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05/11/2014

NORD - Briqueterie de Molinghem: À l’ombre du bois Ratelet, une carrière de sable demande à s’agrandir

Dans le bois Ratelet se cache une carrière de sable et d’argile. La Briqueterie de Molinghem l’exploite depuis des années en toute discrétion. Elle vient de reboiser une parcelle et souhaite s’attaquer à une autre pour pouvoir poursuivre son activité. Une enquête publique est ouverte. Prochaine permanence du commissaire-enquêteur, le 30 octobre à la mairie de Mazinghem.
Quand on ne trouve plus d’or sur un terrain, on va voir juste à côté. Le principe est le même pour la Briqueterie de Molinghem, mais avec le sable caché sous les arbres du bois Ratelet. Pour fouiller la parcelle voisine de celle qui est actuellement explorée, l’entreprise a besoin de passer par la case enquête publique. Jusqu’au 17 novembre, les habitants des communes situées dans un rayon de trois kilomètres peuvent donc s’informer sur le projet et faire des remarques. Elles conditionneront l’autorisation d’extension et de poursuite de l’activité.
Qui dit carrière, dit risques de pollution. De l’air, avec la poussière et le bruit des engins, de l’eau... D’où l’enquête publique. Mais la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement a déjà mis son nez dans le dossier. Et ses conclusions sont bonnes. La maison la plus proche est située à plusieurs centaines de mètres de là. Des champs, on ne voit même pas la carrière, de la route non plus. « L’exploitation ne porte pas atteinte à la qualité de la ressource en eau potable et n’accentue pas les phénomènes d’inondations. » La poussière et le bruit seront limités. D’ailleurs cette carrière, annexe à celle de Rombly-Quernes, n’est exploitée qu’une cinquantaine de jours par an. Si les camions (en moyenne 2,7 par jour) salissent la route, l’entreprise s’engage à nettoyer.
Des arbres vont devoir être coupés, mais la Briqueterie a l’obligation « de remettre en état le site et donc de replanter » des espèces locales, ce qu’elle a déjà fait sur les parcelles exploitées précédemment, précise Jean-François Bloquiau, le commissaire enquêteur. Le projet ne déchaînant pas les foules – quand il s’agit d’éoliennes, d’autoroutes, d’aéroports, les commissaires-enquêteurs sont parfois accueillis par des manifestants – il a eu le temps de potasser. Une chose l’a marqué : l’histoire des nids d’hirondelles. Pour les protéger, « ils n’exploitent pas la carrière en période de nidification. C’est la première fois que je vois ça... » Cette enquête aura eu le mérite de révéler une bonne pratique. Et de percer l’épaisseur du bois Ratelet.
Pour en savoir plus sans l’aide de personne
Le projet de la Briqueterie, les observations de la direction régionale de l’environnement, les études d’impact, etc... sont à la disposition des habitants de Mazinghem, Lambres, Norrent-Fontes, Aire, Isbergues, Ham, Rombly, Quernes, Witternesse et Saint-Hilaire-Cottes jusqu’au 17 novembre. Ils peuvent le consulter dans leur mairie et formuler leurs remarques.
Même si le projet est expliqué de manière claire et compréhensible au commun des mortels, il est difficile de s’y retrouver au milieu de la masse de documents. Le commissaire-enqêteur est là pour éclairer les habitants. Il sera à la mairie de Mazinghem le 30 octobre, de 14 h à 17 h ; le 8 et le 17 novembre, de 9 h à 12 h.
C’est quoi ce sable ?
On aurait bien aimé que la direction de la Briqueterie nous raconte comment l’entreprise fonctionne, ce que le sable et l’argile extraits ont de particulier, à quoi ils servent. Mais ça ne les « intéressait pas pour l’instant »... En gros, ils préfèrent rester discrets pendant l’enquête publique, pour se mettre à l’abri de toute éventuelle critique.
Alors que les analyses et avis vont dans leur sens, ils donnent l’impression de s’en faire une montagne. C’est vrai, les procédures administratives sont lourdes. Monter un dossier prend du temps. Les délais sont longs...
C’est vrai, on est libre de répondre ou non à la presse. Mais puisque l’information est publique, on a décidé de la relayer. Et ce sable alors ? « Apparemment, il est assez rare, donc recherché. Il est notamment destiné au marché industriel de la terre cuite, pour les travaux d’étanchéité... », explique Jean-François Bloquiau.
Source La Voix du Nord par Cécile Rubichon

ITE pour résidences neuves de style normand à Deauville

La ville de Deauville crée un nouveau quartier résidentiel sur la Presqu'île de la Touques, située entre le centre-ville et la mer, en y conduisant un plan d'aménagement urbain de grande ampleur, afin de créer un nouveau coeur de ville « Deauville Presqu'île ». Le maître d'ouvrage Faubourg Immobilier et le cabinet d'architecture Urbi & Orbi réalisent dans ce nouveau quartier un programme d'envergure :167 logements en 3 phases. Ces habitations de standing en zone protégée, doivent à la fois s'inscrire dans l'architecture emblématique d'inspiration normande et haussmannienne de la ville de Deauville et correspondre aux exigences techniques des bâtiments modernes. Une Isolation Thermique par l'Extérieur a été choisie avec l'utilisation de matériaux très spécifiques de par leurs qualités thermiques, leur harmonisation et la technicité de leur mise en oeuvre. L'agence de Normandie de l'entreprise MARTEAU, spécialiste du traitement technique des façades, a été chargée de l'exécution.
Les priorités techniques de ce chantier ont été la lutte contre tout pont thermique, le respect des normes incendies et le traitement performant des détails de liaison entre les matériaux utilisés. Les impératifs esthétiques liés au style du bâtiment (corniches décoratives soulignant les étages, chainages d'angle démarquant les façades, encadrements de baies, surfaces en briques de terre cuite) ont engendré des contraintes techniques inédites et de nombreux points singuliers pour lesquels l'entreprise MARTEAU a apporté des solutions, en collaboration avec la maitrise d'oeuvre d'exécution, la société SEQUABAT.
Sur la résidence de l'Horloge, les travaux de façades ont débuté mi- décembre 2013 (ceinturage des bâtiments par les échafaudages - 3350 m2) pour se terminer mi-juin 2014. 2200 m2 de façade ont été traités sur une durée 5 mois.
Les savoir-faire développés sur la résidence de l'Horloge sont aujourd'hui utilisés pour la réalisation des façades d'une deuxième résidence : La résidence de la Touques (lot o). D'architecture beaucoup moins imposante que la résidence de l'Horloge, la résidence de la Touques est également intéressante par ses particularités techniques et son esprit "maison de ville". Le maître d'oeuvre a choisi comme matériaux, le colombage et la brique qui signent l'architecture typiquement normande. L'intervention a débuté début octobre 2014. Son achèvement est prévu fin janvier 2015.

Source Batijournal

04/11/2014

Une façade en briques joue avec le relief grâce au BIM

Fin janvier 2015 sera livrée à Beauvais la Maison de la Solidarité et des Familles du quartier Saint-Jean. Initiée par le Conseil Général de L’Oise, elle a pour vocation d’aider et d’orienter les habitants du quartier dans le domaine social et médico-social.
Ni monumental, ni imposant, le bâtiment de deux niveaux se distingue cependant des logements voisins par le mouvement de ses façades et leur matière. « Le mouvement, c’est celui des plans de façades de l’étage qui divergent depuis le centre, au dessus de l’entrée, et qui, par ce recul, atténuent la monumentalité du mur », décrit Hervé Ellena, de l’agence EllenaMehl Architectes.
La matière, c’est la brique qui habille totalement l’édifice. Un habile mouvement dans la pose et la superposition des briques fait apparaître un motif de tissage en losanges sur la façade.
Le projet, qui totalise 1 127 m² de SHON pour un budget de 1,805 million d’euros HT (compris VRD et paysage), a fait l’objet d’un concours de maîtrise d’œuvre mi-2012, remporté par l’agence EllenaMehl en novembre 2012.
Le motif procède d'un double mouvement : débord des briques d'une part, rotation des briques d'autre part. Le bâtiment de deux niveaux est intégralement enveloppé d’un mur manteau en briques. Le mouvement dans la pose et la superposition des briques fait apparaître un motif de tissage en losange sur la façade. Dans le modèle BIM 3D, des couleurs permettent d’identifier les différentes poses de briques. Les poseurs ont monté chaque portion de mur suivant le calepinage coloré.
Les architectes d’un bâtiment public de Beauvais ont conçu le calepinage de sa façade singulière en briques, animée de reliefs en losange, grâce au recours à la maquette numérique 3D qui a également accompagné l’entreprise de pose.
Mur manteau
Dès le concours, l’agence d’Hervé Ellena et Stéphanie Mehl a proposé une façade en briques avec isolation par l’extérieur, selon la technique du mur manteau, en suggérant d’animer la façade avec un motif « tissé » matérialisé par le mouvement des briques.
« Avec un budget assez serré, la proposition de développer un mur manteau en briques pour l’ensemble du projet, y compris le mur de clôture, relevait de la gageure », admet Hervé Ellena. Le budget initial estimé pour le mur en briques se situait autour de 250 euros/m2, compris isolant et échafaudages, pour une surface d’environ 600 m2.
« Nous voulions utiliser une brique simple – de préférence moulée mécaniquement – pour garantir l’expression du motif dont la subtilité pourrait disparaître avec une matière terre cuite trop expressive », explique Hervé Ellena qui note également que les briques moulées main présentent non seulement des variations de taille potentiellement problématique pour une pose non conventionnelle… et qu’elles sont aussi plus chères !
Objet virtuel BIM
« Afin de permettre au motif d’émerger et d’évoluer nous avons créé, dès la phase conception de l’esquisse du concours un « objet virtuel » BIM pour modéliser le motif de briques », détaille l’architecte. Cet objet informatique paramétrique, c’est-à-dire modifiable à l’aide de paramètres à saisir, a été développé par l’agence spécifiquement pour le projet.
« Sur la base de plusieurs matrices mathématiques de dimension paramétrable, il nous a été possible de construire une portion de mur en briques pouvant être répétée en longueur et en hauteur, complète Hervé Ellena. Nous avons créé un motif « bouclé ». »
La matrice a été transposée sur un quadrillage papier pour faciliter la mise au point du motif final, puis les paramètres ont été ressaisis dans l’objet brique.
L’effort initial consacré au développement de l’objet paramétrique a permis de développer parallèlement et quasi indépendamment le projet architectural et le projet du motif, chacun pouvant évoluer séparément.
38 000 briques
Un aspect essentiel dans la mise en œuvre du mur manteau en briques est l’importance du calepinage : idéalement on ne devrait mettre en œuvre que des briques entière ou des demi-briques. Il faut donc pouvoir placer les ouvertures dans la trame imposée par les briques. Cette exigence amenait à dessiner toutes les briques du bâtiment, soit près de 38 000 !
En créant un morceau de mur briques virtuel – répétitif – on pouvait donc maîtriser simultanément la problématique de mise au point du projet en phase concours, le calepinage et la recherche du motif.
Le motif mis au point comprenait sept mouvements de briques différents, en plus de la pose courante plane.
Code couleur
Une fois le concours gagné, le projet a progressivement été affiné dans le cadre courant des phases d’études. L’objet « mur briques » a permis de maintenir la cohérence totale du projet entre plan et façades. A toutes les phases, le projet était modélisé sur un unique fichier cohérent permettant d’obtenir le plan, les façades ou des vues 3D.
Les briques existant dans divers formats, selon les fabricants et selon leur provenance, il était possible de changer toute la façade sans avoir à tout redessiner en modifiant seulement quelques paramètres numériques dans le BIM: taille de la brique, dimension du joint, etc…
« Pour la phase de consultation des entreprises, nous souhaitions que les documents graphiques permettent d’appréhender la spécificité de mise en œuvre des briques, avec une approche didactique évidente, sans toutefois « effrayer » les entreprises, souligne Hervé Ellena. Nous avons donc développé une représentation en « fausses couleurs » permettant d’identifier les différentes poses. Un plan de calepinage intégral de toutes les façades, clair et accessible. Nous avons ainsi fait évoluer l’objet brique en ajoutant dans son « code » la mise en couleur selon la pose de la brique ». Cette opération s’est effectuée sans avoir à replacer toutes les briques dans le projet.
Phase chantier
Avec l’entreprise désignée, Fac’ouest à Rouen, nous avons finalisé le choix de la brique : couleur, mais surtout dimensions de la brique et des joints.
Le changement de dimension de la brique a fait l’objet d’une actualisation des façades quasi instantanée, en modifiant les paramètres de la brique de base. Une brique plus haute à été retenue (65 mm au lieu de 54 mm). La dimension du joint (pose à joint vif) a également été ajustée « en temps réel ».
La méthode de pose mise au point par l’entreprise consiste à dessiner sur chaque brique une ligne de pose correspondant au plan de référence du mur, à l’aide de gabarits en bois colorés de la même couleur que celle du calepinage.
Deux prototypes ont été nécessaires à la mise au point de la technique de pose et à la compréhension par les équipes de l’entreprise. Les différentes portions de façades ont été isolées pour les poseurs, qui ont pu ainsi monter chacune des portions en suivant le calepinage « coloré ».
Conclusion des architectes : « le BIM n’est pas qu’un outil au service de la productivité, il peut aussi s’inscrire dans le processus créatif de l’architecte en permettant de matérialiser une idée et de la faire vivre tout au long de la mise au point du projet pour la porter jusqu’à sa réalisation. »
Source LE MONITEUR.FR

03/11/2014

REVEL: Les salariés de l'ancienne briqueterie FONTES (Pousseur Réfractaires) reprennent le travail le Lundi 03 Novembre

Les fours de l'ancienne briqueterie Fontès seront rallumés dès vendredi afin de permettre aux 27 salariés du site de Revel de reprendre le travail dès lundi matin.Les fours de l'ancienne briqueterie Fontès seront rallumés dès vendredi afin de permettre aux 27 salariés du site de Revel de reprendre le travail dès lundi matin.
C’est une annonce aux allures de rayon de soleil dans la période difficile que traversent les salariés de l’ancienne briqueterie Fontès à Revel, passée depuis 2013 sous le pavillon de l’entreprise Pousseur Refractories.
« Il y a quatre jours, cette entreprise a eu une commande de 9 000 tonnes en provenance de Bahreïn. Cela devrait permettre de continuer l’exploitation durant un certain nombre de mois », a annoncé mercredi soir le maire de Revel, Alain Chatillon, au moment de répondre à une question posée sur le sujet par l’élue revéloise d’opposition, Sylvie Balestan.
Pour rappel, l’entreprise Pousseur Refractories est placée en redressement judiciaire depuis le 18 septembre. Mi-octobre, les fours de la briqueterie avaient été éteints et seuls quelques ouvriers étaient encore présents sur le site ces derniers jours pour effectuer des travaux de maintenance, dans l’attente du verdict de l’administrateur judiciaire qui doit tomber le 20 novembre.
Les 27 salariés du site seront au travail dès lundi 3 novembre
Lors de son intervention en conseil communautaire, le maire de Revel a annoncé que suite à cette commande la réouverture du site était prévue dans quinze jours. En réalité, c’est dès ce lundi 3 novembre que les 27 salariés du site retrouveront leur poste de travail.
« Nous allons rallumer les fours ce vendredi pour que l’ensemble des salariés du site puissent être au travail dès lundi », confirme Yves Darribes, délégué syndical CGT du site Revel.
Ce dernier précise par ailleurs que cette commande qui se chiffre plus précisément à 8 500 tonnes de briques réfractaires provient de l’un des clients habituels de l’entreprise revéloise.
Alain Chatillon : « Tous les feux ne sont pas au vert »
Malgré cette bonne nouvelle et alors que les délégués syndicaux des différents sites seront réunis en début de semaine dans le Nord de la France pour une réunion avec l’administrateur judiciaire, la question de l’avenir du site revélois et de ses 27 salariés reste toujours en suspens.
« J’ai contacté un certain nombre de groupes intéressants afin qu’ils puissent faire des propositions. J’ai aussi créé une équipe qui depuis trois semaines travaille pied à pied, dans le silence, pour essayer de trouver des solutions intelligentes. Mais je ne peux pas vous en dire plus. Et il ne m’appartient de toute façon pas d’aller plus loin puisqu’il y a un administrateur judiciaire et que c’est à lui que revient le devoir de s’occuper de cette entreprise », a indiqué Alain Chatillon, mercredi soir, en répétant son appel à la discrétion dans ce dossier pour ne pas brouiller les négociations en cours.
Cependant, le maire de Revel n’a pas caché que la partie s’annonçait difficile à gagner : « Je n’ai pas la capacité à sauver une entreprise si elle est en difficulté ou vraiment en difficulté et si deuxièmement le marché est un marché difficile. Les grands aluminiers qui avaient des sites importants en France ont malheureusement disparu depuis quelques années. Aujourd’hui, ces aluminiers sont concentrés en Chine, en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Et pour parler de la Chine où se trouvait l’un des gros clients de Fontès, la problématique vient du fait que l’on trouve en Inde les mêmes produits que ceux fabriqués par Fontès à un prix 50% plus bas. Et Fontès n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas… Par ailleurs la carrière de Vaudreuille est une carrière dont la ressource est limitée dans le temps donc tous les paramètres ne sont pas au vert. Ceci dit l’investissement réalisé au cours des dernières années est correct et peut être amélioré. Mais plus on va améliorer la productivité, plus on va réduire le personnel… »
Source la Voix du Midi Lauragais par Paul Halbedel

Sept projets valorisant la tuile terre cuite récompensés

Les 17 et 18 octobre à Marseille, les 24h d'architecture ont rassemblé pour leur seconde édition les professionnels de l'architecture autour de tables-rondes, d'expositions et d'ateliers pédagogiques. A cette occasion, la Fédération Française Tuiles et briques a souhaité récompensé sept architectes pour leur projet mettant en valeur de façon contemporaine la tuile terre cuite.
Halte aux idées reçues, la tuile terre cuite n'est pas démodée comme en témoignent les projets récompensés aux 24h d'architecture à la Friche Belle de Mai de Marseille, suite à un concours organisé par la Fédération française Tuiles et Briques. Sur les 27 dossiers retenus pour la grande qualité et l'originalité de leur projet, sept architectes ont été récompensés pour avoir mis en valeur de façon contemporaine et audacieuse la tuile terre cuite, soit en couverture, soit en façade.
Le palmarès

  • 1er prix Catégorie Tertiaire : Atelier Poinville pour l'extension de la Mairie de Chevilly (45)
  • 2nd prix Catégorie Tertiaire : Thierry Gheza pour le pôle éducatif de Vy-les-Lures (70)
  • 1er prix Catégorie Collectif : Maison Edouard François pour 60 logements locatifs sociaux à Ris Orangis (91)
  • 2nd prix Catégorie Collectif : Société Taillandier pour des logements et des locaux commerciaux à Plaisance-du-Touch (31)
  • 1er prix Catégorie Maison individuelle : SKP Architecture pour une maison de vacances à l’Ile d’Yeu (85)
  • 2nd prix Catégorie Maison individuelle : Bruno Rollet Architecte pour 23 logements individuels groupés à Montgeron (91)
  • Prix Spécial du Jury : Fresh Architectures pour 16 logements locatifs bd de la Villette, Paris 10ème (75)

Jeu avec les couleurs
Toutes les réalisations primées jouent avec les couleurs, que ce soit en multipliant les coloris, en jonglant avec le métissage du mat et du brillant ou en le déclinant en camaieu. « Si le type de tuile est souvent lié à la pente, parfois imposé par les PLU, la créativité peut s’exprimer sur le relief, la modernité des couleurs, et comme pour notre projet le choix le plus large possible de coloris », explique Thierry Gheza, 2ème prix, catégorie bâtiment tertiaire.
Sur les 7 projets récompensés, 5 lauréats ont utilisé les tuiles terre cuite en façade. « Cette disposition allège le volumes du bâtiment tout en évoquant une alcôve protectrice des espaces intérieurs », justifie Julien Rousseau qui a obtenu le grand prix Spécial du Jury.
« Elle assure une continuité visuelle très contemporaine, favorise une écriture architecturale contemporaine très simple et participe aussi à l'isolation», fait valoir Martin et Malou Lavaux, 1er Prix catégorie bâtiment tertiaire).
Source Batiweb

02/11/2014

CHINE - CERIC TECHNOLOGIES : les PME chinoises et françaises se retrouvent à Chengdu

Un colloque des petites et moyennes entreprises (PME) chinoises et françaises se tient du 24 au 26 octobre à Chengdu, capitale de la province du Sichuan (sud-ouest).
Ce colloque s'inscrit dans le cadre de la 15e Foire internationale de l'Ouest de la Chine qui se déroule actuellement à Chengdu. Pour célébrer le 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques sino-françaises, la France a été invitée en tant que pays d'honneur de cet événement. Une délégation française composée de près de deux cents PME a fait le déplacement au Sichuan.
"Cela fait 15 ans que nous faisons du commerce avec la Chine, et nos partenaires se trouvent dans des villes telles que Urumqi, Tianjin et Chongqing", a révélé Jean-Jacques Wagner, directeur du management de CERIC Technologie, entreprise basée à Paris et qui fournit des solutions et des services destinés à la production de matériaux de construction en terre cuite.
M. Wagner souhaite profiter du colloque pour promouvoir une nouvelle technologie en cours de développement.
"Auparavant, on produisait des briques en utilisant du charbon comme combustible. Maintenant, la Chine est très soucieuse de la protection de l'environnement et la consommation de charbon a largement baissé. Nous sommes en train de développer une sorte de combustible biologique qui correspond davantage à l'exigence de la Chine", a-t-il ajouté.
Christel Valenza, responsable de la Mission régionale des Métiers d'Art de la Chambre régionale de Métiers et de l'Artisanat en Poitou-Charentes, participe pour la première fois à un colloque en Chine.
"Notre spécialité est le décor de luxe", a-t-elle indiqué, assurant que le marché chinois de l'artisanat de luxe représentait un fort potentiel. Cependant, les entreprises d'artisanat en Poitou-Charentes ne savent pas comment aborder le marché chinois, et sa mission au Sichuan est d'explorer pour elles les possibilités commerciales.
"Nous espérons que les entreprises européennes pourront apporter leurs technologies et souhaiteront créer des joint-ventures avec nous", a fait savoir Zhao Jun, responsable de la Sichuan Yongxing Electronics Co.,Ltd..
Parallèlement à ce colloque au Sichuan, le Salon International de l'Alimentation (SIAL) s'est tenu du 19 au 23 octobre à Paris. David Zhang, PDG de la Chengdu Fengfeng Food Products Co.,Ltd., a été attiré par ce salon. "Si je suis allé au SIAL, c'est plus pour apprendre et échanger que pour aboutir à une véritable coopération", a-t-il confié.
"La question de la sécurité alimentaire est très stricte en France, et nous sommes en retard en la matière. Une gestion sévère va nous permettre de nous focaliser sur la qualité des produits", a-t-il expliqué.
En 2013, le Sichuan a comptabilisé 56 000 voyages effectués par des français et 15 000 voyages ont été effectués en France par des habitants du Sichuan. La France est le 4e plus grand partenaire de la province chinoise de l'Union européenne.
Source Frenchpeopledaily Xinhua

Adler Technologies : un colosse aux pieds... de béton

Après avoir failli disparaître, l'entreprise, fondée en 1975 et spécialisée dans la fabrication de lignes de production automatisées, est aujourd'hui présente sur tous les continents.
Crèvecœur-le-Grand. La société, qui axe son activité sur la conception d’usines clés en main, détient 13 brevets mondiaux et compte, parmi ses clients, les plus grands noms du BTP : Lafarge, Eurobéton, Saint-Gobain ou encore Point P. (LP/D.L.)
Il y a quatre ans, elle a frôlé le pire. Aujourd'hui pourtant, Adler Technologies semble avoir les reins aussi solides que le béton qui sort de son usine de Crèvecœur-le-Grand.
Spécialisée dans l'ingénierie et la fabrication de ligne de production automatisée, l'entreprise s'est refait une santé en mars 2010, au lendemain de sa reprise par Yann Jaubert. Un redressement spectaculaire qui se traduit par les chiffres : en quatre ans, le spécialiste du béton est parvenu à tripler son chiffre d'affaires annuel, le faisant passer de 10 à 30 M€.
Polytechnicien passé par des groupes de renom comme Bouygues ou Suez, Yann Jaubert, 40 ans, a donc su faire entrer Adler Technologies et Fimec, une autre ancienne filiale de Keyria, dans une nouvelle ère.
« Disons que j'étais bien placé pour déceler l'énorme potentiel de l'entreprise, résume-t-il. A l'époque j'occupais en effet le poste de directeur général de Keyria, la maison mère d'Adler. J'étais convaincu qu'avec ses compétences et son savoir-faire unique, l'entreprise pouvait devenir championne dans son secteur... » Une prémonition qui se vérifie aujourd'hui. Désormais, Adler Technologies s'impose comme l'unique constructeur français à détenir la maîtrise complète du matériau et du process béton.
La société, qui axe son activité sur la conception d'usines clés en main, détient la bagatelle de 13 brevets mondiaux et compte, parmi ses clients, les plus grands noms du BTP : Lafarge, Eurobéton, Saint-Gobain ou encore Point P. Mieux, Grand fan du « made in France » remis au goût du jour par l'ex-ministre du redressement productif, le jeune PDG, « patriote » jusqu'au bout des ongles, n'hésite pas à endosser le costume du super VRP. Il parcourt ainsi le globe pour vendre le savoir-faire de sa société. Avec un succès presque insolent.
La preuve : Adler Technologies est aujourd'hui parvenu à poser un pied sur chaque continent. C'est même hors de nos frontières que l'entreprise réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires. « Nous avons des filiales au Brésil, au Maroc, en Irak, des équipes en Inde et en Australie, énumère Yann Jaubert. Au total, nous faisons 70 % de notre chiffre d'affaires à l'export. »
Au Brésil, l'activité a été dopée par les chantiers liés à la dernière Coupe du monde de football, la préparation des Jeux olympiques de Rio en 2016 et par un accord signé, l'an passé, à São Paulo pour la rénovation d'une dizaine d'usines. En Afrique et au Moyen-Orient, l'expertise de l'entreprise sert davantage à la construction ou à la reconstruction de logements.
« Nous faisons partie de l'excellence, conclut Yann Jaubert. Il y a de quoi rester optimiste mais il ne faut pas ménager son énergie. Les contrats, il faut aller les chercher avec les dents, partout dans le monde. »
Source Le Parisien par David Livois

01/11/2014

Saint-Vincent-sur-Graon :La cache secrète du Chouan au coeur d'argile...

Le Chouan, la rosace des signes du zodiaque et le coeur de Vendée.

C'était il y a bien longtemps, quand la briqueterie de la Vergne tournait encore à plein régime, et transformait l'argile de la vallée de l'Yon en briques, tomettes et autre tiges de botte... Henri Herbert, le briquetier, signait ses pièces uniques d'un HH symbolique.
Il avait installé sa petite maison de campagne, au bord du lac du Graon, en écho aux Vieilles poteries du Champ-Saint-Père, et pour marquer de son empreinte le vieux Chauveteau, il avait scellé sur son mur un chouan au coeur d'argile faïencé, un coeur vendéen de biscuit, une rosace empreinte des signes du zodiaque...
Des pièces uniques nées de son univers d'artiste briquetier...
Alors, si vous avez le bonheur de partager avec quelques amis les sentiers de randonnées du tour du lac, entre les deux cornes de ce géant d'eau, prenez le temps de découvrir ces beautés cachées...

Source Ouest France

31/10/2014

ALGERIE / briqueterie Thagaste: la formation professionnelle au cœur du développement local

Le ministre de la Formation et de l’enseignement professionnels, Noureddine Bedoui a appelé, lundi à Souk Ahras, les présidents d’APC et les élus locaux à ‘’placer la formation au cœur du développement local’’.
Lors de l’inspection du chantier de réalisation d’un centre de formation professionnelle dans la commune de Heddada, le ministre a estimé qu’en tant que présidents des commissions communales de l’apprentissage et de la formation, les présidents d’APC assument une "grande responsabilité en matière de stratégie de formation".
Ils doivent constituer de ce fait, a-t-il noté, une "force de proposition" dès lors qu’ils sont les mieux placés pour connaître les besoins de leurs communes et de la situation des jeunes qui y vivent.
Regrettant "l’absence, chez certains élus, de prise de conscience quant à ce rôle, M. Bedoui a appelé les walis à sensibiliser les élus locaux à cette question.
Le ministre a également rappelé que tous les CFPA du pays seront tenus, à l’avenir, de proposer au moins deux spécialités dans le domaine du bâtiment et des travaux publics. Il a également exhorté les responsables locaux à "adapter la formation aux spécificités et aux besoins de chaque région", estimant, à titre d’exemple, que chaque wilaya à vocation agricole doit disposer d’un établissement dédié exclusivement aux filières agricoles.
A Souk Ahras, le CFPA de la commune de M’daourouch, est appelé à développer une formation autour des activités agricoles, notamment la filière lait, a recommandé M. Bedoui.
Lors de la pose de la première pierre du futur institut national spécialisé de formation professionnelle (INSFP) de Souk Ahras, le ministre a salué l’initiative de consacrer cet établissement aux filières du bâtiment.
S’agissant de l’implication du secteur économique dans le processus de formation, M. Bedoui a affirmé que les entreprises du BTP titulaires de marchés publics "se doivent de former des jeunes".
Chaque entreprise récalcitrante fera l’objet de mises en demeure pouvant conduire jusqu’à la résiliation du marché.
Le ministre a également indiqué que son département accorde un "intérêt particulier" au partenariat en matière de formation avec les entreprises et les sociétés étrangères intervenant en Algérie, à l’exemple de l’usine Renault d’Oran et de l’Entreprise des tracteurs agricoles de Constantine.
La relance de ce partenariat se fera par le truchement des établissements de formation avec la coordination des groupes étrangers, a indiqué le ministre rappelant l’instruction du premier ministre préconisant de consigner dans tout accord signé avec une société étrangère opérant en Algérie l’obligation de former des jeunes à hauteur de 10 à 15 % de son effectif.
Au cours de sa visite de travail entamée dimanche après-midi, le ministre a visité plusieurs établissements de son départements dans les communes de Souk Ahras, M’daourouch, Sedrata, Heddada et Merahna. Il s’est également rendu à l’entreprise nationale des peintures où il s’est engagé à rouvrir le service de formation de cette unité.
Le ministre a présidé au terme de sa tournée la signature de conventions de partenariat entre, d’un côté la direction de wilaya de la formation et, de l’autre, une entreprise chinoise du bâtiment, l’entreprise nationale des peintures (ENAP), le groupe Cosider, le groupe de bâtiment et travaux publics et la briqueterie Thagaste.

Source Le Temps d'Algérie

Fermeture de la briqueterie FONTES à Revel : Le sénateur maire Alain Chatillon et ses adjoints ont rencontré les salariés de la briqueterie Fontes

Vente de l'usine à un repreneur ? Liquidation ? Continuation ? À la briqueterie Fontes, les 27 salariés attendent toujours de savoir quel sera leur avenir depuis qu'ils ont appris que leurs emplois étaient menacés suite au placement du propriétaire : Pousseur Réfractaires, en redressement judiciaire, le 18 septembre dernier.
La réponse devrait être connue vers le 20 novembre prochain, avec le contenu du rapport de l'administrateur judiciaire qui sera présenté au tribunal de commerce. En attendant, les employés en sursis continuent à se relayer sur leurs postes de travail pour uniquement des tâches de maintenance. «Ce mois-ci, avec les congés, RTT et chômage économique, nous devrions toucher notre salaire complet mais à partir de mois prochain, on ne touchera que 70 % du salaire», explique un délégué du personnel. «Ensuite, si c'est la liquidation, on aura une prime de licenciement et l'allocation-chômage».
Jeudi matin, le sénateur maire, Alain Chatillon, s'est rendu sur le site de l'avenue de Castres pour rencontrer les salariés et leur faire part des démarches qu'il mène, avec les élus, pour tenter de trouver une solution avec pour objectif de conserver les emplois sur Revel.
«Dès que nous avons appris le placement en redressement judiciaire, nous n'avons pas perdu de temps pour tenter de trouver une solution», Expliquait Alain Chatillon. «Moi à Paris et mes adjoints sur la région, nous sommes mobilisés sur ce dossier mais, dans le milieu des affaires, c'est la discrétion qui doit régner en maître, c'est pour cela que nous n'étalons pas sur la place publique toutes les démarches que nous menons. Que l'on laisse faire ceux qui ont la compétence pour cela», ajoutait le sénateur maire en rappelant qu'au Sénat il était vice-président de la commission économie et président de la commission industrie. Il tenait aussi à rappeler comment il entendait intervenir sur ce dossier. «D'abords il faut savoir ce que veulent faire les patrons et l'administrateur judiciaire. Nous nous sommes là pour l'accompagner afin de sauver l'entreprise. Nous avons déjà des contacts avec d'éventuels repreneurs mais nous ne voulons pas être court-circuités par des interventions qui sortent de partout et risquent d'effrayer les chefs d'entreprises prêts à investir».
Sans les nommer, Alain Chatillon pensait à la députée et aux élus de l'opposition qui de leur côté doivent aussi rencontrer les salariés. «On ne peut rien promettre mais d'un côté il y a ceux qui parlent et de l'autre, ceux qui agissent et moi, pour cette entreprise, je le fais depuis plus de 20 ans, par amitié pour Guy Fontes, aujourd'hui disparu. J'ai été là, à chaque fois que la briqueterie a eu des problèmes économiques».
Source La Dépêche du Midi par Émile Gaubert

30/10/2014

Le plongeon se confirme pour l'activité des matériaux de construction

Le mois de septembre est venu confirmer la mauvaise orientation des tendances qui se sont dessinées cet été. L'activité des matériaux de construction accuse un repli de 9,8 % au troisième trimestre par rapport à l'année 2013. Sur neuf mois cumulés la chute est de -3,1 %. La profession alerte sur la nécessité de relancer les investissements publics comme le préconise le FMI.

En ce début d'automne, le plongeon se confirme pour l'activité des matériaux de construction. L'activité (hors tuiles et briques) recule de - 9,8 % au troisième trimestre 2014, par rapport à celui de l'année 2013.
En l'espace de six mois, « notre indicateur matériaux (…) a perdu 15 points, passant d'une progression annuelle de +7,1 % au premier trimestre à -9,8 % au troisième trimestre », estime l'Unicem. En données provisoires, il affiche une baisse de l'ordre de -3 % sur un an pour les neuf premiers mois de 2014.
Dans le détail, la production de granulats tutoie désormais ses plus bas niveaux des quinze dernières année, totalisée sur douze mois. Au mois de septembre, les livraisons accusent un repli de 7 % par rapport au mois d'août et de 12,6 % par rapport à l'année dernière. En cumul sur les neufs premiers mois de l'année 2014, l'activité chute ainsi de 2,9 %.
Même constat du côté du BPE : les livraisons accusent un repli de -10,2 % par rapport à septembre 2013 et de -3,2 % par rapport au mois d'août dernier. Sur les neuf premiers mois de 2014, les livraisons de BPE s’inscrivent en recul de - 3,1 % sur un an. Le secteur du Bâtiment en crise
Cette tendance dégradée de l'activité des matériaux de construction s'explique en regard de l'activité également mal en point du secteur de la construction et des travaux publics. L'enquête de l'Insee du mois de septembre indiquait que les professionnels avaient par ailleurs peu d'espoir d'éclaircie pour les mois à venir, que ce soit dans le segment du gros oeuvre, du second oeuvre ou de la construction du résidentielle.
Les mises en chantier étaient en repli de -11,3 % sur les trois mois juin-juillet-août par rapport à 2013, tandis que les surfaces de locaux reculaient de -5 %. Malgré les signaux positifs des demandes de permis de construire, le nombre d'autorisation à fin août, en cumul, sur douze mois, restent très inférieur à la moyenne de longue période, avec 394 154 unités contre 500 000 en moyenne par an (entre 2003 et 2013).
Du côté des mises en chantier, seulement 303 218 logements sont sortis de terre sur les douze derniers mois ce qui, là aussi, demeure très en-deçà de la moyenne annuelle de long terme (396 000). « Mais c’est surtout très faible si l’on rapporte ce niveau à la population actuelle ; en effet, alors que, sur les quarante dernières années, on construisait en moyenne 6,5 logements pour 1 000 habitants en France métropolitaine, ce ratio tomberait à moins de 5 en 2014 (4,8 selon nos estimations) », explique l'Unicem. Fin d'année difficile pour les TP
Du côté des travaux publics, l'activité continue de se dégrader au mois d'août et la fin de l'année s'annonce difficile, selon l'Unicem, au regard des prises de commande. Les travaux réalisés ont reculé de 4,6 % entre juillet et août. La tendance est aussi à la baisse du côté des marchés conclus, « dans un contexte difficile de baisse des dotations budgétaires de l’État (- 3,7 milliards d’euros par an de 2015 à 2017), de frilosité des acteurs locaux à investir et d’incertitudes sur le financement des projets d’infrastructure».
Relance par l'investissement public ?
L'Unicem conclut sa note de conjoncture par les recommandations du FMI pour la relance des investissements publics, financée par la dette. « Ainsi, une hausse d’un point de PIB de dépenses publiques d’investissements en infrastructures augmenterait de + 0,4 % le niveau de la production la même année et de 1,5 % quatre ans plus tard, sans pour autant alourdir le ratio dette/PIB », souligne l'Unicem qui voit dans la récente adoption d’un amendement, apportant une aide de 423 millions d'euros aux investissements des collectivités liés à la transition énergétique, ainsi qu'à ceux effectués par les communes urbaines ou rurales les plus pauvres, « un premier pas » à la sortie de crise.

Source Batiweb

29/10/2014

Quand la tuile terre cuite réinvente l'architecture contemporaine

Afin de valoriser l'utilisation de la tuile dans les projets d'architecture, la FFTB a lancé un concours baptisé La tuileterrecuite Architendance. Pour cette 2ème édition, la compétition a récompensé sept projets.

"Qu’on se le dise, l’air du temps est à la politesse ! La tuile terre cuite sur une réalisation architecturale contemporaine est une politesse faite à l’environnement existant, aux toitures alentour, aux anciens bâtiments", voici en quelques mots le résumé du concours 2014 de La tuileterrecuite Architendance.
Cet événement, organisé par la FFTB (Fédération Française des Tuiles et Briques), vise à valoriser de façon contemporaine et avec audace la tuile terre cuite, soit en couverture, soit en couverture et façade.
Selon les acteurs, la tuile remplit diverses fonctions et missions. Par exemple, pour l'architecte Pierre-Louis Taillandier, elle "permet de réinterpréter les éléments vernaculaires d’une région de manière contemporaine", et pour Bruno Rollet, "elle apporte une suite logique à l’existant". D'autres clament haut et fort leur attrait pour ce matériau : "J’aime le côté charnel de la tuile. J’ai été l’un des premiers architectes à l’utiliser à la verticale, en façade", note Edouard François, qui a obtenu le 1er prix dans la catégorie "Collectif".
"Vitalité et richesse de l’architecture contemporaine"
Au total, la manifestation a retenu 27 nominés parmi lesquels sept lauréats désignés par un jury présidé par Patrick Vettier, vice-président du RMA (Réseau des Maisons d’Architecture). Ils ont été récompensés lors des 24h d’architecture le 17 octobre, à la Friche Belle de Mai de Marseille. "Ce palmarès reflète la vitalité et la richesse de l’architecture contemporaine française et la contribution décisive que peut apporter la tuile terre cuite dans la diversité des usages, tant en couverture qu’en façade", a conclu Jacques Llados, porte-parole de la FFTB, lors de la soirée de remise des Grands Prix de cette 2ème édition du concours La tuile terre cuite Architendance.

Source Batiactu

28/10/2014

Sunalp a repris Luxol Photovoltaics

Installée depuis juin 2009 au sein de la pépinière d’entreprises de Savoie Technolac, au Bourget-du-Lac, l’entreprise Luxol dispose d’un atelier dédié à la R & D et à la fabrication de tuiles photovoltaïques.

Les produits innovants et 100 % savoyards de Luxol sont de vraies tuiles qui, au-delà d’assurer une parfaite étanchéité de la couverture en respectant le rendu esthétique, produisent également de l’électricité. Placée en redressement judiciaire au printemps dernier, Luxol a été reprise le 1er août par la société savoyarde Sunalp, filiale de Soera, société spécialisée dans le développement du photovoltaïque.
En parallèle, Luxol a développé un partenariat avec Sillia VL (69) pour ses compétences en matière de réalisation et d’assemblage des cellules photovoltaïques et avec Terreal (92), leader des solutions constructives pour l’enveloppe du bâtiment confortable, durable et accessible à tous.

Luxol apportera ses connaissances scientifiques et techniques pour l’encapsulage de silicium cristallin à haut rendement sur des surfaces non planes.

Propriétaire des différents brevets, Guy Caret, directeur de Luxol, ambitionne de certifier de nouveaux produits (tuiles plates et galbées en verre et en terre cuite) et de lancer sa première unité de production à l’horizon 2015 en Savoie.

Source Le Dauphiné

27/10/2014

La brique et le bois s’imposent dans les constructions

L’instauration de la RT 2012 a amené quelques changements dans les habitudes constructives. Cela concerne les matériaux employés, notamment en gros oeuvre, avec un choix principalement dicté par les performances thermiques attendues.
Le parpaing, fortement délaissé
La recherche de la meilleure performance, induite avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation thermique, a amené des changements notoires dans le secteur de la construction. Aujourd’hui, il est d’abord privilégié les matériaux qui ont su s’adapter ou montrer l’étendue de leurs performances pour respecter les obligations actuelles. Dans cette optique, deux produits ont plus précisément su s’imposer : le bois et la brique creuse en terre cuite.
Cette dernière est celle qui a le plus progressé, passant de 36 % de parts de marché en 2010, à plus de 40 % en 2013 pour les constructions individuelles. Mais c’est principalement pour la construction d’immeubles que sa progression est la plus importante, réalisant un bond de 11 points, à désormais plus de 20 % de parts de marché.
La première conséquence est une nette baisse enregistrée pour les constructions en parpaing, pourtant longtemps privilégiées.
Le bois résiste mieux à la baisse du secteur
La construction bois, si elle demeure moins importante, maintient en revanche son niveau et progresse doucement quand d’autres matériaux connaissent un fort désintérêt. Ainsi, utilisée pour 8 % des constructions individuelles en 2010, sa part était de 12 % en 2012. La même progression est constatée pour les immeubles collectifs, passant d’un marché quasi inexistant à plus de 4 % des réalisations en 2012.
Le bois a aussi affiché une baisse moins importante en pleine crise du bâtiment, limitée à 9 % quand l’ensemble du secteur enregistrait une chute de 12 %.
Ces nouveaux choix sont aujourd’hui principalement dictés par les performances des matériaux qui présentent des qualités désormais reconnues. Une évolution réussie en lien avec la RT 2012, là où d’autres matériaux n’ont pas su enregistrer les mêmes progressions.

Source ETI Construction

Dans le bâtiment, la Scop Bouyer résiste

Le groupe Bouyer a repris l'ensemble du personnel après le rachat de l'usine à La Boissière-du-Doré.
Le fabricant de briques en terre cuite a investi plus de 4 millions d'euros dans son usine, à La Boissière-du-Doré.
Quand le bâtiment va mal... tout ne va pas mal. Le groupe choletais, Bouyer Leroux, ne cède pas à la crise qui frappe le secteur. La société coopérative (scop) de La Séguinière a inauguré, jeudi, sa nouvelle ligne de production à La Boissière-du-Doré. Un investissement de 4,5 millions d'euros dans cette usine qu'elle a rachetée, en 2013, à Imérys. La même année, Bouyer rachetait sept usines.
« À La Boissière-du-Doré, nous avons repris l'ensemble du personnel, trente et un salariés », précise Jean-François Regrettier, directeur marketing. Mais l'activité a été réorientée. « Nous avons une forte demande pour des linteaux et coffres de volet roulants de grande longueur. Il a été décidé de transformer l'usine en une unité spécialisée dans la production d'accessoires en terre cuite monoblocs de grande dimension. » D'où les investissements importants. « Nous avons les moyens, car les statuts de la Scop nous obligent à mettre en réserve la moitié de nos résultats chaque année. Nous avons donc des fonds propres importants. »
Des fonds alimentés par des belles années, notamment en 2010 et 2012. « Certes, aujourd'hui, c'est plus difficile, mais nous avons les moyens d'innover. Notre chiffre d'affaires a baissé d'environ 3 %, alors que dans le secteur du bâtiment, c'est plutôt 12 %. » En dépit de résultats en baisse en 2013, Bouyer continue donc de se développer partout en France. Historiquement implanté dans l'Ouest, le groupe est aujourd'hui présent dans l'Est et le Sud. Et vise de nouveaux marchés. « Aujourd'hui, 70 % de nos ventes concernent la maison neuve individuelle. Nous voulons grossir sur le marché du collectif et du non résidentiel mais aussi dans la rénovation. »
Bouyer Leroux, créé en 1955, emploie aujourd'hui 700 personnes. Et devrait réaliser, cette année, environ 155 millions de chiffre d'affaires.
Source Ouest France par Marylise COURAUD.

26/10/2014

CERIC - Supervision, pilotage et suivi de performance

CERIC, expert mondial en solutions et services destinés à la production des matériaux de conctruction en terre cuite (briques, tuiles, parement, pavés) livre des usines clés en main.

CERIC a choisi la solution MES COOX d’ORDINAL Software pour créer sa nouvelle suite logicielle dont la première mise en service a été réalisée sur le site d’ETEX à Kościan en Pologne.
L’application développée assure la supervision, le pilotage (gestion de l’atelier four ayant une capacité de production de 30 millions de tuiles grand format - 10/m2 - ) et le suivi de performance de l’ensemble de l’usine.

Source Ordinal
Source CFI

25/10/2014

Visite de la tuilerie Malmanche à Chardat

" Montmorillonnais et Confolentais, balade entre voisins "
Balade découverte entre deux territoires limitrophes qui possè
dent de nombreuses similitudes, samedi 25 octobre à 14 h à Availles-Limouzine et Abzac (16). Le bâti traditionnel est marqué par les influences limousines et traditionnellement les habitants se procuraient les matériaux de constructions à proximité de chez eux. A Lessac, plusieurs tuileries alimentaient ce secteur.
Cette balade permettra de découvrir le bâti traditionnel et les différentes étapes de fabrication des tuiles avec la tuilerie Malmanche à Chardat. Une dégustation de produits locaux sera proposée pour terminer l'après-midi. Rendez-vous devant l'office de tourisme d'Availles- Limouzine. Gratuit. A prévoir : voiture et bonnes chaussures.
Renseignements : 05.49.91.07.53. ou 05.45.84.14.08.

Source La Nouvelle Republique

ALGERIE : Groupe industriel ENCC - Un acteur qui s’implique dans l’intégration industrielle du pays

Qu’il s’agisse de centrales électriques, de cimenteries, de bacs de stockage d'essence ou de pétrole, l'Entreprise nationale de charpente et de chaudronnerie (ENCC) est toujours présente.
Parmi ses principaux clients, on retrouve Sonatrach, Sonelgaz, Naftal, Cosider, SNVI et de nombreuses autres entreprises de ciment et de produits rouges.
La société SN METAL a donné naissance en 1983 à l’Entreprise nationale de charpente et de chaudronnerie, par abréviation ENCC.
Son passage à l’autonomie de gestion a été opéré en juin 1989, et l’entreprise devient ainsi une société par actions.
A partir de 1995, pour améliorer son organisation et pour avoir une bonne maîtrise du marché, le groupe a mis en place une politique de filialisation, ce qui a fait transformer les unités de l’ENCC en filiales.
Filiale de la SGP Construmet, l’ENCC intervient dans la réalisation et le pilotage des projets industriels en EPC (engineering, procurment, construction), l’exécution des études en tous corps d’État, de process et d’expertise.
L’entreprise intervient également dans la production de charpentes métalliques, de chaudronnerie et d’équipements industriels divers.

Entreprise au capital social de 6 906 450 000 DA, l’ENCC s’appuie, dans ses interventions, sur ses nombreuses filiales, chacune selon sa spécialité. Metaleng est la filiale engineering de l'ENCC.
Elle est spécialisée dans l'engineering en tous corps d'État et le pilotage de projets industriels en EPC. Alieco, elle, se spécialise dans la production d’équipements hydrauliques, de levage, mécono-soudés et de chaudronnerie.
Tarsi est versée dans le domaine du montage et de la maintenance industriels.

Les activités principales de CR Metal sont la chaudronnerie, la charpente métallique et les équipements industriel divers.
Promech s’occupe essentiellement de la mécanique lourde, de stations de concassage, de hangars de stockage et des équipements de cimenterie et de briqueterie. 
Enfin la sixième filiale, à savoir Chaudral, intervient dans la production de chaudières industrielles (à vapeur et à eau chaude) et de chaudières domestiques.

Vu l’éventail très large de son champ d’action, le groupe ENCC dispose d’équipements modernes et performants de grandes capacités.
Toutes ces performances font que le groupe bénéficie de la confiance de grands clients internationaux, à l’image d’Anadarko, Alstom, Total et Bechtel.

Les perspectives de développement de l'entreprise sont prometteuses.
Elle compte, en particulier, un contrat avec le groupe Batimetal et le groupe portugais Amal qui porte sur les activités de conception, fabrication et réalisation de tous types d’ouvrages au niveau de l'usine de Hassi Ameur, à Oran, destinés à l’aval pétrolier, qui sera, par conséquent, d’un grand apport à l’industrie pétrolière.
Le groupe est également impliqué dans un partenariat avec Sonelgaz pour la fabrication de chaudières de récupération et d’échangeurs thermiques.

Dans la perspective d’élargir et d’augmenter ses capacités, le groupe a consacré une enveloppe de 7 milliards de DA d’investissement.
Par ailleurs, un important et ambitieux plan d’investissement est en cours de réalisation au niveau de toutes les filiales du groupe.
Source Liberté Algérie par : Said SMATI

24/10/2014

ALGERIE Béjaia : Fermeture de la briqueterie Soummam d’Amizour

Les travailleurs montent au créneau:
«Rien ne justifie la décision de fermeture », selon les employés
Les travailleurs de la briqueterie Soummam d’Amizour ne comptent pas baisser les bras devant la décision, unilatérale et jugée injustifiée, du patron de l’entreprise. Celui-ci a décidé en effet de la fermeture définitive de la briqueterie. Soutenu par les animateurs du Comité de solidarité avec les travailleurs de la wilaya, qui a été de tous les mouvements sociaux qu’a connus la région ces deux dernières années, les travailleurs ont refusé le sort qui leur a été réservé par leur ancien employeur.
Et première action, organisée par les membres du Comité de solidarité avec les travailleurs : un rassemblement devant le siège de l’APC. Ce dernier a été observé jeudi dernier. Une action à laquelle avaient pris part, outre les travailleurs licenciés, les animateurs du Comité de solidarité, des élus locaux et des membres de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), proche de Me Zehouane. Depuis des négociations informelles ont lieu entre les membres du Comité de solidarité et la direction de l’entreprise par le truchement du maire d’Amizour et de son exécutif. Mais à en croire un membre du Comité de solidarité, la tâche risque d’être des plus ardues. On en saura davantage dans les jours, qui suivent.
Une chose est sûre, les travailleurs, mis au chômage d’office suite à la fermeture de cette briqueterie depuis la fin du mois de juillet dernier, sont catégoriques : le patron de l’entreprise n’a pas respecté ses engagements. Il aurait même foulé aux pieds un protocole d’accord, signé par ses soins et le partenaire social, la section syndicale UGTA en l’occurrence.
Dans cet accord, cosigné par les deux parties en octobre 2012, les représentants des travailleurs avaient accepté de faire des sacrifices durant trois années ; années durant lesquelles ils s’étaient engagés à ne pas réclamer de revalorisation de salaires, de ne jamais recourir à des mouvements sociaux. En contrepartie, le patron s’est engagé, pour sa part, à améliorer les conditions de travail, à préserver les emplois, à investir dans l’acquisition de nouveaux équipements pour relancer la production. Mais deux années après, non seulement aucun des engagements n’a été tenu par le patron de la briqueterie, mais aussi il décide contre toute attente de la fermeture de l’entreprise, ont dénoncé des syndicalistes, joints aux téléphones cet après-midi.
Pour le vice-président de la Ligue algérienne pour les droits de l’Homme, Said Salhi, également engagé dans le mouvement de solidarité avec les travailleurs, «rien ne justifie la décision de fermeture de la briqueterie en question. Cela tombe sous le sens : le secteur du bâtiment connait un véritable boom». Il juge alors l’argument avancé par le patron de fallacieux : «l’employeur n’a pas d’excuses à faire valoir d’autant plus qu’il a bénéficié de facilités de la part de l’Etat pour l’extension de l'unité». La briqueterie étant construite sur un terrain communal ; l’APC avait même décidé de concéder une assiette de terrain mitoyenne dans le cadre de l’extension de la même entreprise. En échange, ils espéraient faire embaucher les chômeurs de la région.
En effet, l’APC avait donné son accord pour une éventuelle extension de la briqueterie. C’est pour cette raison que Saïd Salhi juge incompréhensible «l’attitude comme les intentions du patron de cette entreprise» pour qui la fermeture de la briqueterie serait un frein à l’essor économique de la région et d’où approvisionnaient en briques les autres localités.
Source Liberté Algérie par Salim Aït Sadi

23/10/2014

Trophées Aléonard 2014 : l’art des couvreurs récompensé pour la 10e fois

Les Trophées Aléonard ont célébré ce jeudi 16 octobre leur 10e anniversaire et distingué une nouvelle fois le savoir-faire et la créativité des professionnels de la couverture, autour de leur produit phare, la tuile Aléonard.
Fondée en 1872, reconnue Entreprise du patrimoine vivant en 2010 et marque du groupe Wienerberger, la Tuilerie Aléonard récompense chaque année depuis 2004 les entreprises de couverture françaises les plus talentueuses.
Pour cette 10e édition du concours, dont le palmarès a été dévoilé le 16 octobre 2014 au Musée des Arts forains à Paris, 35 dossiers étaient en lice devant un jury composé de huit membres (architectes du patrimoine, chefs d’entreprise, directeur de rédaction, chef produit et dirigeants du groupe Wienerberger).
Les Trophées, répartis en cinq catégories (Monuments historiques, Rénovation, Premier chantier, Construction neuve et Prix spécial du jury), rendent hommage à des réalisations architecturales riches, mariant maîtrise technique et sens esthétique, dans le respect des règles de l’art et de la tuile en terre cuite Aléonard.
Les lauréats 2014: 
Trophée Monuments Historiques : Entreprise José Faucheux à Crépy (02) pour la restauration de la toiture du palais de justice de Laon (02).
Trophée Rénovation : Entreprise Ducy à Le Torquesne (14) pour la rénovation d’une propriété privée à Deauville (14).
Trophée Premier Chantier : DG Couverture à Massingy-les-Vitteaux (21) pour la restauration de la toiture d’une propriété privée à Brosses (89).
Trophée Construction Neuve : Falaisienne de Couverture à La Hoguette (14) pour la réalisation de la toiture d’une SCI à Ville-d’Avray (92).
Trophée Prix du Jury : Entreprise Bregon à Breteuil-sur-Noye (60) pour la restauration de la toiture de l’église de Valdampierre à Villeneuve-les-Sablons (60).
Source le Moniteur par Maya Pic

22/10/2014

Compte pénibilité : décret et douche glacée pour le BTP

Le décret relatif aux critères du compte pénibilité a été publié alors que le dispositif ne s'appliquera qu’en 2016 dans le BTP. Certains risques avaient été reportés par décret en 2016.

Les PME pourront accéder à la commande publique
Les organisations patronales espéraient encore pouvoir négocier et discuter les conditions d’applications du Compte pénibilité qu’elles jugent inapplicables en l’état dans le secteur du BTP.
Malgré d’intenses négociations en coulisse depuis plusieurs mois, personne ne s’attendait à la publication immédiate du décret (le 9 octobre) qui fait suite, rappelons-le, à la promulgation de la loi au mois de janvier 2014.
Ce projet de décret, qui n’a pas été modifié dans sa phase finale, avait pourtant été communiqué début juillet à l’ensemble des acteurs. La pression parlementaire et celle des syndicats en attente de ce texte depuis longtemps aura sans doute été la plus forte.
Quatre facteurs de pénibilité applicables en 2015
Deux dates doivent donc être retenues aujourd’hui par les employeurs. Le 1er janvier 2015, quatre facteurs de pénibilité (les plus faciles à évaluer comme le travail de nuit, le travail en équipe successive et alternante, le travail répétitif ou en milieu hyperbare…) seront d’application immédiate.
« Aujourd’hui, nous avons des seuils réglementaires bien définis car ils n’existaient pas auparavant. Ainsi, avant, le chef d’entreprise avait une certaine latitude pour définir lui même les seuils de pénibilité en fonction de son activité » explique un juriste qui s’est penché sur le dossier.
Pour tout salarié, exposé au delà de certains seuils réglementaires, après application de mesures de protection collective et individuelle (casque de protection auditive, appareils de protection respiratoire, engins de levage mécanique …), l’entreprise devra établir des fiches de prévention des expositions, transmises chaque année au salarié.
Six critères plus difficiles à évaluer applicables en 2016
Ces fiches déclencheront l’attribution de points aux salariés exposés dépassant les seuils fixés. Ce cumul de points permettra notamment au salarié de partir plus tôt à la retraite (dans la limite de 8 trimestres) ou de réduire son temps de travail avec compensation de la perte de salaire.
En revanche, six autres critères, considérés comme les plus difficiles à évaluer, n’entreront en application que le 1er janvier 2016. Il s’agit des postures pénibles, les vibrations, le port manuel de charges, les températures extrêmes, le bruit et les agents chimiques dangereux (où l’on attend encore des précisions, notamment la méthode d’évaluation de ces agents).
Les organisations patronales du BTP souhaitaient encore discuter de ces critères, notamment de celui relatif au port manuel des charges. L’application stricte des critères définis dans le décret s’avère pénalisante pour plusieurs catégories de professionnels, dont, le maçon par exemple
Trois facteurs de pénibilité pour le maçon
Si ce professionnel prend une charge au sol de 10 kg pendant 600 heures (le temps de travail annualisé est de 1800 heures), s’il lève et porte une charge de 15 kg pendant 600 heures (ce qu’un maçon fait quand il construit un mur dit traditionnel), il est déjà soumis à deux facteurs de pénibilité. S’il travaille dans une posture pénible, en maintenant ses bras au dessus de ses épaules, un 3e facteur de pénibilité s’ajoute.
Une posture à genoux, accroupie, une position du torse en torsion à 30 °, fléchie à 45 °, concernera très vite l’ensemble des professionnels du BTP, peintres, carreleurs... Ce n’est pas tout, le dernier critère sur les agents chimiques dangereux, est en attente d’un arrêté. Certains se demandent si la poussière (fréquente sur les chantiers) ne sera pas prise en ligne de compte et comment elle sera évaluée sur les sites.
Le message induit n’est donc pas flatteur pour la profession que l’on peut estampiller de « métier pénible ». Car échapper à ces critères sera difficile. Comment organiser en effet la polyvalence sur les chantiers (pour ne pas dépasser le quota des 600 heures) quand on gère une petite structure avec quelques salariés ?
Discussions avec les fournisseurs de matériaux "lourds"
Les organisations professionnelles, encore discrètes sur le sujet, ne sont pas restées les bras croisés. Certaines ont déjà entamé des réflexions avec leurs fournisseurs de matériaux « lourds ». Une charte a été récemment signée entre l’Union maçonnerie gros œuvre de la FFB et la Fédération française des tuiles et briques. Une réflexion est en cours avec la Fédération des industries du béton sur ce sujet.
En attendant, les entreprises échapperont difficilement aux cotisations qui se mettront en place à partir de 2016 pour financer le compte pénibilité, une conséquence qui fait grincer les dents d’une profession, aujourd’hui, en grande difficulté,…
« La mise en place de cette usine à gaz intervient au pire moment, alors que le moral des artisans et des entrepreneurs est au plus bas. Le gouvernement ne pouvait pas faire pire ! » a immédiatement réagi Jacques Chanut, président de la FFB, dans un communiqué dénonçant une nouvelle fois « l’usine à gaz » du compte pénibilité.
Les cotisations des entreprises à venir…
La cotisation de base aura un taux de 0.01% à partir de 2017. Son objet est d’assurer l’équilibre financier du compte prévention pénibilité par la solidarité interprofessionnelle. Elle portera sur l’assiette de droit commun et sera soumise aux exonérations concernant les bas salaires dans les mêmes conditions que l’ensemble des cotisations sociales.
La cotisation spécifique (0,1% les deux premières années, puis 0,2 % à compter de 2017- doublée en cas de poly-exposition), payable début 2016 pour l’année 2015, n’est due que pour les salariés pour lesquels le seuil annuel est dépassé. Elle n’est pas soumise aux exonérations concernant les bas salaires.
Source : batirama.com par  Fabienne Leroy

21/10/2014

Belgique- Wienerberger: La «durabilité» comme maître-mot à Waregem

Un entrepreneur, un architecte et un fabricant de matériaux se sont associés pour imaginer un bâtiment unique composé de sept habitations. Avec comme maître mot la durabilité.
Au départ, il y avait une villa devenue, avec le temps, dépassée et donc très énergivore.

A l’arrivée, celle-ci a cédé la place à un ensemble de sept maisons, collées les unes aux autres, avec un long toit en pente. A la base de cette entreprise qui est en train de sortir de terre au cœur de Waregem, on retrouve plusieurs acteurs : un entrepreneur du coin, Eribo (qui est également le maître d’ouvrage), un architecte de Waregem (Wielfaert architecten) et le fabricant autrichien de briques et de revêtement de toitures bien connu Wienerberger (dont le siège en Belgique est à Courtrai). Ensemble, ils ont envisagé la construction d’un bâtiment répondant aux meilleurs critères NZEB 2020 en termes d’économies d’énergie. Celui qui verra le jour à Waregem (livraison prévue fin 2015) recevra le certificat Breeam, et adoptera quelques-unes des recommandations figurant dans « référentiel B », même si ce dernier n’est pas encore reconnu en Belgique. « On a ainsi particulièrement soigné l’acoustique des différentes unités ainsi que l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, explique Sylvain Terryn, product manager chez Wienerberger. A l’heure où l’on parle beaucoup de PEB, de passif et de 0 energy building, nous avons voulu aller un pas plus loin et étendre le concept à la durabilité. »
Celle-ci a obligé les différents acteurs à se creuser les méninges pour rendre leur projet le plus exemplaire possible. Situé à 5 minutes à vélo de la gare (15 minutes à pied), le bâtiment permet par exemple d’éviter l’usage de la voiture. Les jardins ont été orientés au sud, histoire de mieux profiter de la chaleur du soleil. Une citerne d’eau de pluie de 5.000 litres a été installée pour chaque habitation et des appareils qui économisent l’eau ont été prévus, histoire de réduire la consommation annuelle de 73 %. Pour favoriser la biodiversité, des plantes exotiques qui se trouvaient sur le terrain ont été enlevées pour favoriser les plantes indigènes.
Pour réduire au maximum leur impact environnemental, les matériaux utilisés tant pour la toiture que pour les façades et les terrasses ont été choisis en fonction de leur durée de vie, extrêmement longue. « Tous les produits de gros œuvre en terre cuite utilisés sont fabriqués à moins de 50 km de distance, insiste Sabine Merlevede, responsable communication chez Wienerberger. Les terrasses sont réalisées en pavés de terre cuite non rejointoyés pour permettre à l’eau de s’écouler lentement en profondeur. Pour les murs intérieurs et les briques de parement, on n’utilise pas de ciment mais bien une colle qui facilite la pose et qui ne nécessite aucun joint. L’ensemble des dépenses a été passé au peigne fin pour les réduire au maximum. Au final, nous aurons un bâtiment très proche du passif. On utilise le terme de «basse énergie +». »
Pour ce qui est du chauffage, l’usage d’une chaudière à condensation au gaz avec chauffage par le sol a été préconisé. Ce choix peut paraître bizarre, mais de savants calculs ont fait apparaître qu’il s’agissait de la meilleure solution en termes de rapport rendement/abordabilité. Du solaire photovoltaïque sera également installé sur la toiture pour la production d’électricité. « A terme, quand les primes auront complètement disparu, le participatif sera la meilleure solution, assure Sylvain Terryn. Le fait que les maisons sont collées les unes aux autres permettra un minimum de déperditions. Notre but est de prouver qu’avec une construction traditionnelle, on peut aussi obtenir des maisons neutres en CO2 capables de fournir d’excellentes performances énergétiques. »
On l’aura compris, l’objectif avoué du quartier durable de Waregem pour une entreprise comme Wienerberger est de démontrer qu’une construction durable est tout à fait réalisable à partir de matériaux et de méthodes de construction connus, selon la tradition belge de la construction.
D’une superficie oscillant entre 184 et 194 m2 (pour les deux habitations de coin), chaque maison possédera son propre (petit) jardin ainsi qu’un espace vert commun de 1.500 m2. Disposées sur deux étages, elles offriront toutes 3 chambres plus un bureau ainsi qu’un grenier. Le domaine comprendra des garages à vélos avec une toiture verte, tout comme un carport de 7 places (d’autres places de parking sont également prévues en front de rue). « Le prix des maisons tournera autour de 295.000 euros, hors TVA, révèle Sabine Merlevede. Avec un amortissement prévu sur environ dix ans des coûts supplémentaires par rapport à une maison PEB. Le quartier durable de Waregem veut être un projet pilote qui pourrait être reproduit ailleurs. C’est un projet d’insertion intra-urbaine qui procurera un vrai confort de vie à ses habitants. »
Il reste un an à Eribo pour achever les travaux. Trois maisons ont déjà été vendues.
Source Le Soir  par Paolo Leonardi

20/10/2014

REVEL (31) L'inquiétude des 27 salariés de la briqueterie Fontes

Depuis une semaine, la briqueterie Fontes, avenue de Castres, tourne au ralenti. «Le carnet de commandes est vide et depuis vendredi nous sommes en chômage économique partiel», explique un délégué syndical. Il faut dire que depuis le 18 septembre dernier, le tribunal de Sedan a placé la société «Pousseur Réfractaire», propriétaire de la société Fontes depuis septembre 2013, en redressement judiciaire, tout en nommant un administrateur. Depuis, les 27 salariés revélois sont inquiets. «On ne sait rien. On ne nous dit rien et on se demande si le but n'est pas de fermer le site de Liverdun et de Revel pour recentrer les activités sur le troisième site de Hierges, dans les Ardennes», ajoute le représentant syndical.
En effet, depuis plus de 20 ans, la vie de la société de Guy Fontes n'a pas coulé comme un long fleuve tranquille. «Dans les années quatre-vingt-dix, on s'était déjà remis de deux redressements judiciaires». En 1998, l'entreprise est rachetée par le Groupe Société de gestion industrielle. Puis, il y a un an, en septembre 2013, Fontes Réfractaire, ainsi que sa carrière d'argile de Vaudreuille sont absorbés par la société Pousseur Réfractaire dont le siège social et une des trois briqueteries se trouvent à Hierges, dans les Ardennes. Cette entreprise possède trois sites de fabrication de briques réfractaires : Hierges (44 salariés) ; Liverdun (54 salariés) ; en Meurthe-et-Moselle ; Revel (27 salariés). «Dans le Groupe, 64 licenciements ont déjà été évoqués». L'inquiétude est donc aussi de mise sur les deux autres sites de Pousseur Réfractaire où un nouveau directeur vient tout juste d'être nommé (*). «On s'accroche maintenant au mince espoir de voir arriver un repreneur avant la mise en place d'un Plan de sauvegarde de l'emploi», explique Jeoffrey Bertrand, délégué du personnel sur le site de Liverdun où l'on produisait des produits réfractaires destinés à la Sidérurgie, la verrerie et l'industrie de l'aluminium. «L'important c'est de préserver le site où de gros investissements ont été faits, il y a 10 ans, pour moderniser une production qui s'appuie sur un savoir-faire reconnu». A Revel on tient le même langage. «Fontes Réfractaire existe depuis 1810.
À Saint-Ferréol nous avons en plus la chance de posséder une carrière de terre alumineuse qui résiste à une haute température thermique. Ces briques qui résistent à la chaleur, on en exportait dans le monde entier», ajoute le délégué du personnel de Revel. Nous espérons donc un repreneur pour poursuivre notre activité mondialement reconnue. En plus, grâce à notre savoir-faire nous avons sorti de nouveaux produits à plus forte valeur ajoutée, en vue de toucher d'autres marchés potentiels».
(*) — Contacté par nos soins, le nouveau directeur, Pascal Bombard, n'a pas souhaité s'exprimer.
Source La Dépêche du Midi par Émile Gaubert