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22/12/2025

Les robots Sabo arrivent à l'usine Wienerberger de Berca en Roumanie

Sabo a fourni un système de manutention robotisé de pointe qui remplace entièrement les pinces conventionnelles et les mécanismes de chargement/déchargement des chariots de séchage par des robots.

Inaugurée en septembre 2024, l'usine Wienerberger de Berca, en Roumanie, est un modèle de durabilité qui répond aux normes les plus élevées en matière d'efficacité de production, d'économie d'énergie et de conservation des matières premières. Considérée comme un centre d'excellence pour la production de briques « vertes », l'usine joue un rôle important dans la stratégie de développement durable du groupe autrichien. Elle bénéficie également d'un niveau d'automatisation très élevé, essentiel pour gérer la large gamme de briques de son catalogue avec une flexibilité maximale.

L'usine est située près de Bucarest, une ville où l'activité de construction est importante et où la demande de produits adaptés aux bâtiments à zéro émission est forte.

Solutions de manutention robotisées de Sabo

Sabo a fourni un système de manutention robotisé de pointe qui remplace entièrement les pinces conventionnelles et les mécanismes de chargement/déchargement des chariots de séchage par des robots. Il en résulte une installation flexible et hautement productive, capable de gérer une grande variété de formats de briques avec un minimum d'interruptions.

La ligne fournie commence au stade du chargement des produits verts, immédiatement après la coupeuse électronique. Cette tâche est effectuée par un robot équipé de pinces interchangeables, permettant de passer facilement d'un format à l'autre. Les cadres chargés sont ensuite manipulés par des robots utilisant des pinces à fourche au lieu des systèmes à fourches multiples traditionnels utilisés auparavant pour charger ou décharger les chariots de séchage. Ces mécanismes à fourches conventionnels étaient souvent volumineux, mécaniquement complexes et nécessitaient des temps d'installation et de maintenance importants. Leur élimination a permis d'obtenir un flux de production plus flexible, plus réactif et plus efficace. Le chargement et le déchargement robotisés ont également permis d'utiliser des élévateurs tampons plus petits, réduisant ainsi les temps et les coûts d'installation.

Plus loin sur la ligne, un robot dédié alimente le système de transport en cadres vides, simplifiant la configuration, réduisant la maintenance et augmentant la flexibilité.

Pour le déchargement, les robots retirent les briques séchées des cadres et les placent sur les chariots du four. Avant cette étape, les briques passent par une station de programmation moderne équipée de servomoteurs qui les réorganisent avec une grande précision dans la configuration correcte pour le chargement du four. Cette approche entièrement robotisée offre des avantages considérables :

  • Installation et mise en service rapides
  • Grande adaptabilité aux changements de produits
  • Maintenance et temps d'arrêt réduits
  • Fonctionnement constant et précis
  • Productivité élevée

Une usine ultra-performante

L'usine de Berca produit plus de 20 types de briques différents, et les changements de format, qui prenaient auparavant un temps considérable, sont désormais réalisés en quelques minutes seulement. Combinés aux avantages de l'automatisation entièrement robotisée et aux temps d'arrêt minimaux (seulement 1 à 5 % par équipe), ces atouts font de cette usine un site de production extrêmement efficace et productif.

Ce projet témoigne de l'engagement de Sabo à fournir des solutions alliant fiabilité, praticité et facilité de maintenance, en utilisant des composants de haute qualité provenant de fabricants de confiance tels que Festo, SMC, SEW, Siemens, Fanuc et d'autres.

Comme toujours, Sabo accompagne ses clients dans l'atteinte de leurs objectifs commerciaux, en garantissant que l'innovation s'accompagne d'un service après-vente robuste et de haute qualité.

Wienerberger est présent en Roumanie depuis 1998 et est l'un des principaux fabricants de matériaux de construction du pays, avec sept usines de production et environ 550 employés.

Source CeramicWorldWeb


21/12/2025

Pour 35 millions d'euros, Vandersanden modernise sa briqueterie aux Pays-Bas

Le fabricant de briques Vandersanden a équipé son usine de Beek, petite ville de la province de Limbourg, d'une nouvelle technologie de séchage à la vapeur. 

Selon l'entreprise, cette technologie permet de réduire les émissions de CO2 de 25 % tout en augmentant la capacité de production de 25 à 35 millions de briques par an.

Dans le cadre de cette modernisation, une presse à briques a été installée.

Inauguration du site de production Vandersanden de Beek

Vandersanden franchit une étape décisive dans la production de briques durables avec son site de production rénové à Beek, largement modernisé grâce à une nouvelle presse, une installation de séchage unique, une machine de mise en forme et un système de dépollution des fumées. L'investissement de 35 millions d'euros et une subvention de 850 000 euros au titre de l'aide à l'investissement énergétique (EIA) permettront une augmentation substantielle et durable de la capacité de production, passant de 25 à 35 millions de briques par an. Au cœur de cette rénovation se trouve la technologie unique de séchage à la vapeur utilisée pendant le processus de séchage, qui utilise de la vapeur saturée au lieu du gaz naturel. Le résultat : un séchage 30 % plus rapide et une réduction de 25 % des émissions totales de CO₂ de l'ensemble de l'usine.

Le site de production de Beek a récemment fait l'objet d'une rénovation. Grâce à un investissement de 35 millions d'euros et à une aide à l'investissement énergétique de 850 000 euros, une grande partie de l'usine a été modernisée. Avec une superficie de 12 000 m² et 40 employés, la capacité de production a été considérablement augmentée, passant de 25 à 35 millions de briques de parement au format Waal par an, y compris la gamme plus étroite S-line. Vandersanden a non seulement pérennisé son site et l'a préparé à une croissance future, mais a également réduit drastiquement sa consommation d'énergie.

Réduction de 25 % des émissions de CO₂ grâce à la technologie de séchage à la vapeur

Au cœur de la rénovation du site de production se trouve la technologie unique de séchage à la vapeur utilisée dans le processus de séchage. Les chambres de séchage conventionnelles utilisent de l'air chaud et du gaz naturel ; cependant, l'usine de Beek utilise de la vapeur saturée, produite en partie à partir de la chaleur résiduelle du four et par des pompes à chaleur électriques, ce qui rend le processus plus durable.

Le résultat : un séchage 30 % plus rapide et une réduction de 25 % des émissions totales de CO₂ de l'ensemble de l'usine. Beek est la première briqueterie en Europe à appliquer cette technique de séchage innovante dans l'industrie de la brique. « Grâce à cette technologie, qui permet un séchage plus rapide, plus efficace et moins nocif pour l'environnement, nous réaffirmons notre position de leader dans le domaine des matériaux de construction durables. Chez Vandersanden, l'engagement en faveur de la neutralité climatique est au cœur de toutes nos activités, et notre ambition est d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Pour atteindre cet objectif, nous réalisons des investissements ciblés afin de rendre nos processus, nos méthodes de production et nos usines plus durables. Cette ambition est également inscrite dans notre programme de développement durable « Together to Zero », dont l'efficacité énergétique constitue l'un des quatre piliers stratégiques. Le site rénové de Beek s'inscrit parfaitement dans cette démarche », déclare Imko Jurgens, directeur des opérations chez Vandersanden.

Source Allgemeine Bauzeitung

20/12/2025

Matériaux de construction : toujours pas de sortie de crise à l’horizon

Alors que 2025 touche à sa fin, l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) a dressé le bilan de l’activité des matériaux de construction pour les dix premiers mois et s’est projetée sur 2026.

Les trimestres se suivent et se ressemblent pour les matériaux de construction. Si de timides éclaircies apparaissent sporadiquement, l’ensemble du tableau reste malgré tout obscur.

En dépit d’une évolution positive ces derniers trimestres, l’évolution de l’indicateur sur neuf mois reste négatif (-1,3 %), et l’activité demeure 16 % en dessous du niveau de l’année 2021.

En 2025 comme en 2024, les productions de granulats et de béton prêt à l’emploi (BPE) ont atteint des points bas historiques. Selon l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem), « on n’a jamais aussi peu produit que cette année ! »

Néanmoins, l’analyse conjoncturelle confirme un atterrissage à fin octobre, avec une activité BPE « ne reculant plus » que de 3,9 %, tandis que celle des granulats s’est stabilisée. D’ailleurs, en granulats comme en BPE, les productions des trois derniers mois augmentent (de +1 à +2 %) par rapport au trimestre précédent, mais restent en dessous de celles d’il y a un an.

Pour l’ensemble de l’année 2025, les granulats enregistreraient un repli de leur production de -1,5 %, avec des volumes avoisinant les 300M de tonnes, niveau plus bas jamais atteint depuis plus de 40 ans. Quant aux livraisons de BPE, après avoir plongé de -11 % en 2024, elles reculeraient encore de 4 % en 2025, pour atteindre 32M de m3. Au total, sur les quatre dernières années, la chute d’activité en volume ressort à -21 % pour le BPE et -15 % pour les granulats.

Ralentissement des travaux publics

La liste des facteurs de crispations ne cesse de s’allonger, expliquant cette morosité : « le contexte économique, difficile et erratique, n’est pas de nature à rassurer, développe Alain Plantier, président de l’Unicem. La baisse des taux d’intérêts s’est stoppée en mars, ralentissant du même coup la demande de prêts. Le redressement du marché immobilier est poussif et inégal, et l’investissement locatif ne s’est jamais aussi mal porté depuis la disparition du Pinel et la sempiternelle attente d’un statut du bailleur privé qui ne vient pas. Les Français disent ressentir un stress économique et sont, de ce fait,rétifs à investir dans la pierre. »

Les collectivités marquent également le pas dans leurs investissements. L’Unicem relève que, du côté des travaux publics (TP), l’année 2025 aurait dû être marquée par une accélération des chantiers à un an des échéances électorales. Il n’en a rien été, les inquiétudes budgétaires et politiques (gouvernements destitués, incertitudes sur le budget incitant à prévoir des économies...) ayant pesé négativement dans l’arbitrage des derniers projets. Une situation qui pénalise directement l’activité des granulats.

Comme le relève l’Unicem, « en dépit d’une légère amélioration au premier semestre 2025, sa production n’aura affiché aucune hausse sur toute la durée du cycle municipal qui touche à sa fin ».

Pour 2026, l’Unicem indique que les volumes de BPE produits pourraient a minima se stabiliser, voire légèrement progresser (jusqu’à 2%), les besoins en béton de la part des TP étant appelés à se modérer. L’activité de ces derniers devrait se contracter d’environ 3 % en volume en 2026, selon les prévisions de la FNTP. Ce qui aura un impact sur les granulats, dont un repli de 0 à 2 % est redouté sur douze mois.

Source Le Moniteur par Anthony Denay

19/12/2025

Italie: Latersud accélère l'innovation

Latersud a récemment confié à Marcheluzzo la modernisation de la section de sa ligne de production où les produits cuits sont chargés des wagons de sortie du four et acheminés vers le service d'emballage.

Dans le cadre de sa stratégie de réduction des coûts, de raccourcissement des délais de production et de diminution de la consommation d'électricité, Latersud a récemment confié à Marcheluzzo la modernisation de la section de sa ligne de production où les produits cuits sont chargés des wagons de sortie du four et acheminés vers le service d'emballage. Les deux entreprises entretiennent un partenariat de longue date, Marcheluzzo se voyant régulièrement confier de nouveaux projets. Fondée en 1975 à Taurianova (Reggio de Calabre) et dirigée par les frères Sebastiano et Gennarino Rendo, Latersud est spécialisée dans la production de blocs de mur, de blocs de sol et de parpaings.

Conception, collaboration et productivité

Suite à une étude de conception initiale réalisée en collaboration avec le client, Marcheluzzo a développé une solution couvrant chaque étape du processus, de la disposition des charges sur les wagons de séchage au positionnement des produits sur les palettes de transport. Avec un débit d'environ 120 paquets par heure de matériau déchargé et conditionné, la ligne sur mesure utilise des convoyeurs dédiés et un système robotisé équipé de pinces capables de manipuler différents formats.

L'objectif de Latersud était d'optimiser le fonctionnement de son usine tout en garantissant la sécurité des employés et la protection de l'environnement. Dans le cadre du projet, le système de ventilation interne du séchoir a également été remplacé, le système existant ne permettant pas d'assurer un séchage uniforme, notamment pour les blocs lourds.

Le nouveau système de ventilation du séchoir semi-continu

Forte de sa longue expérience dans les technologies de séchage pour les nouvelles installations et les modernisations, y compris le traitement thermodynamique dans l'industrie des articles sanitaires, Marcheluzzo a pu proposer la solution la plus adaptée.

Le nouveau système de ventilation haute performance assure une pénétration d'air optimale à travers la charge, transférant ainsi l'énergie nécessaire à l'évaporation de l'eau plus efficacement et garantissant une meilleure qualité de produit tout en réduisant la consommation d'énergie.

La conception intègre des agitateurs MT40 installés par paires opposées sur les chariots, permettant une ventilation jusqu'à quelques centimètres du plafond du tunnel.

Pour compléter la modernisation, deux nouveaux systèmes de transfert pour le chargement et le déchargement des wagons de séchage ont été installés, remplaçant les anciens modèles désormais obsolètes et peu fiables. Un nouveau tableau électrique pour la commande des ventilateurs a également été ajouté afin de réduire davantage la consommation d'énergie, ainsi qu'un système de supervision du séchoir pour le contrôle automatique de chaque étape du processus de séchage.

En collaborant étroitement avec Latersud pour définir ses priorités et ses objectifs, Marcheluzzo a pu fournir des solutions parfaitement adaptées aux besoins du client. La vision d'avenir de la famille Rendo renforce une collaboration qui se poursuivra dans le temps, confirmant le rôle de Marcheluzzo comme partenaire technique fiable pour les projets futurs.

Source CeramicWorldWeb

18/12/2025

Heimo Scheuch (Ceramunie): "Moins de bureaucratie, plus d'investissements : l'Europe a besoin d'un retour à la réalité."

Heimo Scheuch: "J'ai passé 30 ans dans l'industrie de la céramique et plus de 25 ans à collaborer avec les institutions européennes. Je crois profondément en l'Europe. Mais je tiens également à le dire très clairement : l'Europe rend les investissements trop difficiles pour l'industrie.

Nous sommes des entrepreneurs. Nous recherchons des opportunités. Nous voulons investir dans la technologie, l'innovation, la décarbonation et l'emploi. Pourtant, bien trop souvent, les entreprises consacrent un temps disproportionné aux démarches administratives et à la bureaucratie au lieu de construire l'avenir.

La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de transmettre un message direct au nom de l'industrie européenne de la céramique au Parlement européen.

L'Europe doit rester compétitive.

Cela commence par des conditions permettant à l'industrie d'investir, d'innover et de créer des emplois :

Sans cadre juridique stable, les investissements ne viendront pas : l'investissement exige de la prévisibilité. Si les « règles du jeu » changent constamment, ou si les politiques sont dictées par l'incertitude et la peur, les entreprises hésiteront, reporteront leurs investissements ou investiront ailleurs.

L'Europe doit protéger sa compétitivité tout en poursuivant la décarbonation : l'ambition climatique est importante. Mais une ambition déconnectée des réalités industrielles risque d'être contre-productive : l'Europe est en concurrence mondiale avec des régions où les coûts énergétiques sont plus faibles et les contraintes réglementaires très différentes. Nous avons besoin de conditions équitables, sinon la production et la création de valeur continueront de quitter l'Europe.

L'élaboration des politiques doit reposer sur un dialogue concret : si nous voulons des solutions, nous avons besoin d'échanges plus directs avec les industries qui sont censées les mettre en œuvre. Moins de débats sur les délais et les aspects techniques et davantage d'attention à ce qui crée la confiance, les investissements et les emplois.

L'Europe ne peut pas se réglementer pour devenir compétitive.

Nous avons besoin d'un climat d'investissement favorable, afin que l'industrie européenne puisse rester un pilier solide de notre économie."

SourceLinkedIn

17/12/2025

Marseille: Le four de la tuilerie Monier à Marseille s'éteindra dans six mois

Le groupe BMI, propriétaire de la plus ancienne usine de tuiles de la cité phocéenne, va recentrer sa production dans l'Aude.

La déconfiture de l'industrie de la tuilerie à Marseille s'est accélérée au milieu des années 1990.

C'en sera bientôt fini des tuileries à Marseille. Monier, la dernière usine qui résistait encore au démantèlement de l'activité dans la cité phocéenne, fermera définitivement ses portes en juin 2026. Sa maison mère, le groupe BMI, principal fabricant européen de solutions de couvertures et d'étanchéité pour les toitures, a fait le choix de transférer la production à Limoux, dans l'Aude, où il a investi plusieurs millions d'euros dans une usine automatisée. 

« La tuile de Marseille coûte deux fois plus cher à produire que là-bas », reconnaissait mi-novembre le délégué CGT du site, Farid Samba, après avoir arraché au groupe des indemnités supralégales, des reclassements internes et un budget de formation pour les 52 salariés de l'usine.

La déconfiture de cette industrie qui a vu naître une soixantaine de fabriques et plusieurs milliers d'emplois au plus fort de son âge d'or, s'est accélérée au milieu des années 1990. A cette époque, des dommages de structure sont apparus dans le centre commercial construit sur la colline d'argile alimentant les chaînes de production. Le couperet tombe.

Source les Echos par Par Paul Molga

16/12/2025

Sainte-Foy l'Argentière: Edilians, leader français des tuiles en terre cuite, se décarbone et recrute une vingtaine de profils

Depuis le 1er octobre, le directeur d’exploitation du site Edilians à Sainte-Foy-l’Argentière accompagne son futur remplaçant. 

Une passation qui devrait durer trois mois, afin de faire le point sur les grands dossiers. 

Notamment un projet : un plan de décarbonation des unités de production. Dans cette démarche-là, la direction recherche une vingtaine de postes.

Thomas Charrue (à gauche) succède à Philippe Bizeul à la direction d’exploitation du site Edilians de Sainte-Foy-l’Argentière.

Jusqu’à la fin de l’année, le site Edilians de Sainte-Foy-l’Argentière compte non pas un, mais deux directeurs d’exploitation. En réalité, la direction fidésienne de ce leader français de la tuile en terre cuite est en pleine transition depuis le 1er  octobre. « Je vais partir pour de nouvelles aventures », confie Philippe Bizeul.

Arrivé en septembre 2022, il passe la main à son successeur Thomas Charrue : « Depuis un mois et demi, on est en tuilage ; ça tombe bien pour une tuilerie ! » s’amuse le responsable de bientôt 63 ans.


Source Le Progrèss par Inès Pallot 

15/12/2025

Stratégie nationale bas carbone : 80 milliards d’investissements et 0 dépense publique supplémentaire ?

Le gouvernement a publié vendredi la stratégie actualisée de la France pour devenir « neutre en carbone » en 2050. L’objectif extrêmement ambitieux demande 80 milliards d’euros d’investissement par an d’ici 2030. Mais sans dépenses publiques supplémentaires.

Dix ans jour pour jour après la signature des accords de Paris, le gouvernement a présenté son projet de Stratégie nationale bas-carbone (SNBC-3), troisième du nom après celles de 2015 et 2020. Si cette date a été choisie pour inscrire cette feuille de route encore en consultation pendant trois mois, dans les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique définis dans les accords de 2015, cette troisième stratégie climatique prend un net virage.

Les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES) jusqu’en 2050 s’intègrent désormais dans les politiques budgétaires austéritaires en cours qui ne visent qu’à diminuer les dépenses publiques, pour un retour des déficits publics sous la barre des 3 % du PIB d’ici 2029. La SNBC-3 risque donc de manquer de moyens et d’envergure, alors que les transformations envisagées nécessiteraient 80 milliards d’euros d’investissements publics comme privés supplémentaires par an par rapport à 2024 jusqu’en 2030.

« Ce n’est pas le grand soir »

« Ce n’est pas le grand soir », a prévenu la ministre de la transition écologique dans un entretien aux Echos, ce vendredi matin. Monique Barbut s’en remet donc aux réponses technologiques « désormais matures », comme la voiture électrique ou la pompe à chaleur à un « grand plan d’électrification sur lequel nous travaillons avec le ministre de l’Economie », alors que la France est sans loi de programmation pluriannuelle de l’énergie depuis deux ans ainsi qu’au mécanisme des certificats d’économies d’énergie fondé sur le principe pollueur payeur, qui taxe de manière indéterminée les trop grands émetteurs d’équivalents CO2, qu’ils soient pauvres ou riches, grandes entreprises ou petites PME.

« C’est un plan d’action ultra-précis, » presse-bouton «, qui trace un chemin réaliste vers le monde de 2050, compatible avec les contraintes budgétaires et la trajectoire des finances publiques. Une transition qui n’est pas intrusive et qui ne demande pas de changements dans nos modes de vie (aucun objectif sur l’alimentation et la viande, ndlr) », précise le cabinet de la ministre.

Le gouvernement promet aussi la fin du « stop and go, des politiques oscillantes dans la transition écologique ». Le projet de budget de l’Etat 2026 tel que présenté par Sébastien Lecornu est pourtant truffé de reniements financiers : coupes de 750 millions dans MaPrimeRénov, de 650 millions du Fonds vert, de 500 millions des crédits de paiement de l’ANAH (amélioration de l’habitat), de 75 millions dans les aides de l’ADEME (agence énergie-climat) au recyclage…

Objectifs 2030, 2040 et 2040

Sur le chemin vers la neutralité carbone en 2050, les points de passage sont inchangés :

  • 2030: réduction de moitié de nos émissions territoriales (50 % de nos émissions si l’on ne prend pas en compte celles importées) d’ici 2030 par rapport à 1990
  • 2040: -90 % des GES

Pour ce faire, la France doit diminuer de 5 % chaque année jusqu’à 2030 ses émissions de GES. Une marche très haute à franchir, à contre-courant des mauvaises tendances actuelles : -1,8 % en 2024 et autour de -1,2 % attendus pour 2025.

Premiers pollueurs, les transports doivent passer de 33 % des émissions brutes françaises à 26 % d’ici 2030 pour atteindre la quasi-neutralité en 2050. Sur les routes, le tout électrique demeure l’alpha et l’omega de la stratégie de l’exécutif, avec des objectifs très ambitieux : l’électrique devra représenter 66 % des ventes de voitures neuves dès 2030 alors qu’elles comptaient pour 26 % en novembre dernier. De même, les transports collectifs décarbonés devront accueillir 25 % de voyageurs en plus d’ici 2030. Et après avoir détruit Fret SNCF, le gouvernement mise sur… le fret ferroviaire pour décarboner le transport de marchandises ; les transports maritimes et aériens ayant des objectifs plus flous.

« On ne lâchera pas, même si l’État est en dessous de tout » : au Salon des maires, des élus bien seuls face à la transition écologique

Autre étonnement, côté cette fois mixe énergétique, malgré l’absence de Programmation pluriannuelle de l’énergie, la SNBC-3 fixe une sortie de pétrole entre 2040 et 2045 et la fin du gaz fossile en 2050. L’électricité devra représenter 55 % de la consommation énergétique en 2050, contre 37 % en 2023.

L’agriculture, deuxième secteur émetteur (20 %), va devoir diminuer ses rejets de 28 % d’ici 2030, de 54 % d’ici 2050. Les progrès escomptés se fondent sur une diminution de l’utilisation des engrais azotés (-50 % d’ici 2050), sur une décarbonation des machines et bâtiments, alors que le gouvernement soutient toujours la détaxe du GNR agricole (une niche fiscale qui a coûté 1,7 milliard d’euros en 2023). Si l’on en croit la SNBC-3, l’agriculture productiviste fortement azotée devra avoir cédé la place aux systèmes agroécologiques (50ù des surfaces cultivées en 2050, au bio (25 % au lieu d’à peine 10 % aujourd’hui) et à une « agriculture de précision » (25 %).

Émissions importées

Pour l’industrie (17 % de GES), le gouvernement se fonde sur les engagements pris par les 55 sites les plus pollueurs, l’utilisation des technologies vertes et l’électrification des usages, pour atteindre la neutralité carbone résiduelle en 2050. Jusqu’à présent, la désindustrialisation explique en grande partie la diminution des émissions entre 190 et aujourd’hui, de 145 millions à 63 millions de tonnes CO2.

Enfin, le gouvernement prend pour la première fois en compte les émissions importées dans ses objectifs : soit 563 Mt CO₂e. Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, ces émissions ramenées par habitant devront passer de 8,2 t CO₂e par personne à aux alentours de 2 tonnes. Soit un total changement de mode de vie.

Comment ? « En réindustrialisant la France, grâce à une industrie plus performante environnementalement et un mix électrique », envisage le ministère de la transition écologique. Et par la sobriété ? « Il y a l’hypothèse de la lutte contre la fast fashion, croit savoir le cabinet de la ministre. Mais nous n’avons pas de levier sur les comportements des Français. Notre transition est basée sur le découplage entre les émissions de gaz à effet de serre et le produit intérieur brut. Les premières décroissent, le second augmente. »

Source L'Humanité par Stéphane Guérard

14/12/2025

Ce travail est toute notre vie » : la briqueterie du Pic, à Ruffec (Indre) ouvre ses portes au public

Céline Desmoulières, briquetière mais aussi potière et céramiste, présente leurs produits dans le show-room.

Céline et Cyril Desmoulières sont tous les deux briquetiers de métier et de cœur. 

Originaires du Cher, où ils avaient repris la briqueterie familiale, vieille de plusieurs générations, ils ont migré en 2018, vers Ruffec et sa briqueterie du Pic, à la Lorne. Ce week-end, ils ouvrent leur atelier au public pour la première fois.

Samedi 22 et dimanche 23 novembre 2025, Céline et Cyril Desmoulières, de la Briqueterie du Pic, à Ruffec, ont ouvert leurs portes au public qu’ils invitent à découvrir leur savoir-faire.

Source La Nouvelle République par Martine TISSIER


13/12/2025

Cerinnov Group: liquidation judiciaire des sociétés Cerinnov Group SA et Cerinnov SAS

En redressement judiciaire depuis la fin septembre 2025, Cerinnov Group, spécialiste de l'ingénierie robotique et des équipements industriels pour l'industrie de la céramique et du verre en France et à l'international, a annoncé le passage en liquidation judiciaire des sociétés Cerinnov Group SA et Cerinnov SAS.

Il est rappelé que seules 2 offres de reprise partielles ont été reçues et présentées au Tribunal des Activités Économiques de Limoges à l'audience du 3 décembre 2025. Le Tribunal a prononcé le passage en liquidation judiciaire des sociétés Cerinnov Group SA et Cerinnov SAS avec poursuite d'activité jusqu'au 31 janvier 2026. Un deuxième jugement du Tribunal des Activités Économiques sera rendu le 11 décembre concernant le sort des offres de reprise par voie de cession.

Dans le cadre de cette liquidation judiciaire, le produit de la réalisation des actifs sera affecté en priorité au règlement des créanciers. Au vu de la situation financière et du niveau prévisible des passifs, Cerinnov annonce qu'il est probable qu'aucun montant ne puisse être reversé aux actionnaires, lesquels s'exposent à une perte totale de leur investissement.

Source Fortuneo Banque

12/12/2025

Bouyer Leroux: « On n’est pas que des numéros » : amputé d’un bras après un accident du travail, il attend le procès

Le 19 décembre 2025, le tribunal judiciaire d’Angers (Maine-et-Loire) aura à juger de responsabilités à la suite de l’accident du travail d’Anthony Bûcheron. En 2021, l’homme d’aujourd’hui 44 ans, de Cholet, perdait son bras droit au cours d’une intervention chez Bouyer Leroux, le spécialiste de la terre cuite basé à La Séguinière.

Chez lui à Cholet (Maine-et-Loire), Anthony Bûcheron a reçu, mercredi 26 novembre, le dossier de son affaire d’accident du travail intervenu le 17 juin 2021.

Le dossier de son affaire jugée le 19 décembre devant le tribunal judiciaire d’Angers, Anthony Bûcheron l’a reçu mercredi 26 novembre.  Je ne le savais pas, il y a des photos dedans. Quand je les ai regardées, ça m’a fait un sacré choc. Des photos de la machine, du sang, des trajets que j’ai faits. Et là, j’ai revu toute la scène, absolument tout. J’ai pleuré, reconnaît le Choletais de 44 ans. Ce sont des photos avec mon sang. Et on le voit bien, il y a des flèches. Je n’ai pas tout regardé. Le si peu que j’ai regardé, ça m’a bouleversé. 

Source Ouest-France par Vincent DANET




11/12/2025

EDILIANS présente deux innovations solaires à EnerGaïa 2025

Au Forum EnerGaïa, EDILIANS dévoile deux innovations pour faciliter et sécuriser l’installation de solutions photovoltaïques dédiées à la transition énergétique.

EASY ROOF ADVANCE : le système de montage photovoltaïque qui fait gagner du temps sur les chantiers

Conçu pour optimiser la pose en surimposition, EASY ROOF ADVANCE s’adapte à tous les types de toitures et offre un montage à la fois rapide, précis et durable. Ses composants ingénieux permettent aux installateurs de réduire significativement les temps d’intervention sans compromis sur la sécurité.

→ Caractéristiques clés du système

  • EDICLIP, un clip prémonté sur tous les crochets et fixations pour un montage simple, solide et rapide.
  • Un rail unique pour toutes les fixations, disponible en gris ou noir, en longueurs 2,36 m et 3,50 m.
  • Des crochets réglables (aluminium ou inox) pour s’adapter à toutes les toitures.
  • Un seul outil nécessaire (hors vis bois) pour une installation simplifiée.
  • Large embase de 150 mm avec 4 paliers de réglage vertical pour un positionnement optimal.
  • Brides simples et doubles noires garantissant un rendu esthétique homogène.
  • Éclisse sans vis assurant la continuité de la mise à la terre.

→ Accessoires pour une finition parfaite

  • EDIGROUNDING pour une mise à la terre simplifiée.
  • Bouchon fin de rail discret et durable.
  • Clip module assurant mise à la terre et maintien du panneau.
  • Passe-câble pour un routage rapide et propre.
  • Support micro-onduleurs pour une pose simple et sécurisée.

→ Polyvalence et conformité

  • Compatible avec toutes les couvertures (tuiles mécaniques, plates, canal, ardoise, fibrociment), EASY ROOF ADVANCE se pose en portrait ou paysage sans contre-raillage.
  • Une version dédiée bac acier arrivera prochainement.
  • Le système bénéficie d’un ETN et complète la gamme solaire EDILIANS (panneaux photovoltaïques, tuiles solaires terre cuite, SOLAIRE MAX, UMBRA SOLAR PRO).


EASY ROOF ADVANCE

EDILIANS accompagne également les installateurs avec des formations techniques Qualiopi, garantissant une mise en œuvre conforme et durable.

My Solar Project : l’outil digital pour dimensionner et chiffrer une installation solaire en quelques minutes

Accessible 24h/24, My Solar Project est un configurateur solaire nouvelle génération conçu pour offrir gain de temps, précision et autonomie aux professionnels.

→ Fonctionnalités principales

  • Simulation intelligente intégrant les données ENEDIS (ou saisie manuelle).
  • Calepinage sur image GPS : visualisation du projet directement sur la toiture.
  • Paramétrage automatique prenant en compte vent, neige et contraintes techniques.
  • Sélection guidée de tous les composants EASY ROOF ADVANCE.
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10/12/2025

EUROPEAN CERAMIC DAYS - 31ème forum annuel des parlementaires de la céramique

Le président de la FFTB Frédéric DIDIER et sa Directrice générale Dorgeret Isabelle présents au parlement européen à Bruxelles dans le cadre des travaux du 31è forum annuel des parlementaires de la céramique (EPCF) sous la Présidence de Elisabetta Gualmini, députée au Parlement européen. 

Cet événement annuel réunit des représentants de l’industrie céramique européenne ainsi que des responsables et décideurs des autorités nationales et de l’Union européenne. 

Source LinkedIn


09/12/2025

"Nous refusons de baisser nos investissements pour décarboner", M.Coutouly (Edilians)

Le directeur général du fabricant de tuiles en terre cuite fait le point sur la stratégie de décarbonation de l'entreprise. 

Alors que les progrès technologiques se poursuivent, le dirigeant l'affirme : baisser les émissions de CO2 est une voie inexorable qu'il faut financer à la hauteur des enjeux environnementaux. 

Maxime Coutouly, le directeur général d'Edilians France, sur le site industriel de Saint-Germer-de-Fly, en septembre 2024 

Nous refusons de baisser nos investissements pour décarboner", M.Coutouly 

Source Batiactu par Steve Carpentier 

08/12/2025

Allemagne: Fin d'une ère pour l'usine KELLER - NOVOCERIC de Mellrichstadt : le constructeur fixe la date de fermeture

L'usine Novoceric de Mellrichstadt de l'entreprise allemande Keller HCW  fermera ses portes à la fin de l'année. Cette décision entraînera la perte d'emploi de la majorité des salariés.

L'été dernier, Keller HCW annonçait la fermeture de son usine de Mellrichstadt, située dans le district de Rhön-Grabfeld en Basse-Franconie. À l'époque, le constructeur de machines et d'installations, dont le siège social se trouve à Ibbenbüren, en Westphalie, n'avait fourni aucun autre détail. C'est désormais confirmé : l'usine, qui emploie actuellement 15 personnes, fermera ses portes d'ici la fin de l'année. L'entreprise indique que les négociations avec le comité d'entreprise sont terminées.

Selon l'entreprise, trois salariés seront transférés sur le site Keller HCW d'Ibbenbüren-Laggenbeck sans avoir à déménager. Un bureau sera loué à Mellrichstadt à cet effet. L'un des apprentis de l'entreprise terminera sa formation dans une autre société ; un poste d'apprenti approprié a déjà été trouvé. Le second apprenti pourra terminer sa formation à Mellrichstadt. Les douze autres employés, en revanche, risquent de perdre leur emploi.

Le fabricant de machines  pour l'industrie de la terre cuite et d'installations réoriente ses activités face à l'évolution du marché

« Cette réorientation vise à répondre à l'évolution du marché de la terre cuite ces dernières années, caractérisée principalement par une baisse de la demande d'installations clés en main pour la production de produits en terre cuite », explique l'entreprise, spécialisée dans les installations, systèmes et machines clés en main pour l'industrie de la céramique lourde.

Selon les prévisions actuelles, environ 125 emplois et 130 salariés, ainsi que les 21 apprentis du siège social de Keller-HCW à Ibbenbüren, seront maintenus. 125 salariés perdront leur emploi. Par ailleurs, 20 salariés ont déjà quitté l'entreprise volontairement ou le feront prochainement.

Les négociations avec le comité d'entreprise ont également abouti à un plan social, à la création d'une société de transition et à un programme de départs volontaires pour les quelque 125 salariés concernés par les suppressions d'emplois. Les personnes éligibles à ce programme peuvent choisir de rompre leur contrat de travail en échange d'une indemnité de départ et d'une prime exceptionnelle correspondant à 25 % du montant de cette indemnité. De plus, un budget sera prévu pour les cas particulièrement difficiles, qui seront étudiés au cas par cas.

Les négociations avec le comité d'entreprise ont également abouti à un plan social, à la création d'une société de transition et à un programme de départs volontaires pour les quelque 125 salariés concernés par les suppressions d'emplois. Article original du 8 août 2025 : Keller HCW : Fermeture imminente du site de Mellrichstadt.

Pour certains employés, la situation a un air de déjà-vu : il y a onze ans, le site de l’actuelle Keller HCW, alors connu sous le nom de Novoceric Transportanlagen GmbH, était menacé de fermeture. Le comité d’entreprise et le syndicat IG Metall s’y étaient opposés. « Il s’agit d’environ 59 personnes et de leurs familles », avait souligné Barbara Resch, alors secrétaire syndicale, lors d’une réunion d’information du comité d’entreprise en 2014. La fermeture du fabricant de machines avait finalement été évitée, mais les effectifs avaient été considérablement réduits.

Aujourd’hui, onze ans plus tard, l’avenir du site de Basse-Franconie est à nouveau incertain. L’usine de Mellrichstadt (district de Rhön-Grabfeld), qui emploie actuellement 16 personnes et deux apprentis, va fermer ses portes, a indiqué Keller HCW à inFranken.de, à sa demande. La raison invoquée : l’entreprise souhaite « recentrer son activité sur son cœur de métier rentable ». Elle n’est pas la seule entreprise confrontée à ce sort : Bormioli Pharma, à Bad Königshofen, est également menacée de fermeture. Pendant ce temps, les lumières se sont déjà éteintes dans une usine de sous-traitance automobile à Nuremberg.

Keller HCW : Fermeture du site de Mellrichstadt – Explications d’un porte-parole

Le site de Mellrichstadt a été fondé en 1989 sous le nom de « Novoceric Transportanlagen GmbH » et racheté par Keller HCW en 2011. La date de fermeture des machines est pour l’instant indéterminée. « Cela dépend de l’avancement des négociations entre la direction et le comité d’entreprise », explique un porte-parole. L’entreprise recherche toutefois déjà un nouveau poste d’apprenti pour l’un de ses deux apprentis mécaniciens industriels, actuellement en deuxième année, à compter du 1er février 2025. Un autre apprenti devrait pouvoir terminer sa formation à Mellrichstadt.

L’entreprise prévoit également des réductions d’effectifs sur son site d’Ibbenbüren-Laggenbeck (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Sur ce site, 140 des 260 emplois actuels seront supprimés. Keller HCW fait partie du groupe français Legris Industries. L'entreprise fabrique des installations, des systèmes et des machines utilisés, par exemple, dans la production de briques, de tuiles et d'autres produits céramiques.

C'est précisément là que réside le problème : « En raison du ralentissement de l'activité de construction, la demande de briques et de tuiles a fortement diminué ces dernières années, entraînant une baisse significative de la demande d'usines de production de briques clés en main en Allemagne et à l'international. » Ces usines, qui constituaient auparavant le principal segment d'activité de l'entreprise, ne seront donc plus proposées. Les segments d'activité Keller Technologies & Services (KTS) – issu de la fusion de Heavy Clay (HC) et Spare Parts and Services (HC SPS) –, Infrared Temperature Solutions (ITS) et Intelligent Automation Solutions (IAS) seront maintenus.

La forte baisse de la demande de briques et de tuiles ces dernières années, due au faible niveau d'activité de construction, a entraîné une diminution significative de la demande d'usines de production de briques clés en main en Allemagne et à l'international. « Aucune autre solution » : 16 employés et deux stagiaires craignent pour leur emploi.

« Parallèlement, les défis entrepreneuriaux sont devenus de plus en plus exigeants ces dernières années en raison d'un contexte économique difficile persistant », souligne l'entreprise, évoquant également la pandémie de coronavirus, la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre en Ukraine et la situation économique générale du pays.

L'entreprise est consciente que cette mesure est un « coup dur pour cette entreprise historique » et aura des « conséquences importantes » pour les employés concernés, déclare le PDG, Andrea Pasquali. Néanmoins, le site de Mellrichstadt n'a pu être exclu. « Après avoir examiné en profondeur un large éventail d'alternatives, nous ne voyons pas d'autre solution viable. Notre intention est de mener à bien cette restructuration de la manière la plus socialement responsable possible », insiste M. Pasquali.

Source InFranken

07/12/2025

Le groupe industriel Alfi Technologies a demandé son placement en redressement judiciaire

Basé au Pin-en-Mauges, le groupe Alfi Technologies a demandé la protection du Tribunal de commerce et son placement en redressement judiciaire. 

Spécialisé dans la conception et la fabrication de lignes de production pour les marchés de l’industrie et l’intralogistique, il emploie 150 collaborateurs sur quatre sites, avec deux unités de productions importantes en Anjou et dans l’Oise.

Si la situation est actuellement délicate pour le groupe industriel angevin Alfi Technologies, placé en redressement judiciaire le 26 novembre dernier, son président Yann Jaubert veut rester résolument positif : "Nous nous sommes mis sous la protection du Tribunal de commerce pour nous aider à rebondir, indique-t-il. Cela va nous permettre d’honorer nos commandes et de continuer d’aller de l’avant."

Plus de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires

Le groupe Alfi Technologies, qui emploie 150 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros, dont 25 à 40 % à l’international selon les années, conçoit et fabrique des lignes de production pour l’industrie, la construction, et l’intralogistique, entre autres pour l’e-commerce. Il travaille pour des ETI, des PME et de grands comptes, avec entre autres clients Amazon en Europe, le groupe La Poste, Safran, Lafarge, Michelin ou encore Isover. Il dispose d’une usine au Pin-en-Mauges et d’une autre à Crèvecœur-le-Grand, dans l’Oise, ainsi que d’une unité de chaudronnerie industrielle à Marigny-Saint-Marcel (Haute-Savoie), et d’une filiale spécialisée dans la conception de logiciels à Persan (Val-d’Oise).

L’impact d’éléments extérieurs à l’entreprise

Ces derniers mois, la conjoncture nationale et internationale a fortement impacté le groupe des Mauges. "Ce sont des éléments extérieurs au groupe, comme la situation politique en France, la guerre en Ukraine ou l’élection de Donald Trump aux États-Unis. L’activité industrielle est en baisse, il y a une réelle contraction des investissements et nous sommes une des premières variables d’ajustement, précise Yann Jaubert. Des clients mettent en pause leurs projets. Il s’agit donc plus de décalage dans le temps, car notre entreprise est réputée pour son dynamisme et ses capacités d’innovation, avec un portefeuille de solutions reconnu sur le plan international."

Un marché moins dynamique en France et aux États-Unis

En 2024, le groupe des Mauges annonçait vouloir accélérer aux États-Unis, où il est déjà présent avec un bureau à New York et un autre dans le Colorado. Là aussi, depuis le printemps 2025, les entreprises marquent un peu le pas. "Nous savons que l’export est une solution pour une entreprise française comme la nôtre, ajoute Yann Jaubert. Nous avons investi pour nous diversifier en Amérique du Nord, mais l’activité industrielle a aussi baissé aux États-Unis."

Les potentiels clients sont donc dans une position d’attente et cette situation fragilise Alfi Technologies, "Le contexte n’est pas favorable, confie Yann Jaubert, mais nous sommes une société résiliente, je reste optimiste et nous allons repartir."

Source le Journal des Entreprises par Olivier Hamard

06/12/2025

DOM 3E, un bloc de construction très isolant en perlite qui s’emboite comme un LEGO

Ces blocs de construction de DOM 3E s’assemblent et s’emboîtent facilement. Ils sont conçus avec un matériau écologique et économe en énergie : la perlite.

Pose de blocs de construction pour une maison. DOM 3E invente un bloc de construction en perlite, matière naturelle issue de roche volcanique. 

Un isolant minéral formé à partir de roches volcaniques, la perlite est surtout connue pour son exceptionnelle légèreté. Elle est principalement utilisée comme support de culture, mais également pour isoler les sols et les murs. L’entreprise polonaise DOM 3E propose des blocs de construction conçus avec ce matériau et qui s’emboîtent facilement. Son objectif ? Promouvoir et développer la construction durable grâce à l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement, de solutions économes en énergie et de pratiques de construction responsables. Mais quelle est donc la particularité de ces blocs en perlite, baptisés SYSTEM 3E, et quels sont leurs avantages ?

Des murs monocouches en perlite

Les murs monocouches de DOM 3E sont conçus avec une matière première écologique et économe en énergie. En effet, la perlite est connue comme étant un isolant minéral 100 % naturel, écologique et non polluant, une fois expansée par traitement thermique. L’entreprise polonaise indique que l’empreinte carbone de la construction d’un mur de 1 m² avec le SYSTEM 3E est inférieure de 54 % par rapport aux méthodes traditionnelles. Par ailleurs, cette technologie garantit une maison saine et sécuritaire, dans la mesure où elle est hypoallergénique et hydrophobe. Les murs en perlite de DOM 3E résistent au développement de moisissures et de champignons. Une excellente alternative pour les personnes souffrant d’asthme ou d’allergies. Hormis la réduction de l’empreinte carbone, la quantité de déchets de construction serait également réduite jusqu’à 80 %, grâce à l’utilisation de cette technologie 3E. De plus, ils peuvent être recyclés et utilisés dans d’autres éléments de construction écoénergétiques.

Le bloc de construction innovant de DOM 3E permet de réaliser des murs monocouche avec des propriétés isolantes de R 29. 

Construction plus simple et plus rapide

Selon DOM 3E, l’excellente finition, la forme précise et les propriétés uniques de ces murs en perlite rendent la construction plus simple et plus rapide que les méthodes traditionnelles. L’entreprise polonaise affirme que les blocs de construction s’assemblent et s’emboîtent facilement, sans aucun liant. Il n’y a pas besoin de mortier, d’eau, de colle, de ciment ou de vis. Un système d’angle et de fixation intelligente leur permet de tenir solidement en place, simplement en les emboîtant. Par ailleurs, comme la société applique un processus de production innovante et utilise très peu d’eau sur le chantier, l’empreinte hydrique de leurs murs monocouches serait considérablement réduite (trois fois moins) par rapport à celle des matériaux traditionnels.

Des propriétés isolantes exceptionnelles

DOM 3E précise que ces blocs de construction sont solides et possèdent des propriétés isolantes exceptionnelles avec une valeur R de 29. Ils gardent la fraîcheur en été et la chaleur en hiver, sans nécessiter d’isolation supplémentaire. Ces murs maintiennent une température ambiante optimale, quelle que soit la saison. Ce qui permet aux utilisateurs de réduire leurs factures de chauffage. En outre, ils sont résistants au feu et au tremblement, offrant une sécurité optimale. DOM 3E affirme que le SYSTEM 3E est actuellement le mur monocouche le plus fin et le plus chaud du marché européen.

Un homme pose des blocs de construction.

Des blocs de construction aux propriétés isolantes exceptionnelles. Crédit photo : DOM 3E (capture d’écran vidéo YouTube)

Il est déjà exporté dans plusieurs pays tels que l’Espagne, les États-Unis et les Pays-Bas. Vous trouverez plus d’informations sur dom3e.com. Ces blocs en perlite semblent présenter tous les avantages pour une construction saine et durable, qu’en pensez-vous ? Je vous invite à nous donner votre avis, vos remarques ou nous remonter une erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .

Source NeoZone


05/12/2025

ALFI Technologies invité du podcast Edison IA

Pour le nouvel épisode du podcast Edison IA, mon invité du jour est Yann JAUBERT, PDG de ALFI Technologies, un industriel français qui conçoit des lignes de production utilisées dans le monde entier.

Ambassadeur de la La French Fab et défenseur d’une industrie souveraine, il s’est posé une question simple… mais visionnaire :

« 𝐸𝑛 𝑓𝑎𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝐹𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑢𝑖𝑠-𝑗𝑒 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑙𝑙𝑒𝑛𝑔𝑒́ 𝑠𝑢𝑟 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑖𝑥 ? 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑟𝑒́𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ? »

Sa réponse : 𝗹𝗮 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲 !

Il y a dix ans, bien avant qu’on parle d’IA, Yann décide de connecter ses machines pour comprendre comment elles vivent chez ses clients, anticiper les pannes et créer un nouveau business model basé sur le service.

Puis arrive l’IA Générative.

Et tout s’accélère.

Grâce à elle, ALFI Technologies a pu donner naissance à Aidy, un chatbot embarqué directement dans les machines, capable de :

  •  rendre accessibles des milliers de pages de notices
  •  capitaliser le savoir des opérateurs experts qui partent à la retraite
  •  accompagner les opérateurs pas à pas au quotidien
  •  réduire les arrêts de ligne et les appels en hotline

Une vraie révolution pour ses clients et un changement profond dans la proposition de valeur de l’entreprise.

Avec Yann, on parle :

  • de la transition d’un fabricant de machines vers un fournisseur de services à forte valeur ajoutée
  • de l’importance stratégique de la souveraineté technologique
  • de l’« opérateur augmenté » dans le monde de l’industrie et de la transmission du savoir
  • du futur des usines françaises

Un épisode passionnant pour tous les dirigeants, industriels ou non, qui se demandent comment transformer un métier historique grâce à l’IA sans renier leur ADN.

🎧 À écouter ici 👉 https://lnkd.in/eTfW2Mun

Source LinkedIn

04/12/2025

« C’est une aubaine » : une usine de béton bas carbone va s’implanter à Confolens avec une vingtaine d’emplois à la clé

L’entreprise GeoClay va installer une unité de production de ciment à faible empreinte carbone à base d’argile. Un investissement de 20 millions d’euros annoncé en conseil communautaire.

« C’est une aubaine ! » Benoît Savy n’a pas caché sa satisfaction, mercredi 24 septembre en conseil communautaire, au moment d’annoncer l’investissement de Geoclay, de l’ordre de 20 millions d’euros, afin d’implanter une entreprise à Confolens. De quoi générer la création de 20 à 25 emplois sur trois ans par cette entreprise parisienne spécialisée dans la production de bé;ton bas carbone.

La déclaration a déclenché de nombreuses questions. Il fallait voter l'achat de 10,3 hectares sur la commune de Confolens en zone déactivité économique. Benoît Savy et Jean-Noël Dupréont révélé travailler depuis plusieurs mois avec Geoclay qui développe "une technologie innovante de fabrication de ciment à faible empreinte carbone." C'est Confolens que l'entreprise a choisi pour développer son activité et produire un ciment à partir d'argile issue du recyclage. Les élus se sont alors montrés curieux de savoir si des études avaient déjà été menées sur cette innovation, si cela amènerait plus de trafic de camions, ou encore s'il existait des zones humides sur les hectares en vente.

Source La Charente Libre par Marion Dos Santos

03/12/2025

Briques de terre cuite enrichies en biopolymères : isolation et résistance accrues

Des chercheurs ont mis au point une brique d'argile enrichie en chitosane qui améliore considérablement l'isolation thermique tout en préservant sa résistance structurelle, offrant ainsi une solution durable pour une construction écoénergétique.

Étude : Briques d'argile cuites, légères et isolantes thermiquement, enrichies en nanocomposites d'argile à base de chitosane pour une construction durable. Crédit photo : isabela66/Shutterstock.com

Dans une étude publiée dans Scientific Reports, des scientifiques ont testé les effets de l'ajout de chitosane (CS), un biopolymère naturel, à des briques d'argile cuites traditionnelles. En expérimentant différentes concentrations de CS (0 %, 2 %, 4 %, 6 % et 8 %), ils ont évalué l'influence de cet additif sur les performances structurelles, thermiques et mécaniques des briques.

Contexte

Les matériaux en terre sont déjà appréciés dans la construction durable pour leur durabilité, leurs propriétés d'isolation naturelle et leur faible impact environnemental. Mais l'amélioration de ces qualités pourrait les rendre encore plus efficaces pour répondre aux besoins des bâtiments modernes.

C'est là qu'intervient le chitosane. Reconnu pour sa résistance et sa biodégradabilité, le chitosane a le potentiel de renforcer les briques d'argile, améliorant ainsi leur résilience et leur efficacité thermique. Si les avantages du chitosane ont été étudiés pour d'autres matériaux, son rôle dans la construction à base d'argile à haute température a été largement négligé – jusqu'à présent.

Méthodes

Pour explorer ce potentiel, les chercheurs ont utilisé de l'argile provenant de la formation d'Esna (oasis de Farafra) en Égypte et l'ont mélangée à différentes proportions de chitosane commercial. Les échantillons, allant de l'argile pure (CCS0 %) à un mélange contenant 8 % de chitosane (CCS8 %), ont été moulés en briques, séchés à l'air libre pendant trois jours, puis cuits à 1100 °C pendant quatre heures.

Une série de techniques d'analyse a ensuite été utilisée pour examiner l'influence du chitosane sur la structure interne et le comportement de chaque brique.

La diffraction des rayons X (DRX) a permis de suivre l'évolution de la composition minérale, tandis que la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (IRTF) a mis en évidence la formation de nouvelles liaisons chimiques. La stabilité thermique a été évaluée par analyse thermogravimétrique (ATG), et les caractéristiques de surface ont été examinées par microscopie électronique à balayage à émission de champ (MEB-FEG). Enfin, la porosité, la masse volumique apparente et la résistance à la compression, indicateurs clés de la performance en conditions réelles, ont été mesurées.

Résultats et discussion

L'échantillon CCS6 % s'est distingué par ses performances exceptionnelles, présentant la conductivité et la diffusivité thermiques les plus faibles. Ce matériau est donc particulièrement adapté aux applications d'isolation. L'amélioration des performances est due à une structure interne plus poreuse, une densité globale plus faible et la formation de liaisons chimiques stables entre le chitosane (CS) et l'argile, confirmées par toutes les principales méthodes analytiques.

Les résultats de la diffraction des rayons X (DRX) indiquent une organisation cristalline accrue dans les briques dopées au CS. Les données de la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (FTIR) révèlent la présence de groupes fonctionnels liés au chitosane (C=O, N–H et Si–O–Al), témoignant de fortes interactions entre le CS et la matrice argileuse. Les images obtenues par microscopie électronique à balayage à émission de champ (MEB-FEG) confirment ces observations, montrant une structure poreuse plus ouverte et irrégulière que celle des échantillons non dopés, plus lisses et plus denses.

Sur le plan physique, les avantages sont manifestes. L'intégration du CS entraîne une augmentation de la porosité (de 33,2 % à 47,9 %), une diminution de la masse volumique apparente (de 1,84 à 1,29 g/cm³) et une amélioration de la résistance à la compression (de 0,768 à 1,232 MPa). Le mélange CCS6 % a également atteint une faible conductivité thermique de 0,2334 W/m·K, soit une réduction de près de 32 % par rapport à l'échantillon non dopé.

Il est intéressant de noter que le retrait au séchage diminue avec l'augmentation de la teneur en chitosane. Ceci est probablement dû à une adhésion plus faible entre le chitosane et les particules d'argile, ainsi qu'à la capacité du chitosane à retenir l'eau ; des facteurs qui influencent le comportement du matériau lors de la cuisson.

Conclusion

Cette étude démontre que de faibles ajouts de chitosane peuvent améliorer significativement les performances thermiques et structurelles des briques d'argile cuites. À mesure que le pourcentage de chitosane augmente, les briques deviennent de meilleurs isolants, sans compromettre leur résistance ni leur intégrité. Ces résultats ouvrent la voie à des matériaux de construction plus durables et économes en énergie, fabriqués à partir de ressources naturelles abondantes.

Source AZObuild

02/12/2025

Matériaux de construction : une « conjoncture discordante » en septembre

Après un été resplendissant, la dynamique des matériaux de construction se refroidit, d’après la dernière conjoncture Unicem. En septembre, le granulat se stabilise tant bien que de mal, tandis que le BPE s’inscrit à la baisse, bien que modérée.

« Une conjoncture discordante, à l’image du climat politique ». Ainsi résume l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) son bilan de septembre. 

Si le marché constructif montre des signes – bien que fragiles – de remontée. Les travaux publics, de leur côté, ralentissent à cause, notamment, de l’instabilité budgétaire et sans boom, pourtant attendu à l’approche des municipales 2026.

« Alors que les discussions et tractations parlementaires se poursuivent, que les tentatives pour arracher un hypothétique consensus politique se multiplient, alors que les délais pour ficeler des compromis sur les dépenses et recettes du futur budget de l’État se resserrent, le monde économique reste suspendu au contenu et au vote de la future loi de Finances 2026», est-il développé en préambule de la conjoncture. 

Quasi-stabilité pour le granulat

Il n’empêche que les matériaux de construction « sortent très graduellement de leur léthargie sans pour autant décrire un franc mouvement de reprise». 

Une tendance modérée que l’on voit dans les évolutions mensuelles. De août à septembre, la production de granulats gagne +0,4 % (données CVS-CJO), après deux hausses consécutives les deux mois précédents. 

Le niveau reste inférieur de 1,4 % comparé à celui de l’an passé, alors qu’au troisième trimestre 2025, ce segment d’activité grimpe très légèrement (+0,8 %) par rapport second trimestre. Résultats : les volumes trimestriels régressent de 2,1 %, face à ceux produits un an auparavant. 

Sur neuf mois, la stabilité se confirme en glissement annuel (0,2 %) sur l’activité granulats. Pareil en cumul sur les douze derniers mois (+0,1%). 

Baisse atténuée de l’activité BPE

Le bilan du béton prêt à l’emploi (BPE) n’est guère réjouissant, avec des livraisons en recul de 4,1 % d’août à septembre. Le repli s’atténue cependant à -2,2 % en rythme annuel, contre 11,9 % un an plutôt. 

Embellie toutefois à l’échelle trimestrielle, où la production de BPE se redresse (+1,4 %), bien qu’elle cède 3,3 % sur une année. Le cumul des livraisons de BPE sur 12 mois enregistre -4,6 % et se limite à -3,7 % de janvier à septembre 2025. 

« Comme pour les granulats et le BPE, le trend baissier s’atténue : en cumul sur les huit premiers mois de l’année, le recul atteint - 1,3 %, un rythme moins négatif que sur douze mois glissants (-2%). Le redressement est d’ailleurs beaucoup plus marqué pour certains matériaux qui composent le panier de l’indice, comme les tuiles et briques ou la pierre taillée qui ont renoué avec des évolutions positives », lit-on dans la conjoncture. 

Au total, l’indicateur matériaux (83,8) conserve un niveau similaire à celui de juillet, point le plus haut de l’année (-0,1 %, données CVS-CJO). Il baisse toutefois de 0,9 % face l’indice d’août 2024. « Cependant, en glissement trimestriel, l’index progresse de 1 % mais reste en retrait de -1 % sur un an », souligne l’Unicem. 

Source Batiweb par Virginie Kroun

01/12/2025

US: Glen-Gery dévoile la Couleur de l'Année 2026 pour ses briques

Casablanca est une brique de parement aux tons clairs qui allie texture naturelle et potentiel de design durable pour les projets résidentiels et commerciaux.

Glen-Gery Corporation, fabricant de briques américain de premier plan et filiale de Brickworks North America, a dévoilé la Couleur Brique de l'Année 2026 : Casablanca. Cette brique de parement extrudée aux tons clairs sublime naturellement le potentiel de design des projets résidentiels et commerciaux.

Casablanca évoque la résilience et le raffinement. Son aspect blanchi par le soleil inspire chaleur et durabilité, conférant aux bâtiments une élégance intemporelle qui s'intègre harmonieusement aux architectures modernes comme aux environnements plus traditionnels.

Au-delà de son attrait esthétique, Casablanca se distingue comme un matériau véritablement narratif : elle puise son inspiration dans les paysages rocheux et les cours d'eau du Midwest, qui ont également inspiré l'ensemble de la collection Sioux River. Cette collection met l'accent sur des textures profondes et des variations de couleurs qui s'accordent facilement avec une large gamme de finitions, offrant ainsi aux architectes et aux designers une grande liberté de création. Disponible en formats modulaires et sur mesure, Casablanca convient aussi bien aux applications intérieures qu'extérieures, confirmant ainsi la polyvalence qui fait de la brique un matériau architectural de prédilection depuis longtemps.

Depuis 2023, la sélection annuelle de la Couleur de l'Année de Glen-Gery vise à guider les designers et les architectes vers des solutions contemporaines en intégrant les nouvelles tendances chromatiques à leurs projets.

Source CeramicWorldWed

30/11/2025

CERIC-FIMEC: « Comme si on s’était quittés hier » : les anciens de cette entreprise fermée il y a quinze ans se retrouvent

Une centaine d’anciens salariés de la FIMEC, du Pin-en-Mauges, fondée dans les années 1970 et fermée il y a quinze ans, se sont réunis pour une soirée conviviale vendredi 7 novembre 2025.

Quinze ans après la fermeture de la FIMEC, entreprise emblématique du Pin-en-Mauges spécialisée dans le matériel de manutention et les systèmes de transitique, plus d’une centaine d’anciens salariés se sont retrouvés vendredi soir pour une réception placée sous le signe des souvenirs et de la convivialité.

Dans la maison paroissiale Saint-Martin, les sourires et les accolades ont rapidement fait oublier les années écoulées.  

Source Ouest France



29/11/2025

CLEIA: La semaine de l’industrie a débuté en Bourgogne Franche-Comté Industrie

Le préfet Paul Mourier a lancé officiellement lundi 17 novembre, la 14e semaine de l’Industrie en BFC depuis l’entreprise CLEIA, à Nolay (21).

Organisée depuis 2011, la semaine de l’industrie doit permettre d’éclairer les choix d’orientation des jeunes, filles et garçons – collégiens, lycéens, apprentis et demandeurs d’emplois – en les invitant à découvrir les métiers, les opportunités de carrière et les hommes et les femmes qui font l’industrie. « Ces actions donnent à voir une industrie française innovante, qui se réinstalle durablement dans les territoires, au cœur de la transition écologique et la transformation de l’économie, en phase avec les attentes des jeunes générations », affirme la préfecture de Bourgogne Franche-Comté dans un communiqué. Avec plus de 8.000 événements labellisés et 5,7 millions de participants déclarés en 2024, la semaine de l’industrie est devenue au fil des ans un rendez-vous incontournable entre l’enseignement et le monde professionnel. En 2025, en Bourgogne Franche-Comté, 404 évènements sont labellisés à date pour cette manifestation qui se déroule jusqu’au 23 novembre 2025 et dont la thématique retenue cette année est « Avec l’industrie, fabrique ton avenir » se déroule.

Un soutien financier

À l’échelle nationale, l’État soutient l’industrie pour la rendre toujours plus durable, innovante, compétitive et ainsi permettre la réindustrialisation de notre pays notamment à travers France 2030 qui consacre 54 Mds€ pour transformer l’appareil productif français. 

En Bourgogne Franche-Comté, ce plan se traduit déjà par 260 projets industriels soutenus et plus de 547 M€ investis au service de la réindustrialisation et de l’innovation. Par ailleurs, le volet régionalisé de France 2030, financé à parité par l’État et le conseil régional, dispose d’une enveloppe globale de 41,5 M€. À ce jour, 32 M€ de cofinancement État/Région ont déjà permis de soutenir 76 projets supplémentaires, illustrant la dynamique et l’impact concret de France 2030 dans la région.

Source Journal du Palais par Frédéric Chevalier

28/11/2025

Equipceramic livre des nouvelles rectifieuses aux Etats Unis

Equipceramic, en collaboration avec MAINCER, a finalisé la préparation et l'expédition des nouvelles rectifieuses destinées à l'un de ses clients stratégiques aux États-Unis.

Cet équipement, conçu pour garantir une précision, une stabilité et une qualité accrues dans la finition des produits céramiques, s'inscrit dans le cadre du plan de modernisation et d'amélioration continue que Equipceramic développe avec ses clients sur le marché nord-américain.

Cette livraison marque une nouvelle étape dans le renforcement de la présence  d'Equipceramic aux États-Unis et témoigne de la confiance accordée à Equipceramic en tant que partenaire technologique et fournisseur de solutions hautes performances.

Dès l'arrivée des machines à destination, l'équipe technique coordonnera leur installation et leur mise en service afin d'assurer un fonctionnement optimal dès le premier jour.

Source Equipceramic