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20/12/2025

Matériaux de construction : toujours pas de sortie de crise à l’horizon

Alors que 2025 touche à sa fin, l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) a dressé le bilan de l’activité des matériaux de construction pour les dix premiers mois et s’est projetée sur 2026.

Les trimestres se suivent et se ressemblent pour les matériaux de construction. Si de timides éclaircies apparaissent sporadiquement, l’ensemble du tableau reste malgré tout obscur.

En dépit d’une évolution positive ces derniers trimestres, l’évolution de l’indicateur sur neuf mois reste négatif (-1,3 %), et l’activité demeure 16 % en dessous du niveau de l’année 2021.

En 2025 comme en 2024, les productions de granulats et de béton prêt à l’emploi (BPE) ont atteint des points bas historiques. Selon l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem), « on n’a jamais aussi peu produit que cette année ! »

Néanmoins, l’analyse conjoncturelle confirme un atterrissage à fin octobre, avec une activité BPE « ne reculant plus » que de 3,9 %, tandis que celle des granulats s’est stabilisée. D’ailleurs, en granulats comme en BPE, les productions des trois derniers mois augmentent (de +1 à +2 %) par rapport au trimestre précédent, mais restent en dessous de celles d’il y a un an.

Pour l’ensemble de l’année 2025, les granulats enregistreraient un repli de leur production de -1,5 %, avec des volumes avoisinant les 300M de tonnes, niveau plus bas jamais atteint depuis plus de 40 ans. Quant aux livraisons de BPE, après avoir plongé de -11 % en 2024, elles reculeraient encore de 4 % en 2025, pour atteindre 32M de m3. Au total, sur les quatre dernières années, la chute d’activité en volume ressort à -21 % pour le BPE et -15 % pour les granulats.

Ralentissement des travaux publics

La liste des facteurs de crispations ne cesse de s’allonger, expliquant cette morosité : « le contexte économique, difficile et erratique, n’est pas de nature à rassurer, développe Alain Plantier, président de l’Unicem. La baisse des taux d’intérêts s’est stoppée en mars, ralentissant du même coup la demande de prêts. Le redressement du marché immobilier est poussif et inégal, et l’investissement locatif ne s’est jamais aussi mal porté depuis la disparition du Pinel et la sempiternelle attente d’un statut du bailleur privé qui ne vient pas. Les Français disent ressentir un stress économique et sont, de ce fait,rétifs à investir dans la pierre. »

Les collectivités marquent également le pas dans leurs investissements. L’Unicem relève que, du côté des travaux publics (TP), l’année 2025 aurait dû être marquée par une accélération des chantiers à un an des échéances électorales. Il n’en a rien été, les inquiétudes budgétaires et politiques (gouvernements destitués, incertitudes sur le budget incitant à prévoir des économies...) ayant pesé négativement dans l’arbitrage des derniers projets. Une situation qui pénalise directement l’activité des granulats.

Comme le relève l’Unicem, « en dépit d’une légère amélioration au premier semestre 2025, sa production n’aura affiché aucune hausse sur toute la durée du cycle municipal qui touche à sa fin ».

Pour 2026, l’Unicem indique que les volumes de BPE produits pourraient a minima se stabiliser, voire légèrement progresser (jusqu’à 2%), les besoins en béton de la part des TP étant appelés à se modérer. L’activité de ces derniers devrait se contracter d’environ 3 % en volume en 2026, selon les prévisions de la FNTP. Ce qui aura un impact sur les granulats, dont un repli de 0 à 2 % est redouté sur douze mois.

Source Le Moniteur par Anthony Denay

24/10/2024

L'OIT adopte des conclusions pour promouvoir le travail décent et une transition juste dans l'industrie des matériaux de construction

Les gouvernements, les employeurs et les travailleurs s'accordent sur un ensemble de mesures concrètes qui remodèleront l'avenir de l'industrie tout en équilibrant la croissance économique avec la durabilité environnementale et la justice sociale.

Des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs se sont réunis à Genève pour discuter des défis et des opportunités dans l'industrie des matériaux de construction, y compris le ciment, et sont parvenus à une série de conclusions et de recommandations. 

Première en son genre, cette réunion a été organisée par l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Elle a réuni un groupe d'experts de haut niveau du Programme des Nations unies pour l'environnement, de l'Organisation de coopération et de développement économiques et de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel.

« L'industrie des matériaux de construction est une pierre angulaire de l'économie mondiale et se trouve aujourd'hui à un carrefour critique, confrontée à des changements technologiques rapides et à son importante empreinte carbone. Ces conclusions et recommandations aideront grandement l'industrie à répondre aux exigences d'une économie à faible émission de carbone et d'un travail décent, tout en continuant à répondre aux besoins croissants en matière de logement et d'infrastructures », a déclaré Frank Hagemann, Directeur du Département des politiques sectorielles de l'OIT et Secrétaire général de la réunion.

Les mandants de l'OIT ont appelé à soutenir la promotion d'un environnement favorable aux entreprises durables, en particulier les micro, petites et moyennes entreprises, afin de s'assurer qu'elles sont équipées pour participer à la transition de l'industrie vers une économie à faible émission de carbone. Ils ont souligné la nécessité d'assurer une classification correcte des relations de travail dans l'industrie, de surveiller les maladies professionnelles causées par les nouveaux matériaux de construction et de renforcer les systèmes d'inspection du travail. 

La réunion a souligné que l'égalité des chances et de traitement entre les femmes et les hommes était essentielle pour l'avenir du secteur. L'amélioration de la collecte de données et la réalisation d'évaluations de la main-d'œuvre spécifiques à l'industrie ont été reconnues comme des éléments clés pour l'élaboration de politiques éclairées.

Les délégués ont convenu que, pour soutenir une transition juste, l'investissement dans le développement des compétences et l'apprentissage tout au long de la vie devait être primordial, afin de permettre aux travailleurs et aux entreprises de s'adapter à l'évolution des exigences du secteur tout en stimulant l'innovation, la productivité et la durabilité. Les systèmes de protection sociale sont également essentiels pour renforcer la résilience de tous les travailleurs et de toutes les entreprises et faciliter une transition juste.

Les conclusions de la réunion donnent des directives sur la mise en œuvre des salaires de subsistance dans l'industrie et soulignent l'importance de promouvoir la Déclaration de Principes Tripartite de l'OIT sur les Entreprises Multinationales et la Politique Sociale. Elles soulignent également la nécessité de veiller à ce que les marchés publics favorisent le respect des droits du travail, le dialogue social et la protection des travailleurs dans le secteur. Le rôle essentiel du dialogue social et des principes et droits fondamentaux au travail est au cœur de ces recommandations. 

Le président de la réunion, Toni Moore, a déclaré : « Je félicite les mandants tripartites pour leurs précieuses contributions et leur travail acharné. Malgré certains moments difficiles, le dialogue social a prévalu, ce qui nous a permis de dégager un consensus sur les principales priorités du secteur. »

Source OIT

 

18/09/2024

Biostructure mise sur les panneaux de construction en béton et chanvre

Portée par plusieurs acteurs du bâtiment, l'entreprise lance à Châtel-Guyon, dans le Puy-de-Dôme, la construction d'une usine pour produire plus de 50.000 panneaux de chanvre à ossature bois.

Le projet repose sur l'utilisation de ressources locales pour fournir un marché de proximité. (Biostructure)

Face à l'engouement pour les matériaux de construction écologiques , Biostructure tente sa chance sur le marché des panneaux préfabriqués en bois et chanvre. Créée par les dirigeants des holdings Phèdre Investissement (installé à Nargis, dans le Loiret) et Groupe Ré (basé à Saint-Beauzire, dans le Puy-de-Dôme), qui regroupent huit entreprises du bâtiment réalisant 28 millions d'euros de chiffre d'affaires, la société lance la construction d'une usine de 3.500 mètres carrés à Châtel-Guyon, dans le Puy-de-Dôme.

Un investissement de 6,2 millions d'euros pour un outil de production paramétré pour produire 50.000 panneaux par an. « Nous avons des réserves foncières et nous pourrons monter à 100.000 panneaux », précise Eric Perrot, directeur du développement de Biostructure. Dans un premier temps, l'entreprise devrait employer une dizaine de personnes avant de monter à une cinquantaine à horizon 2030, date à laquelle elle table sur un chiffre d'affaires de quelque 14 millions d'euros.

Source Les Echos par Françoise Sigot


01/08/2024

Les matériaux de construction en forme peu olympique, selon l’UNICEM

Pas d’éclaircie pour le secteur des matériaux de construction en cet été 2024. Après un printemps pluvieux, le contexte politique incertain ne devrait pas aider dans les semaines à venir.

Le mois dernier, l’Union nationale des Industries de Carrières et Matériaux de construction (UNICEM) s’inquiétait des résultats des élections européennes.

En cette fin juillet, l’union s’inquiète non seulement de l’incertitude politique liée aux résultats des élections législatives, mais aussi de l’attentisme qui pourrait en découler.

Cet attentisme, couplé aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, et aux congés d’été, laisse peu d’espoir pour un regain d’activité dans les semaines à venir.

« Dans ce climat, l’activité des matériaux patine à bas niveau », résume ainsi l’UNICEM.

Les conséquences d’une météo pluvieuse au mois de mai ?

À fin mai, l’activité des granulats s’est de nouveau inscrite en baisse – après un léger redressement en avril. L’activité des carrières n’a pas été aidée par la météo. En effet, selon Météo France, le mois de mai 2024 a en effet été le plus pluvieux depuis 15 ans, avec une hausse de 34 % des précipitations par rapport aux normales des 30 dernières années, et même +50 % en Île-de-France.

Bilan : l’activité des granulats a enregistré -5,8 % par rapport à avril, et -10,8 % par rapport à un an plus tôt.

Les résultats ne sont guère plus glorieux du côté du béton prêt à l’emploi (BPE), avec -7,6 % par rapport à avril, et même -18,3 % par rapport à mai 2023.

Face à cette atonie de l’activité, l’indicateur matériaux recule de 10 % sur les quatre premiers mois de l’année, avec notamment une chute pour les briques, les tuiles, le BPE et le ciment.

Une conjoncture toujours morose dans le bâtiment

Il faut dire que la conjoncture reste mauvaise dans le bâtiment, avec -13,9 % de mises en chantier en glissement annuel sur les 5 premiers mois de l’année, et de -10,4 % pour les permis de construire de logements sur la même période.

« Il faudra sans doute attendre la rentrée et le dénouement électoral pour savoir si la concurrence que vont se livrer les banques sur le marché du crédit, l’évolution des taux longs, l’orientation de la politique économique ou encore la variation des prix immobiliers vont réussir à redynamiser la demande de logements des ménages », estime l’UNICEM.

En attendant,le nombre de défaillances d’entreprises explose. Selon la Banque de France, ces défaillances ont notamment bondi de +42 % pour les activités immobilières et de +35 % pour le BTP sur un an au premier semestre.

Dans cette conjoncture morose, seuls les travaux publics résistent, avec une activité en hausse de 1,7 % par rapport à avril, et de +7,5 % par rapport à un an plus tôt, selon la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP).

Source Batiweb par Claire Lemonnier