Colombo (PR), à Simes Filho (BA), à Goiânia et à Anápolis (GO). La société souligne que l'utilisation et la commercialisation de la substance sont toujours autorisées, sur injonction de la Cour supérieure fédérale (FTS), jusqu'à ce qu'une décision finale soit prise par la Cour. Cependant, même conformément à la législation en vigueur, le fabricant a décidé de poursuivre les modifications sur la base d'un plan stratégique de l'entreprise.


Le président d'Eternit, Luis Augusto Barcelos Barbosa, explique que la décision a suivi une tendance du marché.
"Comme nous l'avions prévu, au cours des derniers mois, nous avons augmenté les investissements nécessaires pour l'échange de machines et d'équipements et avons adapté le processus technologique et industriel à l'utilisation de fibres de polypropylène synthétiques.
Notre décision était fondée sur le fait que le marché brésilien avait décidé il y a quelques années de consommer des produits contenant de l'amiante.
Indépendamment des problèmes juridiques, cette réduction de la demande nous a amenés à rechercher des solutions de remplacement ", explique l'exécutif.


Le président ajoute que l'usine située à Manaus, producteur de polypropylène, atteint 80% de sa capacité et fournit toutes les unités du groupe utilisant la fibre synthétique.
Le polypropylène est également utilisé dans la fabrication de panneaux, de modules structurels, de sols en ciment, entre autres produits.


Eternit indique également qu'elle a décidé de mettre fin à la commercialisation de fibres d'amiante sur le marché national par sa filiale SAMA.
La société minière, la seule du pays à extraire la fibre minérale de chrysotile - principale source économique de la ville de Minaçu (GO) - poursuivra ses activités, en dirigeant sa production exclusivement vers le marché étranger.

L'export d'amiante dessert les clients de plusieurs pays où le produit est autorisé pour des applications industrielles, tels que les États-Unis, l'Allemagne, l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie et d'autres pays asiatiques.

Source JornalOpcao

02/02/2019

Les fournisseurs de technologies pour l'industrie de la terre cuite considèrent 2018 comme stable, mais ont des incertitudes pour 2019

Le 6 novembre 2018, la réunion d'automne ordinaire de l'ECTS a eu lieu. La société membre Netzsch Gerätebau GmbH à Selb / Allemagne a accueilli l'événement.

Les résultats de l’enquête ECTS montrent que la plupart des entreprises membres de l’ECTS sont très satisfaites de la situation actuelle et envisagent avec optimisme l’avenir des six prochains mois.

Une majorité prévoit un nombre stable ou croissant d'employés dans leurs entreprises. Au cours du débat, ainsi que lors des deux dernières réunions, de nombreuses voix ont déclaré qu’il n’existait actuellement aucun marché ni aucune région forts à part les marchés nationaux européens.
Différents représentants de sociétés ont confirmé que les affaires se portaient actuellement très bien. Pour le mois prochain, la capacité de production sera pleinement utilisée.

Cependant, l'absence de nouveaux projets significatifs génère une incertitude pour 2019 et au-delà.

Les activités actuelles sont principalement basées sur la rénovation et les pièces de rechange.

De nombreux membres de l'ECTS ont commencé à s'intéresser à d'autres secteurs afin de réduire leur dépendance au marché incertain de l'industrie de la terre cuite.

À la suite du symposium sur les technologies organisé au Mexique en octobre 2018, l'ECTS a décidé d'organiser des colloques à Selb en Malaisie et en Australie à l'automne 2019.

Fournisseurs européens de technologies céramiques (ECTS) ects.vdma.org

Source Ziegelindustrie International


01/02/2019

French Fab. Alfi technologies vitrine de l’industrie dans les Mauges

Entre Angers et Cholet, Alfi technologies construit les usines de demain. Fort de 200 collaborateurs, elle a ouvert ses portes aux étudiants ingénieurs lors de la French Fab tour.

Yann Jaubert, PDG d'Alfi Technologies lors de la visite de son entreprise avec des jeunes étudiants pour la French Fab tour

« Être industrie du futur, c’est ouvrir son entreprise pour faire connaître ses savoir-faire, échanger sur les bonnes pratiques et grandir ensemble pour mieux exploiter toutes les nouvelles technologies. »Mardi, Yann Jaubert, portait plusieurs casquettes lors du passage de la French Fab tour à Cholet. Ambassadeur du coq bleu, représentant l’industrie du futur en Maine-et-Loire, il a organisé la journée, avec ses homologues de Vendée, où lycéens et étudiants se sont succédés sur le village. Mais aussi dans son entreprise pour mieux comprendre le monde des usines 4.0 et leurs besoins en recrutement.En pleine campagne, à Le Pin-en-Mauges, des étudiants de l’école d’ingénieur Esaip, en quatrième et cinquième année de formation dans le numérique ou la prévention des risques découvrent l’usine et sa récente « révolution » technologique.

D’une ancienne briqueterie, Alfi Technologies n’a gardé que l’esprit : construire des bâtiments. « Des terres cuites, nous sommes passés aux matériaux très innovants comme des constructions en laine de verre ou laine de roche, explique Yann Jaubert, nous avons aussi développé un nouveau secteur dans l’intralogistique industrielle. L’optimisation des flux de marchandises internes à l’entreprise. »Avec trois entités en France et 200 collaborateurs, Alfi technologies a déjà séduit 1 200 clients à travers le monde comme La Poste, DHL ou Michelin. Avec un chiffre d’affaires de 40 % à l’international.« Nous avons surtout été obligés de réinventer nos métiers. L’univers des usines évolue si vite que nous avons imaginé une usine virtuelle pour bien faire comprendre nos services à nos clients. »

Mécanicien et ingénieur
Dans une salle dédiée à ce projet, les étudiants découvrent cette réalité virtuelle, via des maquettes ou le casque digital. Là, la modélisation permet de bien comprendre les implantations à venir, simuler les activités connexes et les développer.« Cette innovation a ouvert également un nouveaux services : celui de la formation. Il permet d’expliquer aux opérateurs comment faire avec telle machine ou outil, » ajoute le dirigeant.Avec 15 brevets déposés en cinq ans, 50 ingénieurs et 5 % du chiffre d’affaires destiné à la recherche et développement, Alfi technologies sait qu’il faut continuer à être agile et innover en permanence.Pour impliquer tous les collaborateurs dans cette aventure, des salariés dits « supporters », ceux qui manient plus aisément ces nouveaux concepts, montrent le chemin aux autres collaborateurs, à leur rythme.« Il faut privilégier la polyvalence : un ingénieur en 3D doit aussi savoir comment cela se passe en réel dans l’usine. Et un mécanicien peut s'aider de nouveaux outils numériques. »

Autant de cas concrets et de pistes qui ont permis aux jeunes étudiants de se projeter dans leur futurs métiers.

Source Ouest France

31/01/2019

Des toilettes aux briqueteries: recycler les biosolides pour fabriquer des briques durables

Les briques en terre cuite contenant des biosolides pourraient constituer une solution durable pour le traitement des eaux usées et la fabrication de briques.

Environ 30% des biosolides du monde sont stockés ou envoyés en décharge chaque année, tandis que plus de 3 milliards de mètres cubes de sol argileux sont déterrés pour l'industrie mondiale de la fabrication de briques. L'utilisation de biosolides dans des briques offre une solution innovante à ces défis environnementaux.

Le professeur associé Abbas Mohajerani avec une brique de biosolides.

Comment pouvez-vous recycler les stocks mondiaux de boues d'épuration traitées et renforcer la durabilité dans le secteur de la construction en même temps? Transformez ces biosolides en briques.

Les biosolides sont un sous-produit du processus de traitement des eaux usées qui peuvent être utilisés comme engrais, pour la remise en état des sols ou comme matériau de construction.

Environ 30% des biosolides dans le monde sont stockés ou envoyés à la décharge, épuisent des terres précieuses et sont susceptibles d'émettre des gaz à effet de serre, ce qui crée un défi environnemental.

À présent, une équipe de la RMIT University à Melbourne, en Australie, a démontré que les briques en terre cuite contenant des biosolides pourraient constituer une solution durable pour le traitement des eaux usées et la fabrication de briques.

Publiées ce mois-ci dans la revue Buildings, les recherches ont montré que la fabrication de briques à biosolides ne nécessitait que la moitié de l'énergie des briques classiques.

En plus d'être moins coûteuses à produire, les briques à biosolides ont également une conductivité thermique plus faible, transférant moins de chaleur pour donner potentiellement aux bâtiments une performance environnementale supérieure.

Les États-Unis produisent environ 7,1 millions de tonnes de biosolides par an, tandis que l'UE en produit plus de 9 millions. En Australie, 327 000 tonnes de biosolides sont produites chaque année.

L'étude a révélé qu'il existait une opportunité significative de créer un nouveau marché de réutilisation bénéfique: les briques.

Environ 5 millions de tonnes de biosolides produits en Australie, en Nouvelle-Zélande, dans l'Union européenne, aux États-Unis et au Canada sont actuellement mis en décharge ou stockés chaque année. Utiliser au moins 15% de biosolides dans 15% des briques produites pourrait utiliser ces 5 millions de tonnes.

Le professeur agrégé Abbas Mohajerani, chercheur principal, a déclaré que la recherche visait à résoudre deux problèmes environnementaux: les stocks de biosolides et l'excavation des sols nécessaires à la production de briques.

"Plus de 3 milliards de mètres cubes de sol argileux sont creusés chaque année pour l'industrie mondiale de la fabrication de briques, pour produire environ 1 500 milliards de briques", a déclaré Mohajerani, ingénieur civil à la School of Engineering de RMIT.

"L’utilisation de biosolides dans des briques pourrait être la solution à ces grands défis environnementaux.

"Il s'agit d'une proposition pratique et durable de recyclage des biosolides stockés ou mis en décharge dans le monde entier."

La recherche a examiné les propriétés physiques, chimiques et mécaniques des briques en terre cuite contenant différentes proportions de biosolides, allant de 10 à 25%.

Les briques renforcées au biosolide ont passé avec succès les tests de résistance à la compression et l'analyse a démontré que les métaux lourds sont en grande partie piégés dans la brique. Les biosolides peuvent avoir des caractéristiques chimiques très différentes, aussi les chercheurs recommandent-ils des tests supplémentaires avant la production à grande échelle.

Les briques à biosolides sont plus poreuses que les briques classiques, ce qui leur confère une conductivité thermique inférieure.

La recherche a également montré que la demande en énergie de cuisson des briques avait été réduite de 48,6% pour les briques contenant 25% de biosolides. Cela est dû au contenu organique des biosolides et pourrait réduire considérablement l'empreinte carbone des entreprises de fabrication de briques.

Les résultats d’une analyse comparative du cycle de vie et d’une étude des émissions menées dans le cadre de la recherche ont confirmé que les briques à biosolides offraient une approche durable pour faire face aux impacts environnementaux de la gestion des biosolides et de la fabrication de briques.

Source Sciencedaily

30/01/2019

La toiture comme filtre à air: la tuile catalytique décompose les oxydes d'azote

Dans les villes, l’augmentation des émissions d’oxydes d’azote est un problème de santé. Les causes principales sont les véhicules diesel. Les restrictions de circulation pour les véhicules plus anciens sont donc en discussion dans certaines villes. Mais maintenant, Erlus AG a dévoilé une tuile recouverte de titane, censée éliminer activement l'oxyde nitrique.

Dans des villes comme Munich, les toits pourraient être progressivement recouverts de tuiles recouvertes de dioxyde de titane.

Erlus AG a présenté un processus de réduction des oxydes d'azote lors du récent salon BAU 2019 (14-19 janvier) à Munich. Cela pourrait aider à réduire les oxydes d'azote dans les zones métropolitaines telles que les grandes villes. Les oxydes d'azote affectent la qualité de vie et la santé de nombreuses personnes vivant en ville. La limite légale de 40 microgrammes par mètre cube est clairement et souvent dépassée dans de nombreuses villes allemandes (grandes), raison pour laquelle les tribunaux ont imposé des interdictions de conduire dans les centres-villes allemands.

Le processus appelé "Erlus Lotus Air" donne aux tuiles en terre cuite une couche de dioxyde de titane. Le dioxyde de titane fait déjà partie de la vie quotidienne. Entre autres choses, la substance éclaircit le dentifrice, la crème solaire ou le chewing-gum. En tant qu'additif E171, on le trouve également dans certains aliments. Et même dans les cosmétiques, le dioxyde de titane se produit. Ici, il porte le nom de CI 77891. Cependant, le dioxyde de titane se trouve le plus souvent dans les peintures, vernis et autres peintures.

Le dioxyde de titane est actif photocatalytiquement
Une autre propriété rend la substance attrayante pour le contrôle de la pollution de l'air: le dioxyde de titane est actif photocatalytiquement et peut donc avoir un effet (auto) nettoyant. L'autonettoyage photocatalytique fait référence à la propriété des matériaux revêtus de photocatalyseurs tels que le dioxyde de titane. En utilisant la lumière du soleil, ils peuvent dégrader de manière catalytique des composés chimiques tels que l'oxyde nitrique.

Dans le cadre du projet financé par le BMBF « PureBau - étude des systèmes de matériaux pour photocatalytiques matériaux de construction très efficaces », l'Institut Fraunhofer pour l'ingénierie de surface et mince (IST) à Braunschweig testé tuiles qui ont été recouvertes par Erlus Lotus Air.

Valeurs possibles pour la dégradation de l'oxyde d'azote par les tuiles de toiture 
Les valeurs obtenues pour le taux de dépôt dit sont donc d'environ 1,1 cm par seconde. La vitesse de dépôt est la vitesse à laquelle les gaz se déposent sur les surfaces. Selon la société, les valeurs calculées de dégradation de l'oxyde d'azote des tuiles revêtues sont environ quatre fois supérieures à ce qui serait nécessaire pour une application pratique raisonnable.

Les tuiles revêtues de dioxyde de titane sont donc une autre solution commercialisable pour la réduction de l'azote dans les villes polluées, selon Erlus. Bien qu’il existe déjà de nombreuses approches pour réduire la pollution par les particules et les oxydes d’azote. Cependant, la plupart des approches, telles que l'électromobilité, n'auraient qu'un impact à long terme, voire dans 20 à 30 ans dans certains cas, a déclaré Peter Hoffmann, PDG d'Erlus AG. Actuellement, seul le trafic interdit est une solution pour les villes touchées. Cependant, ceux-ci rencontrent une résistance considérable.

Des matériaux de construction à activité photocatalytique comme alternative aux interdictions de conduire?
Il existe déjà des alternatives aux interdictions de conduire: les villes ont des bâtiments denses et une très grande surface de matériaux de construction. Ceux-ci pourraient être utilisés efficacement. Par exemple, les matériaux de construction recouverts de dioxyde de titane pourraient dégrader activement les oxydes d'azote dans l'air à la lumière du soleil. "De tels matériaux de construction peuvent apporter une contribution durable et rentable à la réduction des oxydes d'azote, sans avoir à modifier le paysage urbain", a déclaré Hoffmann.

Outre les tuiles de toit, différents matériaux de construction sont utilisés, par exemple des surfaces en béton, des pavés, des revêtements de routes, des couleurs ou des tuiles. De plus, les modules solaires ou les vitres de fenêtres peuvent être recouverts de dioxyde de titane avec Erlus Lotus Air. Chaque année, dans les villes allemandes, les toits en pente avec toits inclinés sont recouverts ou les toits existants sont rénovés. Si à l'avenir même certaines parties de ces zones seulement étaient équipées de surfaces à activité photocatalytique, cela pourrait améliorer durablement l'air des villes, a indiqué la compagnie.

Ce scénario n’est pas un rêve du futur. Au moyen de cahiers des charges ciblés pour la construction ou la rénovation de bâtiments publics, les villes pourraient déjà promouvoir de manière durable l'utilisation de matériaux de construction actifs par photocatalyse, a déclaré Hoffmann. Le processus pourrait également aider à prévenir les interdictions de conduite impopulaire sur les voitures diesel.

Source Ingenieur.de

29/01/2019

Wienerberger entend distribuer un dividende supplémentaire de 70% à ses actionnaires

Selon des calculs préliminaires, le fabricant de briques Wienerberger a réalisé un chiffre d’affaires record de 3,3 milliards d’euros en 2018. Les investisseurs devraient également bénéficier de cette croissance.

Wienerberger, le plus grand fabricant de briques au monde, a connu une croissance massive au cours de l'exercice écoulé et entend augmenter son dividende en conséquence: pour 2018, le dividende doit être augmenté de près de 70% à 50 cents par action, comme annoncé lundi par la société. Pour l'année précédente, 30 cents plus 10 cents de dividende supplémentaire ont été versés.

"Wienerberger est sur la voie de la croissance durable: en plus du développement organique fort, nous avons également défini des jalons stratégiques en 2018: nous avons acquis des sociétés qui complètent parfaitement nos positions sur le marché et nous avons lancé un ambitieux programme d'optimisation, déjà mis en œuvre dès la première année Les objectifs ont été pleinement atteints ", a déclaré le PDG Heimo Scheuch.

Selon des calculs préliminaires, le chiffre d'affaires a atteint "un nouveau record en 200 ans d'existence, à 3,3 milliards d'euros, contre 3,1 milliards d'euros en 2017. Le bénéfice ajusté avant intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) sera à la cible haute des  prévisions de  460 à 470 millions d'euros.

Le programme "Fast Forward 2020" actuellement en cours dans le Groupe a contribué au résultat à hauteur de 20 millions d'euros.

Le bilan final sera publié le 27 février.

Source DiePresse

28/01/2019

Récupération de chaleur des gaz de combustion au moyen d'échangeurs de chaleur à base de polymère

HeatMatrix Group a mis au point un nouveau système résistant à l’acide et aux encrassements basé sur la technologie des polymères afin de récupérer efficacement la chaleur des gaz de combustion dans l’industrie de la céramique.

Le défi
La production de briques en terre cuite et de tuiles de toiture est un processus énergivore, en particulier les étapes de cuisson et de séchage. Même si l'intégration partielle de la chaleur a déjà été mise en œuvre, une quantité importante d'énergie est toujours perdue à travers la cheminée, où les gaz de combustion sont émis à des températures élevées. La récupération de cette chaleur à l'aide d'échangeurs de chaleur traditionnels a toujours été problématique, en raison de la condensation acide, qui entraîne une corrosion intense, et de l'encrassement dû à la suie, à la poussière et aux sels.

L'idée
En coopération étroite avec le Centre technique néerlandais de l'industrie de la céramique (TCKI), une nouvelle technologie de récupération de chaleur à base de polymères a été testée dans deux usines de fabrication de briques, les fabricants de briques Rodruza et Engels Baksteen aux Pays-Bas (»1).

Lors des essais en usine qui ont duré douze mois, il a été étudié dans quelles conditions et de quelle manière la chaleur pouvait être récupérée à partir de gaz de combustion corrosifs. Dans les deux essais, l’impact des conditions de traitement sur les matériaux utilisés pour la construction de l’échangeur a été évalué. À l’usine de Rodruza, les gaz de combustion ne sont pas traités et sont donc très problématiques. Engels Baksteen dispose d'un système d'épuration des gaz de combustion.

»2 montre l'intégration de l'échangeur de chaleur dans la configuration existante. L'échangeur a été placé dans une dérivation, parallèlement au conduit de gaz de combustion existant, ce qui signifie que seuls deux raccordements dans le conduit existant sont nécessaires. Des ventilateurs séparés sont installés pour éviter de perturber l'équilibre de la pression du four lui-même.

Résultats

Les essais en usine ont donné les résultats suivants:

  • La récupération de chaleur réalisée correspond à la récupération calculée théoriquement
  • Les dépôts de suie, de poussière et de sel du côté des gaz de combustion sont facilement éliminés à l'aide du système de nettoyage par pulvérisation installé, qui est activé brièvement toutes les deux à trois semaines. Cela évite l'accumulation de dépôts et gère la perte de charge
  • Le côté air de l'échangeur de chaleur ne montre aucun signe d'encrassement
  • Les faisceaux d'échange de chaleur à base de polymères n'ont montré aucun signe de corrosion


Conclusion
TCKI a conclu que cette technologie innovante à base de polymère de HeatMatrix permet de récupérer la chaleur des gaz de combustion, réduisant ainsi la consommation d'énergie globale et les émissions de CO2 de l'industrie de la céramique. Cela réduit les coûts de production et améliore la durabilité du processus et du produit final.

En fonction de la configuration de l'installation et des flux de gaz disponibles, un retour sur investissement typique de l'ordre de trois à cinq ans est possible.

HeatMatrix Group BV    www.heatmatrixgroup.com
HeatMatrix Group a mis au point une technologie innovante d'échange de chaleur à base de polymère qui permet de récupérer la chaleur des gaz de combustion corrosifs et / ou encrassants. Contrairement aux échangeurs à tubes et à tubes en métal lourd classiques, la solution HeatMatrix consiste en faisceaux modulaires constitués de polymère léger et résistant à la corrosion. Le polymère résiste à la chaleur jusqu'à 200 ° C. Les gaz de combustion supérieurs à 200 ° C peuvent tout d'abord être refroidis avec un échangeur de chaleur classique, puis refroidis avec un préchauffeur d'air polymère.
La conception d'un système d'écoulement à contre-courant se traduit par une efficacité de récupération 20% supérieure à celle des échangeurs classiques.

Source Ziegelindustrie International

HEAT MATRIX:
HeatMatrix a été fondée en 2008 en tant que spin-off de Hexion, l'héritage de Shell Chemical, situé à Rotterdam, aux Pays-Bas. Après quelques premières années de développement de produits et de prototypage, la technologie brevetée du robuste faisceau de tubes en polymère structuré en nid d’abeilles était prête à être commercialisée. D'excellentes performances ont été prouvées dans des conditions difficiles de gaz de combustion corrosifs et encrassants avec des économies d'énergie réalisées de plus de 5%.

HeatMatrix, soutenu par un groupe d'investisseurs renommés, étend ses ventes à tous les pays européens et à la région de l'Asie du Sud-Est. Toutes les activités sont coordonnées depuis le siège situé à Geldermalsen, aux Pays-Bas.

Une quantité importante de chaleur perdue reste inexploitée en raison de l'applicabilité limitée des échangeurs de chaleur en métal en raison de problèmes de corrosion du point de rosée (acide). L'échangeur de chaleur en polymère HeatMatrix surmonte cette limitation et permet des économies d'énergie pouvant atteindre 10% par application. Les échangeurs HeatMatrix permettent aux entreprises d’économiser de l’énergie et d’atteindre leurs objectifs en matière de développement durable pour un retour sur investissement très attractif (rendement typique: 2 ans).

Dans la recherche de l'efficacité énergétique dans l'industrie, la récupération de chaleur des gaz de combustion (ou des gaz d'échappement) est l'une des sources d'énergie cachée les plus intéressantes à examiner. Il y a trois raisons pour lesquelles une pile devrait être le premier emplacement à regarder. Parce que;

À un «emplacement de pile», des quantités importantes d’énergie primaire sont converties en chaleur en un seul endroit.
Les gaz de combustion sont rejetés dans l'atmosphère à des températures relativement élevées, comprises entre 150 et 250 ° C.
La sortie de chaleur récupérée est à proximité. L'air de combustion a une température suffisamment basse pour absorber la chaleur perdue actuellement évacuée.

CORROSION DU POINT DE ROSÉE ACIDE

Le combustible contenant du soufre est converti au cours de la combustion en gaz de combustion acides, en raison de la formation de dioxyde de soufre et de trioxyde. Le trioxyde de soufre se condense en présence de vapeur d’eau sous forme d’acide sulfurique à une certaine température de point de rosée («point de rosée acide»). À ce point de rosée, une première petite quantité d'acide sulfurique hautement concentré précipite à la surface de l'échangeur de chaleur, suivie d'une corrosion rapide, d'un encrassement et d'une dégradation des échangeurs de chaleur en métal.

Lorsque la température des gaz de combustion est encore réduite au-delà du point de rosée acide, la concentration en acide sulfurique est réduite ainsi que son pouvoir corrosif. Il est important de noter que la température locale des gaz de combustion à la paroi de l'échangeur thermique est inférieure à la température globale. Cette température locale du côté des gaz de combustion est source de problèmes de corrosion par le point de rosée acide.

Parmi une variété de métaux exotiques, seul le tantale peut résister à la corrosion par le point de rosée acide aux points de rosée acides supérieurs à 150 ° C (voir la figure 3). Le polymère utilisé pour les tubes en polymère HeatMatrix résiste aux concentrations de point de rosée acides à n’importe quelle température et a une température de calcul de 200 ° C.


LA TECHNOLOGIE
Le cœur de tout échangeur HeatMatrix est une matrice rigide de tubes en polymère connectés. Les tubes à parois minces sont supportés sur toute la longueur par des nervures de support afin de fournir résistance et rigidité au faisceau de tubes. Les tubes connectés fournissent également un modèle de flux à contre-courant, qui présente le rendement le plus élevé pour le transfert de chaleur. L'échangeur HeatMatrix peut être adapté à n'importe quelle taille en raison de la structure modulaire de la matrice.

Les avantages uniques de l'échangeur HeatMatrix sont les suivants:

  • Résistant à la corrosion
  • Robuste
  • Poids léger
  • Compact
  • Contre courant


27/01/2019

A Versailles, un ouvrage en cinq volumes signé Fresh

A quelques battements d’ailes du célèbre château de Versailles (Yvelines), l’agence Fresh Architectures (Julien Rousseau, Ulisse Gnesda et Luca Battaglia), pour Kaufman & Broad maître d’ouvrage, inscrit 53 logements (3 677 m²) dans le tissu historique de la ville et propose un cœur d’îlot entre histoire et contemporanéité.

Livraison prévue : 2020. 
Ce projet superpose ses rapports à l’extérieur : à son quartier et son contexte tout d’abord, à son cœur d’îlot ensuite, puis à la rue du Refuge qui bordes les volumes et enfin au soleil et à sa luminosité. En effet, consciente des qualités architecturales du quartier et de son histoire, l’agence Fresh a proposé une interprétation de la pierre meulière en transposant ses teintes : par l’usage de la terre cuite, des finitions en briques pour les façades et en tuiles pour les toitures.

Ces éléments modernes sont un véritable trait d’union entre les temporalités. En esquissant une porosité à l’intérieur de l’îlot, le projet sublime ces cinq volumes qui s’inscrivent parfaitement dans la continuité du quartier tout en créant la surprise par la réinterprétation des volumes et de leurs matériaux.

Le cœur d’îlot est l’âme du projet. Il est structuré par l’intégration d’une sente piétonne traversante qui préfigure un lien visuel et physique au travers de cet espace boisé. Cet axe structurant s’ordonne autour de l’axe sud-ouest de la rue du Refuge vers l’axe nord-est et rue de Montreuil et son quartier.

Ainsi, les logements ouvrent fenêtres et loggias sur les arbres tout en s’intégrant dans son voisinage. Véritable centre de gravité et lieu de rencontre des habitants, il desserre en effet les halls des corps de bâtiment. La rue du Refuge reste le point d’appui du projet.

Comme ses voisins, l’ensemble s’aligne à elle par l’un de ses bâtiments, le reste du programme, en retrait, se développe en plusieurs volumes autour de la cour.
Des loggias aux dimensions abondantes structurent le projet et participent très largement au confort de l’usager en offrant à l’œil leurs agréables perspectives.

 Le dernier rapport reste le rapport au soleil. La succession des terrasses sur les toitures a été élaborée en faveur de l’exposition qui est optimisé pour permettre l’ensoleillement des pièces principales. Les terrasses du dernier étage multiplient les angles de vue qui rendent saillant l’environnement du projet par ses liens : au quartier, au cœur d’îlot, à la rue et à la lumière.

Source Chroniques Architecture