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03/05/2015

"Batimatec 2015" se tiendra du 3 au 7 mai à Alger

La 18ème édition du Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics "Batimatec 2015" se déroulera du 3 au 7 mai prochain, au Palais des expositions des Pins maritimes à Alger, indique un communiqué de la Société Batimatec Expo.

Organisée par la Société Batimatec Expo en partenariat avec la Société Algérienne des Foires et Exportations (SAFEX), cette nouvelle édition accueillera quelque 1.200 exposants dont 640 étrangers venus de 26 pays, a-t-on ajouté.
L’édition de 2015 verra aussi la présence de nouveaux pays tels que l’Afrique du Sud, la Russie, la Serbie et la Malaisie, aux côté des participants habituels à savoir la Turquie (163 entreprises), la Chine (103 entreprises), l’Espagne (90 entreprises), l’Italie (82 entreprises) et la France (67), selon les organisateurs.
Cette rencontre qui durera cinq jours s’étalera sur une surface globale de plus de 44.000m2, et abritera des journées techniques et des conférences-débats axées sur la valorisation et la promotion de la production nationale.
La première journée de ce cycle de conférences sera réservée au ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville et portera sur la présentation de communications notamment sur la valorisation et la promotion de la production nationale et l’industrialisation du bâtiment.
La deuxième journée du salon sera axée sur l’implication de la corporation des architectes, des urbanistes algériens et de leurs invités respectifs.
Placée sous le thème "du développement et de l’efficacité constructive" la journée focalisera sur l’efficacité énergétique dans le bâtiment et la réhabilitation.
Une cérémonie de remise de trophées à des jeunes architectes est également au programme de cette journée.
La troisième et dernière journée sera consacrée aux industries des matériaux de construction comme les bétons prêts à l’emploi (BPE), et l’industrie algérienne des terres cuites (briques, procédés d’extrusion, contrôle de qualité, la préparation et l’isolation).
Parmi les participants figurent notamment des dirigeants d’entreprises, des responsables institutionnels, des décideurs et des experts.

Source Radio Algérie

Isaad Rebrab va exporter en France des fenêtres en PVC à partir de Bordj Bou Arreridj

Le patron de Cevital, l’homme d’affaires Isaad Rebrab va lancer une grande usine de PVC à Bordj Bou Arreridj, une ville située à 230 Km à l’est d’Alger. C’est Azeddine Mechri, le Wali de cette wilaya, qui a révélé en personne cette information. En réponse à une question d’Algérie-Focus, le Wali a expliqué que cette usine créera plus de 3200 emplois.” Cette usine permettra à Rebrab d’exporter des fenêtres en PVC vers la France”, se réjouit le Wali de Bordj Bou Arreridj qui affiche sa fierté d’accueillir dans sa région un tel projet d’investissement.

Il est à souligner que Rebrab va lancer sa grande usine de PVC à Bordj Bou Arreridj après avoir racheté le fabricant français OXXO, spécialiste de la fenêtre en PVC. Cet investissement va donc lui permettre de compléter son business en créant une filiale en Algérie. Une filiale qui permettra justement de commercialiser de la menuiserie PVC dans le marché international et booster les exportations du groupe Cevital. Un groupe est aujourd’hui un véritable conglomérat présent dans plusieurs secteurs de l’automobile à l’agroalimentaire.
De son côté, le Wali de Bordj Bou Arreridj a indiqué que sa wilaya abritera de nombreux autres projets d’investissements dont la création de la plus grande briqueterie en Afrique. 15 hôtels sont aussi en cours de construction, annonce le même haut responsable qui table sur la création de plus de 30 000 emplois permanents d’ici 2 ans.
Source Algérie Focus par Abdou Semmar

02/05/2015

CERIC confirme son dynamisme au Maghreb et démarre 5 nouvelles usines

Les Tuileries Woestelandt de Nieurlet racontées par ses anciens salariés

Alors que le destin du site des tuileries Woestelandt, à Nieurlet, est en cours de décision, ses anciens salariés rappellent leurs souvenirs et savoir-faire moins de deux ans après sa fermeture, fin juin 2013. L’histoire du village et son passé industriel furent intimement liés à la vie des anciens établissements.
« Quand on passe devant, on ne peut pas s’empêcher de jeter un coup d’œil aux bâtiments. Cette entreprise, elle était familiale jusqu’au bout. Et quand tout s’est arrêté, évidemment que ça nous a fait mal au cœur. »
Didier Ryckelynck, contremaître, a travaillé une quarantaine d’années aux Tuileries Woestelandt, comme ses frères, et y a même rencontré son épouse. Il y est entré à 16 ans « pour couper du bois », s’est formé « sur le tas » et a gravi les échelons jusqu’à prendre en charge la gestion des équipes, l’entretien du site, la fabrication et la gestion des stocks. Martine Speter, aujourd’hui adjointe à la Culture, fut la secrétaire commerciale et la dernière personne à gérer l’administratif des Tuileries, lorsque le site, à sa fermeture n’accueillait plus que 22 salariés dont 15 Nieurlétois (ils étaient 87 au plus fort de l’activité). Pour elle, les tuiles n’ont plus de secret : « Quand je vois un camion transportant des tuiles, je ne peux pas m’empêcher de vérifier le modèle. À l’usine, notre production était diversifiée. On a vendu plus de mille références : des tuiles, du parement, des accessoires. »
Les établissements Woestelandt sont intimement liés à la vie du village. L’usineWoestelandt a vu le jour en 1867, comme l’indique une lettre de patente autorisant l’exploitation de l’argile signée par Napoléon III ! À cette époque, Nieurlet ne s’appelait pas encore Nieurlet, et était un hameau rattaché à la commune de Lederzeele. Devenu village en 1928, il a profité de son sol argileux pour développer un savoir-faire, comptant jusqu’à quatre tuileries. La fermeture des établissements, après celle des Tuilerie Devynck, du comptoir Tuilier du Nord (appelé Tuilerie de Saint-Momelin), et de la tuilerie des Flandres, a tourné la page du passé industriel florissant nieurlétois.
Les dates clés des établissements Woestelandt
Une histoire familiale née en 1867
Les établissements Woestelandt portent le nom de la famille qui les a créés. Une lettre patente d’autorisation d’exploitation datée de 1867 marque le début des activités. L’agrandissement en 1989
Les propriétaires Joseph et Hubert Woestelandt ouvrent un deuxième site à l’entrée du village et y fabriquent une tuile grand moule baptisée la « Double V ». Au plus fort de son activité, l’usine emploie 87 salariés. Ce deuxième site sera fermée en 2002.
Juin 1992
L’usine fête ses 125 ans et ouvre ses portes aux visiteurs, aux élus et clients. Une grande fête est organisée avec visite du marais en bateau.

Juin 2013
L’usine en liquidation judiciaire ferme ses portes faute de repreneur laissant 22 salariés au chômage. Tous ou presque le sont encore.
Les tuiles qui ont marqué l’histoire
Une invention brevetée :
En 1983, Joseph Woestelandt a inventé et breveté le bardage en terre cuite, un système d’accroche sans vis et sans clou. Le premier modèle fut le « bardatuil », aspect tuile plate.
De Roland-Garros à Bruges :
Les tuiles abîmées étaient concassées pour être rajoutées à la « pâte » de fabrication ou vendue à des sous-traitants. L’un d’eux a fourni la terre battue du Grand-Chelem de tennis à Roland-Garros où les tuiles nieurlétoises ont vécu une seconde vie. Les parements de Woestelandt peuvent aussi être vus sur la salle des concerts de Bruges, ou en Pologne. Avant sa fermeture, l’entreprise avait collaboré avec les Monuments historiques en fournissant des tuiles anciennes fabriquées à la main hand-made.

Les produits :
Avant 1970, l’usine fabriquait surtout des briques creuses,des drains (tuyaux de drainage), des hourdis et des carreaux en terre cuite... Dès 1970, les frères Joseph et Hubert Woestelandt fabriquent des tuiles qui remplacent la brique creuse (tuiles plates, tempête, panne flamande...)... Mille références figuraient au catalogue. « Nos bons produits se vendaient encore », rappelle Martine Speter.
Source La Voix du Nord par Marie Castro

01/05/2015

Roumazieres loubert: Les femmes à l'honneur chez Terreal

La tuile, un métier d'homme.... on pourrait peut être le croire face aux imposantes machines qui broient et façonnent chaque jour des tonnes et des tonnes de terre. Chez Terreal, on veut casser les codes machistes. Et c'est Estelle Jourdain Richelot, la responsables des relations et ressources humaines qui a mené l'opération "journée de la femme" avec l'immersion pendant une journée d'une femme dans un service de maintenance.
"La femme avait autrefois sa place dans la
fabrication des tuiles à Roumazières. Ce sont les femmes qui les façonnaient sur la cuisse, une des spécialités des tuileries d'autrefois. " Avec le modernisme, l'industrialisation et les horaires de nuit, les femmes se sont faites plus rares dans les tuileries.
Pourtant l'entreprise s'est engagée depuis 2012 dans un contrat social visant à accueillir de plus en plus de femmes dans tous les secteurs d e fabrication des tuiles. " ceci dans un processus d'égalité de traitement dans le recrutement et la promotion active de la mixité professionnelle" explique la responsable des ressources humaines.
Terreal célèbre d'ailleurs chaque année la journée de la femme. Cette année une fleur a été offerte à toute les collaboratrices.
Et pour marquer encore plus l'évènement l'une d'entre elles a accepté de jouer le jeu l'espace d'une demi-journée en participant à une opération de maintenance au sein d'une unité typiquement masculine.
Et pour Brigitte Tremblais, 48 ans et 25 années en électro mécanique au sein de Terreal, l'expérience s'est plutôt bien passée.
Brigitte Tremblais qui aujourd'hui par choix a été mutée au service approvisionnement, après un CAP d'électro mécanique "où on m'a souvent demandé ce que je venais faire ici" intègre les rangs de Terreal justement dans le secteur maintenance où elle est retournée aujourd’hui. Au début ce n'était certes pas facile. Rien n'était prévu pour accueillir des femmes dans un monde d'homme. Mais aujourd'hui c'est différent et tout est fait pour qu'elles s'y sentent à l'aise.
A l'heure actuelle, Terreal renforce sa présence dans les salons et auprès des écoles pour faire découvrir toutes ces filières accessibles aux femmes.
Et il y encore beaucoup à faire pour faire évoluer les mentalités. Le pôle tuile Terreal compte actuellement dans ses rangs 32 femmes sur 456 employés. A Roumazières elles sont 29 sur 420 salariés, à Chasseneuil 2 et à Montpon, 1 seule. Une femme est chef d'équipe de production en 5/8 et cinq sont opératrices de production.

Source Roumazièresblogs  La Charente libre par Marie Françoise Cormier

30/04/2015

Terreal fait sa mue et devient une marque unique

Industriel proposant des solutions complètes pour l’enveloppe du bâtiment, Terreal a décidé de se doter d'une nouvelle stratégie de marque et d'une nouvelle identité visuelle, et ce pour toutes ses activités. Ces dernières seront reconnaissable grâce à une charte graphique unique. Une nouvelle image plus moderne et un positionnement plus en phase avec son identité et ses ambitions.
Historiquement spécialisé dans la fabrication de matériaux en terre cuite grâce à l’héritage de grands noms français de l’industrie de la tuile et de la brique (Lambert, TBF, Guiraud), Terreal a depuis bien évolué puisque le groupe fournit aujourd’hui des systèmes constructifs complets qui vont de la couverture (tuiles, cheminées, composants métalliques d’étanchéité, écrans de sous-toiture...) en passant par la structure et la façade (vêtures, bardages en terre cuite et murs- manteaux). Une plus petite partie du Chiffre d'affaire du groupe (400 millions d'euros en 2014) vient de la décoration.
Cette offre complète permet d’apporter au groupe une approche globale aux enjeux énergétiques du marché, en neuf comme en rénovation. Mais l’identité visuelle commençait à se faire vieillissante. « Notre ancienne identité était trop restrictive par rapport à la diversification de nos savoir-faire et notre offre plus globale » indique Hervé Gastinel, Président de Terreal. Il ne s’agit donc pas simplement d’un relifting mais bien du lancement d’une nouvelle stratégie de marque permettant de soutenir le repositionnement du groupe.
« Nous avons diversifié nos savoir-faire et élargi notre offre, avec notamment le solaire et l’isolation thermique par l’extérieur. De plus, notre entreprise a pris, ces dernières années, des engagements profonds sur les 2 piliers de la RSE : toutes ces évolutions devaient apparaître dans notre identité. Cette nouvelle marque reflète ainsi nos valeurs et nos ambitions stratégiques » précise Hérvé Gastinel, pour qui le « nouveau logo symbolise un éclairage sur le monde, une étincelle communicative ».
Ce logo s’accompagne d’une nouvelle signature, « Terre de votre imagination », qui met en avant des dimensions chères à Terreal. « Avec ce logo et cette signature, nous souhaitons mettre en avant l’accompagnement que nous offrons à nos clients dans la création de beaux projets, plus accessibles et fonctionnels, respectueux de la santé des hommes et de l’environnement », précise le Pdg de Terral qui souhaite ainsi affirmer son statut d’acteur global de l’enveloppe du bâtiment grâce à une identité cohérente pour l’ensemble du groupe, à la fois institutionnelles et commerciales.

Source Batiweb

29/04/2015

Imerys Toiture : un nouveau coloris pour les toits du Jura

Avec ce nouveau coloris Chevreuse aux tonalités de terre naturelles composées de nuances claires de gris, la gamme de tuile robuste Jura 10 Jacob s'attribue une teinte parfaitement adaptée pour les maisons jurassiennes habituées à utiliser ce coloris sur d'autres gammes Imerys Toiture.

Grâce à ce coloris authentique, le fabricant a voulu préserver le bâti traditionnel de ces régions naturelles.

Il conserve tous les atouts de la tuile Jura10 Jacob, fabriquée avec les fameuses argiles de Commenailles, réputées ingélives.

L'ensemble des éléments de fabrication apporte une résistance mécanique particulièrement adaptée aux hivers rigoureux.

Son imperméabilité efficace en toutes circonstances fait la réputation de cette tuile, résistante à toutes les intempéries, même les plus intenses.

La pose, à joints droits, s'établit de façon remarquable en faible pente sur la totalité de la toiture mais aussi sur un coyau.

Source Batijournal

28/04/2015

Plancoët (22) : Un casier à vin en argile sélectionné au concours Lépine

La foire de Paris ouvre le 29 avril. Un rendez vous où se pressent les inventeurs du monde entier puisque c'est là que sont remis les prix du concours Lépine. Parmi les concurrents cette année, l'entreprise de céramique Josse de Plancoët dans les Côtes d'Armor.

A Plancoët, il y a l'eau, il y a aussi les casiers... à vin ! L'entreprise Josse a conçu un produit, en lien direct avec son coeur de métier, la céramique. il s'agit d'argicru, un casier à vin en argile. Et Argicru a permis à l'entreprise Josse d'être sélectionnée au concours Lépine. Ici, pas de haute technologie, uniquement de l'argile brut, tiré d'une carrière, mis en forme et séché pendant 5 mois. Un système totalement naturel pour réguler en douceur l'hygrométrie et la température. Idéal évidemment pour la conservation du vin.
L'argile, coeur du métier de l'entreprise
Tout est parti d'une autre innovation de l'entreprise, toujours en terre crue, mais cette fois destinée à la construction. Une brique pour des cloisons dans les maisons d'habitation. Brique pour l'habitat, casier à vin… Et toujours l'argile au cœur du métier des Josse. Depuis un demi siècle, c'est en effet la céramique et ces carreaux cuits, émaillés et peints qui ont fait la renommée familiale, ornant les sols des monuments historiques, ou de belles demeures. Un savoir-faire ancestral, reconnu par le label entreprise du patrimoine vivant.
Argicru s'exporte déjà en Allemagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis
Mais dans l'entreprise Josse, on le sait bien, pour durer il faut innover. Elle attend du concours Lépine de gagner en visibilité notamment. D'ores et déjà, en attendant d'être primé, ce casier à vin a déjà conquis quelques marchés en Allemagne, en Hollande et même aux Etats Unis.
Source France 3

27/04/2015

Les couvreurs encouragés à se saisir du marché de la performance énergétique

Les couvreurs encouragés à se saisir du marché de la performance énergétiqueLa Fédération Française des Tuiles et Briques lance une nouvelle campagne ce jeudi, afin d'inciter les couvreurs à développer l'isolation thermique par l'extérieur dans leur activité. Le marché de la performance énergétique connaît en effet une croissance de 10 % sur les cinq dernières années. Cette activité pourrait ainsi assurer « plus de trente années de chantiers » aux couvreurs, selon la FFTB. Détails des enjeux de cette campagne.
« Le toit est votre territoire. Tirez la couverture à vous ! ». Le slogan dégainé à partir de ce jeudi, par la filière terre cuite vise à attirer l'attention de quelque 10 000 couvreurs sur le potentiel du marché de la performance énergétique. Sur ce marché qui ne cesse de croître (+10 % sur les 5 dernières années – Source Ademe/Etude Open), eux aussi ont droit à leur part du gâteau.
« Nous constatons, nous les industriels de la tuile terre cuite, que sur le terrain les artisans, les petites structures surtout, ont du mal à sortir de leur travail quotidien pour obtenir la nécessaire mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) et aller vers ces chantiers à haute valeur ajoutée. Mais s’ils ne le font pas, d’autres le feront à leur place et c’est toute la profession de couvreur qui peut se décrédibiliser. C’est notre rôle de les encourager et de les soutenir », explique Christophe Lagrange, en charge du groupe de travail « Isolation » créé spécifiquement par les industriels de la filière terre cuite.
Grâceà cette campagne, la FFTB espère surtout convaincre les couvreurs de la nécessité de se développer sur le marché de l'ITTE, isolation thermique de la toiture par l'extérieur, pour qu'ils puissent ensuite convaincre à leur tour les clients.
« C’est un marché qui grossit » commente Christophe Lagrange. Et « le couvreur est le plus légitime pour mener ce travail d’isolation de manière qualitative, à l’occasion d’une rénovation de toiture notamment ». D'autant que 30 % des déperditions d'énergie se font par le toit, soit deux fois plus que par les parois verticales, précise la FFTB.
Elle préconise ainsi de profiter d'une rénovation de toiture pour proposer des travaux d'isolation, en même temps. Le gain de temps serait ainsi le premier argument, sans compter qu' « une telle isolation ne nécessite par de rentrer dans la maison ».
16 millions de toits mal isolés
Mais au final, l’argument le plus important est le niveau de qualité d’une isolation thermique de la toiture par l’extérieur, grâce à la « possibilité systématique de mettre en œuvre une forte capacité d’isolation, sans être limité par des problèmes d’espace ».
L’ITTE permet également de supprimer les ponts thermiques tout en améliorant la protection de la charpente. « Une belle charpente peut ainsi rester apparente à l’intérieur de la maison, ce qui n’est pas possible la plupart du temps lors d’une isolation par l’intérieur », argumente la FFTB. Enfin, « si l’économie d’énergie est le moteur principal pour effectuer une ITTE, au final ce que les gens retiennent c’est le niveau de confort apporté », relève-t-elle.
Cette technique représente cependant un coût supplémentaire par rapport à une simple réfection de toiture, admet la FFTB. « l’ITTE concerne principalement les projets de rénovation moyens et haut de gamme, les bâtiments anciens qui souhaitent préserver des charpentes, les particuliers exigeants, soucieux à la fois de confort et de valorisation de leur patrimoine », cible Christophe Lagrange
Le développement de cette technique serait pourtant une véritable opportunité pour les couvreurs. « Avec un total de 16 millions de toits peu ou mal isolés, ce sont plus de 30 années de chantiers assurés à ceux qui sauront en profiter », avance la FFTB. De quoi susciter aussi de nouvelles vocations...

Source Batiweb

26/04/2015

ALGERIE - Les importations des matériaux de construction en baisse

L’Algérie a importé pour 316,5 millions de dollars en deux mois
La facture des importations algériennes en matériaux de construction durant les deux premiers mois 2015 a atteint 316,5 millions de dollars contre 542,6 millions de dollars, soit en baisse de près de 42 % par rapport à la même période en 2014, a appris L’Éconews auprès des Douanes algériennes.
Les quantités importées des principaux matériaux de construction (ciment, bois et acier) sont passées à 1,254 million tonnes durant les mois de janvier et février 2015, contre 1,381 million de tonnes à la même période de 2014.
Les importations de ciment ont connu une hausse de 6,88%, puisque leur valeur est passée de 54,6 millions de dollars à 58,3 millions de dollars les deux premiers mois 2015.Les quantités importées ont connu également une hausse passant de 604 483 tonnes en 2014 à 748.483 tonnes durant les deux premiers mois de 2015, précise le centre.
Par ailleurs, les importations de fer et d’acier destinés à la construction se sont chiffrées à 163,7 millions de dollars en janvier et février derniers, contre 316,6 millions de dollars en baisse de près de 48,28%.
En revanche, la valeur des importations de bois s’est chiffrée à 89,2 millions de dollars les deux premiers mois de 2015, contre 158,3 millions de dollars, en baisse de 43,63% toujours en termes de valeur.
Pour ce qui est des produits céramiques, les achats de l’Algérie ont également connu une baisse. La facture des importations s’élève à 13 millions de dollars, contre 5 millions de dollars, soit une baisse de 61%.

Source L'Econews

25/04/2015

Patrick Destang canalise les énergies de Frans Bonhomme

Des toitures aux sous-sols. De l'industrie au négoce. Des tuiles de Terreal aux canalisations de l'entreprise Frans Bonhomme. Pourtant, Patrick Destang, qui vient de prendre la présidence de cette dernière, leader en France pour la distribution de canalisations et de raccords plastiques, ne change pas vraiment de registre.
Comme l'industriel Terreal, le négociant Frans Bonhomme, qui compte 2.200 salariés et 400 points de vente, est confronté à une chute de ses commandes dans le BTP. Depuis 2011, le secteur décroît… et 2015 s'annonce comme une année noire dans le neuf.
Dans son bureau de Joué-lès-Tours, Patrick Destang ne s'affole pas : « J'ai appris que nous ne pouvions rien contre ce que nous ne maîtrisons pas, énonce-t-il. La question est de savoir ce que chacun, à son échelle, peut changer pour améliorer la situation. J'essaie de transmettre cela à mes collaborateurs. » Une philosophie digne d'un maître bouddhiste, bien que cet amateur de ski, affable, volubile et curieux, s'en défende. Il faut dire qu'à quarante-huit ans, ce dirigeant connaît le monde de la construction. Il y a bâti sa carrière. Après l'Essca Angers et un MBA à Chicago, sur les terres de Philip Kotler, cet homme de marketing est entré, en 1990, au sein de sa branche isolation de Saint-Gobain. Il en a gravi les échelons en Suède, en France et en Angleterre, avant de devenir, en 1999, consultant du BCG à Londres puis de cofonder une start-up.
Dans les pas de Rocky Balboa
Pour illustrer l'agilité d'une entreprise et sa résilience dans un environnement périlleux, il se réfère à un séminaire commercial chez Terreal : « J'avais convoqué "Rocky 3" », s'amuse ce combattant, évoquant le relâchement du boxeur Sylvester Stallone, qui, après avoir tout gagné, profite de sa notoriété, tandis que son adversaire s'entraîne et le fait sombrer en quelques rounds. « Il ne faut jamais penser que nous sommes bons parce que nous surperformons le marché. Plusieurs acteurs du BTP ont eu tendance à le croire », estime Patrick Destang.
Malgré la conjoncture, l'ancien patron du marketing passé aux opérations chez Terreal a conservé les quinze usines du groupe.
Pour autant, son style vise plutôt la victoire aux points : « Si nous avons réussi à passer la crise sans trop de dégâts chez Terreal, c'est parce que toutes les strates de l'entreprise ont participé, sur chaque site, en adaptant leur organisation, en révisant le temps de travail, en modifiant le régime des heures supplémentaires. Je n'ai rien fait seul », glisse ce père de jumeaux, passionné de management.
Chez Frans Bonhomme, il devra d'abord convaincre. Après le fonds d'investissement Cinven, c'est son homologue américain Centerbridge qui a pris les commandes. Et pour la quatrième fois en six ans, les salariés de ce négociant, parfois décrit comme une « machine à cash », craignent de voir débarquer un chasseur de coûts.
Comme Rocky Balboa, Patrick Destang joue l'humilité : il vient de passer une semaine sur le terrain, un jour avec un chauffeur, un autre à l'entrepôt, puis en boutique à Rennes et au Mans. « J'avais envie de connaître le retour du terrain », dit-il. Le président a griffonné soixante-dix pages de notes. Pour l'instant, il reste muet sur la stratégie, mais martèle que Centerbridge « n'est pas un fonds vautour, qui serait là pour essorer Frans Bonhomme ». Il n'hésitera pas à monter sur le ring pour le démontrer.
Source Les Echos par Stéphane Frachet

24/04/2015

Un engin qui transforme la terre crue en matériaux de construction pour la Tunisie

La Tunisie vient d'acheter un gros engin qui recycle la terre crue et la transforme en matériaux de construction. L'annonce a été faite par Néjib Derouiche, ministre de l'Environnement, lors d'une visite au Kef (nord-ouest de la Tunisie), indiquant au passage que cet engin fera le tour de toutes les régions du pays pour être exploité dans l'enlèvement des sols.
Derouiche a appelé la société civile à intensifier la coopération avec les ministères de tutelle et les municipalités en vue de protéger les villes de la pollution, lutter contre la prolifération des dépotoirs anarchiques et dissuader les pratiques portant atteinte à la propreté du milieu urbain.
Il a évoqué, à cette occasion, des projets en cours dans les domaines du recyclage des déchets, de protection de l'environnement et de réaménagement des décharges contrôlées.
A la ville du Kef, le ministre de l'Environnement a pris connaissance du projet pilote "Casques Verts", lancé par l'une des associations de la ville.
Ce projet consiste à mettre en place des collectifs locaux qui se chargent de la sensibilisation des citoyens à l'importance de protéger l'environnement, du contrôle des points sensibles dans les places publiques et les villes et la signalisation des dépassements en coordination avec la municipalité et les services de sécurité.

Source Webmanagercenter

23/04/2015

La province la plus polluée de Chine va réduire l'utilisation du charbon

La province chinoise du Hebei, connue pour la qualité de l'air la plus mauvaise de Chine, s'est engagée mercredi à lutter contre le smog en réduisant la pollution liée au charbon.
Le vice-gouverneur provincial Zhang Jiehui a annoncé que la province réduirait de moitié les émissions des centrales électriques fonctionnant au charbon.
Les centrales qui ne peuvent pas atteindre cet objectif, seront fermées, a-t-on appris du gouvernement provincial.
Le gouvernement projette aussi de fermer tous les fours à briques d'argile, car ils provoquent également une forte pollution.
Les émissions causées par le charbon sont la cause de la moitié de la pollution de l'air au Hebei, a indiqué le vice-gouverneur, lors d'une réunion sur le contrôle de la pollution de l'air.
Source french.xinhuanet.com

22/04/2015

IMERYS TOITURE - Une solution de stockage pour les panneaux photovoltaïques

Il est désormais possible de stocker l’énergie produite par le photovoltaïque, afin de l’utiliser en autoconsommation. L’une des solutions disponibles est signée Imerys Toiture, qui vient ainsi compléter son offre de panneaux solaires.
L’autoconsommation en ligne de mire
Le photovoltaïque réfléchit à son avenir et s’offre d’autres innovations. Outre la performance de panneaux toujours accrue, l’une des dernières avancées apporte une solution à l’une des problématiques rencontrées depuis le début du solaire, celle du stockage de l’électricité. Cette technique est destinée à une utilisation sur place, en autoconsommation, pour alimenter soit un groupe d’équipements, soit une zone spécifique de la construction. Imerys Toiture vient répondre à cette demande en complétant son offre photovoltaïque EVOLU’KIT.
Ainsi, STOCK’IT se compose d’un système d’alimentation de batteries permettant le stockage de l’énergie produite par les panneaux solaires en journée, pour une restitution en soirée. Proposé clé en main, il bénéficie aussi d’un raccordement au réseau électrique. Cette fonction permet à ce dernier de prendre automatiquement le relais dès que les batteries sont vides.
L’association gagnante avec les LEDs
Pour profiter au mieux de cette installation, il est préconisé l’utilisation d’un éclairage LED. Cette combinaison permet alors de réaliser d’autant plus d’économies, sans recourir au réseau d’éclairage. Selon Imerys, cela représente un gain de 6 heures d’éclairage par 24 heures d’autonomie.
Cette solution répond aussi aux contraintes de la RT 2012, atteignant 10 % d’ENR afin de réduire la consommation d’énergie primaire sur les bâtiments neufs. Elle est également adaptée pour une pose en lien avec tous les types de toitures, neuves comme existantes.

Source ETI construction 

21/04/2015

OBLIGATIONS - Wienerberger : euros, taux de 6,50%, perpétuelle

Le fabricant de briques Wienerberger a émis en septembre dernier une obligation perpétuelle qui offre un coupon de 6,50%.

La récente réorganisation du groupe, la cession de certains actifs non stratégiques et l'amélioration de la conjoncture économique dans certains pays de la zone euro ont permis à la société d'améliorer sa situation financière.

Le coupon deviendra variable à partir de 2021.

Source Moneytalk. Levif.be

CERIC renforce ses équipes "préparation terre"

20/04/2015

Terreal : une nouvelle identité pour un positionnement plus large

L’ETI française spécialisée dans la terre cuite a dévoilé, le 15 avril, une nouvelle identité pour accompagner le repositionnement de ses activités sur l’enveloppe globale du bâtiment.
Oublié le simple fabricant de tuiles et de briques. Du haut de ses quinze ans, l’entreprise française Terreal fait sa crise d’adolescence. Le 15 avril, l’industriel a dévoilé une nouvelle identité visuelle ainsi qu’une stratégie de marque repensée afin d’accompagner son nouvel élan.
« Terreal – Terre cuite » devient donc « Terreal – Terre de votre imagination ». Une mue devenue indispensable selon le président Hervé Gastinel, à l’origine du lancement de Terreal, en 2000, au moment où l’entreprise était encore une filiale de Saint-Gobain. « La marque avait besoin d’être rajeunie, reboostée ». Pour accompagner ce changement radical, le dirigeant a lancé le projet « Terreal 2020″. Son objectif principal : positionner l’ETI comme un acteur global de l’enveloppe du bâtiment.
Une vision globale différenciante
« La terre cuite est une constante à laquelle nous restons attachés, elle reste notre point d’entrée, mais nous ne nous voyons plus comme un fabricant de tuiles et de briques. Désormais nous voulons nous imposer comme fournisseur de solutions constructives complètes », décrit-il. Car si la couverture représente encore un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires de Terreal, l’industriel tente de conforter ses positions sur le marché de la structure et de percer dans la façade (accrochage et isolation). « Proposer des systèmes globaux est très différenciant aujourd’hui », justifie Hervé Gastinel.
L’entreprise basée à Suresnes ne fait pas exception, elle a souffert en 2014 comme les autres années depuis le début de la crise du bâtiment. Son président se réjouit quand même d’un chiffre d’affaires qui n’a pas trop chuté, à environ 400 millions d’euros, et d’un objectif de réduction de dette largement atteint sans avoir recours à des plans sociaux. « Nous avons connu des années difficiles mais aujourd’hui nous relançons la machine sur la base d’une entreprise saine », assure-t-il.
Source LE MONITEUR.FR par Elodie Vallerey

19/04/2015

Quand l'efficacité énergétique remet en selle les industriels

S'attaquer aux déperditions d'énergie est un enjeu de compétitivité.
Les industries françaises pourraient économiser 20 % sur leur facture d'ici à 2030.
En dix ans, malgré une baisse de 14 % de la production industrielle, la facture énergétique des entreprises françaises a augmenté de plus de 11 %. « C'est dire l'impact potentiel de mesures d'efficacité énergétique sur leur compétitivité », souligne le président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), Bruno Léchevin, qui a tenu il y a quelques jours à Marseille son colloque national Energie Industrie sur ce thème.
L'Ademe a fait les comptes : en traquant le gaspillage, en investissant dans des équipements plus performants et en s'engageant dans des solutions innovantes, les industries françaises pourraient réaliser au total 19,6 % d'économies sur leur note d'ici à 2030. Les plus grands gisements se situent dans les industries mécaniques et agroalimentaires (plus de 29 % de potentiel d'efficacité), mais aussi dans les secteurs les plus énergivores, qui ont déjà réalisé d'importants investissements, comme la production de papier-carton (23 %), la chimie (18 %), les métaux non ferreux (14,4 %) ou la sidérurgie (8,1 %).
« Dans beaucoup de secteurs, le poids des achats d'énergie dans la valeur ajoutée produite est si important qu'il est devenu un enjeu stratégique », défend Sylvie Padilla, chef du service entreprises et écotechnologies à l'Ademe. D'autant que sa part s'accroît dans la plupart des secteurs : elle a par exemple presque doublé dans l'industrie informatique et optique, passant de 3,8 % à 6 % entre 1980 et 2011, ou dans les industries agroalimentaires (7,3 % en 1980, 12,9 % en 2011), et pèse ailleurs entre 4 % (dans l'assemblage) et plus de 15 % (dans les industries du bois et l'imprimerie).
« Question de survie »
Les plus gros énergivores ont déjà commencé le travail. « Question de survie », estime Olivier Dufour, directeur des affaires externes chez Alcan, la branche aluminium du groupe minier Rio Tinto. La consommation d'énergie représente 30 % des coûts de production d'aluminium alors que la concurrence internationale a déjà chassé hors d'Europe le tiers des usines. « Après l'innovation, l'énergie est la prochaine source de compétitivité », poursuit-il. Déjà à la pointe des usines anti-gaspi, le site dunkerquois du groupe va faire l'objet d'un nouveau programme d'investissement qui ambitionne de réduire de 12 % sa consommation d'énergie sur cinq ans, ce qui représentera à terme une économie annuelle de 15 à 20 millions d'euros. « C'est un défi qui oblige à retourner toutes les pierres pour traquer la moindre déperdition », résume Olivier Dufour. C'est ce que le patron de l'innovation de Bonduelle, François Luchini, décrit malicieusement comme « la stratégie des petits pois ». L'entreprise a mesuré l'étendue de son gaspillage : au moins 60 % de l'énergie qu'elle consomme chauffe du vide ! « Nos procédés ont été conçus à une époque où l'énergie n'était pas un problème », justifie-t-il. En appliquant à ses lignes des innovations comme le stop-and-go automobile et en formant surtout les effectifs à des comportements éco-vertueux, il estime pouvoir réaliser 5 % d'économie annuelle sur une facture de 50 millions d'euros.
Chez le producteur de tuiles en terre cuite Terreal, cette traque sans merci porte déjà ses fruits : en mettant bout à bout 180 mesures d'économie d'énergie dans 8 de ses 13 usines en France, comme poser des variateurs, colmater des fuites, vérifier les purgeurs ou arrêter les compresseurs inutiles, le groupe vient d'annoncer un gain de 1,5 million qui va être intégralement investi dans de nouveaux procédés. L'enjeu est stratégique pour s'aligner face aux concurrents asiatiques : 20 % du coût d'une tuile provient de l'énergie.
Source Les Echos par Paul Molga

18/04/2015

Portes ouvertes aux Grés médocains

Depuis 1880, les briques, les tuiles et les carreaux de la tuilerie de Touleron sont à la base de nombreuses constructions. Depuis 4 générations, la famille Barraud travaille la terre cuite. Aujourd'hui devenue les Grès médocains, cette entreprise fabrique des produits naturels et durables pour l'aménagement intérieur et extérieur de la maison. Elle ouvre ses portes au public samedi pour présenter son savoir-faire.

Laurence qui a remplacé son père Claude Barraud à la tête de l'entreprise familiale, présente l'entreprise : « Le four à bois construit en 1908, permet d'obtenir les teintes flammées typiques de la côte atlantique, ainsi que des teintes brillantes. Il sert aussi à émailler les produits en blanc, bleu, vert, bordeaux, miel, marron, noir… »
Elle assure à chaque étape la qualité de la fabrication pour ne livrer que des produits irréprochables. C'est ainsi qu'on peut voir un peu partout des constructions en tous genres (maisons, granges, murs de clôture,etc.) faites de ces belles briques apparentes et esthétiquement bien intégrées au paysage…Et sa réputation a largement dépassé les limites du Médoc.
Source Sud Ouest par Jean-Claude Rigault

17/04/2015

ROUMAZIERES : La mesure de chômage partiel chez Terreal débutera le 25 avril pour se terminer le 20 mai.

Le président de Terreal, Hervé Gastinel, considère que le chômage partiel à Roumazières est un moindre mal Il veut croire en des jours meilleurs. Les ouvriers, eux, ont le blues.
La mesure de chômage partiel chez Terreal débutera le 25 avril pour se terminer le 20 mai..

Le directeur du site de Roumazières a botté en touche. Pas question pour Bruno Hocdé d’évoquer la nouvelle mesure de chômage partiel qui débutera chez Terreal le 25 avril pour se terminer le 20 mai. Il a renvoyé vers le président du groupe, qui tenait hier matin, une conférence de presse à Paris, pour dévoiler la nouvelle stratégie du groupe (voir encadré).
"La logique économique aurait voulu que l’on ferme certaines lignes de production", reconnaît Hervé Gastinel, interrogé sur les difficultés du site de Roumazières. Il explique pourquoi cette décision, prise "en consensus avec les partenaires sociaux", a été décidée: "La crise du bâtiment est encore plus forte sur la façade atlantique que dans le reste du pays. Nous sommes obligés d’adapter l’offre à la demande. Si nous continuons de produire, je ne sais pas où nous pourrions stocker les briques et les tuiles." Les parcs sont aujourd’hui, pleins. Les ouvriers en témoignent.
Hervé Gastinel insiste sur l’utilisation des congés payés et des jours de formation pour éviter que les salaires des ouvriers ne soient trop impactés: "La baisse de la rémunération devrait être de moins de 10%." Selon Bernard Gire, délégué syndical FO, cette nouvelle mesure représente en moyenne 14 jours d’activité partielle pour chaque employé.
Mais la fermeture des lignes de production pour un mois apparaît comme la solution la moins pire aux yeux du dirigeant, qui pense que 2015 est l’année "où l’on touche le fond pour pouvoir rebondir". "Les indicateurs de vente de logements redémarrent grâce au plan Pinel. Mais il faut compter un an de décalage entre la vente d’un logement et la vente de matériaux. L’amélioration se fera sur la fin de l’année et sur 2016. Nous voulons être prêts pour ce rebond."
Après avoir connu une baisse de 50% du nombre de démarrages de chantiers entre 2006 et 2015, le secteur du bâtiment se redresse doucement avec une hausse de 12% des chantiers de maisons individuelles en janvier et de 11% en février.
Situation "un peu tendue"
Les délégués syndicaux, eux, sont moins optimistes. "Il n’y a pas d’indicateur qui nous dit qu’il y aura une reprise d’ici la fin de l’année. Et s’il y a reprise, ce sera un frémissement", indique Bernard Gire, qui confie que les ouvriers sont inquiets et que la situation au sein de l’usine est "un peu tendue". "Jusqu’à quand les banquiers vont suivre?" s’interroge le salarié.
"Ça ne va pas pouvoir durer deux ans comme ça", estiment de leur côté, Christian Pascaud et David Soury, représentants du personnel. Ils ressentent également "un mal-être". "Le climat social n’est pas bon, en général. Chaque année, il y a des départs à la retraite, des ruptures conventionnelles de contrat… Ces départs ne sont pas remplacés." Pour Bernard Gire, c’est "un plan social indirect".
"Aujourd’hui, on est tenu par des financiers qui privilégient l’argent par rapport au boulot, avance aussi cet ouvrier, employé depuis huit ans chez Terreal. Les produits sont de moins bonne qualité, réalisés dans de moins bonnes conditions. On a des craintes: on se dit que, bientôt, du boulot, il n’y en aura plus."
En attendant que la demande de matériaux remonte, Hervé Gastinel annonce, lui, qu’une nouvelle période de chômage partiel n’est pas à exclure dans l’année. Mais pas de plan social. "C’est un engagement de ma part depuis que je suis à la tête de Terreal, en 2000. J’ai toujours tenu mes engagements et je compte poursuivre ce pari malgré un marché actuellement en déclin. Il s’agit de la responsabilité sociale de l’entreprise."

Un nouveau logo pour une évolution stratégique
Dévoilé hier, le nouveau logo de Terreal veut montrer que l’entreprise fabrique désormais bien plus que des couvertures en terre cuite. Si cette activité représente encore plus de 50% de son chiffre d’affaires, la société est également présente dans les domaines de la structure des bâtiments, de la façade et de la décoration.
C’est donc en tant qu’acteur global de l’enveloppe du bâtiment que Terreal veut être connue. Le logo représentant un éventail en terre cuite est remplacé par un logo plus conceptuel, orné de quatre étincelles symbolisant les quatre métiers dans lesquels le groupe est présent. Les couleurs de ces étincelles symbolisent «respect environnemental, esthétique, et expertise de la terre cuite», selon la société.
La direction a également rappelé que Terreal possède «une dimension internationale que ses rivaux ne possèdent pas avec ses filiales en Italie, en Espagne, en Malaisie et aux États- Unis et ses bureaux de représentation commerciale en Chine, à Singapour, à Dubaï, en Belgique, au Royaume-Uni et en Belgique».
Malgré la crise, Terreal a continué à investir dans ses usines pour répondre aux attentes de ses clients. Le groupe a également réduit sa dette via un refinancement complet de l’entreprise et l’entrée de créanciers dans le capital. «Aujourd’hui, le niveau d’endettement est compatible avec la pérennité de l’entreprise», a assuré Hervé Gastinel.
Source La Charente Libre par Julie PASQUIER et Clément VERSTRAETE

Un projet d'habitat social positif fédérateur à Castelnaudary

Deux maisons labellisées Bepos, ont été construites à Castelnaudary (Aude) dans le cadre de l'initiative HSP pour "Habitat Social Positif". Le projet territorial a visé à apprendre, aux acteurs locaux, à construire de telles maisons à un coût maîtrisé. Zoom.

"Le projet 'Habitat Social Positif' est un projet de développement durable à l'échelle d'un territoire", annoncent ses promoteurs. L'enjeu, pour les différents acteurs comme la commune de Castelnaudary, le bailleur social Habitat Audois, l'entreprise Terreal ou les élèves et enseignants du lycée des métiers du bâtiment Andréossy, était de se mobiliser afin de comprendre comment il est possible de construire des bâtiments à énergie positive à un coût raisonnable. Des habitats Bepos ont donc été imaginés, dans une enveloppe compatible avec le financement de logements sociaux tout en assurant le confort de ses futurs habitants. Matériaux et systèmes choisis devaient donc être de fonctionnement simple et robuste, sans trop de sophistication. De quoi faire "la démonstration que la sobriété énergétique est compatible avec le choix de solutions constructives disponibles dès aujourd'hui et applicables dans le contexte économique maîtrisé du logement social".
"L'opération HSP, ce sont deux maisons, un T3 et un T4, qui consomment moins d'énergie qu'elles n'en produisent ; elles sont construites dans l'éco-quartier des Vallons du Griffoul de Castelnaudary avec des matériaux de construction durables et fabriqués localement", font valoir les quatre partenaires. Les maisons, qui sont la propriété du bailleur social, ont été labellisées Bepos Effinergie 2013, mais leurs performances réelles de consommation énergétique et de confort vont être mesurées et étudiées, pendant une période de trois ans. Car HSP est également un support concret de travaux de recherches pour un thésard du CERTOP (Centre d'étude et de recherche Travail, Organisation, Pouvoir de l'université de Toulouse). Ils viseront à comprendre l'influence du comportement des occupants des maisons sur la performance énergétique et à accompagner son changement pour que les logements à énergie positive tiennent toutes leurs promesses.

Source Batiactu

16/04/2015

Suisse: Les premiers panneaux solaires imitant les tuiles ont été installés

Une première maison à Corcelles (NE) a opté pour la technologie développée par le Laboratoire de photovoltaïque de l’EPFL (PV-Lab). Le CSEM est chargé de son industrialisation
Après le noir et le bleu ou même le blanc, les panneaux photovoltaïques trouvent une nouvelle teinte: l’ocre. Cette couleur, dite terracotta, permettra de séduire tous les toits. «Maisons traditionnelles, vieilles fermes ou monuments historiques pourront tous être équipés de panneaux solaires qui s’intégreront mieux dans l’architecture. Les restrictions esthétiques ne seront plus limitatives», prévoit Christophe Ballif, directeur du Laboratoire de photovoltaïque de l’EPFL (PV-Lab) et du Centre PV du CSEM à Neuchâtel.
«Nous avons conçu des panneaux photovoltaïques dont la couleur terre cuite correspond parfaitement à celle des tuiles traditionnelles, note Christophe Ballif. C’est une première mondiale.» Une maison familiale, en bordure du vieux village de Corcelles, près de Neuchâtel, vient d’effectuer les travaux grâce au feu vert donné par la Commission d’urbanisme. «Il suffit de 50 à 60 mètres carrés, sur un toit orienté sud, pour fournir l’entier de la consommation annuelle d’une famille standard», précise Christophe Ballif.
Vers une industrialisation
Cette nouvelle technologie a été brevetée par le Laboratoire de photovoltaïque de l’EPFL (PV-Lab). Pour parvenir à cette teinte terracotta, une modification du procédé de fabrication des modules en couches minces de silicium amorphe a été effectuée. L’épaisseur de la couche active a, entre autres, été réduite de 40 nanomètres. «Nous avons joué sur les propriétés optiques. Désormais, nous assurons la phase finale de certification et son industrialisation avec le CSEM», précise Christophe Ballif. L’entreprise Üserhuus AG travaille avec le CSEM à la commercialisation du produit.
Les panneaux terracotta ont des rendements inférieurs à ceux de leurs homologues noirs ou bleus. L’énergie produite est de l’ordre de 70 kWh par mètre carré par année en Suisse. Ils ont par contre le potentiel d’atteindre des prix au mètre carré très bas, légèrement supérieurs au prix d’une bonne tuile.
L’une des difficultés, c’est d’arriver rapidement à produire un volume assez grand qui permette de faire baisser les prix. «Le but serait d’atteindre des gros volumes, soit de 200 000 à 1 000 000 de mètres carrés par année. On pourrait ainsi théoriquement atteindre un prix de 50 à 80 francs suisses le mètre carré. Les panneaux cristallins traditionnels coûtent actuellement entre 90 à 200 francs le mètre carré et sont beaucoup moins esthétiques», souligne Christophe Ballif.
Source Le Temps par Ghislaine Bloch

15/04/2015

ALGERIE - Matériaux de construction : Lafarge présente ses innovations

La 11e édition du Séminaire international sur les technologies du béton — que Lafarge Algérie organise annuellement — a choisi cette année de traiter de diverses problématiques liées à l’utilisation de ce matériau incontournable dans l’édification des infrastructures routières et autoroutières.
La rencontre, organisée à Alger, a ainsi permis aux experts et aux différents intervenants du secteur de dresser d’abord un état des lieux des infrastructures routières en Algérie et d’aborder, ensuite, des questions en rapport avec le traitement des sols, l’utilisation du béton, notamment les solutions innovantes développées par les fabricants pour faire face à la rareté de certains matériaux.
Pour Eric Meuriot, PDG de Lafarge Algérie, cette rencontre se veut aussi une occasion pour promouvoir des solutions techniques permettant de contribuer efficacement à la réalisation «de villes mieux connectées». Parmi ces solutions, celle lancée cette année par Lafarge, destinée aux ouvrages d’art. Il s’agit du premier ciment gris 52.5 du marché algérien, commercialisé sous la marque Sarie. «Ce produit, conçu pour un usage professionnel afin de répondre de manière efficiente aux besoins de nos partenaires, allie force, rapidité et durabilité, tout en respectant les prescriptions», explique Lafarge.
Dans le même contexte, le fabricant a mis au point un autre produit dénommé Chronolia, un béton combinant deux besoins contradictoires. «Véritable accélérateur de performances, le Chronolia allie ouvrabilité et performance à jeune âge», souligne encore Lafarge. Selon le fabricant, ces deux produits «réinventent la solution gain de temps» et forment un duo qui répond aux défis d’exécution du secteur, tout en garantissant les performances requises.
Lafarge Algérie n’a pas manqué de rappeler qu’«elle met à la disposition de ses partenaires des produits innovants conçus notamment dans son laboratoire de Rouiba, opérationnel déjà depuis deux ans. Ce laboratoire a pour mission principale de coordonner et d’accélérer l’innovation au service des besoins du marché national algérien», fait-on remarquer. Classé 4e au monde et 1er en Afrique, le laboratoire de Rouiba est «constitué d’une équipe pluridisciplinaire d’ingénieurs, architectes et techniciens issus du secteur de la construction et du monde de l’université algérienne».

Source El Watan

14/04/2015

Tuile Losangée : du nouveau chez Koramik pour la rénovation

Reproduisant idéalement la finesse des tuiles d'antan pour conserver la signature d'un modèle historique, la tuile Losangée garantit une toiture en harmonie avec son environnement, inscrite dans la tradition des différentes régions françaises.
Garantie 30 ans, la Losangée (3,2 kg) arbore une surface lisse et des emboîtements profonds. Idéale pour les faibles pentes, la Losangée, tuile grand moule à double emboîtement et à pureau variable, dispose d'emboîtements profonds, véritable garantie d'une étanchéité parfaite.

Proposée en 3 coloris (Rouge, Nuagé et Brun foncé, exclusivité Koramic Wienerberger), la tuile Losangée affiche un pureau variable de 4,5 cm permettant de s'adapter à tous les types de toiture. Disposant d'accessoires communs à la Tradi 12, et de deux trous de clouage, la Losangée se pose à joints droits ou joints croisés en fonction de l'esthétique recherchée.
Grâce à sa qualité de finition, la dernière-née de la gamme Koramic devrait bien vite s'imposer comme une tuile de référence pour le marché de la rénovation, plébiscitée par un grand nombre de professionnels de la toiture ainsi que par les particuliers.

Source Batijournal

Cleia : de Nolay jusqu’au Kurdistan

C’est l’époque où les entreprises publient leur bilan annuel. Et pour certaines, l’avenir est plus rose qu’on ne pouvait le penser en lisant les journaux économiques ces derniers mois.
Cleia, à Nolay, par exemple, annonce un chiffre d’affaires en hausse à 27 millions d’euros et un ROC ( Rate of change ) à 2 %. Le chiffre d’affaires 2015 est attendu à 35 millions d’euros, annonce l’entreprise, dont 30 millions d’euros déjà sécurisés et avec une réserve de 80 millions d’euros de contrats signés. Cette croissance est établie sur des bases solides, avec une organisation dimensionnée pour atteindre 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Un nouveau laboratoire 4C permet de réaliser des essais céramiques complets. Les deux brevets obtenus pour le séchoir Zéphyr® et le four Deforcet témoignent du dynamisme de la recherche et développement de Cleia. Et l’entreprise débute l’année 2015 avec des chantiers en France, en Allemagne, en Biélorussie, en Tunisie, en Algérie et au Kurdistan.

Source Le Bien Public

13/04/2015

Et l'ITTE, alors ?

Dans la famille ITE, il y a l'ITTE, l'Isolation Thermique de la Toiture par l'Extérieur. « Avec un total de 16 millions de toits peu ou mal isolés, ce sont plus de 30 années de chantiers assurés à ceux qui sauront en profiter » martèle une nouvelle campagne de la FFTB (Fédération Française des Tuiles et Briques).
Pour ces chantiers à haute valeur ajoutée, le premier argument est le gain de temps : ce serait un non sens de ne pas profiter d'une rénovation de toiture (avec ses échafaudages, une équipe, etc...) pour assurer l'isolation en même temps, sachant que 30% des déperditions d'énergie se font par le toit. Le deuxième argument est qu'une telle isolation ne nécessite pas de rentrer dans la maison.Mais, l'argument le plus important est le niveau de qualité d'une isolation thermique de la toiture par l'extérieur : possibilité systématique de mettre en oeuvre une forte capacité d'isolation, sans être limité par des problèmes d'espace, l'ITTE permet de supprimer les ponts thermiques tout en améliorant la protection de la charpente. Une belle charpente peut ainsi rester apparente à l'intérieur de la maison, ce qui n'est pas possible la plupart du temps lors d'une isolation par l'intérieur. Si l'économie d'énergie est le moteur principal pour effectuer une ITTE, au final ce que les gens retiennent c'est le niveau de confort apporté.
Cette technique représente certes un coût supplémentaire par rapport à une simple réfection de toiture. Pour Christophe Lagrange et l'ensemble des industriels de la FFTB, une chose est sûre : « l'ITTE concerne principalement les projets de rénovation moyens et haut de gamme, les bâtiments anciens qui souhaitent préserver des charpentes, les particuliers exigeants, soucieux à la fois de confort et de valorisation de leur patrimoine ».

Source Batijournal

12/04/2015

TERREAL Les Mureaux : Une plate-forme qui favorise la mobilité des salariés des Yvelines

Passer d’une entreprise à l’autre, ce n’est pas forcément facile, et pourtant, avec la crise et les mutations économiques, cela devient souvent nécessaire. La plate-forme de mobilité interentreprises MOVE (bouge, en anglais), expérimentées depuis 2013 sur le territoire de Seine Aval, la zone allant de Poissy à Mantes-la-Jolie, propose de favoriser cette « employabilité » entre entreprises.
Plusieurs sociétés (Renault, PSA, Auchan, Airbus, Safran, Ciments Calcia, Terreal, Transdev, Deltas et Gir) ont signé une charte pour pérenniser ce dispositif.
Le but : développer les échanges, confronter les points de vue sur la mise en place de réformes, mais aussi accompagner les transitions professionnelles des salariés. L’idée a été impulsée par Renault Flins qui avait du mal à reclasser ses salariés, puis elle a été portée par PSA.
« Aujourd’hui, un actif va changer quatre à cinq fois d’entreprise ou d’emploi, quand ses parents changeaient hier une fois et demie. Il est indispensable pour un salarié de se former tout au long de sa vie », explique Isabelle Laffont Faust, directrice adjointe de l’unité territoriale des Yvelines à la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), qui soutient le dispositif. La plate-forme s’est concrétisée par la formation de managers et par l’échange de salariés.
Renault Flins a ainsi ouvert ses portes pendant trois jours à des employés d’Auchan et Terreal. Fabrice Nicolas et Alexandre Lorgnier, responsables logistique chez Auchan, à Mantes-la-Jolie et Plaisir, ont été en immersion complète dans le service production. « C’est totalement différent du commerce. Les procédures sont très bien définies et standardisées. Cela donne des idées d’amélioration de l’organisation de nos entrepôts » glissent-ils.
Quinze salariés ont déjà bénéficié de ce dispositif « Vis ma vie, vis mon entreprise ». « Il s’agit, pour un employé de l’industrie, ou un jeune en alternance par exemple, de se rendre compte qu’il peut changer de vie, de métier et peut devenir conducteur de bus s’il le souhaite », précise Isabelle Laffont Faust. Dans les mois à venir, cette plate-forme devrait aussi permettre de partager la connaissance d’un vivier d’alternants.
Source Le Parisien par Marjorie Lenhardt

11/04/2015

Le carrelage des riches: Les carrons étaient utilisés pour les murs et les sols

Voyage dans le temps avec des objets de l’écomusée de la Bresse bourguignonne et Dominique Rivière, le conservateur. Cette semaine, le carron.
Qu’est ce que le carron ?
C’est une brique de terre cuite utilisée pour les sols ou pour les murs. Ça veut dire carreau en Bressan. Le terme peut désigner la brique ou l’ensemble du pavage.
Qui l’utilisait ?
On en trouvait chez les gens qui avaient un bon niveau social. Les pauvres utilisaient plutôt de la brique crue et les plus pauvres un torchis. Des fabriques de carrons, il n’en subsiste plus en Bresse mais au début du XIXe siècle, une enquête en recensait 70 sur l’arrondissement de Louhans. La plupart du temps les carronniers sont des paysans qui font des briques en saison morte. Parfois on cherchait une veine d’argile à proximité de la construction, on extrayait la terre et on montait sa carronnière juste à côté. C’est pourquoi en Bresse on remarque souvent que la taille de la maison est proportionnelle à celle de la mare.
Est-il unique ?
Il devient unique dès lors qu’il est marqué. On peut voir des traces de chiens, de chats… Tous les animaux qui traînaient autour de la maison où on les laissait sécher avant de les mettre au four. De temps en temps on en trouve même avec des pieds de bébés.
La couleur du carron va aussi changer en fonction de la terre utilisée et du lieu où l’on se trouve. Et enfin il y a presque autant de tailles qu’il y avait de carronnières.
Où peut-on en voir ?
Vous verrez un sol en carrons au deuxième étage de l’écomusée au sein de l’exposition permanente dédiée au bâti.

Source Le Journal de Saône et Loire

Bretagne faitage. Porte ouverte samedi 11 avril 2015

À l'occasion des Secrets du parc, Guy Le Gall, à Ramzec, a décidé d'ouvrir son atelier au public, samedi, de 10 h à 18 h. Il fabrique des tuiles, épis et affaiteaux au sel d'une manière artisanale et naturelle.

La réalisation est entièrement manuelle, privilégiant la qualité et la personnalisation des produits : l'argile est « pétrie » dans un pétrin de boulanger, les pièces sont faites à la main, mises à sécher (six jours), puis cuites au sel à 1.200 degrés.

La couleur est donnée par la montée graduelle en température et l'aspect vernissé, par la projection de sel. Ces produits sont ensuite posés à l'ancienne par les couvreurs, avec des joints à la chaux, sur les monuments historiques, les bâtiments classés ou dans leur périmètre, mais aussi sur les maisons traditionnelles et de caractère.
Source Le Télégramme

10/04/2015

L'Isolabloc, un matériau révolutionnaire dans la construction

Jean-Claude Pitois et David Bouteloup fondent beaucoup d'espoir sur l'Isolabloc
Les métiers du bâtiment souffrent d'une baisse importante des mises en chantiers. Les fabricants et fournisseurs de matériaux n'échappent pas au phénomène et doivent se battre au quotidien pour maintenir au mieux leur activité.
L'entreprise familiale créée par Georges Pitois en 1941, et reprise à son décès, en 1981, par son fils Jean-Claude, traite toute la transformation du béton pour les métiers du bâtiment, de la voirie et de l'assainissement. Elle emploie soixante salariés.
Jean-Claude Pitois a choisi de résister en surfant sur la vague des nouveaux modes de construction et plus particulièrement sur les matériaux innovants. L'entreprise fabrique et commercialise l'Isolabloc. « Nous sommes seulement trois entreprises en France à pouvoir commercialiser ce produit conçu par Mario Aschero », précise Jean-Claude Pitois. « Je crois fortement à ce produit d'avenir ».
80 % de bois, 20 % de béton
Mais pourquoi ce parpaing est-il révolutionnaire ? « L'isolabloc est un bloc avec deux éléments, un parpaing et un isolant, qui s'emboîtent l'un dans l'autre selon un procédé très simple » explique David Bouteloup, directeur commercial. « Mais la particularité du parpaing, c'est qu'il est composé de 80 % de copeaux de bois et 20 % de béton ».
Cette composition lui donne des avantages primordiaux dans la construction. Il est léger à manier par les maçons, isolant phonique et thermique, et résistant. Allié aux performances de l'isolation thermique par l'extérieur, son procédé est une solution performante à haute qualité environnementale, spécialement conçu pour répondre aux nouvelles réglementations thermiques actuelles et futures. Avec du béton coulé dans les alvéoles, il offre une grande résistance. Son concepteur assure qu'on peut monter un bâtiment jusqu'à 26 étages.
Reste que ce concept révolutionnaire a un coût. « À 70 € du m² HT, il faut compter un peu plus de 10 % par rapport aux matériaux traditionnels », concède David Bouteloup. « Mais on récupère rapidement le surcoût. D'abord avec le temps de mise en oeuvre plus court donc moins cher, et ensuite par les économies importantes d'énergie réalisées dans la maison ou dans le bâtiment ».

Source Ouest France

08/04/2015

Le parpaing autoporteur en carton qui veut cartonner

D’un poids inférieur à dix kilos, autoporteur, l'Econoblock s’installe à la manière d’un parpaing en béton

Composé de papiers et cartons recyclés liés par un ciment, l’Econoblock se veut une alternative « verte » au parpaing en béton. L’entreprise Econovate créée par deux architectes argentins, installés en Angleterre, s’apprête à lancer la commercialisation d’un bloc obtenu par le mélange de papier, carton et ciment. Afin de garantir son approvisionnement en matières premières, Econovate propose aux entreprises de collecter gratuitement leurs papiers et cartons usagers.
Baptisé Econoblock, le « parpaing vert », fabriqué à partir de ces déchets de bureaux, offre des caractéristiques mécaniques lui permettant d’être autoporteur.
En vue de l’obtention d’un marquage CE, Econoblock est en train de passer des tests au sein du National House Building Council. L’institut de certification britannique a déjà mesuré une résistance à la compression à 28 jours de 7Mpa et livrera prochainement les performances thermiques et acoustiques du produit.
Interrogée par LeMoniteur.fr, la directrice d’Econovate Marga Pelli précise qu’aucun produit chimique n’est ajouté pour respecter les exigences relatives à la réaction au feu. Constitué à 80% de matériaux issus du recyclage, le « ciment vert » qui permet de lier les fibres de cellulose assure une combustion lente du bloc.
Et pour protéger le matériau des rongeurs ? Là aussi, d’après la directrice d’Econovate, pas besoin d’ajout d’un produit chimique comme le sel de Bore ou le sel d’Ammonium : « la consistance du bloc offre une protection suffisante », assure Marga Pelli.
Des caractéristiques similaires au parpaing béton
Les créateurs d’Econoblock mettent également en avant la facilité d’usage de leur produit sur un chantier. D’un poids inférieur à dix kilos, long de 40 cm, large de 20 cm et épais de 10, il se pose à la manière d’un parpaing en béton, il ne nécessite ni formation préalable, ni utilisation d’un mortier spécifique.
D’ores et déjà capables de produire annuellement près d’un million de blocs, les deux fondateurs d’Econovate comptent bien se développer au-delà du marché anglais de la construction neuve. Forts de leurs contacts avec les maîtres d’ouvrages et les maîtres d’œuvres argentins, ils visent à commercialiser rapidement leur produit en Amérique latine.
Econovate a aussi déjà un pied de l’autre côté de la Manche. L’entreprise est retenue pour l’édition 2015 du prix EDF Pulse, concours lancé par l’énergéticien français dans le but de repérer les entreprises les plus innovantes.
Et, « nous avons l’intention d’obtenir un avis technique auprès du Centre scientifique et technique du bâtiment », explique Marga Pelli. Si elle obtient ce sésame pour entrer sur les chantiers hexagonaux, les maçons français vont devoir se mettre au carton…
Rappelons quand même qu’une maison en carton a été réalisée à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) par l’entreprise Tera Nova.

Source le Moniteur