La déconfiture de l'industrie de la tuilerie à Marseille s'est accélérée au milieu des années 1990.
C'en sera bientôt fini des tuileries à Marseille. Monier, la dernière usine qui résistait encore au démantèlement de l'activité dans la cité phocéenne, fermera définitivement ses portes en juin 2026. Sa maison mère, le groupe BMI, principal fabricant européen de solutions de couvertures et d'étanchéité pour les toitures, a fait le choix de transférer la production à Limoux, dans l'Aude, où il a investi plusieurs millions d'euros dans une usine automatisée.
« La tuile de Marseille coûte deux fois plus cher à produire que là-bas », reconnaissait mi-novembre le délégué CGT du site, Farid Samba, après avoir arraché au groupe des indemnités supralégales, des reclassements internes et un budget de formation pour les 52 salariés de l'usine.
La déconfiture de cette industrie qui a vu naître une soixantaine de fabriques et plusieurs milliers d'emplois au plus fort de son âge d'or, s'est accélérée au milieu des années 1990. A cette époque, des dommages de structure sont apparus dans le centre commercial construit sur la colline d'argile alimentant les chaînes de production. Le couperet tombe.