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08/01/2026

Le Groupe Bouyer Leroux renforce son organisation

Hélène BAILLY BABE, nommée Directrice du Développement et du Marketing Stratégique

Afin de poursuivre sa stratégie de développement durable, rentable et équilibré à long terme, le Groupe Bouyer Leroux vient de renforcer son organisation en créant le poste de Directrice du Développement et du Marketing Stratégique et annonce le recrutement de Hélène BAILLY BABE.

Agée de 38 ans, Hélène BAILLY BABE est diplômée de l’ESCP Paris. Elle dispose de valeurs humaines et professionnelles, d’une expérience internationale et d’un profil entrepreneurial en phase avec la culture du Groupe. Après avoir débuté sa carrière chez Procter & Gamble dans le secteur des biens de grande consommation en tant que chef de secteur, elle a évolué dans différents secteurs d’activité en France et à l’étranger. Elle a travaillé 5 années au Canada dans l’industrie du divertissement en tant que responsable du développement international B2B au Cirque du Soleil à Montréal, avant de s’installer dans la région nantaise et occuper la fonction de Directrice Commercial et Marketing dans une SCIC du secteur des services aux Entreprises. En 2022, elle occupait le poste de chef de projet à la Direction Marketing de l’ETI nantaise Armor.

Ses principales responsabilités et priorités seront :

Stratégie :

  • Contribuer à la définition du plan stratégique du Groupe Bouyer Leroux et à sa mise en œuvre à moyen terme en alignement avec les objectifs globaux du Groupe et de ses filiales,
  • Contribuer à la réussite des projets clés du Groupe (acquisition d’entreprises en France et en Europe, …),
  • Accompagner la croissance du Groupe,
  • Analyser les marchés et établir une veille globale sur les matériaux éco-performants.

Management :

  • Coordonner les différentes équipes commerciales et marketing, et les CODIR des filiales en assurant leur adhésion à la stratégie du Groupe,
  • Accompagner les équipes dans l’amélioration de leur performance commerciale.

Relations Externes :

  • Être une interlocutrice privilégiée des partenaires business du Groupe.
  • Enfin, la Directrice du Développement et du Marketing du Groupe Bouyer Leroux sera au conseil stratégique et un appui fonctionnel du Président Directeur Général du Groupe Bouyer Leroux, Président de Bouyer Leroux Développement, dans les environnements complexes en transformation.

07/01/2026

MONIER BMI : La dernière usine de tuiles de Marseille va fermer mais veut laisser un héritage

Alors que la dernière usine de tuiles de Marseille fermera ses portes dans quelques mois, s’ouvre la question de la mémoire des ouvriers de l’une des industries les plus prospères de la ville au XXe siècle.

Dans le quartier Saint-André (16e), 52 salariés font encore tourner l’usine Monier, la dernière tuilerie de Marseille encore en activité, construite en 1965 en lieu et place du château de Foresta. La plupart des ouvriers, riches de décennies d’expérience, ont connu les dernières années fastes des tuileries marseillaises.

Au début du XXe siècle, les tuileries installées sur le gisement d’argile du bassin de Séon, entre l’Estaque, Saint-Henri et Saint-André, embauchaient 6 000 ouvriers. « C’était le cœur battant industriel de Marseille », rappelle Samia Chabani, sociologue et coordinatrice de l’association Ancrages, centre de ressources des cultures et mémoires d’Exils de Marseille.

Plus discrètes que les savonneries, les tuileries exportaient 35 millions de tuiles dans 40 pays dont le Portugal, l’Espagne, l’Algérie, la Turquie, le Brésil ou le Mexique. « Elles ont recruté beaucoup de main d’œuvre immigrée, principalement des Italiens, des Espagnols et des Kabyles d’Algérie », retrace l’experte.

L’arrivée des voies de chemin de fer, notamment la ligne Paris-Lyon-Marseille, pour transporter les marchandises et le charbon, puis l’embarcation des paquebots sur le port pour les exportations, constituaient les prémices de la mondialisation à cette époque.

Plan des tuileries dans le bassin de Séon en 1907 

L’épuisement des ressources

Depuis cet âge d’or, seule la tuilerie Monier persiste encore aujourd’hui. Le retournement de la conjoncture économique dans les années 80, l’effondrement du marché du bâtiment et la concurrence des tuiles en béton, ont mis à mal cette industrie marseillaise florissante.

Les carrières d’argiles du bassin de Séon se sont aussi épuisées après plus d’un siècle d’extraction massive. Si bien que Monier est contrainte de s’approvisionner depuis plusieurs années à Puyloubier, au pied de la Sainte-Victoire, et dans le nord de l’Espagne.

Face à des défis constants de compétitivité, en baisse, liés au transport de la matière première et au coût de l’énergie, le groupe mondial de la toiture BMI Monier, propriétaire du site depuis 2007, a annoncé en septembre dernier, la fermeture définitive du site marseillais de 60 000 m2 en juin 2026.

« J’ai vu des gens pleurer »

« On est arrivés tout bronzés des vacances, pour qu’ils nous annoncent de but en blanc qu’on n’aura plus de travail dans neuf mois », se désole Pekou, salarié depuis 25 ans. « Ils nous l’ont dit que maintenant, alors qu’ils le savaient depuis des mois. Ils n’avaient plus investi depuis longtemps à Marseille alors qu’ils ont injecté des millions sur le site de Limoux », rage Hafnaoui Guémari, salarié CGT depuis 33 ans.

Ce dernier témoigne avoir « vu des gens pleurer » à l’annonce de cette fermeture. Autant pour l’inquiétude de ne pas retrouver un emploi à l’approche de la retraite, que sur ce pan de patrimoine qui part en fumée. Contactés, les gérants de l’usine n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Et même si ses deux collègues comprennent les raisons de la cession d’activité, ils regrettent l’arrêt de la transmission du savoir-faire, et ce, depuis plusieurs années. « Les nouvelles recrues étaient peu formées. Il fallait aller vite donc on ne leur a pas transmis nos compétences… qui vont se perdre », souffle l’oncle de Kamel Guémari, militant marseillais fondateur du restaurant solidaire l’Après M.

Anecdote

C’est la maîtresse des lieux – dite la « Mère » – qui donnait le gabarit du moule en roulant la galette d’argile sur le haut de sa cuisse. Les ouvriers marquaient ensuite chaque tuile d’un petit sceau, comme l’abeille chez Monier.

Comment conserver la mémoire des tuileries ?

Alors que la fermeture de l’usine est programmée en juin 2026, l’avenir du site est sur la table. Hafnaoui Guémari tient à « ce que la tuilerie devienne un lieu de commémoration » au nom des générations qui, avant lui, ont couvert toute la région.

Son collègue Pekou craint, pour sa part, que le site ne devienne la proie de « promoteurs » pour « y construire des logements sociaux ». L’association Ancrages milite de son côté pour la création d’un « éco-musée » afin de transmettre cette mémoire aux plus jeunes.

À Aix-en-Provence, l’ancienne tuilerie du Camp des Milles a été transformée il y a 11 ans en mémorial de la Shoah alors que plus de 2 000 juifs y ont été internés en 1942. Interrogée, la Ville de Marseille « refuse que ce site (…) disparaisse sans débat. Elle restera pleinement mobilisée sur l’avenir du site de l’usine Monier et attentive aux propositions portées par les salariés et habitants pour préserver la mémoire de ce lieu ».

Source MadeInMarseille par Margot Geay

06/01/2026

Bouyer Leroux : la SCOP qui modernise la terre cuite

Le groupe Bouyer Leroux, n° 1 français de la terre cuite sur les marchés des briques de mur et de cloison, propose des solutions éco-performantes. Il assume un modèle atypique dans l’industrie : celui d’une SCOP solide et ambitieuse, née en 1980 d’une transmission volontaire aux salariés, initiée par Georges Leroux.

Sous la direction de Roland Besnard, l’entreprise se construit autour d’un projet commun de développement. La gestion durable des ressources humaines, matérielles et énergétiques est au centre de sa stratégie. La SCOP investit massivement pour l’avenir : modernisation des lignes, transition énergétique, décarbonation. Grâce à ses fonds propres, la société anticipe les crises avec sérénité. Les salariés de la Scop sont pratiquement tous sociétaires.

L’innovation au service des territoires

Le site de Saint-Marcellin-en-Forez avec une trentaine de collaborateurs développe des murs préfabriqués en brique, plus légers, plus thermiques et moins carbonés que le béton. Les briques sont fabriquées par les 50 salariés de Mably. Cette solution innovante place Bouyer Leroux 1er fabricant français de brique très bas carbone. Il s’agit d’une réponse aux exigences de construction durable pour réduire les déchets et la consommation d’eau. Cette innovation participe à la modernisation du métier de maçon.

Une entreprise ancrée et stable 

Peu de départs, une forte attractivité, des dividendes salariés et une gouvernance ouverte avec un CODIR élargi aux techniciens et agents de maîtrise : le modèle séduit. 

Bouyer Leroux montre qu’un statut coopératif est pertinent par rapport aux grands groupes pour soutenir une stratégie ambitieuse, réduire l’impact environnemental et ancrer l’emploi dans les territoires. Un choix rare dans l’industrie, mais assumé.

Source TélévisionLoire7

05/01/2026

Maxime Coutouly, Edilians France : "Réduire nos émissions de carbone de 30 %"

Confronté à l’effondrement du marché du neuf, Edilians maintient pourtant ses investissements et accélère sa décarbonation, misant sur l’innovation pour préparer la reprise du secteur. Explications avec Maxime Coutouly, directeur général.

Dans un contexte de crise durable du secteur de la construction, le groupe Edilians, basé à Dardilly dans le Rhône, fait face à un net ralentissement de ses marchés, tant dans le neuf que dans la rénovation. Si la baisse des mises en chantier pèse fortement sur l’activité, le groupe a fait le choix de maintenir ses investissements, convaincu que l’anticipation est clé pour préparer la reprise.

Au cœur de sa stratégie : un vaste plan de décarbonation de 100 millions d’euros sur dix ans, visant à réduire significativement l’empreinte carbone de la production de tuiles en terre cuite, tout en préservant la qualité et la compétitivité de ses produits. Explications avec Maxime Coutouly, directeur général d'Edilians France.

Depuis de longs mois, le secteur de la construction souffre. Cette conjoncture négative a-t-elle un impact sur l’activité d’Edilians ?

Évidemment. Cet impact est majeur. Nous avons deux marchés principaux : la rénovation et le neuf. Pour la rénovation, la période n’incite pas à l’investissement, la faute à des taux d’intérêt encore élevés et à un moral des Français plutôt bas. Les changements réglementaires concernant les dispositifs d’aide à la rénovation énergétique n’aident pas non plus. Après, nous ne sommes pas encore trop inquiets : ça va revenir. Les besoins en rénovation de toitures sont là, même si tout le monde est en attente. Concernant le neuf, c’est compliqué. Nous sommes dans un cycle extrêmement bas, le plus bas depuis 1973. Surtout pour la maison individuelle, notre principal marché. Post-covid, on était à presque 140 000 constructions de maisons individuelles isolées ; aujourd’hui, nous sommes descendus sous les 50 000.

Malgré la crise du bâtiment, Edilians maintient ses investissements

Quelles conséquences ce contexte compliqué a-t-il pour Edilians ?

Nous avons réduit la voilure sur le personnel intérimaire. Et grâce à l’APLD [activité partielle de longue durée, NDLR], nous avons pu arrêter la production dans nos usines tout en étant soutenus. À côté de cela, nous avons fait le choix de maintenir nos investissements. D’abord parce qu’une année perdue ne se rattrape pas. Ensuite, lorsque l’activité est basse, nous avons des arrêts d’usines, et ce sont des opportunités pour investir.

Edilians investit 100 millions d'euros pour décarboner

À l’heure actuelle, l’enjeu majeur pour les industriels comme Edilians semble être la décarbonation de l’activité. Or, produire des tuiles en terre cuite est émetteur de CO2. Comment réduire votre impact tout en restant compétitif ?

Nous avons lancé cet effort de décarbonation en 2021. Il s’agit d’un plan majeur de 100 millions d’euros d’investissements sur dix ans. L’objectif final est de réduire de 30 % nos émissions directes de carbone par tonne de tuiles produites en France d’ici 2030. Pour cela, il existe deux leviers. Le premier consiste à minimiser au maximum nos émissions de CO2. Ça passe par du recrutement de nouvelles compétences pour mieux piloter nos fours et nos séchoirs. Aujourd'hui, on fait de l'analyse de consommation très poussée. C’est un peu comme pour une voiture : selon votre manière de conduire, vous pouvez consommer 10 % de plus ou 10 % de moins de carburant. Edilians a aussi investi dans son outil de production pour le rendre plus efficient. L'idée était de miser sur des technologies de rupture permettant de produire des tuiles de la même qualité, mais en consommant moins. Nous avons par exemple développé une solution avec Ceritherm [ancien sous-traitant racheté par Edilians, NDLR] destinée à décarboner l’étape énergivore de la cuisson de la tuile. Deux de nos fours sont équipés de cet outil.

Vous évoquez deux leviers pour décarboner. Quel est le second ?

La substitution. Nos fours et nos séchoirs fonctionnent au gaz naturel, une énergie qui émet du CO2 lors de sa combustion. Nous regardons donc d’autres solutions : l’hydrogène, le biométhane, l’électricité… Elles ont toutes des avantages, mais aussi des inconvénients. L’hydrogène coûte trop cher, la biomasse n’est pas disponible en quantité suffisante, et l’électricité demande un vrai travail de R&D, même si, pour les processus de séchage, cela ne semble pas impossible.

"Décarboner pour ne pas vendre, ça ne sert à rien"

Cela veut dire que substituer le gaz naturel n’est pas possible ?

Non, ça n'est pas ce que l'on dit. Pour le moment, nous n’avons pas trouvé la bonne solution, mais nous y travaillons. De façon générale, la décarbonation demande beaucoup d’humilité. Les technologies évoluent très vite. Beaucoup d’industriels travaillent dessus. Les vérités d’une année changent constamment. À côté de cela, nous ne voulons pas nous tromper : décarboner pour ne pas vendre derrière, ou vendre des produits de moins bonne qualité, ça ne sert à rien.

Depuis 20 ans, Edilians est aussi engagé dans l’industrie solaire. C’est un marché important pour vous ?

C’est une petite part de notre activité, mais qui compte beaucoup. Aujourd’hui, le marché est encore très volatile. Mais petit à petit, il va se stabiliser. Et il va devenir plus accessible pour les particuliers, tant techniquement qu’administrativement. Pour nous, c’est important d’y être. En tant qu’industriel, nous avons aussi le rôle de protéger les habitants et de proposer des solutions qui ont du sens.

Source MesInfos par Tony Fonteneau

02/01/2026

Officine Smac participe à LIFE CAPT-TILE, le projet européen de toitures végétalisées

Ce projet réunit des partenaires italiens et polonais et vise à développer des tuiles en terre cuite spéciales permettant la croissance de plantes directement sur les toits.

Prendre soin de l'environnement, c'est aussi rechercher activement des solutions durables pour l'architecture verte, afin de lutter contre le changement climatique et de rendre les villes plus résilientes et agréables à vivre. Tel est le principe fondateur de LIFE CAPT-TILE, un nouveau projet européen impliquant des partenaires italiens et polonais. Cette initiative vise à développer des tuiles en terre cuite spéciales conçues pour accueillir une couche de « substrat minéral » permettant aux plantes de pousser directement sur les toits. Le projet contribue concrètement à la lutte contre le changement climatique, ainsi qu'à la réduction de la pollution et à l'amélioration de la qualité de vie. Son objectif est de créer des systèmes de toiture qui absorbent le CO₂ atmosphérique, améliorent la qualité de l'air et favorisent la biodiversité urbaine. Les tuiles sont conçues pour être légères, modulaires et faciles à installer, réduisant ainsi les coûts d'installation et d'entretien.

Le projet rassemble certains des principaux acteurs européens des secteurs de la construction et de la recherche. Aux côtés d'Officine Smac, les partenaires incluent : Industrie Cotto Possagno (coordinateur du projet), l'Université polytechnique des Marches, International Projects Service – UNIVPM, le Conseil national de la recherche d'Italie, BGTeC Bergamo Tecnologie et Ater Padova, chacun apportant son expertise spécifique à la conception, au développement et aux tests des tuiles végétalisées.

Le projet apporte une contribution concrète à la lutte contre le changement climatique, ainsi qu'à la réduction de la pollution et à l'amélioration de la qualité de vie en milieu urbain.

Source CeramicWorldWeb

31/12/2025

Espagne: Ceramicas Mora exporte ses briques et plaquettes de parement sur 5 continents

Aujourd'hui, l'entreprise familiale, transmise de génération en génération, perpétue la tradition de la fabrication de briques. Forts de plus de 50 ans d'expérience dans ce domaine, Ceramicas Mora  est une référence dans le secteur.

Ceramicas Moraest  passée de la production de briques pour murs et cloisons à la fabrication de briques de parement en clinker de la plus haute qualité.

Un travail considérable et une grande ingéniosité ont été déployés pour proposer une large gamme de couleurs et de formats, tout en préservant la qualité qui fait la renommée de Ceramicas Mora.

Situés à Illescas, dans la province de Tolède en Espagne, Ceramicas Mora exporte depuis des années des briques de parement sur les cinq continents, tout en approvisionnant le marché espagnol, pays réputé pour ses briques de parement et berceau d'une architecture contemporaine d'exception.

Source Ceramicas Mora


30/12/2025

Le briquetier Janinhoff ambitionne d'être un pionnier de l'hydrogène vert

Münster – Depuis plus d'un siècle, l'entreprise Janinhoff, basée à Münster, produit des briques et des briques de clinker. Première entreprise de son secteur en Allemagne, elle convertit désormais intégralement sa production du gaz naturel à l'hydrogène. La secrétaire d'État Silke Krebs et la directrice générale de NRW.Energy4Climate, le Dr Katharina Schubert, ont récemment pris connaissance des prochaines étapes du projet.

Lors de la visite à Münster, de gauche à droite : Hubertus Foyer (Janinhoff), Dr Caroline Foyer-Clitheroe (Janinhoff), Dr Katharina Schubert (NRW.Energy4Climate), Silke Krebs (secrétaire d'État au ministère de l'Économie, de l'Innovation, du Numérique et de l'Énergie), Stephen Clitheroe (Janinhoff). 

L'industrie allemande de la brique est très énergivore : elle utilise actuellement principalement du gaz naturel. Selon un communiqué de presse de NRW.Energy4Climate, ce secteur émet environ 1,74 million de tonnes de CO2 par an, un gaz à effet de serre. L'entreprise Janinhoff, PME basée à Münster, a démontré comment la transition vers une production neutre en carbone est possible. Comptant parmi les premières entreprises allemandes à s'engager, Janinhoff a signé en 2024 un accord de protection du climat avec le gouvernement fédéral, s'engageant à réduire ses émissions de CO2 d'au moins 60 % d'ici 2030 et de 90 % d'ici 2042. À l'avenir, l'énergie nécessaire à la combustion sera fournie par de l'hydrogène vert, et non plus par du gaz naturel. La particularité de ce projet réside dans le fait que la conversion s'effectue sans interruption de la production. Actuellement, le four est agrandi, des mesures d'amélioration de l'efficacité sont mises en œuvre et les préparatifs pour le raccordement aux futurs gazoducs d'hydrogène sont en cours. Le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et NRW.Energy4Climate accompagnent Janinhoff dans cette démarche.

Silke Krebs, secrétaire d'État au ministère de l'Économie, de l'Industrie, de la Protection du climat et de l'Énergie du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie : « Le gouvernement du Land œuvre quotidiennement pour faire de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie une région industrielle résiliente, pérenne et, à terme, neutre en carbone. Le passage à l'hydrogène dans l'industrie renforce la sécurité d'approvisionnement et la résilience, tout en incarnant la modernisation et la protection du climat. La briqueterie et fabrique de clinker Janinhoff GmbH & Co. KG de Münster fait figure de pionnière en la matière et établit des normes pour une production sûre et respectueuse du climat. En tant que modèle, elle contribue de manière significative au maintien de la compétitivité et à la transformation de l'industrie en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. »

« Une réalité accessible »

Dr Katharina Schubert, directrice générale de NRW.Energy4Climate : « Janinhoff démontre que la neutralité climatique n’est pas une utopie, mais une réalité accessible, même pour les industries énergivores et les PME. Avec courage, vision et hydrogène, cette entreprise familiale se positionne pour l’avenir. Elle fait figure de modèle. En tant qu’entreprise publique, nous soutenons donc pleinement des projets phares comme celui-ci. Se détourner du gaz, du pétrole et du charbon pour se tourner vers des sources d’énergie et des matières premières durables : c’est la clé non seulement de la protection du climat, mais aussi d’une économie résiliente et compétitive. »

Caroline Foyer-Clitheroe, directrice générale de Janinhoff Klinkermanufaktur, explique le contexte : « Dès le départ, nous nous sommes interrogés sur ce que pourrait être la production de briques si nous prenions au sérieux le changement climatique. Notre passage à l’hydrogène vert n’est pas un acte symbolique, mais une transformation profonde pour toute notre entreprise. Grâce à l’accord de protection du climat et à la compensation de la différence de coût entre le gaz naturel et l’hydrogène, nous pourrons positionner notre entreprise de manière durable et produire un matériau de façade durable, non seulement d’une robustesse incontestable, mais aussi fabriqué avec des émissions de CO2 quasi nulles. C’est notre objectif, ce qui nous motive. Cependant, cela exige aussi beaucoup de courage, car le risque entrepreneurial ne doit pas être sous-estimé, d’autant plus que nous supportons tous les coûts d’infrastructure. »

Qu’il s’agisse de cuisson, de fusion ou de forgeage, au moins deux tiers de la demande énergétique finale de l’industrie allemande sont nécessaires à la production de chaleur. Produire de la chaleur pour les procédés industriels sans combustibles fossiles est un levier essentiel pour atteindre les objectifs climatiques, poursuit le rapport. Outre l'hydrogène vert comme source d'énergie potentielle, l'électrification représente une option particulièrement intéressante pour de nombreuses entreprises. Les énergies renouvelables, telles que l'éolien ou le photovoltaïque, pourraient fournir l'électricité nécessaire. Les solutions hybrides, qui combinent différentes sources d'énergie, offrent également la possibilité d'exploiter les processus de production avec plus de flexibilité et, par conséquent, une meilleure résilience.

Source Wirtscchaft Aktuel


29/12/2025

Transition 5.0 : Bongioanni accélère l'innovation

Bongioanni a élargi son parc de machines pour accroître sa productivité, sa flexibilité et sa compétitivité dans l'usinage mécanique de pointe.

Bongioanni, fabricant leader de machines pour l'industrie de la brique et de la tuile, a enrichi son parc de machines avec l'acquisition d'un centre d'usinage vertical simultané 5 axes Mazak Variaxis i-700 et de trois nouvelles machines d'électroérosion.

Cet investissement, financé en partie par le plan Transition 5.0 du ministère italien du Développement économique, marque une étape importante dans l'adoption par l'entreprise de technologies de pointe et l'amélioration de son efficacité de production.

Conçu pour l'usinage de composants complexes en aciers trempés et alliages spéciaux, ainsi que de surfaces tridimensionnelles, le centre d'usinage Mazak est équipé d'une broche à grande vitesse et d'une table rotative/inclinable qui réduisent les temps de réglage et garantissent une précision maximale en un seul serrage. Il s'agit d'un investissement stratégique pour accroître la productivité, la flexibilité et la compétitivité dans l'usinage mécanique de pointe. Les nouvelles machines d'électroérosion permettent de découper des matériaux conducteurs avec des tolérances micrométriques, obtenant des finitions de haute qualité sans distorsion thermique et offrant une plus grande polyvalence en usinage de précision. Ces nouveaux équipements permettent à Bongioanni de surveiller les performances en temps réel, d'identifier rapidement les problèmes potentiels et d'optimiser la production. Il en résulte une meilleure qualité des produits et des délais de livraison réduits, renforçant ainsi la position de l'entreprise sur le marché et la confiance de ses clients.

Source CeramicWorldWeb


26/12/2025

Aguila : système de sortie de toit pour tuiles terre cuite

Le système Aguila optimise les sorties de toit en terre cuite : conformité RE2020, haute performance et protection renforcée anti-intrusion.

→ Des solutions fiables et économiques 

Des solutions étudiées pour une mise en oeuvre simplifiée : 

  • Parfaite intégration sur la toiture en toute situation 
  • Continuité de l’étanchéité grâce aux emboîtements de la tuile à douille 

Pose des éléments rapide et sans contraintes 

→ Les plus d’Aguila : 

  • Perte de charge inférieure à 25 Pa pour un débit de 200 m3/h, approuvé par le CETIAT (Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques) 
  • Conforme aux exigences du protocole Ventilation RE2020 
  • Adapté à tous les systèmes de ventilation 
  • Compatible avec la nouvelle lanterne 150/160 commune à 11 profils 
  • Compatible avec les tuiles à douille de diamètre 150 à 160 mm 
  • Nouveau : Grille anti-intrusion intégrée 
  • Confort de pose : adaptateur réglable de 100 à 160 mm 



 



24/12/2025

Allemagne: le tuilier Nelskamp évite la faillite

L'usine de tuiles Nelskamp de Schermbeck est sur le point d'achever sa restructuration : les créanciers soutiennent la réorganisation de l'entreprise, qui était au bord de la faillite l'an dernier. Le fabricant de tuiles s en terre cuite et en béton et de technologies solaires peut ainsi préserver ses cinq sites de production.

Le carnet de commandes laisse présager un exercice 2025 réussi après la restructuration. Sur la photo : le directeur général Ulrich Nelskamp sur le site d'Unsleben, en Bavière du Nord.

La restructuration a été un succès : les créanciers de l'usine de tuiles Nelskamp ont voté massivement en faveur du plan de redressement judiciaire de l'entreprise début mars. Nelskamp annonce désormais que la restructuration est presque terminée. La clôture de la procédure d'auto-administration est prévue début avril.

En avril dernier, Nelskamp était au bord de la faillite et a déposé une demande de mise en sauvegarde judiciaire auprès du tribunal de district de Duisbourg afin de se restructurer financièrement et opérationnellement par ses propres moyens. Le fabricant de tuiles, de tuiles de couverture et de technologies solaires a dû fermer son usine principale de Schermbeck, située entre le Bas-Rhin et le Münsterland. Une soixantaine d'emplois ont été supprimés. Selon Nelskamp, ​​cette décision a permis d'assurer la pérennité de l'entreprise dans l'intérêt des employés, des clients, des fournisseurs et des autres créanciers.

Carnet de commandes bien rempli pour le fabricant de tuiles

« Nous sommes très satisfaits de l'issue très positive de cette procédure », a déclaré le directeur général Heinrich Nelskamp,

qui, avec les deux autres directeurs généraux, a piloté la restructuration de Nelskamp GmbH. « Notre objectif était de repositionner notre entreprise en vue d'un succès durable et à long terme. Nous l'avons atteint. » Les premiers mois de l'année se sont déroulés comme prévu malgré les turbulences du marché, a indiqué Heinrich Nelskamp. Le carnet de commandes est également bien rempli pour les prochains mois. L'année dernière, Nelskamp a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 155 millions d'euros.

L'activité de l'usine de tuiles s'est poursuivie depuis le début de la procédure d'autogestion. La restructuration préserve cinq usines à travers le pays, 540 emplois et le siège administratif à Schermbeck, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. La poursuite de la production sur ce site reste incertaine.

Source BAU.BI par Britta Brinkmeier

23/12/2025

Belgique: Le fabricant de briques Vandersanden célèbre son 100e anniversaire.

« En 1925, Jaak Vandersanden a allumé l'étincelle qui allait façonner un héritage pour les générations à venir : animé par sa passion pour l'artisanat et l'innovation, il a commencé avec un petit four de campagne. De ces humbles débuts, il a jeté les bases de l'un des fabricants de briques les plus importants et les plus avant-gardistes d'Europe.

« Constant Vandersanden a transformé la petite entreprise familiale en l'un des principaux fabricants de briques de Belgique. Sa détermination discrète et son engagement envers la qualité ont jeté les bases d'une expansion ultérieure au-delà des frontières du pays.

« Jean-Pierre « Pirre » Wuytack a repris l'entreprise dans les années 1990 et a fait de Vandersanden l'un des plus grands fabricants de briques d'Europe. Grâce à l'expansion et aux acquisitions, il a implanté Vandersanden en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Royaume-Uni et sur d'autres marchés européens importants.

« Le bien-être collectif est l'engagement à long terme de Vandersanden : l'entreprise promeut des lieux de travail sûrs et stimulants, investit dans des initiatives sociales et met en œuvre des mesures de protection du climat. Vandersanden place l'humain et l'environnement au premier plan.

« En 2020, Vandersanden a lancé Robobrick, une solution d'automatisation pour la construction de façades industrielles. En combinant logiciels et automatisation de la production, les plaquettes de briques peuvent être appliquées rapidement, précisément et efficacement sur des composants de façade préfabriqués.

Le fabricant de briques Vandersanden célèbre son 100e anniversaire. L'histoire de Vandersanden est passée d'un modeste four de campagne à Kleine-Spouwen, en Belgique, à une grande entreprise familiale et à l'un des plus grands fabricants de briques d'Europe, reconnu pour son engagement en faveur du développement durable. Des innovations telles que Pirrouet et RoboBrick font de Vandersanden un véritable pionnier du développement durable dans le secteur, et son ambition d'atteindre la neutralité climatique d'ici 2050 a été officiellement inscrite dans le programme « Together to Zero ». « Ensemble, nous construisons l'excellence depuis 100 ans. Avec nos employés, nos clients, nos fournisseurs et nos partenaires, nous voulons continuer à le faire pendant les 100 prochaines années », déclare Johan Deburchgrave, PDG de Vandersanden. Un siècle ancré dans la terre

L'histoire de Vandersanden a commencé en 1925 à Kleine-Spouwen, en Belgique, lorsque Jaak Vandersanden a démarré une modeste briqueterie artisanale. Un siècle plus tard, l'entreprise familiale est devenue l'un des plus grands fabricants de briques d'Europe, reconnu pour son engagement en faveur du développement durable. La quatrième génération de la famille Vandersanden est déjà active, tandis que la cinquième se prépare discrètement à prendre la relève. La croissance de Vandersanden ne repose pas uniquement sur l'esprit d'entreprise : elle est le fruit du travail d'hommes et de femmes qui, main dans la main, construisent chaque jour un avenir meilleur. Avec une attention particulière portée à chacun, au bien-être et au monde de demain.

« Jaak Vandersanden a allumé la première étincelle de passion il y a 100 ans, et cette flamme ne s'est jamais éteinte. Notre succès réside dans notre vision de l'avenir. Là où d'autres voyaient des briques, nous voyions l'avenir. Vandersanden n'est pas seulement un fabricant de briques, c'est une entreprise familiale avec une mission. Et cette mission est de construire un avenir fait de savoir-faire, d'innovation et de durabilité », déclare Johan Deburchgrave.

Des innovations pionnières comme Pirrouet et RoboBrick

Au cours des dernières décennies, Vandersanden a réussi à transformer la passion et le savoir-faire de la production de briques en innovations durables et tournées vers l'avenir. En 2023, par exemple, l'entreprise familiale a lancé sur le marché la toute première brique de parement à bilan carbone négatif, Pirrouet. Une tonne de Pirrouet absorbe 60 kg de CO2 pendant le processus de durcissement, et la brique n'est pas cuite grâce à l'utilisation de la technologie de carbonatation.

Le lancement de RoboBrick, un système de façade industrielle sur mesure pour la pose automatisée de plaquettes de briques, permettant d'économiser jusqu'à 60 % de matières premières et d'énergie, est une autre des innovations les plus marquantes de Vandersanden ces dernières années. Vandersanden a également continué à rendre ses processus de production plus durables.

« Dans le cadre des célébrations de notre 100e anniversaire, nous avons introduit le concept « du feu à la vision ». Cela symbolise notre passion pour l'action et notre vision de créer quelque chose de significatif. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli au cours des dernières décennies, mais nous aspirons à aller encore plus loin. Nous sommes loin d'en avoir terminé avec l'innovation et la durabilité. Notre engagement en faveur de la neutralité climatique est au cœur de toutes nos actions. » « Notre ambition est d'atteindre la neutralité climatique d'ici 2050 », déclare Johan Deburchgrave.

Neutralité climatique d'ici 2050

Les innovations réalisées témoignent de l'engagement de Vandersanden à investir de manière ciblée pour rendre ses produits, ses processus, ses méthodes de production et ses usines plus durables. En 2022, Vandersanden a officiellement défini ses ambitions en matière de neutralité climatique dans le cadre du programme « Together to Zero ». Ce programme repose sur quatre piliers stratégiques : la transition des produits, l'efficacité énergétique, la transition énergétique et le captage et le stockage du carbone (CSC).

« En développant des produits nouveaux et innovants, nous contribuons à la réduction de l'utilisation des matières premières, de la consommation d'énergie et des émissions de CO2. Nous associons nos clients, nos fournisseurs et nos partenaires à notre démarche vers une empreinte carbone totalement neutre. Depuis 100 ans, nous construisons un avenir durable avec passion, savoir-faire et vision. Ce qui a commencé par un modeste four à briques est devenu une entreprise innovante de premier plan avec une ambition claire : atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Pour y parvenir, nous souhaitons que chacun se joigne à nous. Car nous créons ensemble les plus belles choses depuis 100 ans, et nous voulons continuer à le faire pendant les 100 prochaines années », conclut Deburchgrave.

Vandersanden, le plus grand fabricant de briques familial d'Europe

L'entreprise familiale Vandersanden met l'accent sur la production durable, l'expertise et l'innovation dans la fabrication de briques. Vandersanden propose des produits en briques pour la conception et la construction de bâtiments, de jardins, de parcs et de routes. La « famille Vandersanden » compte plus de 800 employés en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Avec un total de neuf sites de production de briques de parement et de clinker, de pavés, de plaquettes de parement et de systèmes de façade isolés, Vandersanden est le plus grand fabricant de briques familial d'Europe.

Vandersanden propose également des solutions entièrement intégrées, telles que RoboBrick et Drainflow, pour répondre aux défis actuels du secteur de la construction.

Avec son programme de développement durable Together to Zero, qui s'engage à produire et à fonctionner de manière totalement neutre en carbone d'ici 2050, le fabricant de briques invite les autres parties prenantes à collaborer pour atteindre la neutralité carbone.

Vandersanden produit plus de 600 millions de briques par an pour le marché européen et bien au-delà. L'expert en briques est non seulement leader du marché des briques de parement moulées à la main en Belgique et en Allemagne, mais aussi sur le segment des pavés en clinker aux Pays-Bas.

La production de briques de Vandersanden dans ses usines belges et néerlandaises est conforme à la norme de gestion environnementale ISO 14001, et son usine en Haute-Lusace est conforme à la norme ISO 50001.

Jaak Vandersanden a fondé la briqueterie traditionnelle Vandersanden en 1925 à Spouwen (Bilzen), en Belgique, non loin de la frontière allemande. Le siège social du fabricant de briques s'y trouve encore aujourd'hui.

Source Ziegelindustrie International


22/12/2025

Les robots Sabo arrivent à l'usine Wienerberger de Berca en Roumanie

Sabo a fourni un système de manutention robotisé de pointe qui remplace entièrement les pinces conventionnelles et les mécanismes de chargement/déchargement des chariots de séchage par des robots.

Inaugurée en septembre 2024, l'usine Wienerberger de Berca, en Roumanie, est un modèle de durabilité qui répond aux normes les plus élevées en matière d'efficacité de production, d'économie d'énergie et de conservation des matières premières. Considérée comme un centre d'excellence pour la production de briques « vertes », l'usine joue un rôle important dans la stratégie de développement durable du groupe autrichien. Elle bénéficie également d'un niveau d'automatisation très élevé, essentiel pour gérer la large gamme de briques de son catalogue avec une flexibilité maximale.

L'usine est située près de Bucarest, une ville où l'activité de construction est importante et où la demande de produits adaptés aux bâtiments à zéro émission est forte.

Solutions de manutention robotisées de Sabo

Sabo a fourni un système de manutention robotisé de pointe qui remplace entièrement les pinces conventionnelles et les mécanismes de chargement/déchargement des chariots de séchage par des robots. Il en résulte une installation flexible et hautement productive, capable de gérer une grande variété de formats de briques avec un minimum d'interruptions.

La ligne fournie commence au stade du chargement des produits verts, immédiatement après la coupeuse électronique. Cette tâche est effectuée par un robot équipé de pinces interchangeables, permettant de passer facilement d'un format à l'autre. Les cadres chargés sont ensuite manipulés par des robots utilisant des pinces à fourche au lieu des systèmes à fourches multiples traditionnels utilisés auparavant pour charger ou décharger les chariots de séchage. Ces mécanismes à fourches conventionnels étaient souvent volumineux, mécaniquement complexes et nécessitaient des temps d'installation et de maintenance importants. Leur élimination a permis d'obtenir un flux de production plus flexible, plus réactif et plus efficace. Le chargement et le déchargement robotisés ont également permis d'utiliser des élévateurs tampons plus petits, réduisant ainsi les temps et les coûts d'installation.

Plus loin sur la ligne, un robot dédié alimente le système de transport en cadres vides, simplifiant la configuration, réduisant la maintenance et augmentant la flexibilité.

Pour le déchargement, les robots retirent les briques séchées des cadres et les placent sur les chariots du four. Avant cette étape, les briques passent par une station de programmation moderne équipée de servomoteurs qui les réorganisent avec une grande précision dans la configuration correcte pour le chargement du four. Cette approche entièrement robotisée offre des avantages considérables :

  • Installation et mise en service rapides
  • Grande adaptabilité aux changements de produits
  • Maintenance et temps d'arrêt réduits
  • Fonctionnement constant et précis
  • Productivité élevée

Une usine ultra-performante

L'usine de Berca produit plus de 20 types de briques différents, et les changements de format, qui prenaient auparavant un temps considérable, sont désormais réalisés en quelques minutes seulement. Combinés aux avantages de l'automatisation entièrement robotisée et aux temps d'arrêt minimaux (seulement 1 à 5 % par équipe), ces atouts font de cette usine un site de production extrêmement efficace et productif.

Ce projet témoigne de l'engagement de Sabo à fournir des solutions alliant fiabilité, praticité et facilité de maintenance, en utilisant des composants de haute qualité provenant de fabricants de confiance tels que Festo, SMC, SEW, Siemens, Fanuc et d'autres.

Comme toujours, Sabo accompagne ses clients dans l'atteinte de leurs objectifs commerciaux, en garantissant que l'innovation s'accompagne d'un service après-vente robuste et de haute qualité.

Wienerberger est présent en Roumanie depuis 1998 et est l'un des principaux fabricants de matériaux de construction du pays, avec sept usines de production et environ 550 employés.

Source CeramicWorldWeb


21/12/2025

Pour 35 millions d'euros, Vandersanden modernise sa briqueterie aux Pays-Bas

Le fabricant de briques Vandersanden a équipé son usine de Beek, petite ville de la province de Limbourg, d'une nouvelle technologie de séchage à la vapeur. 

Selon l'entreprise, cette technologie permet de réduire les émissions de CO2 de 25 % tout en augmentant la capacité de production de 25 à 35 millions de briques par an.

Dans le cadre de cette modernisation, une presse à briques a été installée.

Inauguration du site de production Vandersanden de Beek

Vandersanden franchit une étape décisive dans la production de briques durables avec son site de production rénové à Beek, largement modernisé grâce à une nouvelle presse, une installation de séchage unique, une machine de mise en forme et un système de dépollution des fumées. L'investissement de 35 millions d'euros et une subvention de 850 000 euros au titre de l'aide à l'investissement énergétique (EIA) permettront une augmentation substantielle et durable de la capacité de production, passant de 25 à 35 millions de briques par an. Au cœur de cette rénovation se trouve la technologie unique de séchage à la vapeur utilisée pendant le processus de séchage, qui utilise de la vapeur saturée au lieu du gaz naturel. Le résultat : un séchage 30 % plus rapide et une réduction de 25 % des émissions totales de CO₂ de l'ensemble de l'usine.

Le site de production de Beek a récemment fait l'objet d'une rénovation. Grâce à un investissement de 35 millions d'euros et à une aide à l'investissement énergétique de 850 000 euros, une grande partie de l'usine a été modernisée. Avec une superficie de 12 000 m² et 40 employés, la capacité de production a été considérablement augmentée, passant de 25 à 35 millions de briques de parement au format Waal par an, y compris la gamme plus étroite S-line. Vandersanden a non seulement pérennisé son site et l'a préparé à une croissance future, mais a également réduit drastiquement sa consommation d'énergie.

Réduction de 25 % des émissions de CO₂ grâce à la technologie de séchage à la vapeur

Au cœur de la rénovation du site de production se trouve la technologie unique de séchage à la vapeur utilisée dans le processus de séchage. Les chambres de séchage conventionnelles utilisent de l'air chaud et du gaz naturel ; cependant, l'usine de Beek utilise de la vapeur saturée, produite en partie à partir de la chaleur résiduelle du four et par des pompes à chaleur électriques, ce qui rend le processus plus durable.

Le résultat : un séchage 30 % plus rapide et une réduction de 25 % des émissions totales de CO₂ de l'ensemble de l'usine. Beek est la première briqueterie en Europe à appliquer cette technique de séchage innovante dans l'industrie de la brique. « Grâce à cette technologie, qui permet un séchage plus rapide, plus efficace et moins nocif pour l'environnement, nous réaffirmons notre position de leader dans le domaine des matériaux de construction durables. Chez Vandersanden, l'engagement en faveur de la neutralité climatique est au cœur de toutes nos activités, et notre ambition est d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Pour atteindre cet objectif, nous réalisons des investissements ciblés afin de rendre nos processus, nos méthodes de production et nos usines plus durables. Cette ambition est également inscrite dans notre programme de développement durable « Together to Zero », dont l'efficacité énergétique constitue l'un des quatre piliers stratégiques. Le site rénové de Beek s'inscrit parfaitement dans cette démarche », déclare Imko Jurgens, directeur des opérations chez Vandersanden.

Source Allgemeine Bauzeitung

20/12/2025

Matériaux de construction : toujours pas de sortie de crise à l’horizon

Alors que 2025 touche à sa fin, l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) a dressé le bilan de l’activité des matériaux de construction pour les dix premiers mois et s’est projetée sur 2026.

Les trimestres se suivent et se ressemblent pour les matériaux de construction. Si de timides éclaircies apparaissent sporadiquement, l’ensemble du tableau reste malgré tout obscur.

En dépit d’une évolution positive ces derniers trimestres, l’évolution de l’indicateur sur neuf mois reste négatif (-1,3 %), et l’activité demeure 16 % en dessous du niveau de l’année 2021.

En 2025 comme en 2024, les productions de granulats et de béton prêt à l’emploi (BPE) ont atteint des points bas historiques. Selon l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem), « on n’a jamais aussi peu produit que cette année ! »

Néanmoins, l’analyse conjoncturelle confirme un atterrissage à fin octobre, avec une activité BPE « ne reculant plus » que de 3,9 %, tandis que celle des granulats s’est stabilisée. D’ailleurs, en granulats comme en BPE, les productions des trois derniers mois augmentent (de +1 à +2 %) par rapport au trimestre précédent, mais restent en dessous de celles d’il y a un an.

Pour l’ensemble de l’année 2025, les granulats enregistreraient un repli de leur production de -1,5 %, avec des volumes avoisinant les 300M de tonnes, niveau plus bas jamais atteint depuis plus de 40 ans. Quant aux livraisons de BPE, après avoir plongé de -11 % en 2024, elles reculeraient encore de 4 % en 2025, pour atteindre 32M de m3. Au total, sur les quatre dernières années, la chute d’activité en volume ressort à -21 % pour le BPE et -15 % pour les granulats.

Ralentissement des travaux publics

La liste des facteurs de crispations ne cesse de s’allonger, expliquant cette morosité : « le contexte économique, difficile et erratique, n’est pas de nature à rassurer, développe Alain Plantier, président de l’Unicem. La baisse des taux d’intérêts s’est stoppée en mars, ralentissant du même coup la demande de prêts. Le redressement du marché immobilier est poussif et inégal, et l’investissement locatif ne s’est jamais aussi mal porté depuis la disparition du Pinel et la sempiternelle attente d’un statut du bailleur privé qui ne vient pas. Les Français disent ressentir un stress économique et sont, de ce fait,rétifs à investir dans la pierre. »

Les collectivités marquent également le pas dans leurs investissements. L’Unicem relève que, du côté des travaux publics (TP), l’année 2025 aurait dû être marquée par une accélération des chantiers à un an des échéances électorales. Il n’en a rien été, les inquiétudes budgétaires et politiques (gouvernements destitués, incertitudes sur le budget incitant à prévoir des économies...) ayant pesé négativement dans l’arbitrage des derniers projets. Une situation qui pénalise directement l’activité des granulats.

Comme le relève l’Unicem, « en dépit d’une légère amélioration au premier semestre 2025, sa production n’aura affiché aucune hausse sur toute la durée du cycle municipal qui touche à sa fin ».

Pour 2026, l’Unicem indique que les volumes de BPE produits pourraient a minima se stabiliser, voire légèrement progresser (jusqu’à 2%), les besoins en béton de la part des TP étant appelés à se modérer. L’activité de ces derniers devrait se contracter d’environ 3 % en volume en 2026, selon les prévisions de la FNTP. Ce qui aura un impact sur les granulats, dont un repli de 0 à 2 % est redouté sur douze mois.

Source Le Moniteur par Anthony Denay

19/12/2025

Italie: Latersud accélère l'innovation

Latersud a récemment confié à Marcheluzzo la modernisation de la section de sa ligne de production où les produits cuits sont chargés des wagons de sortie du four et acheminés vers le service d'emballage.

Dans le cadre de sa stratégie de réduction des coûts, de raccourcissement des délais de production et de diminution de la consommation d'électricité, Latersud a récemment confié à Marcheluzzo la modernisation de la section de sa ligne de production où les produits cuits sont chargés des wagons de sortie du four et acheminés vers le service d'emballage. Les deux entreprises entretiennent un partenariat de longue date, Marcheluzzo se voyant régulièrement confier de nouveaux projets. Fondée en 1975 à Taurianova (Reggio de Calabre) et dirigée par les frères Sebastiano et Gennarino Rendo, Latersud est spécialisée dans la production de blocs de mur, de blocs de sol et de parpaings.

Conception, collaboration et productivité

Suite à une étude de conception initiale réalisée en collaboration avec le client, Marcheluzzo a développé une solution couvrant chaque étape du processus, de la disposition des charges sur les wagons de séchage au positionnement des produits sur les palettes de transport. Avec un débit d'environ 120 paquets par heure de matériau déchargé et conditionné, la ligne sur mesure utilise des convoyeurs dédiés et un système robotisé équipé de pinces capables de manipuler différents formats.

L'objectif de Latersud était d'optimiser le fonctionnement de son usine tout en garantissant la sécurité des employés et la protection de l'environnement. Dans le cadre du projet, le système de ventilation interne du séchoir a également été remplacé, le système existant ne permettant pas d'assurer un séchage uniforme, notamment pour les blocs lourds.

Le nouveau système de ventilation du séchoir semi-continu

Forte de sa longue expérience dans les technologies de séchage pour les nouvelles installations et les modernisations, y compris le traitement thermodynamique dans l'industrie des articles sanitaires, Marcheluzzo a pu proposer la solution la plus adaptée.

Le nouveau système de ventilation haute performance assure une pénétration d'air optimale à travers la charge, transférant ainsi l'énergie nécessaire à l'évaporation de l'eau plus efficacement et garantissant une meilleure qualité de produit tout en réduisant la consommation d'énergie.

La conception intègre des agitateurs MT40 installés par paires opposées sur les chariots, permettant une ventilation jusqu'à quelques centimètres du plafond du tunnel.

Pour compléter la modernisation, deux nouveaux systèmes de transfert pour le chargement et le déchargement des wagons de séchage ont été installés, remplaçant les anciens modèles désormais obsolètes et peu fiables. Un nouveau tableau électrique pour la commande des ventilateurs a également été ajouté afin de réduire davantage la consommation d'énergie, ainsi qu'un système de supervision du séchoir pour le contrôle automatique de chaque étape du processus de séchage.

En collaborant étroitement avec Latersud pour définir ses priorités et ses objectifs, Marcheluzzo a pu fournir des solutions parfaitement adaptées aux besoins du client. La vision d'avenir de la famille Rendo renforce une collaboration qui se poursuivra dans le temps, confirmant le rôle de Marcheluzzo comme partenaire technique fiable pour les projets futurs.

Source CeramicWorldWeb

18/12/2025

Heimo Scheuch (Ceramunie): "Moins de bureaucratie, plus d'investissements : l'Europe a besoin d'un retour à la réalité."

Heimo Scheuch: "J'ai passé 30 ans dans l'industrie de la céramique et plus de 25 ans à collaborer avec les institutions européennes. Je crois profondément en l'Europe. Mais je tiens également à le dire très clairement : l'Europe rend les investissements trop difficiles pour l'industrie.

Nous sommes des entrepreneurs. Nous recherchons des opportunités. Nous voulons investir dans la technologie, l'innovation, la décarbonation et l'emploi. Pourtant, bien trop souvent, les entreprises consacrent un temps disproportionné aux démarches administratives et à la bureaucratie au lieu de construire l'avenir.

La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de transmettre un message direct au nom de l'industrie européenne de la céramique au Parlement européen.

L'Europe doit rester compétitive.

Cela commence par des conditions permettant à l'industrie d'investir, d'innover et de créer des emplois :

Sans cadre juridique stable, les investissements ne viendront pas : l'investissement exige de la prévisibilité. Si les « règles du jeu » changent constamment, ou si les politiques sont dictées par l'incertitude et la peur, les entreprises hésiteront, reporteront leurs investissements ou investiront ailleurs.

L'Europe doit protéger sa compétitivité tout en poursuivant la décarbonation : l'ambition climatique est importante. Mais une ambition déconnectée des réalités industrielles risque d'être contre-productive : l'Europe est en concurrence mondiale avec des régions où les coûts énergétiques sont plus faibles et les contraintes réglementaires très différentes. Nous avons besoin de conditions équitables, sinon la production et la création de valeur continueront de quitter l'Europe.

L'élaboration des politiques doit reposer sur un dialogue concret : si nous voulons des solutions, nous avons besoin d'échanges plus directs avec les industries qui sont censées les mettre en œuvre. Moins de débats sur les délais et les aspects techniques et davantage d'attention à ce qui crée la confiance, les investissements et les emplois.

L'Europe ne peut pas se réglementer pour devenir compétitive.

Nous avons besoin d'un climat d'investissement favorable, afin que l'industrie européenne puisse rester un pilier solide de notre économie."

SourceLinkedIn

17/12/2025

Marseille: Le four de la tuilerie Monier à Marseille s'éteindra dans six mois

Le groupe BMI, propriétaire de la plus ancienne usine de tuiles de la cité phocéenne, va recentrer sa production dans l'Aude.

La déconfiture de l'industrie de la tuilerie à Marseille s'est accélérée au milieu des années 1990.

C'en sera bientôt fini des tuileries à Marseille. Monier, la dernière usine qui résistait encore au démantèlement de l'activité dans la cité phocéenne, fermera définitivement ses portes en juin 2026. Sa maison mère, le groupe BMI, principal fabricant européen de solutions de couvertures et d'étanchéité pour les toitures, a fait le choix de transférer la production à Limoux, dans l'Aude, où il a investi plusieurs millions d'euros dans une usine automatisée. 

« La tuile de Marseille coûte deux fois plus cher à produire que là-bas », reconnaissait mi-novembre le délégué CGT du site, Farid Samba, après avoir arraché au groupe des indemnités supralégales, des reclassements internes et un budget de formation pour les 52 salariés de l'usine.

La déconfiture de cette industrie qui a vu naître une soixantaine de fabriques et plusieurs milliers d'emplois au plus fort de son âge d'or, s'est accélérée au milieu des années 1990. A cette époque, des dommages de structure sont apparus dans le centre commercial construit sur la colline d'argile alimentant les chaînes de production. Le couperet tombe.

Source les Echos par Par Paul Molga

16/12/2025

Sainte-Foy l'Argentière: Edilians, leader français des tuiles en terre cuite, se décarbone et recrute une vingtaine de profils

Depuis le 1er octobre, le directeur d’exploitation du site Edilians à Sainte-Foy-l’Argentière accompagne son futur remplaçant. 

Une passation qui devrait durer trois mois, afin de faire le point sur les grands dossiers. 

Notamment un projet : un plan de décarbonation des unités de production. Dans cette démarche-là, la direction recherche une vingtaine de postes.

Thomas Charrue (à gauche) succède à Philippe Bizeul à la direction d’exploitation du site Edilians de Sainte-Foy-l’Argentière.

Jusqu’à la fin de l’année, le site Edilians de Sainte-Foy-l’Argentière compte non pas un, mais deux directeurs d’exploitation. En réalité, la direction fidésienne de ce leader français de la tuile en terre cuite est en pleine transition depuis le 1er  octobre. « Je vais partir pour de nouvelles aventures », confie Philippe Bizeul.

Arrivé en septembre 2022, il passe la main à son successeur Thomas Charrue : « Depuis un mois et demi, on est en tuilage ; ça tombe bien pour une tuilerie ! » s’amuse le responsable de bientôt 63 ans.


Source Le Progrèss par Inès Pallot 

15/12/2025

Stratégie nationale bas carbone : 80 milliards d’investissements et 0 dépense publique supplémentaire ?

Le gouvernement a publié vendredi la stratégie actualisée de la France pour devenir « neutre en carbone » en 2050. L’objectif extrêmement ambitieux demande 80 milliards d’euros d’investissement par an d’ici 2030. Mais sans dépenses publiques supplémentaires.

Dix ans jour pour jour après la signature des accords de Paris, le gouvernement a présenté son projet de Stratégie nationale bas-carbone (SNBC-3), troisième du nom après celles de 2015 et 2020. Si cette date a été choisie pour inscrire cette feuille de route encore en consultation pendant trois mois, dans les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique définis dans les accords de 2015, cette troisième stratégie climatique prend un net virage.

Les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES) jusqu’en 2050 s’intègrent désormais dans les politiques budgétaires austéritaires en cours qui ne visent qu’à diminuer les dépenses publiques, pour un retour des déficits publics sous la barre des 3 % du PIB d’ici 2029. La SNBC-3 risque donc de manquer de moyens et d’envergure, alors que les transformations envisagées nécessiteraient 80 milliards d’euros d’investissements publics comme privés supplémentaires par an par rapport à 2024 jusqu’en 2030.

« Ce n’est pas le grand soir »

« Ce n’est pas le grand soir », a prévenu la ministre de la transition écologique dans un entretien aux Echos, ce vendredi matin. Monique Barbut s’en remet donc aux réponses technologiques « désormais matures », comme la voiture électrique ou la pompe à chaleur à un « grand plan d’électrification sur lequel nous travaillons avec le ministre de l’Economie », alors que la France est sans loi de programmation pluriannuelle de l’énergie depuis deux ans ainsi qu’au mécanisme des certificats d’économies d’énergie fondé sur le principe pollueur payeur, qui taxe de manière indéterminée les trop grands émetteurs d’équivalents CO2, qu’ils soient pauvres ou riches, grandes entreprises ou petites PME.

« C’est un plan d’action ultra-précis, » presse-bouton «, qui trace un chemin réaliste vers le monde de 2050, compatible avec les contraintes budgétaires et la trajectoire des finances publiques. Une transition qui n’est pas intrusive et qui ne demande pas de changements dans nos modes de vie (aucun objectif sur l’alimentation et la viande, ndlr) », précise le cabinet de la ministre.

Le gouvernement promet aussi la fin du « stop and go, des politiques oscillantes dans la transition écologique ». Le projet de budget de l’Etat 2026 tel que présenté par Sébastien Lecornu est pourtant truffé de reniements financiers : coupes de 750 millions dans MaPrimeRénov, de 650 millions du Fonds vert, de 500 millions des crédits de paiement de l’ANAH (amélioration de l’habitat), de 75 millions dans les aides de l’ADEME (agence énergie-climat) au recyclage…

Objectifs 2030, 2040 et 2040

Sur le chemin vers la neutralité carbone en 2050, les points de passage sont inchangés :

  • 2030: réduction de moitié de nos émissions territoriales (50 % de nos émissions si l’on ne prend pas en compte celles importées) d’ici 2030 par rapport à 1990
  • 2040: -90 % des GES

Pour ce faire, la France doit diminuer de 5 % chaque année jusqu’à 2030 ses émissions de GES. Une marche très haute à franchir, à contre-courant des mauvaises tendances actuelles : -1,8 % en 2024 et autour de -1,2 % attendus pour 2025.

Premiers pollueurs, les transports doivent passer de 33 % des émissions brutes françaises à 26 % d’ici 2030 pour atteindre la quasi-neutralité en 2050. Sur les routes, le tout électrique demeure l’alpha et l’omega de la stratégie de l’exécutif, avec des objectifs très ambitieux : l’électrique devra représenter 66 % des ventes de voitures neuves dès 2030 alors qu’elles comptaient pour 26 % en novembre dernier. De même, les transports collectifs décarbonés devront accueillir 25 % de voyageurs en plus d’ici 2030. Et après avoir détruit Fret SNCF, le gouvernement mise sur… le fret ferroviaire pour décarboner le transport de marchandises ; les transports maritimes et aériens ayant des objectifs plus flous.

« On ne lâchera pas, même si l’État est en dessous de tout » : au Salon des maires, des élus bien seuls face à la transition écologique

Autre étonnement, côté cette fois mixe énergétique, malgré l’absence de Programmation pluriannuelle de l’énergie, la SNBC-3 fixe une sortie de pétrole entre 2040 et 2045 et la fin du gaz fossile en 2050. L’électricité devra représenter 55 % de la consommation énergétique en 2050, contre 37 % en 2023.

L’agriculture, deuxième secteur émetteur (20 %), va devoir diminuer ses rejets de 28 % d’ici 2030, de 54 % d’ici 2050. Les progrès escomptés se fondent sur une diminution de l’utilisation des engrais azotés (-50 % d’ici 2050), sur une décarbonation des machines et bâtiments, alors que le gouvernement soutient toujours la détaxe du GNR agricole (une niche fiscale qui a coûté 1,7 milliard d’euros en 2023). Si l’on en croit la SNBC-3, l’agriculture productiviste fortement azotée devra avoir cédé la place aux systèmes agroécologiques (50ù des surfaces cultivées en 2050, au bio (25 % au lieu d’à peine 10 % aujourd’hui) et à une « agriculture de précision » (25 %).

Émissions importées

Pour l’industrie (17 % de GES), le gouvernement se fonde sur les engagements pris par les 55 sites les plus pollueurs, l’utilisation des technologies vertes et l’électrification des usages, pour atteindre la neutralité carbone résiduelle en 2050. Jusqu’à présent, la désindustrialisation explique en grande partie la diminution des émissions entre 190 et aujourd’hui, de 145 millions à 63 millions de tonnes CO2.

Enfin, le gouvernement prend pour la première fois en compte les émissions importées dans ses objectifs : soit 563 Mt CO₂e. Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, ces émissions ramenées par habitant devront passer de 8,2 t CO₂e par personne à aux alentours de 2 tonnes. Soit un total changement de mode de vie.

Comment ? « En réindustrialisant la France, grâce à une industrie plus performante environnementalement et un mix électrique », envisage le ministère de la transition écologique. Et par la sobriété ? « Il y a l’hypothèse de la lutte contre la fast fashion, croit savoir le cabinet de la ministre. Mais nous n’avons pas de levier sur les comportements des Français. Notre transition est basée sur le découplage entre les émissions de gaz à effet de serre et le produit intérieur brut. Les premières décroissent, le second augmente. »

Source L'Humanité par Stéphane Guérard