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12/04/2015

TERREAL Les Mureaux : Une plate-forme qui favorise la mobilité des salariés des Yvelines

Passer d’une entreprise à l’autre, ce n’est pas forcément facile, et pourtant, avec la crise et les mutations économiques, cela devient souvent nécessaire. La plate-forme de mobilité interentreprises MOVE (bouge, en anglais), expérimentées depuis 2013 sur le territoire de Seine Aval, la zone allant de Poissy à Mantes-la-Jolie, propose de favoriser cette « employabilité » entre entreprises.
Plusieurs sociétés (Renault, PSA, Auchan, Airbus, Safran, Ciments Calcia, Terreal, Transdev, Deltas et Gir) ont signé une charte pour pérenniser ce dispositif.
Le but : développer les échanges, confronter les points de vue sur la mise en place de réformes, mais aussi accompagner les transitions professionnelles des salariés. L’idée a été impulsée par Renault Flins qui avait du mal à reclasser ses salariés, puis elle a été portée par PSA.
« Aujourd’hui, un actif va changer quatre à cinq fois d’entreprise ou d’emploi, quand ses parents changeaient hier une fois et demie. Il est indispensable pour un salarié de se former tout au long de sa vie », explique Isabelle Laffont Faust, directrice adjointe de l’unité territoriale des Yvelines à la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), qui soutient le dispositif. La plate-forme s’est concrétisée par la formation de managers et par l’échange de salariés.
Renault Flins a ainsi ouvert ses portes pendant trois jours à des employés d’Auchan et Terreal. Fabrice Nicolas et Alexandre Lorgnier, responsables logistique chez Auchan, à Mantes-la-Jolie et Plaisir, ont été en immersion complète dans le service production. « C’est totalement différent du commerce. Les procédures sont très bien définies et standardisées. Cela donne des idées d’amélioration de l’organisation de nos entrepôts » glissent-ils.
Quinze salariés ont déjà bénéficié de ce dispositif « Vis ma vie, vis mon entreprise ». « Il s’agit, pour un employé de l’industrie, ou un jeune en alternance par exemple, de se rendre compte qu’il peut changer de vie, de métier et peut devenir conducteur de bus s’il le souhaite », précise Isabelle Laffont Faust. Dans les mois à venir, cette plate-forme devrait aussi permettre de partager la connaissance d’un vivier d’alternants.
Source Le Parisien par Marjorie Lenhardt

11/04/2015

Le carrelage des riches: Les carrons étaient utilisés pour les murs et les sols

Voyage dans le temps avec des objets de l’écomusée de la Bresse bourguignonne et Dominique Rivière, le conservateur. Cette semaine, le carron.
Qu’est ce que le carron ?
C’est une brique de terre cuite utilisée pour les sols ou pour les murs. Ça veut dire carreau en Bressan. Le terme peut désigner la brique ou l’ensemble du pavage.
Qui l’utilisait ?
On en trouvait chez les gens qui avaient un bon niveau social. Les pauvres utilisaient plutôt de la brique crue et les plus pauvres un torchis. Des fabriques de carrons, il n’en subsiste plus en Bresse mais au début du XIXe siècle, une enquête en recensait 70 sur l’arrondissement de Louhans. La plupart du temps les carronniers sont des paysans qui font des briques en saison morte. Parfois on cherchait une veine d’argile à proximité de la construction, on extrayait la terre et on montait sa carronnière juste à côté. C’est pourquoi en Bresse on remarque souvent que la taille de la maison est proportionnelle à celle de la mare.
Est-il unique ?
Il devient unique dès lors qu’il est marqué. On peut voir des traces de chiens, de chats… Tous les animaux qui traînaient autour de la maison où on les laissait sécher avant de les mettre au four. De temps en temps on en trouve même avec des pieds de bébés.
La couleur du carron va aussi changer en fonction de la terre utilisée et du lieu où l’on se trouve. Et enfin il y a presque autant de tailles qu’il y avait de carronnières.
Où peut-on en voir ?
Vous verrez un sol en carrons au deuxième étage de l’écomusée au sein de l’exposition permanente dédiée au bâti.

Source Le Journal de Saône et Loire

Bretagne faitage. Porte ouverte samedi 11 avril 2015

À l'occasion des Secrets du parc, Guy Le Gall, à Ramzec, a décidé d'ouvrir son atelier au public, samedi, de 10 h à 18 h. Il fabrique des tuiles, épis et affaiteaux au sel d'une manière artisanale et naturelle.

La réalisation est entièrement manuelle, privilégiant la qualité et la personnalisation des produits : l'argile est « pétrie » dans un pétrin de boulanger, les pièces sont faites à la main, mises à sécher (six jours), puis cuites au sel à 1.200 degrés.

La couleur est donnée par la montée graduelle en température et l'aspect vernissé, par la projection de sel. Ces produits sont ensuite posés à l'ancienne par les couvreurs, avec des joints à la chaux, sur les monuments historiques, les bâtiments classés ou dans leur périmètre, mais aussi sur les maisons traditionnelles et de caractère.
Source Le Télégramme

10/04/2015

L'Isolabloc, un matériau révolutionnaire dans la construction

Jean-Claude Pitois et David Bouteloup fondent beaucoup d'espoir sur l'Isolabloc
Les métiers du bâtiment souffrent d'une baisse importante des mises en chantiers. Les fabricants et fournisseurs de matériaux n'échappent pas au phénomène et doivent se battre au quotidien pour maintenir au mieux leur activité.
L'entreprise familiale créée par Georges Pitois en 1941, et reprise à son décès, en 1981, par son fils Jean-Claude, traite toute la transformation du béton pour les métiers du bâtiment, de la voirie et de l'assainissement. Elle emploie soixante salariés.
Jean-Claude Pitois a choisi de résister en surfant sur la vague des nouveaux modes de construction et plus particulièrement sur les matériaux innovants. L'entreprise fabrique et commercialise l'Isolabloc. « Nous sommes seulement trois entreprises en France à pouvoir commercialiser ce produit conçu par Mario Aschero », précise Jean-Claude Pitois. « Je crois fortement à ce produit d'avenir ».
80 % de bois, 20 % de béton
Mais pourquoi ce parpaing est-il révolutionnaire ? « L'isolabloc est un bloc avec deux éléments, un parpaing et un isolant, qui s'emboîtent l'un dans l'autre selon un procédé très simple » explique David Bouteloup, directeur commercial. « Mais la particularité du parpaing, c'est qu'il est composé de 80 % de copeaux de bois et 20 % de béton ».
Cette composition lui donne des avantages primordiaux dans la construction. Il est léger à manier par les maçons, isolant phonique et thermique, et résistant. Allié aux performances de l'isolation thermique par l'extérieur, son procédé est une solution performante à haute qualité environnementale, spécialement conçu pour répondre aux nouvelles réglementations thermiques actuelles et futures. Avec du béton coulé dans les alvéoles, il offre une grande résistance. Son concepteur assure qu'on peut monter un bâtiment jusqu'à 26 étages.
Reste que ce concept révolutionnaire a un coût. « À 70 € du m² HT, il faut compter un peu plus de 10 % par rapport aux matériaux traditionnels », concède David Bouteloup. « Mais on récupère rapidement le surcoût. D'abord avec le temps de mise en oeuvre plus court donc moins cher, et ensuite par les économies importantes d'énergie réalisées dans la maison ou dans le bâtiment ».

Source Ouest France

08/04/2015

Le parpaing autoporteur en carton qui veut cartonner

D’un poids inférieur à dix kilos, autoporteur, l'Econoblock s’installe à la manière d’un parpaing en béton

Composé de papiers et cartons recyclés liés par un ciment, l’Econoblock se veut une alternative « verte » au parpaing en béton. L’entreprise Econovate créée par deux architectes argentins, installés en Angleterre, s’apprête à lancer la commercialisation d’un bloc obtenu par le mélange de papier, carton et ciment. Afin de garantir son approvisionnement en matières premières, Econovate propose aux entreprises de collecter gratuitement leurs papiers et cartons usagers.
Baptisé Econoblock, le « parpaing vert », fabriqué à partir de ces déchets de bureaux, offre des caractéristiques mécaniques lui permettant d’être autoporteur.
En vue de l’obtention d’un marquage CE, Econoblock est en train de passer des tests au sein du National House Building Council. L’institut de certification britannique a déjà mesuré une résistance à la compression à 28 jours de 7Mpa et livrera prochainement les performances thermiques et acoustiques du produit.
Interrogée par LeMoniteur.fr, la directrice d’Econovate Marga Pelli précise qu’aucun produit chimique n’est ajouté pour respecter les exigences relatives à la réaction au feu. Constitué à 80% de matériaux issus du recyclage, le « ciment vert » qui permet de lier les fibres de cellulose assure une combustion lente du bloc.
Et pour protéger le matériau des rongeurs ? Là aussi, d’après la directrice d’Econovate, pas besoin d’ajout d’un produit chimique comme le sel de Bore ou le sel d’Ammonium : « la consistance du bloc offre une protection suffisante », assure Marga Pelli.
Des caractéristiques similaires au parpaing béton
Les créateurs d’Econoblock mettent également en avant la facilité d’usage de leur produit sur un chantier. D’un poids inférieur à dix kilos, long de 40 cm, large de 20 cm et épais de 10, il se pose à la manière d’un parpaing en béton, il ne nécessite ni formation préalable, ni utilisation d’un mortier spécifique.
D’ores et déjà capables de produire annuellement près d’un million de blocs, les deux fondateurs d’Econovate comptent bien se développer au-delà du marché anglais de la construction neuve. Forts de leurs contacts avec les maîtres d’ouvrages et les maîtres d’œuvres argentins, ils visent à commercialiser rapidement leur produit en Amérique latine.
Econovate a aussi déjà un pied de l’autre côté de la Manche. L’entreprise est retenue pour l’édition 2015 du prix EDF Pulse, concours lancé par l’énergéticien français dans le but de repérer les entreprises les plus innovantes.
Et, « nous avons l’intention d’obtenir un avis technique auprès du Centre scientifique et technique du bâtiment », explique Marga Pelli. Si elle obtient ce sésame pour entrer sur les chantiers hexagonaux, les maçons français vont devoir se mettre au carton…
Rappelons quand même qu’une maison en carton a été réalisée à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) par l’entreprise Tera Nova.

Source le Moniteur

07/04/2015

MAROC- Azzeddine Abaakil : «L’industrie des matériaux de construction court à la catastrophe !»

La production de logements pratiquement à l’arrêt gèle les commandes adressées aux industriels des matériaux de construction. Les opérateurs sont contraints de baisser drastiquement leurs prix, ce qui induit des pertes, en plus des tensions sur la trésorerie résultant de l’allongement des délais de paiement.
Dans un contexte difficile pour le secteur de l’immobilier, comment se porte l’industrie des matériaux de construction ?
La situation est difficile. Nous constatons pratiquement un arrêt des programmes immobiliers et de la commande de matériaux de construction qu’ils généraient. Les industriels du béton préfabriqué, en particulier, sont forcés de baisser les prix de manière drastique. Nos produits se vendent actuellement 10 à 15% moins cher qu’en 2012. Sachant qu’en parallèle, le coût de nos intrants augmente, cela induit d’importantes pertes pour la majorité des industriels. Cette situation est aggravée par l’allongement des délais de paiement vécu par nos clients et amplifié à notre niveau. La norme en matière de délai client est aujourd’hui entre 6 mois et 1 an et l’on peut aller dans les cas extrêmes jusqu’à un an et demi, ce qui ne manque pas de tendre à l’extrême les trésoreries des industriels. Tout cela nous fait penser que nous courons à la catastrophe avec un risque réel de cessations d’activité de plusieurs unités de production et par conséquent la destruction de dizaines de milliers d’emplois. Des échos nous parviennent déjà quant à deux unités basées à Agadir et Tétouan menacées d’arrêt d’activité. La situation pourrait s’aggraver rapidement sur les mois à venir au niveau de tout le secteur des matériaux de construction si aucune mesure n’est prise.
Quel levier d’action immédiat proposez-vous justement ?
Nous pensons qu’il faut œuvrer à réenclencher la production d’habitats en libérant le gisement de demande considérable que représente le logement locatif. Il s’agit de développer le locatif social par exemple, en veillant à l’assortir d’un loyer qui serait contenu à 30% du Smig, grâce à une aide de l’Etat et des collectivités locales. A défaut de ce genre d’actions, la reprise ne devrait pas intervenir avant 2017. C’est en effet le délai qui nous semble nécessaire pour absorber le stock existant de logements et parvenir à un équilibre des indicateurs macroéconomiques, deux facteurs de nature à relancer le secteur immobilier.
Hormis la mauvaise passe actuelle, le secteur du béton préfabriqué reste structurellement peu développé au Maroc…
L’industrie du béton consomme actuellement autour de 7% de la production nationale de ciment alors que les marchés plus développés affichent une proportion de plus de 24%. Cela est révélateur de la faible industrialisation du secteur national de la construction qui induit d’importantes pertes sur plusieurs plans. Celles-ci sont d’abord liées aux longs délais de réalisation des projets de construction alors que l’usage du béton préfabriqué permet de raccourcir le cycle de production du secteur avec un gain en rigueur et en qualité. Les pertes résultent également de la consommation excessive de matériaux que permet d’éviter la préfabrication dont les pièces sont élaborées avec des techniques d’optimisation. Par ailleurs, le faible développement de l’industrie du béton limite grandement les possibilités d’exportation des opérateurs nationaux par manque d’assise financière. Ceci alors qu’ils auraient été d’une grande utilité aux promoteurs immobiliers qui ont étendu leurs activités en Afrique subsaharienne. Ce marché est en effet caractérisé par une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, ce qui accroît l’intérêt de la préfabrication, d’où l’opportunité d’y implanter des unités de fabrication. Ne pouvant pas s’appuyer sur des industriels nationaux, certains de nos promoteurs qui s’exportent ont été obligé de solliciter des opérateurs étrangers pour les fournir en produits préfabriqués.
Comment s’explique cette faible industrialisation du secteur de la construction ?
Elle est d’abord due à un environnement clairement hostile à l’innovation caractérisé par des mentalités conservatrices de nos donneurs d’ordre et surtout de notre administration qui freine tout changement dans l’acte de bâtir. Jusque dans les grandes entreprises, on reste réticent à introduire de nouvelles techniques même si le gain que l’on peut en retirer est avéré. En somme, l’on peut dire qu’en termes d’acte de bâtir on continue d’appliquer les mêmes techniques utilisées pendant le protectorat français.
Une autre raison qui justifie le faible usage du béton préfabriqué tient aux surcoûts qui frappent ce produit, avec en première ligne la taxe spéciale sur le ciment. Celle-ci représente aujourd’hui 15 à 20% du prix du ciment et fait du béton préfabriqué l’une des rares industries, si ce n’est la seule au Maroc et peut être dans le monde, dont les intrants fabriqués localement sont taxés. Ce prélèvement se justifierait à la limite s’il s’agissait d’une matière première importée mais qu’il s’applique aux produits de l’industrie nationale est un non-sens, d’autant plus à voir les distorsions que cela cause. Par exemple, à cause de la taxe, les préfabricants de tuyaux et de canalisations en béton sont de fait désavantagés par rapport aux produits en PVC qui sont en grande partie importés. La taxe pénalise également les fabricants des blocs en béton par rapport aux fabricants de briques rouges très consommatrices en énergie.
La taxe représente encore 4% du coût de production des préfabricants de charpente en béton ; ce qui les pénalise par rapport aux mêmes produits importés ou encore par rapport aux importations de matériaux en métal.
Le secteur du béton préfabriqué reste aussi très désorganisé…
Effectivement, sur un total de près de 250 industriels du béton préfabriqué il y a de nombreuses unités informelles. Je tiens à préciser que nous excluons de ces chiffres l’informel basé sur l’emploi familial qui effectue une production artisanale. Celui-ci joue selon nous un rôle social et des efforts doivent être déployés pour sa conservation tout en lui procurant les moyens d’évoluer progressivement vers la transparence. En revanche, l’informel qui nous préoccupe est le fait d’unités industrielles qui écoulent leur production sans appliquer la TVA et sans s’acquitter de leurs obligations sociales et fiscales. Ces acteurs écoulent leurs produits avec des marges réalisées sur la TVA, l’IR et la CNSS et vendent moins cher par rapport aux tarifs des acteurs. Un écart irrattrapable sachant qu’avec des efforts d’innovation et d’économie de coût, un opérateur transparent ne peut espérer réduire ses prix que de 5% maximum. Le plus inquiétant est que l’on voit de plus en plus d’entreprises basculer une partie de leur activité vers l’informel. Elles y sont d’autant plus encouragées par deux facteurs. D’une part, cela leur permet de se faire payer au comptant ; ce qui soulage leur trésorerie. D’autre part, l’Etat a pratiquement garanti des débouchés à ces opérateurs informels en exonérant l’auto-construction du paiement de la TVA. Cela pousse les particuliers à s’adresser systématiquement aux industriels qui pratiquent le noir. Tout cela fait que l’industrie du béton préfabriqué reste largement désorganisée avec une faible probabilité d’émergence de champions nationaux.
Quel est le plan d’action de l’Association marocaine de l’industrie du béton (AMIB) pour remédier à cela ?
Nous envisageons d’agir sur deux axes. Le premier touche le plan interne et consistera d’abord à organiser le secteur en élargissant la base des entreprises adhérentes à l’AMIB. Aussi, nous travaillons à la création d’un label qualité AMIB des produits préfabriqués qui permettra d’élever le niveau technologique des unités de production et de promouvoir la qualité. Enfin, il s’agit pour nous de créer un climat de dialogue entre les industriels.
Notre second axe d’action touche le plan externe et se déclinera en premier par la promotion de l’utilisation des produits en béton dans le bâtiment et travaux publics à travers des campagnes explicatives auprès des donneurs d’ordre. Il s’agira également d’entamer un dialogue entre divers producteurs et utilisateurs de produits à base de ciment afin d’enrayer les effets néfastes de la taxe sur le ciment et d’autres taxes qui pèsent sur les industriels du béton en particulier et le BTP en général. Enfin, notre objectif est d’ouvrir l’échange avec d’autres associations professionnelles agissant dans le BTP pour réfléchir sur des mesures urgentes pour sauvegarder l’activité et les emplois du secteur.
Source La Vie éco par Réda Harmak. 

06/04/2015

A la Briqueterie Capelle, la terre crue à l'honneur

La terre crue, sans doute le matériau de construction le plus vieux du monde, fait son retour. Longtemps délaissée, ses nombreuses qualités la remettent au goût du jour.
La rencontre organisée, il y a peu, à la briqueterie Capelle de Grépiac par le collectif «Atouterre» a réuni des professionnels intéressés par la terre crue. Ce collectif de la région Midi-Pyrénées, est né en 2013 de la volonté de plusieurs professionnels de promouvoir les métiers de la terre crue tant dans la construction neuve que dans la restauration respectueuse du patrimoine. «La pertinence du matériau terre crue est replacée dans une vision globale de l'architecture et de l'habitat écologique, indissociable des autres matériaux premiers bio et géo-sourcés tel le bois, les fibres végétales, la pierre, le sable…» indique Isabelle Moisand du conseil collégial d'Atouterre.
Le groupe était accueilli par Bernard Capelle, propriétaire associé, adhérent au collectif et ce jour-là, guide.
Cet intérêt pour la terre crue a été partagé par des maîtres d'ouvrage, concepteurs, batisseurs, enduiseurs, décorateurs, fabricants et fournisseurs de matériaux et d'outillages mais aussi des formateurs, enseignants, ingénieurs, techniciens , chercheurs…
Michaël Terris de NHS (Nature habitat scop), a lui aussi (Voir notre encadré) un parcours particulier puisque d'animateur il est devenu maçon : «Ce que l'on apprend ici, on ne l'apprend pas à l'école. Ce circuit de la terre crue est très court et écolo à 100 %. Cette rencontre est très intéressante» Soulignait-il.
Tous sont venus à la briqueterie, berceau de la terre crue, pour participer à une visite bien entendu des lieux mais aussi à des démonstrations de dressage d'enduits. «Depuis plusieurs années, grâce à ces qualités écologiques et hygrothermiques, la terre crue fait l'objet d'un regain d'intérêt et d'une réactualisation de la part de plusieurs praticiens en réponse aux nouveaux défis liés à la construction durable» indique aussi le collectif Atouterre.
Le clou de la visite a été la démonstration de montage de poële de masse par Cyril Monté et Benoit Dérot de la société Terra kit à Colomiers. Ce poêle à accumulation en terre crue a été développé il y a 5 ans et est en plein essor. Monté en une demie-heure, il a suscité l'intérêt de tous les participants.
De la danse à l'enduit
Caroline Marc, ancienne danseuse habite à Caylus dans le Tarn et Garonne. Elle participait avec d'autres professionnels à la rencontre à la briqueterie Capelle. Sa reconversion est aussi imprévible qu'originale. Elle est apprentie enduiseuse avec des matériaux naturels.»Je travaille l'argile sans adjuvant.J'en suis en début d'activité et suis actuellement une formation à Albi. J'étais danseuse à la base puis j'ai décidé de vivre à la campagne et de participer aux constructions,en pensant au bien-être des gens que je connais. J'ai eu un CAP de charpentier et j'ai découvert la terre cuite et crue qui correspond plus à ce que je souhaite faire.On ne peut pas tout faire sans chimie synthétique mais avec la terre crue comme avec la paille, on l'utilise le moins possible c'est ce qui la rend, à mes yeux, plus attractive».

Source La Dépêche du Midi

05/04/2015

Partenariat TECAUMA et CERIC Technologies : la qualité de service avant tout !


Les sociétés TECAUMA et CERIC Technologies ont une longue expérience commune au service des industriels de la terre cuite. Elles travaillent en partenariat pour garantir à leurs clients la meilleure qualité de service.
CERIC Technologies installe régulièrement des usines de briqueterie clefs en main, notamment au Maghreb, en y intégrant des équipements de TECAUMA (paquettiseurs de briques...).
Les deux partenaires ont récemment équipé la briqueterie de Taghaste à ZoukHaras, située à 100km au Sud-Est d'Annaba (Algérie). Elle dispose d'une ligne de production de briques creuses 8 trous (10x20x30cm) et de briques 12 trous (15x20x30cm), d'une capacité de 160 000 tonnes/an, soit 490 tonnes/jour. Cette unité est équipée depuis 2013 d'un séchoir rapide et d'un four CASING (CERIC Technologies) garantissant un séchage et une cuisson adaptés. L'usine est également équipée d'un paquettiseur de briques TECAUMA qui réalise des paquets de briques cerclés horizontalement et verticalement, avec des trous au centre pour la manutention par chariot élévateur. Les dimensions des paquets de briques permettent d'optimiser le chargement sur les camions.

Source Tecauma

04/04/2015

Un béton cellulaire ultra léger issu de matériaux minéraux

La réalisation de béton cellulaire doit intégrer des produits performants pour une efficacité renforcée. C’est le cas avec l’utilisation du nouveau granulat de Cellumat. Sa particularité est d’être composé à 100 % de matériaux minéraux et d’être entièrement recyclable.
Un produit à la fois léger et isolant
La construction trouve de nouvelles solutions, dans ses moindres éléments. Le granulat en fait partie pour offrir à chaque construction des performances accrues. Cellumat vient ainsi de compléter sa gamme de béton cellulaire en proposant un nouveau granulat. Granulège dispose de deux atouts majeurs : sa légèreté et sa capacité isolante. Il est également 100 % écologique, conçu exclusivement à partir de matières premières minérales, et 100 % recyclable. Ces données lui garantissent de répondre aux contraintes de la RT 2012.
Cette composition permet aussi son emploi pour la réalisation de couches ultra-isolantes, permettant à la fois de réduire les ponts thermiques et de maîtriser les consommations énergétiques. Son lambda est de 0,065 W/mK, autorisant une application horizontale comme verticale. Sa masse est, elle, de seulement 300 kg/m3. Une légèreté qui n’influe en rien sur son pouvoir portant. En effet, sa résistance à la compression reste élevée, de l’ordre de 40 tonnes/m².
Un granulat aux multiples applications
Granulège est utilisable pour différentes réalisations. En application sèche, il permet l’isolation des combles, des toitures-terrasses, l’égalisation des sols et la mise en œuvre de chapes sèches. En version humide, il s’adapte aussi à la création de chapes, et à la mise en place de planchers chauffants. En association avec les bétons, il permet de réaliser des planchers collaborants ou une surface bétonnée pour le renfort des planchers.
Utilisé verticalement il garantit la bonne isolation des conduits ou assure l’isolation entre deux constructions. Enfin, Granulège peut également servir à l’isolation et au drainage des parois enterrées ou être employé en fond de jardinières.

Source ETI Construction

03/04/2015

Mars 2015 : l’Insee publie son bilan conjoncturel dans le bâtiment

D’après l’enquête de conjoncture dans l’industrie du bâtiment de l’Insee et selon les chefs d’entreprise interrogés, le climat des affaires reste dégradé en mars 2015 dans le secteur.

Toutefois, l’indicateur qui le synthétise est stable, en-dessous de sa moyenne de long terme, à 89 %. L’indicateur de retournement revient quant à lui en zone neutre. En mars 2015, il apparaît que les entrepreneurs restent pessimistes par rapport à leurs activités. Ils sont aussi nombreux qu’en février à déclarer une baisse de leur activité sur la période récente et pour les prochains mois. Les deux soldes correspondants se trouvent très en-dessous de leur moyenne de longue période.
Par ailleurs, les chefs d’entreprise restent pessimistes concernant l’évolution de leurs effectifs (- 24 %) : même s’ils sont un peu moins nombreux qu’en janvier à signaler une diminution de leurs effectifs, les soldes d’opinion restent très inférieurs à leur moyenne de long terme.
Enfin, le jugement des entrepreneurs sur leurs carnets de commande reste dégradé (- 58 %). Le solde correspondant fluctue peu autour du même très bas niveau depuis octobre 2014.

Source Construction Cayola

02/04/2015

Solumix : un composant multifonction qui élargit les fonctions des matériaux traditionnels

Proposé sur le salon écobat, du 18 au 20 mars dernier à Paris – Porte de Versailles, Solumix (commercialisé par la société Solumix SAS) est un matériau minéral multifonction à la fois isolant, pare-feu, structurel et de cohésion, qui complète les performances des briques en terre cuite ou des blocs en béton.

La résistance mécanique de Solumix lui permet de supporter des poids élevés ou d’être utilisé en tant que matériau liant pour des assemblages (brique + plaquettes de parement par exemple). Dans ce cas, la résistance à la compression de ce matériau (20 à 30 kg/cm2) et sa stabilité dimensionnelle participent à la résistance globale du mur. Classifié A1 (incombustible) de par sa nature minérale, il est naturellement ininflammable et possède des propriétés thermiques exceptionnelles. Ainsi, sa résistance thermique (0.050 W/m2.K), son inertie thermique et sa stabilité dimensionnelle au feu (même à plus de 1.000 °C) en font un matériau particulièrement indiqué dans le domaine de la sécurité incendie.
Source Construction Cayola par Ch. Raynaud

01/04/2015

Cleia renoue avec les bénéfices

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour le concepteur et fabricant de briqueterie et tuileries de Nolay (Côte-d’Or). Si 2013 a été plus que difficile avec une perte d’1 million d’€, 2014 signe le rebond. Cleia (27 millions d’€ de chiffre d’affaires), présidé par Philippe Pénillard, affiche un résultat de 350 000 €.

Source Traces Ecrites

Soutien à l’entreprise Cleia à Nolay

La Région a pris une part très active dans la reprise de l’entreprise Cleia à Nolay (anciennement Céric Automation). Elle s’est engagée sur une aide globale de 950 000 euros. Les élus régionaux votent une première aide financière de 725 000 € dont 247 000 € pour permettre à l’entreprise Cleia de conforter sa trésorerie, 253 000 € pour le besoin en fond de roulement et 225 000 € pour l’emploi.

Source Monceau News

31/03/2015

La protection des toitures pour de nouvelles économies d’énergie

La toiture vient aussi en appui des économies d’énergie. Pour cela, il peut lui être appliqué un traitement thermique. C’est ce que propose Plastiroll, distributeur de la solution ClimateCooler. Ce produit permet de limiter la surchauffe des bâtis en été.
Une toiture réfléchissant les rayons solaires
La recherche des économies d’énergie et du confort des constructions est aujourd’hui une opération constante. Elle trouve désormais de nouveaux supports pour y parvenir. La toiture en fait partie grâce à la mise en oeuvre d’un traitement thermique. L’une des solutions proposées est ClimateCooler. Celle-ci est destinée aux surfaces telles que les tuiles béton ou fibrociment, les toits métalliques, bacs acier et tôles ondulées, entre autres. Sa particularité est d’intégrer des pigments qui permettent à la surface traitée de réfléchir jusqu’à 80 % des rayons solaires. Pour comparaison, les traitements classiques n’en arrêtent que 3 %. Cette caractéristique a pour effet de réduire l’apport de chaleur par le toit jusqu’à 40 %. Cette technique de protection de la toiture est notamment adaptée dans les cas de combles aménagés pour limiter les phénomènes de surchauffe, tout en permettant de réaliser des économies d’énergie par une utilisation moindre de la climatisation.
Des qualités hydrophobes
La solution est également hydrophobe, permettant une protection efficace contre le gel. Cet atout assure à la toiture de conserver ses atouts d’isolation. Le produit se pose en plusieurs phases avec, d’abord, la mise en place d’un fongicide, suivi d’un apprêt. Celui-ci se compose de billes de céramique remplies d’air venant isoler la toiture. Enfin, la dernière couche correspond à la protection anti-UV. Elle offre aussi l’apparence finale de la toiture. En effet, ClimateCooler est disponible en plusieurs coloris, du rouge brique au gris ardoise, en passant par le gris pâle, le marron et le brun. Ce traitement peut être appliqué sur les toits de tous les types de bâtis, résidentiels comme professionnels.

Source ETI construction

Pourquoi les industriels hésitent à vendre à des fonds

Ils craignent de ne pas céder assez cher et de voir les cadres partants trop bien rémunérés.
Le principe de réalité va s'imposer », veulent croire les fonds dans le dernier processus de vente de Verallia. A l'instar de Saint-Gobain, la maison-mère de Verallia, mais aussi de Lafarge ou de Total, les grands industriels sont réputés ne pas apprécier vendre leurs actifs à des fonds d'investissement. Pour des raisons historiques : plusieurs des cessions opérées durant la bulle de de la dette LBO de 2007, ont fini au tapis. Saint-Gobain Desjonquères (SGD) a été emporté par la crise, restructuré puis tombé dans l'escarcelle du fonds Oaktree. Monier, filiale de Lafarge, plombé par sa dette, a fini dans les bras d'Apollo au terme d'une restructuration de dette musclée. De même Terreal a été contraint à deux restructurations de sa dette.
D'autres groupes, comme Total, utilisent les fonds pour faire monter leurs enchères dans les processus de vente, mais au final évitent de les retenir, en raison des craintes des syndicats sur les répercussions sociales. En réalité, tous les fonds ne sont pas à loger à la même enseigne. Et surtout les industriels peuvent parfois se révéler beaucoup plus radicaux dans les réductions de coûts.
De fait, la réticence des industriels à céder à des fonds tient souvent à d'autres arguments, moins rationnels... et aussi moins avouables. « Il y a souvent la peur de ne pas vendre assez cher, face au professionnalisme des fonds, dit un observateur. Comme ils ont souvent sous-investi dans les filiales qu'ils vendent, ils n'en connaissent pas vraiment la valeur. » Dans ce cas, la meilleure option des fonds est d'offrir à l'industriel de garder une minorité du capital pour profiter de la croissance de valeur. Mais se pose alors un autre problème. Les dirigeants voient d'un mauvais oeil les cadres devenir patrons de ces filiales et s'offrir un généreuse enveloppe de rémunération, gonflée par du variable. « Cela peut poser des problèmes d'alignement en interne avec les autres cadres du groupe », témoigne un banquier.
La vente en 2004 par Alstom de sa division Power Conversion avait défrayé la chronique. La société avait été redressée et revendue par Pierre Bastid, un ancien cadre d'Alstom. Ce dernier s'était alors partagé avec les cadres 700 millions de plus-value quatre ans plus tard... « Ils n'avaient pas vu que sa rémunération n'avait pas été plafonnée », s'amuse un dirigeant de fonds.
Aujourd'hui, dans le processus de vente de Verallia, « les fonds n'ont par forcément intérêt à mettre en exergue des enveloppes de rémunération trop élevées, s'ils veulent lever les réticences de Saint-Gobain », pronostique un banquier.
Source Les Echos par ANNE DRIF

30/03/2015

Pont-de-Vaux: Wienerberger à coeur ouvert

Dans le cadre de la 10e édition des Journées portes ouvertes des entreprises de l'Ain, le grand public a eu l'occasion de visiter 56 entreprises dans le département.
A Pont-de-Vaux, deux sites industriels étaientt ouverts : Jousseau Mécano Soudure et Wienerberger. L'usine de briques Wienerberger, en zone industrielle de Pont-de-Vaux Est, accueille 137 personnes lors de visites quotidiennes qui sont faites uniquement sur réservation.
Parmi les groupes se sont glissés jeudi après-midi 14 élèves de la classe de Solange Princet, en 3e option découverte professionnelle au collège Antoine-Chintreuil. Cette visite était guidée et commentée par Robert Lacroix, directeur général, qui a tout d'abord situé cette usine au sein du groupe autrichien Wienerberger, le leader mondial de la terre cuite pour être propriétaire de 150 sites de production dans le monde. Pour sa part, la nouvelle usine construite en 2003 occupe une surface de 23 000 mètres carrés couverts, laquelle a remplacé la première usine construite en 1958 sur le même site, et aujourd'hui désaffectée. Cette entreprise occupe actuellement 93 salariés, parmi lesquels trente ouvriers sont répartis en cinq équipes de six personnes, fonctionnant en 3x8 tout au long de l'année.
Cette visite a permis aux élèves de connaître l'ensemble du processus de fabrication d'une usine entièrement robotisée et automatisée, à partir de l'argile qui arrive de deux carrières se trouvant à Saint-Etienne-sur-Reyssouze et Vescours, jusqu'à la sortie d'un four de 170 mètres de long où les briques sont entrées à près de 1 000° pour en ressortir 22 heures après aux environs de 200°, pour être mises sur palettes et expédiées. Toutes les 45 minutes sort de cette usine l'équivalent en briques d'une villa de 120 mètres carrés.
Source Le Journal de Saône et Loire

Matériaux : il reste du chemin à parcourir...

Selon les données de l'Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem), l'activité de production des matériaux au mois de février peine à progresser suite au léger mieux apparu au début de l'hiver.

Les livraisons de granulats, pourtant reparties à la hausse au début de l'hiver, sont à nouveau en régression (-4,2%) par rapport au mois de janvier. D'une année sur l'autre, le repli s'établit à -12% et à -10,5% sur les trois derniers mois. En dépit de ce constat, l'activité du dernier trimestre 2014 est en hausse de +1,7% par rapport au 3è trimestre de l'année précédente.
Le secteur du béton prêt à l'emploi (BPE) recule de -5,1% au mois de février, de -9,8% d'une année sur l'autre et de -8,8% sur les 3 derniers mois. Toutefois, de décembre à janvier, l'activité progresse de +2,3% par rapport aux trois mois précédents.
Même constat pour les autres matériaux (adjuvants, ciment, tuiles et briques) avec un recul de plus de 10,5% sur un an.
Les perspectives 2015 restent inchangées. L'Unicem prévoit un premier trimestre guère brillant et un premier semestre plutôt dégradé. L'amélioration devrait être visible au second semestre bien que l'année risque de s'achever sur un nouveau recul de la production de l'ordre de -5% pour les granulats et de -3% pour le BPE.

Source Construction Cayola

29/03/2015

PLEIADE INVESTISSEMENTS : Le cercle des entrepreneurs


Materials Technologies est spécialiste de l’ingénierie béton et des systèmes de manutention automatisée. Pléiade Investissement accompagne, depuis décembre 2010, la reprise de ce groupe. ADLER Technologies, FIMEC Technologies sont 2 sociétés de MATERIALS Technologies


Ceric Technologies a repris les actifs de Ceric SA, groupe leader dans l’ingénierie d’usines de briques et tuiles en terre cuite. Pléiade Investissement a aidé le management à préparer son plan de reprise en mars 2010, et l’accompagne dans le redéploiement industriel et commercial de l’entreprise.

Source Pleiade Investissements

Séchoir APR - Un séchoir rapide plus compact pour une organisation de production plus flexible et une capacité plus importante.

CERIC Technologies, société à l’origine de la plupart des inventions marquantes de ces 30 dernières années dans l’ingénierie de la terre cuite (four casing, séchoir rapide, Hydrocasing, préparation sèche et semi-sèche), apporte une nouvelle innovation au secteur de la terre cuite avec son séchoir rapide à pas réduit (APR).
Avec des centaines de références en briques creuses, hourdis et tuiles canal et tuiles plates, le séchoir rapide est le séchoir rapide le plus répandu à travers le monde. Afin de permettre à ses clients briquetiers d’augmenter leur capacité de production ou d’élargir l’utilisation du séchage rapide à d’autres produits, CERIC Technologies innove en lançant l’APR (séchoir rapide à Pas Réduit), un séchoir rapide plus compact dont l’écartement entre les balancelles a été réduit. « Pour réduire l’encombrement au sol de notre séchoir rapide pour briques, nous avons choisi de réduire et d’optimiser l’écartement entre les balancelles traditionnellement supérieur à 3 mètres», explique Patrick Hébrard, président de CERIC Technologies. Héritier direct du séchoir rapide, ce nouveau séchoir a fait l’objet d’un dépôt de brevet. Il a été conçu par un collaborateur de l’équipementier français, André Vegnaduzzo, ingénieur céramiste aguerri.
L’APR, un séchoir compact et flexible
Le séchoir est composé d’un tunnel inférieur et d’un tunnel supérieur reliés à chaque extrémité par un puits. Les produits à sécher sont placés dans des balancelles de section rectangulaire suspendues à un convoyeur à chaînes au milieu de leur largeur. Les produits traversent d’abord le tunnel supérieur puis un puits, ensuite, ils rejoignent le tunnel inférieur avant de passer par un autre puits. La nouvelle mécanique d’entraînement conçue combine différentes sortes de poulies (renvoi, déviation, auxiliaire) et assure un transport doux et régulier des nacelles sans aucun risque de collisions entre elles. Les atouts de cette nouvelle version du séchoir rapide résident clairement dans la plus grande flexibilité qu’elle offre aux fabricants qui souhaitent soit augmenter leur production soit introduire dans leur gamme de fabrication des produits que jusqu’à maintenant ils ne pouvaient pas soumettre à un séchage rapide. Pour les nouvelles usines que les briquetiers (ou tuiliers) peuvent être amenés à construire demain aux quatre coins du monde, c’est la promesse d’une plus grande capacité de production pour un encombrement au sol minimal.
Réalisations en cours
Deux séchoirs sont en cours de construction, en Algérie et un a été mis en service dans l’Hexagone. Un briquetier français souhaitant introduire des briques rectifiées de grand format dans sa gamme de produits a déjà fait confiance à CERIC Technologies. En mars dernier, un séchoir APR a été mis en service sur un de ses sites de production : en resserrant leur pas de 30%, le nombre de balancelles a pu augmenter de 48 à 72, en ne rallongeant le séchoir que d’une quinzaine de mètres et sans déplacer le dépileur pour permettre son implantation. Aucune modification n’a dû être apportée au bâtiment. Le retour sur investissement n’en est que plus rapide. Deux briquetiers algériens ont aussi choisi d’installer sur leurs sites de fabrication respectifs un séchoir APR pour augmenter leur capacité de production et passer de 600 à 800 tonnes/jour. Leur mise en service devrait avoir lieu à la fin de l’année.

Source CERIC TECHNOLOGIES

28/03/2015

EURE- Harcourt: Les métiers d’art mis à l’honneur samedi 28 et dimanche 29 mars

Les Journées européennes des métiers d’art se déroulent les 27, 28 et 29 mars. Rendez-vous cette année à Harcourt.
...
Une exposition autour de l’histoire de la céramique dans le Roumois sera présentée par l’ATPBR (Association Tuiles Poteries et Briques du Roumois), qui animera aussi un atelier modelage pour les enfants (gratuit). Les céramiques mises au jour lors des récentes fouilles archéologiques au Domaine d’Harcourt seront présentées au public. Tout le week-end, deux tourneurs, l’un travaillant la terre, l’autre le bois, mélangeront ces deux matériaux pour la création d’objets en commun.
√ Pratique. Vendredi 27 mars au lycée Boismard de Brionne, samedi 28 et dimanche 29 mars au Domaine d’Harcourt. Ouverture de 10 h à 18 h. Entrée gratuite.

Source Le Courrier de l'Eure

VM MATERIAUX : Forte baisse des marges, le contexte de marché jugé toujours incertain

VM Matériaux a subi de plein fouet la dégradation du marché de la construction l’année dernière. Le groupe reste prudent sur les perspectives de reprise à court terme.

Un exercice difficile pour VM Matériaux, marqué par une conjoncture défavorable sur le marché de la construction. Pour un chiffre d’affaires en recul de 6,9% (-5,5% hors effets de périmètre), à 590,9 millions d’euros, le résultat opérationnel courant dégringole de plus de 70% et se réduit comme peau de chagrin, à 4,5 millions, soit une marge de 0,8%, contre 2,6% un an plus tôt. Et que dire du bénéfice net, à 1,2 million l’année dernière, contre 12,2 millions à fin 2013, niveau qui intégrait, certes, des cessions d’actifs et des reprises de provisions.
Le secteur du bâtiment, dans lequel intervient le groupe (négoce de matériaux, l’industrie du béton et la menuiserie industrielle), a été marqué par un recul des mises en chantier de 11,4% en 2014, explique la société vendéenne dans son communiqué. La marge brute en pâtit directement (-5,9%) et dans la foulée tous les niveaux du compte de résultats. Le groupe a néanmoins, et dans ce contexte, poursuivi ses efforts en matière de réduction des coûts. Les charges opérationnelles ont été abaissées de 2,1 millions d’euros. Un dividende de 35 cents sera versé au titre de l’exercice, soit un rendement de 1,4%.
A noter cependant que le niveau de l’endettement net a été réduit de 12,3% pour revenir sous le seuil de 100 millions d’euros (89,7 millions). Le gearing ressort en fin d’année dernière à 70%, contre 77% auparavant.
Pour ce qui est de 2015, « dans un contexte de marché toujours incertain, le groupe reste prudent sur les perspectives de reprise à court terme ». Il reste cependant confiant « dans ses fondamentaux, sa capacité d’adaptation et sa politique de gestion rigoureuse. Il prévoit de poursuivre une politique d’investissements internes en 2015 afin de soutenir le développement de ses branches ».
Pour Portzamparc, la baisse des marges a été un peu plus prononcée que prévu l’année dernière.

Source Bourse Les Echos

27/03/2015

ALGERIE- Céramique et poterie: cinq conventions pour la promotion de la production des pâtes blanche et rouge

ALGER- Plusieurs conventions ont été signées, mardi à Alger, entre le Centre d'études et de services technologiques de l'industrie des matériaux de construction (CETIM) et les chambres d'artisanat de cinq wilayas, en vue d'améliorer la qualité des pâtes blanche et rouge utilisées dans la production de céramique et de poterie.
Les conventions ont été signées par le sous-directeur des laboratoires CETIM, Brahim Razibaouene et les directeurs des chambres d'artisanat de Tizi Ouzou, de Biskra, de Tlemcen, de Béjaia et de Jijel, en présence de la ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Nouria Yamina Zerhouni et de la ministre déléguée chargée de l'Artisanat, Aïcha Tagabou.
A cette occasion, Mme Tagabou a réaffirmé l'intérêt accordé par le secteur aux artisans, en veillant à leur assurer une meilleure prise en charge pour la préservation et le développement de l'activité artisanale.
La ministre a estimé que "la poterie est l'un des plus vieux métiers de l'artisanat qu'il faut préserver", rappelant les programmes de formation élaborés "aussi bien sur le plan local que dans le cadre de la coopération internationale".
Mme Tagabou a, en outre, rappelé la réalisation d'un centre d'excellence de la céramique dans la wilaya de Tipasa dans le but d'améliorer la qualité de cette activité, insistant sur l'importance de garantir la matière première de pâte blanche qui "est importée et la pâte rouge qui doit être traitée pour résister à une haute température".
"La rencontre constitue un point de départ, susceptible de permettre aux artisans de mieux maîtriser la production de la matière première en ce qui a trait aux pâtes blanche et rouge résistantes à la haute température et destinées à la production de poterie et de céramique, conformément aux normes en vigueur à l'échelle internationale", a souligné la ministre.
28 mille tonnes de cette matière ont été importées avec un montant de 30 millions d'euros/an, a-t-elle indiqué, rappelant le rôle du CETIM dans la définition des composants techniques de cette pâte.
Pour sa part, Mme Zerhouni a souligné la nécessité de fournir les pâtes rouge et blanche jusque là importée de l'étranger, rappelant l'importance de tirer profit de l'expérience du centre pour améliorer ce produit.
La disponibilité de cette matière "permettra certainement de faire baisser les prix des matières première et de commercialiser le produit à des prix raisonnables", selon la ministre.

Source Algérie Presse Service

26/03/2015

Matériaux de construction : 2015, année (encore) difficile

Les derniers chiffres de l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) témoignent d’une activité qui tourne encore au ralenti malgré quelques signes encourageants en début d’année.
L’activité du secteur de la production de matériaux de construction peine à repartir. C’est le constat dressé par l’Unicem dans sa dernière enquête de conjoncture, rendue publique le 23 février. Sur un an, selon les estimations encore provisoires, le marché global des matériaux de construction reste dégradé, avec un repli de 7,1% (-11% rien qu’au quatrième trimestre 2014), à 445 millions de tonnes.
Le repli se constate à la fois dans les livraisons de granulats avec une chute de 4,4% en janvier 2015 par rapport à janvier 2014, et dans la production de béton prêt à l’emploi (BPE) avec une baisse de 7,4% sur la même période.
Selon l’Unicem, quelques signaux positifs poignent tout de même à l’horizon : la hausse de la production de granulats (+7,4% et +2,2% sur les trois derniers mois) et de BPE (+1,1%) entre décembre 2014 et janvier 2015. « Le creux de la vague semble passé », assure la fédération.
Côté perspectives pour 2015, l’Unicem estime « encourageant » le rebond des ventes au détail de logements neufs annoncé il y a quelques jours par la Fédération de la Promotion immobilière pour la fin de l’année 2014. Tout comme « le raffermissement des ventes dans l’ancien, qui ont progressé de + 2,1 % en 2014 après deux années de baisse », note-t-elle.
Pas d’embellie pour autant dans les travaux publics, estime l’Unicem. La baisse de 3,9% des travaux réalisés, de 7,7% des marchés conclus et de 9,5% des travaux routiers (en euros constants) en 2014 laissent les professionnels de ce secteur pessimistes pour cette année.

Source Le Moniteur

25/03/2015

Biosourcer les matériaux de la construction, une tendance de fond

Substituer des matières premières polluantes par des produits naturels renouvelables, valoriser des ressources locales ou des déchets en filière courte, telles sont les grandes tendances observées dans le secteur des matériaux de construction. Tour d'horizon de ces initiatives écologiques destinées à diminuer l'impact environnemental des bâtiments, tout en préservant leurs performances.

Pour les produits dits "verts", l'heure n'est plus à la création de nouveaux produits ou à la recherche de propriétés innovantes : les industriels se penchent désormais sur la substitution de certaines matières premières, issues de l'extraction et dont les ressources tendent à s'amenuiser, par des produits organiques. Ces derniers présentent l'avantage de se renouveler et de fixer du carbone pendant leur croissance, maximisant ainsi l'effet recherché : diminuer l'empreinte environnementale de la construction. Pas question toutefois de négliger les performances de ces matériaux biosourcés qui doivent, a minima, présenter des caractéristiques proches des produits actuellement sur le marché.
Incorporation de 80 % de déchets de bois
Pour faire face à ce double défi, les départements de R&D des industriels et des instituts académiques rivalisent d'ingéniosité. A l'occasion du salon Ecobat, qui se tient à la porte de Versailles à Paris jusqu'au vendredi 20 mars, plusieurs solutions d'écoconstruction ont été présentées, dont le bloc porteur bio-sourcé d'Alkern. Le groupe spécialisé dans la préfabrication d'éléments en béton, propose ici un bloc constructif incorporant des déchets de bois, issus du broyage de palettes, à hauteur de 80 %. Les fibres sont liées par du ciment, de la chaux et du sable, afin de former un matériau compact, présentant de bonnes performances en termes d'isolation thermique et acoustique. La société peut ainsi revendiquer une forte diminution du processus d'émission du gaz carbonique en réduisant drastiquement le recours au béton et en valorisant un déchet qui stocke le carbone. Alkern, qui propose également un bloc bio-sourcé incorporant de l'écorce de chêne liège, naturellement isolante, travaille aussi sur d'autres espèces végétales, afin de développer des variantes "locales". L'utilisation de fibres de bambou est notamment étudiée en Birmanie.
Algues déshydratées…
Autre exemple, celui de la société Felor, qui a imaginé une peinture à base d'algues bretonnes. Ou plus précisément de déchets ultimes d'algues utilisées dans la cosmétique et l'agroalimentaire. "L'idée était de créer une peinture bio-sourcée qui soit un produit sain pour un habitat sain, sans émission de composés organiques volatils", précise Lionel Bouillon, le président-directeur général de l'entreprise. "On s'affranchit ainsi des matières premières dérivées du pétrole. Et les algues de culture proviennent de Morlaix et de Saint-Malo, ce qui est proche de notre usine de Rennes", poursuit-il. Techniquement, les déchets déshydratés sont retraités et incorporés dans une résine, elle aussi bio-sourcée, à base de colza. L'algue rouge joue le rôle d'épaississant dans la mixture, tandis que l'algue brune lamellaire – le goémon – sert de charge et contribue à une meilleure opacité de la peinture. Une donnée qui permet d'améliorer le rendement du produit fini, et donc, d'en utiliser moins. La peinture Algo peut ainsi revendiquer être d'origine naturelle (algues et colza) à hauteur de 98 %.
… ou coques de noix
Les recherches actuellement menées au CoDEM Le BatLab, un centre spécialisé dans la R&D pour la construction installé en Picardie, visent également à remplacer les produits chimiques pétroliers par des composés chimiques plus "verts". Alexis Theveniaux, chercheur, explique : "Les mousses de polyuréthane sont performantes pour l'isolation mais elles sont coûteuses à produire et donc chères à l'achat. De plus, elles sont non recyclables, non hygroscopiques et toxiques". Les scientifiques se sont donc penchés sur la possibilité de produire une mousse expansée isolante, très performante, à partir de ressources renouvelables, non toxiques, disponibles industriellement, tout en visant un coût inférieur à 150 €/m². Leur attention s'est portée sur la noix de Cajou liquide, une huile phénolique issue des coques, considérées comme un déchet. Mélangé, à hauteur de 20 ou 30 %, avec un polyol d'origine pétrochimique (et divers adjuvants comme des catalyseurs, tensioactifs ou antioxydants), le composé permet d'obtenir une mousse dont les propriétés thermiques sont mêmes supérieures à celles des polyuréthanes classiques. Cependant, la résistance à la compression s'en trouve légèrement dégradée. Quant à la tenue au feu, les chercheurs travaillent à l'élaboration d'un retardateur également bio-sourcé.
Plus que jamais, la chimie verte et la valorisation des déchets convergent pour faire des matériaux de construction à responsabilité environnementale accrue.

Source Batiactu

Comment parler des plans sociaux en interne.

Les 9.500 collaborateurs français d'Alcatel-Lucent s'interrogent sur leur sort. Lors d'une vidéo-conférence, le patron du groupe, Ben Verwaayen, a évoqué la semaine dernière les difficultés économiques de cet équipementier télécom. Mais aucun détail n'a filtré concernant l'annonce, le 26 juillet dernier, de 5.000 suppressions de postes dans le monde. La direction se dit contrainte au silence, pour cause de procédure et sous peine de délit d'entrave. Mais l'inquiétude grandit. « La nature ayant horreur du vide, le silence de la direction est compensé par les rumeurs », dévoile Stéphane Dubled, délégué CGT d'Alcatel-Lucent.
En cet automne où la barre des 3 millions de chômeurs est franchie, les plans sociaux se succèdent, de France Télévisions à la FNAC, de Carrefour à SFR, Air France ou Sanofi. Certains se déroulent sans heurts. D'autres, dans un fracas médiatique, comme Doux ou Fralib. Avec pour point commun, aux yeux des salariés, un déficit de communication. « Nous avons lancé des alertes. Mais l'entreprise nous a tout caché. Les journalistes étaient plus au courant que nous ! On s'est fait rouler dans la farine ! », déplore Jean-Luc Guillart, délégué CFDT chez Doux. Des regrets aussi chez PSA : « La direction aurait pu jouer davantage la transparence. Pendant des mois, il y a eu un black-out total sur la communication aux dires mêmes du PDG qui ne souhaitait pas que le plan de PSA devienne l'otage de la campagne présidentielle », raconte Jean-François Laborde, délégué syndical CFE-CGC de PSA à Vélizy.
Or en cas de séisme social, la communication interne devient clef. Pour preuve ? « Les plans sociaux ne représentent qu'une goutte d'eau au regard des emplois supprimés à l'échelle nationale, estime Jean-Christophe Alquier, cofondateur de l'agence de communication Ella Factory. Et pourtant, ils choquent davantage. Car ce qui compte, c'est ce qui se sait. »
D'où l'intérêt, pour l'entreprise, de savoir en parler. « Un plan de sauvegarde de l'emploi dont les motifs ne seront pas compris par les équipes risque de générer un profond ressentiment, observe Jean-Claude Delgènes, directeur général de Technologia. Il faut communiquer de manière précise et rigoureuse pour éviter les fantasmes et les scénarios dramatiques. Etant donné que les salariés se sont investis, ils doivent comprendre pourquoi on en est arrivé là. » Une démarche sur mesure : chaque société a une culture, chaque PSE a son histoire.
Souvent, l'erreur des dirigeants est de n'avoir pas préparé le terrain. « Il est rare que les restructurations visent la mort de l'entreprise, elles servent au contraire à la sauver ! Cacher la vérité est le meilleur moyen de se prendre les pieds dans le tapis », affirme Xavier Tedeschi, fondateur du cabinet de conseil Latitude RH et auteur du livre : « Et moi, je fais quoi ? » (Editions du Palio).
Des procédures à suivre
Le tapis est glissant. Chez Alcatel-Lucent, l'absence de réponses a jeté le doute sur la stratégie du groupe : « L'entreprise a déjà été éprouvée par les plans sociaux. Les salariés subissent les réorganisations et leur point de vue n'est pas pris en compte, commente Stéphane Dubled. L'heure est à la défiance. » Le ressenti est sombre aussi chez PSA : « A Vélizy, l'angoisse est palpable et nous craignons les risques psychosociaux », observe Jean-François Laborde.
Défiance et angoisse ne sont pas sans risque. « Dans une entreprise qui va mal, les gens tendent à se recentrer sur leur coeur de métier : elle devient moins agile.Les salariés peuvent alors avoir peur, se démotiver ou même s'en aller », affirme Guillaume Aper, président de l'Association française de communication interne (AFCI). Toutefois, communiquer n'est pas simple. « Parfois la direction de la communication n'a pas l'information car celle-ci est confidentielle, parfois la loi ne l'autorise pas à en parler avant la tenue d'un comité d'entreprise », poursuit-il. Exemple chez PSA : « Entre communication interne et externe, la frontière est ténue. Et la durée de vie d'une information est de plus en plus courte. Et pour communiquer nous sommes tenus par des obligations légales », assure la direction.
Sans cesse, les fuites menacent. « Le but est d'attirer l'attention des médias par des scoops pour mobiliser les politiques. L'enjeu est de prendre la parole le premier », juge Jean-Christophe Alquier. Bilan : la communication interne est souvent contrainte de réagir et non d'agir.
Car les informations se propagent instantanément. Mercredi dernier, les discussions entre syndicats et dirigeants de PSA à Poissy sur la revitalisation du site d'Aulnay-sous-Bois étaient relayées sur Twitter. « Twitter ou pas, Facebook ou pas, SMS ou non, les armes ne sont pas égales. L'entreprise ne doit pas risquer d'enfreindre la procédure d'information consultation, et doit respecter le calendrier fixé par le législateur. Les représentants du personnel, eux, ont moins de contraintes », note Marie-Céline Terré, fondatrice de l'agence Ozinfos.
Et pour que la tempête médiatique ne reflète pas le ressenti en interne, mieux vaut prendre la main. C'est donc une course de vitesse. « Il faut se préparer. Tenir des communiqués prêts à être diffusés, dès le comité d'entreprise terminé », assure Guillaume Aper.
Paradoxalement, le temps des négociations est long. « Pour les salariés, c'est une lente agonie », confie un dirigeant. Un no man's land qu'il faut meubler. « Si l'on ne peut pas s'exprimer sur les chiffres, on peut, en revanche, communiquer sur la manière dont on va procéder pour négocier, en détaillant les accords de méthode ou le calendrier », estime Jean-Christophe Alquier.
Motiver les « survivants »
Autre impératif salutaire, mettre le cap sur l'avenir. « Même en période noire, une entreprise a des projets. Il est vital de garder le moral », déclare Guillaume Aper. Notamment pour les « survivants » qui doivent rester motivés. « A terme, la communication doit montrer l'exemplarité de l'entreprise à trouver des solutions pour recréer des emplois, en défendant un bassin de vie avec les collectivités locales. Elle peut aussi dévoiler la réussite d'anciens et démontrer, ainsi, qu'il y a une vie après l'entreprise. Cela déculpabilise ceux qui restent et le traumatisme est moindre », explique Jean-Claude Delgènes.
C'est un travail de longue haleine et de tous les instants. « Il faut, régulièrement, des relais de communication sur le terrain pour dissiper les inquiétudes en comprenant leur nature exacte », souligne Guillaume Aper. Quitte à former les managers pour « ne jamais les laisser sans message, note Xavier Tedeschi. Car s'ils se murent dans le silence, les salariés se tournent vers les syndicats ou vers l'extérieur, et la direction perd la main. » Et un DRH de résumer :« Le maître mot est de rassurer, de donner du sens et de la visibilité pour expliquer comment on voit l'avenir ».
Source Les Echos par Laurance N'kaoua

24/03/2015

Solumix conçoit une poudre isolante multi-usage

Fondée sur un brevet d’Air liquide, la poudre isolante multi-usage de Solumix a été mise au point dans les usines de l’industriel, en partenariat avec le laboratoire SPCTS de Limoges (Haute-Vienne). Sa formulation et son process, qui s’apparentent à la synthèse hydrothermale, phénomène observé lors de la cristallisation naturelle des minéraux, sont à l’origine de sa structure isolante autoporteuse, de sa forte adhérence à la brique et de sa résistance à la compression. "Solumix est léger, ininflammable et
respirant.
L’opportunité
Solumix répond à la réglementation thermique RT 2012. Ne dégageant ni fumée ni gaz toxique, il résiste au feu, en accord avec les normes Euroclasses 2013.
Des débouchés sont possibles dans de multiples applications, notamment pour de nouvelles solutions de construction tout en un comme élément porteur isolant et de décoration", précise le cogérant Richard Gaignon.
Après deux ans de développement, il a créé en novembre 2013 avec Christophe Chaput, ingénieur céramiste comme lui, son entreprise au Palais-sur-Vienne (Haute-Vienne). Ils ont recruté en janvier un jeune diplômé de l’École nationale supérieure de céramique industrielle, chargé de la R&D, puis un ingénieur confirmé. Une levée de fonds de 600 000 euros doit permettre d’installer une ligne pilote en mai. Sont entrés au capital Aliad, un fonds d’investissement d’Air liquide, Grand Sud Ouest, filiale du Crédit agricole, Céric Technologies et le holding Orion Industrie des deux associés, qui détiennent 20% du capital. "Nous allons fabriquer des produits de démonstration en utilisant le bois, le métal et la brique. Une fois les certifications obtenues, nous vendrons la poudre aux fabricants de matériaux de construction qui l’intégreront à leur ligne de production, et nous fabriquerons aussi des produits façonnés avec des formes spéciales." L’ambition de Solumix dans cinq ans : 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et un effectif de 15 à 20 salariés.
Source L'Usine Nouvelle par Corinne Mérigaud

23/03/2015

Wienerberger relance la brique monomur

Acteur de la terre cuite, avec ses briques de structure, de parement et les tuiles, Wienerberger se développe en innovant sur son cœur de métier.
Le groupe autrichien qui réalise un CA de 2,5 milliards d’€ en Europe (30 pays, 230 sites industriels et 13 500 employés) cible aujourd’hui son cœur de métier avec des extensions de gammes en toiture (dont le sarking) et en maçonnerie.
« Depuis 2004, le groupe a terminé de croître avec des acquisitions externes et doit donc raisonner en termes de solutions globales » indique Francis Lagier, qui dirige Wienerberger SAS (11 sites industriels, 900 collaborateurs en France pour un CA de 186 M€).
Malgré une conjoncture difficile pour l’ensemble de la filière terre cuite (- 8 % pour la brique en 2013 vs 2012, - 3 % pour les tuiles et -7 % pour les briques de parements), la profession ne cesse d’améliorer ses produits sur le plan technique et/ou esthétique.
Technologie Dryfix
Le fabricant a ainsi cherché des solutions innovantes (on se souvient de la maçonnerie roulée pour les briques de structure) et a mis au point la technologie Dryfix* en 2012, afin de réduire les temps de mise en œuvre de ses produits de l’ordre de 20 %.
En travaillant sur le nombre des alvéoles des briques, l’industriel a également amélioré leurs performances thermiques conformes à la RT 2012. La brique de structure s’est d’ailleurs imposée dans la construction de maisons individuelles puisqu’elle représente déjà 43 % des parts de marché en 2012 contre 31 % en 2009. Les blocs béton et le bois (10 %) se partagent les 57 % restants.
Chez Wienerberger, elle se décline en trois types de gammes pour la maison individuelle avec la GF R20 en entrée de gamme (en concurrence avec les blocs béton), Homebric (milieu de gamme) et Climamurs (haut de gamme).
Le renouveau du monomur
C’est notament sur ce produit de maçonnerie que le groupe investit ses efforts de R&D. Mis au point en Autriche, ce nouveau monomur Porotherm démarre sa commercialisation en France. Il se présente sous la forme d’une brique rectifiée avec des alvéoles élargies recevant de la laine de roche.
Destiné aux maisons individuelles haut de gamme, il ne nécessite aucun doublage d’isolant supplémentaire grâce à ses bonnes performances thermiques (R de 3,85 m2.K/W pour la brique en 30 cm d’épaisseur à 5,44 m2.K/W pour 42 cm d’épaisseur).
Poids léger et performance thermique
A noter également son poids léger (par rapport au monomur terre cuite classique) puisqu’il ne pèse que 12,1 kg pour l’épaisseur 30 cm ( et 17 kg pour l’épaisseur 42,5 cm). En cas de succès rapide, le produit pourrait d’ailleurs être fabriqué dans les usines françaises dès 2015.
Selon Francis Lagier, il ne devrait pas excéder 4 à 5 % du marché de la maison individuelle (alors que le monomur terre cuite avait atteint 8 à 9 % de ce marché avant la nouvelle réglementation thermique).
Par ailleurs, ce produit fait encore l’objet de recherches quant à son remplissage et l’industriel réfléchit à d’autres pistes d’isolants (chanvre, fibres de bois…). Notons également un nouveau rouleau à cerces hélicoïdales dédié à la pose de cette brique afin de garantir une dépose régulière du mortier sur les briques… et sans effort.
Aléonard veut séduire les prescripteurs
Si la toiture offre de bonnes perspectives de chiffre d’affaires en 2014 (avec le lancement d’une solution en sarking pour la rénovation et d’une offre de tuiles plates Saint–Vincent 12 mm en format 16 x 27 cm de la tuilerie Aléonard), l’activité façade souffre de la perte de vitesse de la brique de parement.
Le fabricant transfère actuellement une partie de sa production (Terca) en un seul et même lieu à Fines, pour un investissement de 1,5 million d’euros. Il travaille sur les coloris en proposant des teintes modernes, gris, brun, noir…
L’industriel parie également sur ses bardeaux alvéolés double peau et simple peau (marque Argeton). Argelite, bardarge simple peau a même obtenu un avis technique, y compris en zone sismique, pour une pose sur supports verticaux en maçonnerie ou sur ossature bois ou métallique. Un matériau de parement, léger (31 kg /m2) qui devrait également séduire la prescription.
*la technologie Dryfix propose d’encoller les briques avec un double cordon horizontal de mousse polyuréthanne (sous avis technique), un produit distribué par une cartouche et actionné par un pistolet, facile à nettoyer.
Source : batirama.com / Fabienne Leroy

22/03/2015

Bpifrance Excellence reconnaît la capacité d'innovation de Ceric Technologies pour la 3ème année consécutive

Pour la troisième année consécutive, CERIC fait partie de la communauté d’entreprises choisies par Bpifrance Excellence pour représenter les secteurs de croissance.
Bpifrance Excellence est un cercle select réservé à 2 000 PME Françaises connues et reconnues pour leur capacité en termes d'innovation.
C'est clairement un signe fort, un encouragement des pouvoirs publics et une reconnaissance des savoir-faire, des compétences et des capacités en termes d'innovation dans différents domaines tels que la Thermique (cellule de séchage mobile), la Mécanique (groupe d’étirage Demeter ), l'Informatique Industrielle (Diapason), sans oublier la Céramique, pilier et cœur de l'entreprise CERIC.

Source Facebook CERIC

21/03/2015

Sondages archéologiques à la «Tuilerie» de Saint-Lys

Au lieu-dit La Tuilerie, à la sortie de Saint-Lys, des sondages archéologiques sont réalisés actuellement par l'INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives). Les archéologues, parmi lesquels un Saint-Lysien, Éric Tranier, ont, depuis le 2 mars, exploré le sous-sol sur 7 % de l'emprise d'un futur lotissement, comme le stipule l'arrêté préfectoral. La dénomination de ce lieu-dit provient d'une ancienne tuilerie en lieu et place du bâtiment de la ferme et du hangar, visible depuis la route (voir encadré). «On sait qu'il y avait un four pour cuire les tuiles en 1832 que la Tuilerie s'appelait «La tuilerie» de Bazaillac puis du Gazaillac. La zone d'excavation de l'argile est visible. Ils travaillaient en circuit court» a expliqué Eric Tranier aux agents du pôle culturel et à M. Andrau, adjoint au maire, venus «visiter» les 30 premiers sondages réalisés.
L'archéologue Éric Tranier, accompagné d'un collaborateur de l'Inrap, tentent de faire parler la terre saint-lysienne. «Pour l'heure, nous n'avons trouvé qu'un foyer de galets du néolithique mais nous sommes contraints d'arrêter les sondages à cause de la pluviométrie ; Il y a beaucoup trop d'eau sur le terrain. Nous poursuivrons les sondages quand les conditions seront plus praticables» a averti M. Tranier.
Rappelons que la fondation de Saint-Lys est liée à la Grange d'Eaubelle qui fut, à partir du XIIe siècle, le centre des vastes terres que les religieux cisterciens de l'abbaye de Gimont, dans le Gers, possédaient à Saint-Lys. De plus, la forêt de la Bouconne s'étendait auparavant jusqu'aux portes de la bastide.
Depuis 2001 en France, l'archéologie préventive permet de «sauvegarder par l'étude» les archives du sol. Bien avant que des travaux de construction ou d'aménagement ne commencent, et pour éviter qu'ils soient interrompus, on tente de savoir si le terrain renferme des traces d'occupations humaines. Quand l'opération sera terminée, le rapport de de l'Inrap sera remis au préfet de région qui en donnera connaissance à l'aménageur du lotissement et qui, selon les cas, délivrera alors l'autorisation de travaux. Ce diagnostic permet d'en savoir plus sur la vie des premiers Saint-Lysiens…
La tuilerie de 1776 à 1852
Dans les archives municipales, sur la carte de Cassini (première carte générale et particulière du royaume de France), publiée en 1776, est mentionné le lieu-dit «La Tuilerie» indiqué à son emplacement actuel, en rive gauche du ruisseau Gazailla. Sur le cadastre de 1797, on relève une tuilerie, logement pour le tuilier et jardin avec un pré au Bazaillac ( en fait Gazailla). En 1832, sur l'atlas cadastral, le bâtiment de la Tuilerie est figuré sur la parcelle n° 59. Un petit bâtiment annexe est visible sur la parcelle voisine n° 58. En 1833, on apprend que ces deux parcelles appartiennent à Jean-François Dassan, juge de paix à Saint-Lys. Le plan du «Chemin de grande communication de Nailloux à l'isle-Jourdain» daté du 2 septembre 1842 fait apparaître la «Briqueterie de Bazaillac». Enfin, on sait que des terrains communaux ont été vendus à des particuliers en 1851 et 1852 dont celui concernant un lot près de la briqueterie.
La Dépêche du Midi