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25/02/2014

« Objectifs 500 000 logements » : la filière de la construction en maçonnerie veut monter au front

La filière fait vibrer la corde de l'emploi en indiquant qu'elle créera, en participant au double objectif 500 000 du gouvernement, 60 000 emplois en France.
« Nous avons les hommes, les matériaux et les compétences », clame la filière qui réunit les activités de l’extraction des matériaux de carrières, de leur transformation par les industries du ciment, du béton, des tuiles et briques, du plâtre…et de leur mise en œuvre par les entreprises du gros œuvre du bâtiment.
« La filière de la construction en maçonnerie peut dès 2014 construire et rénover 500 000 logements durables, économiques et sains : elle en a les hommes, les matériaux et les compétences ».

Dans un communiqué signé par la Capeb, l'Union de la maçonnerie et du gros œuvre de la FFB, la Fédération Française Tuiles et Briques, les Produits en Béton, l'Industrie Cimentière et l'Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction, les acteurs de la construction en maçonnerie affirment sa volonté d'être en première ligne dans l'engagement du gouvernement d'accélérer la construction et la rénovation de logements pour atteindre, avant 2017, l'objectif de 500 000 logements neufs construits et de 500 000 logements rénovés par an.
Face à l'émergence de solutions constructives biosourcées, la filière met en avant la maîtrise des coûts et la production en circuits-courts. « 3 500 entreprises extraient et transforment granulats, argiles, calcaires, gypse, etc. au plus près de la demande, favorisant ainsi les « circuits-courts » et la traçabilité des matériaux » dit le communiqué avant d'affirmer que « la construction en maçonnerie offre aujourd'hui un coût de construction au m2 parfaitement maitrisé et le plus économique du secteur de la construction »
Avec ses 100 000 entreprises qui rassemblent les maçons et les producteurs des matériaux de construction, la filière fait également vibrer la corde de l'emploi en indiquant que la construction en maçonnerie créera, en participant au double objectif 500 000 du gouvernement, 60 000 emplois en France.

Source Le Moniteur

Saint-Gobain dit avoir touché le fond en 2013

Le groupe français Saint-Gobain, leader mondial dans les métiers de l'habitat (matériaux de construction et de distribution), a annoncé le 19/02 après Bourse une chute de son bénéfice net de 14,1 % en 2013 mais s'attend à une « évolution plus favorable » en 2014.
Le bénéfice net est passé de 693 millions d'euros en 2012 à 595 millions l'an dernier, a indiqué le groupe dans un communiqué.
Le chiffre d'affaires a également reculé de 2,7 % à 42 milliards d'euros, mais la marge d'exploitation s'est maintenue à 6,6 %, avec un rebond au second semestre.
Vers une nette amélioration du résultat d'exploitation
« Je confirme que le point bas des résultats, atteint au premier semestre 2013, est bien dépassé », a déclaré Pierre-André de Chalendar lors d'une conférence téléphonique. Le PDG de Saint-Gobain, qui briguera un second mandat de quatre ans lors de l'assemblée générale des actionnaires en juin prochain, anticipe que le redressement des performances amorcé au second semestre se poursuivra cette année et qu'il se traduira par « une nette amélioration » de son résultat d'exploitation « à structure et taux de change comparables ».
Au second semestre, le groupe a effectivement atteint son objectif de redresser son résultat d'exploitation, qui a bondi de 9,9 % par rapport à l'année précédente sur la même période, « grâce à la reprise de certains pays d'Europe occidentale, en particulier le Royaume-Uni et l'Allemagne, ainsi que l'amélioration de la zone Asie et pays émergents », s'est félicité le patron du groupe.
Saint-Gobain a l'intention d'investir dans les pays à forte croissance - comme les émergents et les Etats-Unis - d'ici à 2018 pour réduire en pourcentage le poids de l'Europe sur ses ventes annuelles. Pour y parvenir, il prévoit 3 milliards d'investissements « de croissance » hors Europe occidentale, dont 1,3 milliard en Amérique du Nord, où il table sur le rebond de la construction neuve et de la rénovation pour augmenter ses ventes.
Aux Etats-Unis, Saint-Gobain attend toujours le feu vert des autorités de la concurrence à la cession, lancée il y a un an, de la branche nord-américaine de sa filiale Verallia au groupe irlandais Ardagh, pour 1,7 milliard de dollars. Une décision est attendue d'ici au 30 avril. Concernant les autres activités de Verallia, le PDG du groupe a réitéré qu'elles « n'ont pas vocation à rester dans le groupe », sans donner plus de détails.
Source Les Echos par Antoine Boudet

24/02/2014

Nicoll : Benoît Hennaut prend la direction générale

Nicoll : Benoît Hennaut prend la direction généraleBenoît Hennaut vient d’accéder à une double fonction au sein du groupe Nicoll.

Le fabricant de matériaux de synthèse pour le bâtiment a nommé cet ingénieur nucléaire de formation à la direction générale ainsi qu’à la vice-présidence internationale.
Polyglotte, il dispose d’une vingtaine d’années d’expériences à l’internationale.
Benoît Hennaut a précédemment dirigé les opérations européennes et asiatiques des grandes entreprises du bâtiment, du chauffage et du sanitaire : Merloni à la direction Belgique, France et Italie ; et Lafarge, à la direction du marketing de la branche toiture en Allemagne, puis à la présidence de la zone Asie Pacifique.

C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il s’est vu décerné le prix du meilleur entrepreneur 2009/2010 de l’association Asia Pacific Entrepreneurship Award.
De retour en Europe en 2010, il a piloté le repositionnement de Monier France vers l’efficacité énergétique en tant que président de Monier Europe de l’Ouest. 

Benoît Hennaut est également membre d’organisations professionnelles telles que l’ETHIC et le CED. Au sein du groupe Nicoll, il aura pour mission le déploiement de la marque dans de nouvelles zones géographiques telles que la Russie et la Pologne.

Source Zepros

IMERYS Trélazé. Les ardoisiers persistent pour la poursuite de l'activité

Les ardoisiers continuent de bloquer l'entrée des Ardoisières. En novembre, le groupe Imerys, propriétaire, annonçait la fermeture et les licenciements de 153 ardoisiers, parce que, selon la direction, il n'y avait plus de pierre dans les gisements. Depuis, les mineurs n'ont cessé de démontrer le contraire, en affinant au fil des jours leur stratégie pour une reprise rapide de l'activité.
Source OUEST FRANCE

23/02/2014

CERIC confirme sa présence sur le marché algérien

news3Cette année, CERIC a débuté quatre nouveaux chantiers pour la construction de briqueteries de 120 000 à 160 000 tonnes :
  • Belhoul
  • Protimgad
  • Taghaste
  • Sfapromaco
Toutes ces unités seront équipées de machines de préparation et fabrication de la gamme PELERIN®, de fours CASING CERIC et de séchoirs rapides. Ces quatre unités entièrement automatisées seront pour la plupart équipées de paquetiseurs permettant de charger les camions plus rapidement. Des excavateurs de marque PELERIN® seront également installés afin de garantir une totale automatisation depuis l’alimentation de l’argile livrée en vrac de la carrière jusqu’aux briques cuites chargées dans les camions.
La fiabilité des équipements CERIC satisfait toujours de nombreux clients fidèles qui n’hésitent pas à faire confiance à CERIC pour leurs nouvelles lignes de production. C’est le cas dans la région de Batna où un des clients a commandé une augmentation de production de son unité. D’autres clients ont également fait appel à CERIC pour des machines de préparation et fabrication : installation de nouveaux matériels, comme par exemple, de nouveaux excavateurs ou groupe d’étirage de marque PELERIN®.
Tous ces clients qui font confiance à CERIC et ce malgré un contexte concurrentiel grandissant, confirment que CERIC est un acteur premium dont la longévité des équipements garantit une production constante et de qualité sur le long terme.
Bienvenue également aux nouveaux clients pour lesquels CERIC déploiera toute son expertise afin encore une fois de prouver, que CERIC est leur garantie d’investissement industriel la plus fiable et prospère du marché.

22/02/2014

Des tuiles anti-tempête pour une toiture plus résistante

Tuiles et agrafes anti-tempête
La hausse de la fréquence des coups de vents violents et autres tempêtes est indéniable. Les zones proches du littoral et les régions montagneuses sont les plus concernées, sans toutefois oublier les vallées encaissées et les vastes plaines où le vent s’accélère. Sur les bâtiments, c’est la toiture la plus exposée lorsque les éléments se déchaînent, soulèvement, envol et infiltration d’eau ne sont pas exceptionnels.
Si les toitures en ardoise sont les plus résistances, elles ne peuvent pas être implantées partout, ont un coût supérieur et leur pose ne peut pas être confiée à n’importe quel professionnel. Face à cela, les fabricants de tuiles proposent de plus en plus souvent des tuiles anti-tempête.
Avec un profilé différent et surtout un système de fixation, elles offrent une résistance aux vents forts quasiment équivalente aux ardoises. Ainsi, en terre cuite, les tuiles résistent à des vents supérieurs à 180 km/h tout en offrant une étanchéité exceptionnelle. Le système de fixation le plus simple, sur les lattes de la toiture, se fait avec des agrafes permettant de maintenir 2 à 3 tuiles ensembles, selon les fabricants. En acier inoxydable, la plupart de ces agrafes sont simples de mise en œuvre, y compris pour un particulier bricoleur.
L’offre est aujourd’hui assez vaste et convient aussi bien au marché du neuf que de la rénovation, en s’adaptant à quasiment tous les styles architecturaux, y compris les toits à faible pente.

Source Univers Nature

21/02/2014

Les parement collés : la minceur compatible avec l’ITE ?

Les parements à coller, ou plaquettes imitant la pierre naturelle et la brique en terre cuite, sont venus orner les façades. Minces, ils facilitent la pose. «Plus économiques qu’un mur en briques, ils apportent une finition plus valorisante», ajoute Céline Tamaillon à la direction marketing de Wienerberger.
À poser seuls sur support béton ou avec d’autres matériaux comme le bois, le métal ou l’endui
t, son principal concurrent en façade puisque le plus représentatif sur ce marché car peu coûteux. La plaquette compte bien détrôner aussi la pierre naturelle, avec des réponses ­esthétiques et économiques là où cette dernière ne pourra pas rivaliser.
Elle reste un marché de niche peu gâté cette année par un secteur de la construction en déclin. Pourtant, elle a mis tous les atouts de son côté pour habiller les façades. «La plaquette a relevé le pari de la technique, avec des poses encore plus rapides quand elle est déclinée en plaques ou sans joints, mais aussi celui d’une esthétique contemporaine», illustre Natacha Ferré, responsable marketing et communication chez Orsol.
Les coloris tendances sont gris, blancs, marrons, noirs. Cette modernité se retrouve aussi «dans des formats allongés», ajoute Aurélie Catarino, chargée du marketing opérationnel chez Terreal Façade. Mais un frein important est venu se placer sur sa façade : ­l’isolation thermique par l’extérieur (ITE).
Du coup, leur développement est bloqué : «la règle de l’Art n’autorise pas à coller directement les plaquettes sur un isolant en raison des risques de chute», rappelle Aurélie Catarino. Du coup, elles se cantonnent à des réalisations dont la performance thermique est apportée par l’isolation intérieure. Mais, il existe des systèmes isolants pré-assemblés de plaquettes à cheviller au mur de structure.
Leurs atouts : la réponse en ITE et un gain en rapidité. Leurs inconvénients : le coût proche de celui d’un bardage et leur épaisseur antinomique avec l’atout minceur de la plaquette. Une autre solution de panneau isolant a été développée pour coller ces parements, cette fois sur chantier.
Cette dernière, sous forme de système, permet aussi de réaliser des encadrements de fenêtres, des linteaux… «Elle concurrence la vêture mais peine à se faire connaître», regrette Céline Tamaillon. Pourtant, elle est déjà un début de réponse aux plaquettes.

Source Batirama

20/02/2014

La brique a toujours la cote

Vous avez aussi une brique dans le ventre? Ce n'est pas étonnant, car construire avec la brique est un choix extrêmement judicieux. Dans notre climat humide et capricieux, les matériaux céramiques sont certainement la solution idéale pour construire. Nous récapitulons ici une dizaine de leurs nombreux avantages.
1. Durable
Les matériaux céramiques sont extrêmement durables, qu'il s'agisse de briques, de tuiles ou de briques de parement. Saviez-vous que les matériaux en céramique peuvent durer jusqu'à 150 ans? Voyez donc combien de vieux bâtiments en brique sont toujours debout!
2. De chez nous
L'argile, le matériau de base des produits en céramique, est une matière première bien de chez nous. Cela signifie donc qu'elle peut être extraite localement et que le transport est par conséquent minime. En d'autres termes, le choix de la terre cuite est un choix écologique.
3. Stable et solide
Les matériaux céramiques présentent une résistance élevée et sont très stables. De sorte qu'on peut même construire jusqu'à six niveaux avec des blocs céramiques pour murs intérieurs.
4. Indéformable
Le gel, l'eau, les intempéries, ... n'ont que peu de prise sur les matériaux en céramique. Ceux-ci ne se dilatent et ne se contractent pas sous l'influence des écarts de température, ils ne se fendent pas et ne se fissurent pas. Autrement dit, la terre cuite est particulièrement indéformable et elle est par conséquent un matériau de construction extrêmement fiable.
5. Intemporel et traditionnel
Les matériaux céramiques sont déjà utilisés depuis des siècles dans la construction. Il s'agit d'un matériau traditionnel, de sorte que l'expertise en la matière est grande. Les entrepreneurs l'apprécient parce qu'ils y sont habitués et parce qu'il s'agit en même temps d'un matériau idéal pour des constructions économes en énergie, selon les normes PEB en vigueur.
6. Sans entretien
Les briques et les tuiles en terre cuite ne nécessitent pas de traitement et ne requièrent pratiquement pas d'entretien. Mieux encore, elles obtiennent une belle platine au fil des ans et vieillissent donc en beauté sans effort.
7. Confortable
On peut obtenir un agréable confort acoustique avec une isolation souple entre deux murs en brique dans une paroi commune. Afin de ne pas être dérangé par les bruits des voisins.
8. Résiste au feu
Les maisons en brique conservent leur fonction porteuse en cas d'incendie.
9. Créatif
Avec les briques et les tuiles en argile, les possibilités en matière de design sont inépuisables. Épurés ou plutôt classiques, élégamment foncés ou avec de nombreuses nuances, contrastés ou justement sobres: les matériaux céramiques procurent une grande liberté architecturale.
10. Bien au chaud
Un mur en brique absorbe la chaleur la journée, pour la restituer progressivement la nuit. De la sorte, vous bénéficiez d'un confort garanti à l'intérieur, même en été.
Source 7 sur 7 be avec la collaboration de Wienerberger.

19/02/2014

Monier: Une nouvelle tuile instinctive pour une mise en œuvre facilitée

Depuis son site de Roumazière (16), la tuilerie Monier a présenté sa dernière innovation, "Feriane". Fruit de trois ans de recherche, ce nouveau modèle en terre cuite a été élaboré pour une plus grande flexibilité et un meilleur confort d'installation sur tout type de toits. Démonstration.

Le sud-ouest, ses ferias, sa terre-cuite et ses tuiles. Taureau pour symbole, la dernière s'appelle Feriane et sort tout droit de l'usine Monier, située à Roumazières (16).
A l'origine, Feriane est le fruit de trois ans de réflexion et de concertation auprès des professionnels du secteur. "Les couvreurs qui ont collaboré avec nous ont exprimé un certain nombre de besoins et de soucis en termes d'installation et de rentabilité", raconte Cédric Pradeau, expert qualité chez Monier. Après une série de tests de résistance au gel ou à l'humidité, le fabricant s'est surtout concentré sur une géométrie repensée pour une installation optimisée.
Adapter à tous les toits
Unique sur le marché, la tuile Feriane possède un jeu longitudinal plus important que les autres modèles (4 cm). Jeu longitudinal ? Sur le toit, lorsque les tuiles sont positionnées les unes sur les autres, il est possible de les déplacer du haut vers le bas, ainsi de les resserrer ou de les écarter pour un alignement parfait. Avec un jeu longitudinal de 4 cm et un jeu transversal de 1 cm (déplacement latéral), la tuile bénéficie d'une plus grande flexibilité et peut s'adapter plus facilement à la complexité de certains toits neufs ou anciens.
Dès lors, le couvreur pourra optimiser le nombre de tuiles, Monier en prévoit 12 au mètre carré. "Pour un meilleur confort de pose, nous avons aussi facilité sa prise en main grâce à un placement instinctif", explique Jean-François Longère, directeur de la fabrique à Roumazière. La rédaction de Batiactu a eu l'occasion de mettre en pratique la dernière trouvaille de Monier au sein de ses ateliers à Roumazières. Comme un jeu de construction, les tuiles se disposent entre elles facilement, grâce aux différentes encoches et repères visuels.
Des gains de temps sur l'installation
Cette flexibilité limitera ainsi le nombre d'accessoires utilisé pour la toiture (tuile de rabat, ornement, génoise). "Une dizaine en moyenne", annonce Monier. Mieux, cette caractéristique limitera les coupes que le couvreur devra effectuer lorsqu'une ou plusieurs tuiles dépassent au niveau des extrémités du toit. Au final, ce dernier réalisera un gain de temps considérable.
Côté esthétisme, le fabricant de cette tuile locale s'est rapproché de la tuile Canal, typique du Sud-Ouest (tuile en forme de gouttière placée alternativement dessus et dessous) et a décliné la Feriane en quatre coloris : Rouge, Sylvacane littoral, tons variés atlantique, et Colorado. Enfin, pour une finition parfaite, le site de fabrication utilise un moule en plâtre et non en caoutchouc. Le dernier-né des usines Monier a bénéficié d'un investissement de 2,6 millions d'euros.
Une cible : le marché du neuf
Le groupe industriel bénéficie d'une forte implantation sur les toitures du sud de la France. L'objectif principal n'est donc pas de conquérir de nouveaux marchés, car l'activité commerciale dans le domaine de la tuile est très localisée, mais bien de maintenir sa position de leadership et de "cibler le marché du neuf et des maisons individuelles neuves", affirme le directeur du site de Roumazières.
Ce modèle de la gamme des grands moules à fort galbe (courbé) est fabriqué au cœur de la capitale régionale de la Terre cuite à Roumazière (16). Ici, l'exploitation de la terre cuite fait figure de patrimoine local incontournable. Reconnue pour son savoir-faire traditionnel et sa capacité d'innovation, l'usine Loubert 3 est le plus gros site d'Europe avec une production annuelle de 20 millions de tuiles.
Le groupe Monier est spécialisé dans l'exploitation et la fabrication de tuile minérale, terre cuite et isolation de toiture. Implanté dans près de 40 pays, l'industriel a réalisé en 2013 un chiffre d'affaire de 1,3 milliard d'euros.

Source Batiactu

18/02/2014

IMERYS résultats 2013 de la branche Matériaux Céramiques (19 % du chiffre d’affaires consolidé)

Dans les Matériaux de Construction en France, activité de fourniture de tuiles et accessoires de couverture en terre cuite, la bonne tenue du segment de la rénovation, qui constitue près des deux tiers des ventes, a partiellement compensé le nouveau recul de la construction neuve.
La détérioration persistante des ventes de logements individuels au cours des 12 derniers mois se traduit en effet par une baisse de - 5,7 % des mises en chantier de maisons individuelles neuves (environ 156 700 unités lancées en 2013 selon le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie).
La clémence des conditions climatiques de fin d’année a soutenu l’activité au second semestre.
Dans ce contexte, les ventes de tuiles en terre cuite ont enregistré un recul limité de - 3 % en 2013 (source : estimation de la Fédération Française des Tuiles et Briques).

L’activité des Minéraux pour Céramiques a bénéficié de l’évolution de son positionnement géographique industriel et commercial dans les zones de croissance (Amérique du Sud, Moyen-Orient, Asie) et de la bonne tenue de la demande en Europe et aux Etats-Unis, où la diversification de l’offre se poursuit.
Sur l’année 2013, le chiffre d’affaires de la branche, à 702,6 millions d'euros, est en recul de - 7,7 % par rapport à 2012.

Cette évolution tient compte des éléments suivants :

 • un effet de périmètre de - 51,3 millions d’euros (- 6,7 %) traduisant la cession d’Imerys Structure rétroactive au 1er mai 2013 (impact de - 52,2 millions d’euros).
Cette opération a été conclue pour une valeur d’entreprise de 75 millions d’euros, fondée sur le chiffre d’affaires prévisionnel de l’année 2013 ;

 • un effet de change de - 7,3 millions d’euros (- 1,0 %), dans les Minéraux pour Céramiques.
 A périmètre et changes comparables, le chiffre d’affaires de 2013 est stable par rapport à l’année précédente (- 0,1 %).

La bonne résistance des Minéraux pour Céramiques a compensé le léger recul des ventes enregistré par l’activité Matériaux de Construction.
Le résultat opérationnel courant s'élève à 160,0 millions d'euros en 2013 (- 3,3 millions d'euros) et intègre un effet de périmètre de - 2,7 millions d'euros (cession d’Imerys Structure).
A périmètre et changes comparables, la baisse du résultat opérationnel courant de - 1,2 millions d’euros (- 0,8%) est imputable à la baisse des volumes.

Des actions de réduction de la production et des frais généraux ont été mises en œuvre dans l’ensemble de la branche.

Le prix/mix de produits a couvert l’évolution des coûts variables (énergie, fret).
En conséquence, la marge opérationnelle de la branche s’est élevée à 22,8 % en 2013.
Les investissements industriels ont été principalement dédiés à l’amélioration de l’efficacité de l’outil de production et au développement géographique de l’activité Minéraux pour Céramiques au Moyen-Orient et en Asie

Imerys : résultats solides pour l'année 2013

Objectif tenu : résultat courant net légèrement supérieur à celui de 2012 et génération de cash élevée
- Chiffre d'affaires 2013 à 3 698 M€ (- 4,8 %, soit - 1,3 % à PCC [ 1] )
- Progression de la marge opérationnelle à 12,9 % (+ 0,3 point)
- Résultat courant net à 304 M? (+ 1,2 %)
- Dividende proposé : 1,60 € par action
- Cession de 4 sites industriels de carbonates le 31 janvier 2014
- Annonce, le 12 février 2014, de la signature d'un accord en vue de l'acquisition d'AMCOL
Le Conseil d'Administration d'IMERYS, réuni le 13 février 2014 sous la présidence de Gilles Michel , a examiné les comptes définitifs de l'exercice 2013. Ils seront soumis à l'approbation des actionnaires lors de l'Assemblée Générale du 29 avril 2014.

Résultats consolidés (en                                % variation
    millions d'euros)                    2013      2012[2]     courante
    Chiffre d'affaires                 3 697,6   3 884,8          - 4,8 %
    Résultat opérationnel courant
    [3]                                  477,0     488,1          - 2,3 %
    Marge opérationnelle                  12,9 %    12,6 %        + 0,3 point
    Résultat courant net, part du
    Groupe [4]                           304,2     300,7          + 1,2 %
    Résultat net, part du Groupe         242,0     291,3             n.a.
    Financement

    Investissements payés
                                         253,1     257,1          - 1,6 %
    Cash flow libre opérationnel
    courant [5]                          306,4     289,4          + 5,9 %

    Capitaux propres                   2 271,7   2 261,0          + 0,5 %

    Dette financière nette               885,4     874,8          + 1,2 %
    Données par action (en euro)

    Résultat courant net, part du
    Groupe [3][6]                     4,03 EUR  4,00 EUR          + 0,6 %

    Dividende proposé                 1,60 EUR  1,55 EUR          + 3,2 %
    Effectif au 31 décembre             15 805    16 026          - 1,4 %
Pour Gilles Michel , Président-Directeur Général :
« IMERYS a atteint son objectif et a légèrement accru son résultat courant net en 2013, tout en faisant progresser sa marge opérationnelle, dans un environnement économique encore marqué par de fortes disparités et qui s'est progressivement stabilisé en Europe . Nous nous réjouissons du lancement prochain de l'offre présentée par IMERYS pour l'acquisition d'AMCOL, avec le soutien unanime du Conseil d'Administration de cette dernière. La réalisation de cette transaction, annoncée hier, constituera une étape majeure pour IMERYS en renforçant son leadership dans les solutions minérales pour l'industrie, en développant significativement sa présence aux Etats-Unis, en étant plus innovant pour enrichir son profil de croissance. Je suis convaincu que ce rapprochement, réalisé dans le respect de nos critères financiers, sera créateur de valeur pour nos actionnaires.».
ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE
L'année 2013 a été marquée par une stabilisation progressive de l'environnement économique en Europe . Les niveaux d'activité du second semestre 2013 ont été, dans l'ensemble, comparables à ceux de la même période de 2012. Les secteurs de la construction et de l'équipement industriel restent néanmoins à un niveau bas. En Amérique du Nord, le dynamisme de la demande a été particulièrement perceptible dans les domaines de la construction et des biens de consommation durable. Le rythme de croissance a été plus modéré dans les pays émergents.
Enfin, en 2013, l'euro s'est fortement apprécié vis-à-vis de la plupart des autres devises (yen japonais, roupie indienne, réal brésilien, rand sud-africain, ainsi que le dollar américain, notamment au second semestre 2013).
FAITS MARQUANTS
Dans le cadre de sa stratégie de développement, le Groupe a conclu plusieurs opérations qui lui permettent d'augmenter son exposition à des marchés porteurs et d'étendre sa présence géographique. Dans la branche Solutions pour l'Energie & Spécialités, après le renforcement du dispositif industriel dans les Solutions pour l'Exploitation Pétrolière aux Etats-Unis (rachat de PyraMax Ceramics, LLC en avril 2013), IMERYS a réalisé deux acquisitions dans le domaine des Réfractaires Monolithiques en Asie, contribuant à l'extension du réseau international de Calderys.
Les investissements industriels engagés en 2012 se sont concrétisés par le lancement, fin 2013, de trois nouvelles usines en Belgique (noir de carbone), au Brésil (chaux) et à Bahreïn (alumine fondue). A l'instar de l'usine de proppants de PyraMax (Etats-Unis), elles monteront en puissance tout au long de l'année 2014.
La cession d'IMERYS Structure (briques de murs et de cloisons et conduits de cheminée) au groupe Bouyer Leroux a, par ailleurs, pris effet au 1 er mai 2013. Le 25 novembre 2013, le Groupe a annoncé le projet d'arrêt des activités des Ardoisières d'Angers (Branche Matériaux Céramiques).
Enfin, le 14 novembre dernier, IMERYS a conclu une émission obligataire de 300 millions d'euros à échéance 7 ans. Bénéficiant de conditions de marché très favorables, elle permet au Groupe d'anticiper le refinancement de sa prochaine échéance obligataire qui doit intervenir en avril 2014 et d'allonger la maturité moyenne de sa dette.
ORGANISATION
La nouvelle organisation opérationnelle et managériale, mise en place le 1 er juillet 2013 afin de tirer au mieux partie des opportunités de développement, est prise en compte dans le reporting de gestion depuis cette date. Elle est reflétée dans les commentaires détaillés par branche d'activité du présent communiqué.
EVENEMENTS POSTERIEURS A LA DATE DE CLOTURE
Le 31 janvier 2014, IMERYS a conclu la cession de quatre sites industriels de carbonate de calcium au groupe suisse Omya. Dédiées au marché du papier, ces usines sont situées en France ( Sainte-Croix de Mareuil ), en Suède (Köping), en Italie (Massa) et aux Etats-Unis (Kimberly). Elles ont réalisé, en 2012, un chiffre d'affaires global d'environ 75 millions d'euros. Les critères de valorisation de cette opération sont comparables à ceux appliqués par IMERYS lors de transactions récentes.
Le 12 février 2014, IMERYS et AMCOL International Corporation, société américaine basée dans l' Illinois et cotée à la bourse de New York , ont annoncé avoir conclu un accord définitif de fusion, unanimement approuvé par leurs Conseils d'Administration respectifs. Au terme de cet accord, IMERYS propose d'acquérir toutes les actions d'AMCOL à un prix, payable en numéraire, de 41 dollars américains par action. Sur cette base, la valeur d'AMCOL est estimée à environ 1,6 milliard de dollars américains, incluant sa dette financière nette.
Avec un chiffre d'affaires de plus d'un milliard de dollars américains en 2013, AMCOL est un acteur de premier plan dans le domaine des minéraux et matériaux de spécialité. Présent dans 26 pays, AMCOL est en particulier fortement implanté aux Etats-Unis. L'opération renforcerait l'offre d'IMERYS en solutions minérales sur des marchés diversifiés et porteurs. Cette opération, qui s'inscrit pleinement dans la stratégie de croissance du Groupe, devrait être contributive au résultat courant net par action dès la première année pleine de consolidation, en 2015 (voir communiqué de presse du 12 février 2014).
PERSPECTIVES
Le début de l'année 2014 s'inscrit dans la continuité des tendances observées en fin d'année 2013. Le second semestre avait été marqué, pour le Groupe, par la stabilisation des niveaux d'activité en Europe , alors que l'environnement était resté porteur en Amérique du Nord.
Grâce à des ressources financières renforcées, IMERYS envisage avec confiance la poursuite de sa stratégie 2012-2016. Les projets récemment démarrés, ainsi que PyraMax (nouvelle usine de proppants aux Etats-Unis), contribueront au chiffre d'affaires dès 2014. Le Groupe engagera par ailleurs de nouveaux investissements de croissance dans le respect de ses critères habituels de rentabilité. Les programmes de R&D et d'innovation seront poursuivis.
Dans ce contexte, IMERYS maintiendra une gestion rigoureuse de ses coûts et du cash flow.
Par ailleurs, l'offre publique d'achat sur la totalité des actions en circulation d'AMCOL annoncée le 12 février 2014 sera lancée par IMERYS dans les dix jours ouvrés. La clôture de cette opération pourrait intervenir dans le courant du 1 er semestre 2014.
GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE
Lors de sa réunion du 13 février 2014, le Conseil d'Administration d'IMERYS a arrêté les projets de résolutions qui seront soumis à l'Assemblée Générale du 29 avril prochain. Ils prévoient notamment : le renouvellement des mandats d'administrateur de Mesdames Marion Guillou et Arielle Malard de Rothschild ainsi que de Messieurs Gérard Buffière et Aldo Cardoso , pour une nouvelle période de 3 ans ; la nomination comme nouveaux administrateurs de Messieurs Paul Desmarais III et Arnaud Laviolette .
Le Conseil a vivement remercié Monsieur Jacques Veyrat dont le mandat arrivera à expiration, et qui n'a pas sollicité son renouvellement. Le mandat de Monsieur Aimery Langlois-Meurinne, ancien Président du Conseil jusqu'en 2011 et actuellement Vice-Président, arrivera également à échéance et ne pourra être renouvelé pour des raisons statutaires. Le Conseil l'a vivement regretté et a tenu à témoigner de sa plus chaleureuse reconnaissance pour les 27 années passées par Monsieur Aimery Langlois-Meurinne à inspirer le Groupe dans sa stratégie et la conduite de son développement.
Le Conseil a également arrêté le projet de modification de ses statuts, qui sera soumis au vote de l'Assemblée Générale du 29 avril 2014, en vue de déterminer les modalités de désignation, le cas échéant, d'administrateurs représentant les salariés.
DIVIDENDE
Le Conseil d'Administration proposera à l'Assemblée Générale du 29 avril 2014 le versement d'un dividende de 1,60 euro par action, soit un montant total de 122,0 millions d'euros représentant 40 % du résultat courant net, part du groupe. Cette proposition est en ligne avec le taux de distribution historique pratiqué par IMERYS. La mise en paiement interviendrait à compter du 13 mai 2014.

Source Easybourse

Imerys se paye l'américain Amcol pour 1,6 milliard de dollars

Le projet est amical et se veut relutif pour les résultats du groupe en 2015, soit dès la première année pleine de consolidation. Une belle opération dans le domaine des minéraux de performance, un segment de marché plutôt dynamique. Imerys se renforce donc dans la bentonite, sorte d'argile largement exploitée en génie civil, notamment pour l'étanchéité des édifices et comme fluide de forage. Elle est aussi utilisée par l'industrie alimentaire.

Imerys, qui va débourser 1,6 milliard de dollars dette comprise dans cette acquisition, envisage de la financer par endettement. On en saura plus sur ce point demain,  avec la publication des résultats de l'exercice 2013. Ceci dit, le groupe précise d'ores et déjà qu'il conservera un profil financier solide et une marge de manoeuvre confortable après l'opération. Nous maintenons un avis plutôt positif sur ce dossier.
Source Votre Argent par Ludivine Szado

IMERYS Ardoisières : la CGT reçue par le conseiller du ministre

Le 12 Février, cinq représentants de la CGT et CGC ont profité de la venue du Premier ministre à Angers pour rencontrer l'un des représentants de l'État. Mission accomplie pendant une heure à la préfecture, avec le conseiller de Jean-Marc Ayrault.
« Nous souhaitions sensibiliser ses services sur le dossier des Ardoisières. Et montrer que les arguments de la direction sur le plan de fermeture ne sont pas fondés. Nous demandons par exemple que les prélèvements de l'expertise mise en place par le préfet soient effectués par le Bureau de recherche géopolitique », a indiqué Hervé Sabba, secrétaire CGT. Le conseiller du ministre s'est engagé à transmettre leurs demandes « dans un délai très court ».

Source Ouest France

17/02/2014

Wienerberger, des réponses plus ciblées pour retrouver la croissance

Touché par la crise des matériaux de construction, le groupe a complété et structuré son offre pour mieux répondre aux marchés de la performance énergétique, en neuf (nouvelle génération de monomur) comme en rénovation (sarking).
Acteur majeur de la terre cuite, que ce soit sur la brique de structure, la tuile ou la brique de parement, Wienerberger (CA France : 186 M€ en 2012) n'a pu que subir la crise des matériaux de construction ces deux dernières années. Le groupe d'origine autrichienne, qui organisait ce 13 février sa première conférence de presse stratégique, reconnaît avoir subi des baisses de vente l'année dernière, en ligne avec la moyenne du marché (-8% pour la brique de structure et -3% pour la tuile). Tout l'enjeu pour l'industriel est donc de diversifier ses activités sur le marché pour trouver de nouveaux leviers de croissance et s'adapter aux évolutions structurelles du marché.

Une relance de l'offre monomur
Un premier travail a été de mieux segmenter l'offre de briques de structure tout en la renforçant. Si la terre cuite a enregistré d'impressionnants progrès ces dernières années - passant de 31% de PdM sur la maison individuelle en 2009 à 43% en 2012 - le resserrement du marché impose de mieux faire coïncider la proposition produits et le niveau d'investissement financier des ménages. Winerberger a simplifié sa gamme en ce sens, avec trois niveaux de performance pour la maison individuelle (1). Côté collectif, la segmentation est plus simple, avec une offre entrée de gamme (CITIbric) et un produit plus performant, la GF R20 Th+, qui peut aussi s'appliquer en maison individuelle.
Nouvelle venue dans l'offre, la brique CLIMAmur permet d'atteindre une résistance thermique jusqu'à R = 5,5 en épaisseur 42. Ce bloc monomur à isolation répartie, dont les alvéoles ont été remplies de laine de roche, cible la maison haut de gamme, avec l'argument d'augmenter la surface habitable en l'absence de doublage. Un marché de niche donc, mais dont les perspectives sont à la hausse, estime le président de Wienerberger Francis Lagier : "Le monomur représente aujourd'hui 3 à 4% du marché en France, il peut sans doute revenir à 5%. Un des paris de Wienerberger est d'aller vers une isolation de type répartie."
La promotion du sarking, chantier de 2014
Pour son activité toiture, Wienerberger cherche là aussi à démultiplier ses réponses. L'industriel mise notamment sur sa marque Aléonard, dédiée au patrimoine. En 2013 l'offre a évolué pour permettre au client de choisir parmi quatre modèles de tuiles plates, à la fois le format, le colori, la finition et les effets. Une offre quasi personnalisée donc, que l'on peut rapprocher des évolutions mises en oeuvre par Wienerberger sur son activité de brique de parement. L'intégralité de la production va être concentrée sur le site de Flines-lez-Râches (59), moyennant un investissement de plus d'un million d'euros d'ici à 2015. La baisse structurelle de ce marché (divisé par 2,5 ces cinq dernières années, en volumes) imposait d'adapter l'outil industriel pour passer d'une production de masse à "une production quasiment à façon", comme l'a résumé Francis Lagier. Là encore, la mise à disposition de nouvelles possibilités en termes de coloris et de finitions doivent permettre de mieux répondre aux demandes de la prescription et, partant, de relancer l'activité.
La rénovation est un autre chantier amorcé par Wienerberger. Lancée en 2013, l'offre de sarking va faire l'objet d'une animation commerciale soutenue durant les prochains mois. "L'isolation de la toiture par l'extérieur devient l'affaire des tuiliers, constate Francis Lagier. Nous pouvons assumer le service de proximité auprès des distributeurs, grâce à nos capacités de stockage et de livraison." La campagne marketing devrait inclure un volet grand public, surtout s'il se confirme que l'isolation du toit rentre dans la catégorie des travaux de rénovation conservant le taux de TVA réduit. Les mesures attendues dans le cadre du groupe de travail sur la rénovation énergétique des bâtiments pourraient également encourager cette approche.

Source Le Moniteur

16/02/2014

SOLUMIX : Une nouvelle solution d'isolation hi-tech made in France

Une société limougeaude a décidé d'utiliser son savoir-faire dans les matériaux hi-tech pour proposer une nouvelle solution d'isolation basée sur un composant multifonction à structure autoporteuse. Détails avec Richard Gaignon, co-fondateur de Solumix.

L'aventure Solumix a démarré en 2009, avec un travail pour Air Liquide sur l'utilisation d'une masse poreuse céramique dans les bouteilles d'acétylène afin de sécuriser leur transport. "C'était un matériau hi-tech très intéressant", nous explique Richard Gaignon ingénieur et co-fondateur de Solumix avec Christophe Chaput, tous deux ingénieurs céramistes de formation. "Nous avons eu l'idée de l'incorporer à des matériaux de construction, comme isolant cohésif, naturel et résistant au feu", détaille-t-il. Les travaux se sont donc poursuivis, entre 2010 et 2013, sur la qualité des matières premières et par des tests d'intégration, afin de vérifier la validité du concept.
Une solution d'isolation lancée en 2015
"Entre mai et novembre 2012, nous avons levé des fonds pour créer la société Solumix avec une ligne pilote, afin de continuer les tests de démonstration", poursuit Richard Gaignon. La ligne pilote, qui ne produit pas de grandes quantités et n'est donc pas destinée à une production en série, permet de diminuer le coût d'intégration chez les différents clients et de fournir des démonstrateurs. "Nous sommes encore en phase de développement. Nous ne sommes pas concurrents des autres isolants, mais nous nous plaçons comme fournisseur d'isolant intégré", insiste le dirigeant. Le produit Solumix se présente sous la forme d'une poudre qui doit être ajoutée d'eau et passée à l'autoclave afin de subir un procédé de prise hydrothermale. L'isolant microporeux se marie autant avec le bois ou le béton que la tuile afin d'apporter ses caractéristiques de cohésion, d'isolation thermique et de résistance au feu.
Beaucoup de potentiel
Le matériau à microstructure aérée aciculaire (structure en aiguilles entrecroisées) est d'origine naturelle, formé de silico-calcaire "amélioré", n'émettant pas de COV et ne requérant pas de dérivés pétroliers. "Il peut être recyclé comme le sont les briques ou le béton", nous précise Richard Gaignon. Si l'isolation phonique n'a pas encore été testée, en revanche le lambda d'isolation thermique est bien connu : 0,06. "Nous sommes sur un produit qui a beaucoup de potentiel, pour des applications pare-feu et isolation, en neuf ou en rénovation. Nous nous donnons deux ans pour le lancer commercialement en tant que 'solution d'isolation' à proposer aux fabricants de matériaux de construction", explique-t-on chez Solumix. L'établissement d'une ligne de production et de conditionnement de la poudre est envisagé pour la fin de l'année 2015, le temps de nouer des partenariats commerciaux avec des acteurs du secteur qui l'incorporeront à leurs propres produits.
Des caractéristiques uniques :
Solumix se décline pour l'heure en deux grades, IR15 et IR4, le second étant spécifiquement destiné au marché de l'isolation des briques. Leur structure microscopique diffère légèrement après étuvage : pour IR15 (en haut), le processus de synthèse va jusqu'à cristallisation afin d'obtenir une structure autoporteuse avec une résistance en compression de 3 MPa. Pour IR4 (en bas), le silico-calcaire reste figé dans une phase intermédiaire (résistance de 1,5 MPa), permettant un remplissage des briques.
La structure aérée en aiguilles entrecroisées garantit une bonne résistance thermique associée aux briques de terre cuite (R > 5). Solumix est ininflammable et présente une résistance au feu jusqu'à 1.000 °C, en ne dégageant ni fumée, ni gaz toxique. Le matériau ne contient ni gypse, ni ciment, mais il est constitué d'un mélange de silice, calcium, magnésium et eau. En l'absence de composé carboné, les moisissures ne peuvent se développer en son sein, et il n'émet aucun COV.

Source Batiactu

15/02/2014

Charente : les rugbymen de la terre cuite entrent nus dans la mêlée des calendriers

Des rugbymen des clubs de Roumazières et Chabanais ont posé nus façon "Dieux du stade" Pour promouvoir le rapprochement des deux clubs.
Faire le buzz en dehors du terrain, c’est le challenge relevé par une poignée de rugbymen de l’amicale des joueurs de l’Ovale chabanois et du Rugby club Terre cuite (RCTC) de Roumazières. Ensemble, pour bien montrer que l’entente entre les deux clubs - qui ont amorcé un rapprochement en début de saison et qui va se solder par une fusion dès la saison prochaine - est plus que cordiale, franche et sincère. Sur le terrain tout d’abord mais aussi et surtout dans les vestiaires et pendant la célébrissime troisième mi-temps.
C’est là que l’idée de faire un calendrier a germé. Et pour pimenter ces douze mois à venir, ils ont osé le nu et exposé leur corps d’athlète dans le plus simple appareil, vêtus uniquement d’un ballon de rugby. Des piliers aux premières lignes en passant par les trois-quarts et les troisièmes lignes sans oublier l’entraîneur reconnaissable à sa façon d’encadrer ses joueurs de "main de maître". Tous ont posé pour l’objectif du photographe dans une ambiance potache et très bon enfant. Sexy, joli mais pas vulgaire, le calendrier du RCTC et de l’Ovale dévoile mois après mois les visages et les corps de quinze sportifs.
Des nus artistiques
La page d’accueil présente le groupe dans les vestiaires. Chaque mois est ensuite un florilège de nus artistiques individuels ou en petit groupe avec un récapitulatif en dernière page de tous les joueurs qui ont participé.
"L’objectif premier du calendrier est de faire parler des deux clubs, explique le responsable de l’amicale. Il fallait aussi prouver à tous, et particulièrement aux réticents de la fusion, que le rapprochement avait du bon et pouvait à l’avenir déboucher sur une équipe plus forte et plus soudée, capable de s’imposer en mettant en avant les forces vives des deux entités."
L’autre but de l’opération est de vendre un maximum de calendriers au profit de l’amicale des joueurs qui pourra ainsi organiser un voyage de fin d’année pour tous les membres. "Car ce sont aussi ces moments de convivialité qui soudent une équipe."
Pour l’heure, le calendrier a été tiré à 750 exemplaires. Il est en vente à Chabanais à l’Hôtel de la Barrière et à Roumazières au bar tabac de la Barrière au prix de 10 euros l’exemplaire.
Les deux clubs, qui jouent ensemble sous l’intitulé "Ovale chabanois" pour la saison 2014, évoluent en Promotion d’Honneur. L’équipe est actuellement en milieu de tableau. "Elle se cherche encore mais la mayonnaise prend bien, explique un des deux présidents. L’année prochaine elle sera encore plus soudée et homogène."
Source La Charente Libre

14/02/2014

Une dentelle de briques blanches émaillées TERREAL pare l’Arboretum d’Eurallile (59)

L’Arboretum est l’opération phare de la ZAC de la porte de Valenciennes à Lille (59). 
Il s’inscrit dans le schéma urbain élaboré par l’agence d’architectes urbanistes Dusapin Leclercq. 
Ce bâtiment labellisé BBC et livré en juillet 2013, dévoile de grandes performances énergétiques grâce à la mise en œuvre de la vêture Thermoreal®-Gebrik® de TERREAL. 

Cette solution d’isolation thermique par l’extérieur a également su séduire les architectes par la luminosité de son émaillé blanc offrant une touche originale et moderne à cette dentelle de terre cuite. 

Mixité de programme dans une volumétrie forte Construit à l’intersection du boulevard urbain Président Hoover et de l’axe de la gare Lille Saint-Sauveur, l’Arboretum d’Euralille constitue une transition entre un quartier d’activités tertiaires et une zone résidentielle. 

Subissant des contraintes volumétriques relativement fortes, le tandem promotion / maîtrise d’œuvre Nacarat / Coldefy & associés, lauréat du concours, ont travaillé sur un programme de mixité contemporain en offrant un volume continu mais infléchi en rotule. 
Ils souhaitaient un bâtiment qui contraste par sa douceur et une certaine neutralité plus urbaine avec l’alignement des immeubles précédemment réalisés qui jouent sur un registre assez coloré.

Le choix de la brique blanche émaillée s’est très rapidement imposé
Cette architecture épurée permet ainsi de regrouper près de 2 700 m² de bureaux, 68 logements et 900 m² de commerces Isolation performante grâce à la vêture Thermoreal®-Gebrik®  llisation BBC, les architectes recherchaient une solution d’isolation thermique par l’extérieur performante et durable sans compromis esthétique. 

La vêture Thermoreal®-Gebrik® de TERREAL s’est donc imposée comme la solution idéale.Panneau d’environ 1m² constitué de plaquettes de terre cuite serties sur une mousse polyuréthane et, chevillées sur un mur support, le Thermoreal®-Gebrik® a permis de répondre aux différentes contraintes du projet. 

Solution d’isolation par l’extérieure (ITE), il est posé ici avec un isolant complémentaire de 100 mm qui renforce sa performance thermique. Grâce à sa simplicité d’utilisation et sa modularité, cette solution de vêture a permis de suivre avec souplesse le découpage des façades et le traitement d’un grand nombre de points singuliers. 

Les retours de tableaux et de linteaux des baies des logements tout comme les balcons et les façades dentellées sont ainsi habillés de briques émaillées d’un blanc éclatant sur onze étages. Classée Q4 pour sa résistance aux chocs, le Thermoreal®-Gebrik® a pu être posé en rez-de-chaussée. 
En outre, son revêtement en brique, lui confère une longévité importante sans nécesité d’un entretien particulier. Thomas Coldefy, architecte du projet explique : « Le choix de la terre cuite blanche émaillée permet de transcender la connotation domestique, l’humanité tactile, de la brique et de renforcer l’image très contemporaine du bâtiment. Nous souhaitions un blanc éclatant. Nous avons pris le parti d’un joint un peu creusé, en retrait qui souligne le module. »

Source Wellcom presse

Les fibres céramiques réfractaires : un danger pour l’Homme ?

Les FCR ont été utilisées de façon significative dans le domaine domestique en raison de leurs propriétés isolantes jusqu’en 1990 et le public n’y est plus aujourd’hui exposé.

Ces fibres sont actuellement destinées aux secteurs industriels de l’énergie, de la sidérurgie, des industries de la céramique et des métaux non ferreux, de la fonderie et de l’automobile.
En France, on compte actuellement 500 ouvriers exposés aux FCR dans le cadre du processus de production et 4 000 dans des installations utilisant les FCR.
Une fraction des fibres contenues dans les produits FCR peut être suffisamment fine pour pénétrer dans le poumon profond. Les FCR sont plus biopersisantes que les laines de verre mais moins biopersistantes que l’amiante et de même niveau que les laines de roche traditionnelles. Les autorités sanitaires européennes ont classé les FCR comme étant "des substances potentiellement cancérogènes pour l’Homme".
Des études sur l’animal ont montré l’apparition de mésothéliomes et de carcinomes pulmonaires. Ces derniers ont été après analyse attribués à un phénomène de surcharge pulmonaire.
Les études épidémiologiques rapportent l’existence de dyspnée et de pathologies respiratoires récurrentes, une diminution de la CVF et du VEMS chez les fumeurs seulement, occupant un poste à la production uniquement pendant la première décennie des années 1980 et enfin une majoration de la prévalence des plaques pleurales. Il n’a été mis en évidence ni mésothéliomes, ni carcinomes bronchiques, ni pathologie infiltrative diffuse. Les études de mortalité étaient négatives en ce qui concernait les pathologies pulmonaires.
Pour la protection des travailleurs, une valeur limite d’exposition professionnelle a été fixée en France à 0,1 f/cm3 depuis le 1er juillet 2009. La substitution (pour 70% des FCR) est assurée grâce au développement de nouvelles alternatives à base de silicates d’alcalinoterreux moins biopersistantes dites AES.
Une évaluation du risque permet d’adapter les mesures de prévention générale (sachant que les FCE sont en catégorie 2 de la classification européenne).
En ce qui concerne le suivi médical, il n’existe pas de consensus dans la littérature relativement à la périodicité et aux moyens de suivi des différents travailleurs exposés. La fréquence sera fonction du degré d’exposition et de l’état ou non de fumeur.
Source CAMIPINFO par L. Kiakouama, D. Faucon

13/02/2014

Belgique: 19 licenciements chez Wienerberger à Courtrai

Les syndicats et la direction de la société Wienerberger, basée à Courtrai et active dans le secteur de la construction, se sont mis d’accord sur une réduction du nombre de licenciements, 19 travailleurs au lieu de 28 devant désormais quitter l’entreprise.

Le personnel a approuvé mardi 04/02/14  soir le plan social. Dans le détail, six licenciements secs interviendront tandis que 13 personnes, partant notamment à la prépension, ne seront pas remplacées.
Les discussions avec les six travailleurs concernés débutent ce mercredi. Chacun bénéficiera d’un accompagnement individuel.

Source Sud Infos

Royaume Uni: IMERYS supprime 64 emplois sur son site de Kaolin de Cornwall

Mardi 28 Janvier 2014, Imerys Minerals Ltd a déclaré que 64 emplois seraient supprimés dans le cadre de la restructuration consécutive à la fusion entre Imerys et son ancien rival Goonvean .
La porte-parole régional de Cornwall du syndicat Unite dit que les travailleurs ont été « abasourdis » par cette annonce. «Les employés de Goonvean sont vraiment choqués" dit-elle.«Ils n'ont jamais fait partie d'une grand groupe jusqu'à présent, c'est donc un grand choc pour eux . "
Dans une déclaration Imerys a fait part que sa priorité était d'assurer l'avenir de l'industrie du kaolin dans la région de Cornwall . " Notre objectif est de répondre aux besoins futurs de nos clients et les aider à garantir à long terme l'avenir durable de l'industrie du kaolin dans la région du Cornwall , " a indiqué le communiqué ." Nous nous attendons à ce que ces propositions se traduiront par une réduction d'environ 64 employés . "

Il s'agit de la deuxième série de suppressions d'emplois dans l'entreprise en moins d'un an après que plus de 60 postes aient été sabré en Avril dernier , en sus de transferts de postes de St Austell à Heathfield dans le Devon .
Imerys a déclaré qu'il est actuellement en pourparlers avec le personnel et les syndicats et espère que les suppressions de postes se traduiront par des départs volontaires . Cependant ,les  licenciements n'ont pas été écartés.
La déclaration dit : " Imerys regrette beaucoup qu'il est nécessaire de prendre ces mesures et reconnaît que c'est un moment difficile pour tous ses employés. " Tous les efforts seront déployés pour atteindre les réductions proposées par les départs volontaires , mais des licenciements secs peut également être nécessaire . "
Le député de  St Austell et Newquay, Stephen Gilbert, dit que  cette annonce a été dévastatrice pour toutes les familles touchées . "Toute perte d'emploi est dévastateur pour les individus et les familles concernées et je travaillerai en étroite collaboration avec Imerys et les organismes locaux de soutien pour m'assurer que les personnes soient en mesure d'accéder à l'aide à trouver un nouvel emploi le plus rapidement possible ."

Le maire de  St Austell, Steve Double, dit que c'était un autre coup dur pour sa ville . «Ce n'est pas tout à fait inattendu , mais la perte d'emplois est une tragédie personnelle pour les familles touchées », at-il dit .
Source This is Cornwall

12/02/2014

Construction : les ventes de maisons individuelles en chute de 19%

Selon l’UMF, plus de 37.000 ménages ont renoncé à faire construire leur maison individuelle en secteur diffus entre 2010 et 2013. Sipa Selon l’UMF, plus de 37.000 ménages ont renoncé à faire construire leur maison individuelle en secteur diffus entre 2010 et 2013.
Les Français renonceraient-ils à leur rêve de propriétaire, la maison individuelle ? Toujours est-il que le secteur de la maison individuelle en secteur diffus (hors lotissement) a clôturé l’année 2013 sur une nouvelle chute des ventes de – 19 %, selon l’Union des Maisons Françaises (UMF) qui regroupe les constructeurs. Après un effondrement de – 25 % des ventes en 2012 avec environ 126.000 unités commercialisées, le secteur n’a enregistré que 101.000 ventes de maisons neuves. Principal facteur de ce repli drastique : les primo-accédants, ceux qui achètent leur première résidence principale, ont renoncé à leur projet : globalement entre 2010 et 2013, la part des moins de 49 ans est passée de 65 % des ventes à 46 %, soit une chute d’environ 37.500 unités. Les secundo-accédants, eux, ont progressé dans le même temps de près de 9.000 ventes, passant de 16 % à 27 % du marché. "Mais cela n’a pas suffit à compenser le recul des primo-accédants, analyse Christian Louis-Victor, président de l’UMF. Le marché à perdu plus de 28.000 ventes en 3 ans".
-28.000 ventes en 3 ans
Les taux de crédit immobilier extrêmement bas n’ont pas suffit à soutenir la demande les banques ayant des critères d’octroi des prêts immobilier très prudents vis-à-vis notamment des jeunes ménages."Il manque un choc de confiance, souligne Christian Louis-Victor. Les ménages sont notamment freinés par la peur du chômage". L’UMF demande aussi une refonte du prêt à taux zéro (PTZ), dont les derniers aménagements ont modifié le différé d’amortissement pour les premières tranches de revenus. Le prêt à taux zéro a néanmoins connu un regain d’intérêt au cours de l’année, selon les chiffres SGFGAS : de 2.833 prêts accordés au 1er trimestre 2013, on est passé à 12.388 prêts accordés au 3ème trimestre 2013. Très loin des 60.000 à 70.000 PTZ accordés entre 2005 et 2006. Un coup de pouce "nécessaire" alors que 57 % des acquéreurs ont des revenus nets mensuels compris entre 1.600 et 3.700 euros.
Vers un repli du marché de -5% en 2014
L’entrée en vigueur de la RT (réglementation thermique) 2012 au 1er janvier 2013, qui oblige à construire des logements plus performants en matière de consommation d’énergie, s’est traduite par une hausse des coûts de construction de 8 % à 14 % selon l’UMF. Le prix moyen d’une maison s’élève à 154.000 euros TTC hors terrain pour une surface de plancher de 115 m², soit 1.340 €/m² en 2013, contre 132.000 euros TTC en moyenne hors foncier en 2012 pour 107 m², soit 1.234 €/m². En conséquence selon l’UMF, le marché devrait connaître un repli plus modéré des ventes en 2014, de l’ordre de 5 %. De fortes disparités régionales devraient toutefois persister. Ainsi, si l’Ile-de-France a reculé de 4 % l’an dernier, l’effondrement des vents a atteint - 30 % en Bretagne, - 28 % dans le Languedoc-Roussillon et entre – 25 % et – 27 % sur la façade atlantique.
Source: Le Nouvel Observateur par Virginie Grolleau

VM MATERIAUX : Un dernier trimestre plus compliqué

Le repli de l’activité s’est accentué au dernier trimestre de 2013 pour le spécialiste des matériaux de construction. Les conditions de marché restent difficiles. Cela devrait se poursuivre en 2014.
Une fin d’année plus difficile pour VM Matériaux, dont le chiffre d’affaires a glissé de plus de 9% au quatrième trimestre, à 159,9 millions d’euros. En données retraitées des effets de périmètre, le recul des facturations se limite cependant à 4,5%. Le spécialiste des matériaux de construction explique que le repli de l’activité constaté depuis le mois de septembre s’est poursuivi sur les trois derniers mois de l’année, « dans un marché de la construction neuve qui s’est fortement dégradé (-8,8% de mises en chantier sur les trois derniers mois de 2013). »
D’où, par exemple, la baisse de 12% à périmètre courant et de 4,5% en constant des activités de négoce au quatrième trimestre, et de 7,1% (-1,6% en retraité) sur l’ensemble de l’exercice. Ce métier contribue pour près de 70% aux ventes consolidées du groupe.
A l’échelle du groupe pris dans son ensemble, le chiffre d’affaires recule de 5,5% en données publiées, à 651,8 millions d’euros, mais de 1,7% hors effets de périmètre. VM Matériaux a ainsi un peu mieux résisté que le marché dans son ensemble, en repli de 3,2% en 2013.

Poursuite des mesures d’adaptation
Dans ce contexte, le groupe indique poursuivre son travail d’adaptation ainsi que son programme de cessions d’actifs non stratégiques, avec la vente d’actifs immobiliers intervenue pour partie au 31 décembre 2013. Suite à la finalisation de ces opérations, l’ensemble des cessions devrait atteindre un montant total de près de 18 millions d’euros, explique VM Matériaux, proche du programme annoncé.
Aucune prévision n’est fournie sur le plan de la rentabilité mais au premier semestre, le plan d’adaptation avait déjà porté ses fruits, le résultat opérationnel courant ayant bondi de 70% à 7,7 millions d’euros. Nous attendons sur l’ensemble de l’année un total de 17 millions d’euros environ, soit une progression annuelle de l’ordre de 50% par rapport aux 11,3 millions d’euros de profits dégagés en 2012. La publication des résultats annuels est programmée pour le 19 mars.

Source Bourse Les Echos

11/02/2014

hane Tranier ( Ex Monier) , une volonté en béton chez Alkern

Avec un père et un grand-père Gadzarts, Stéphane Tranier, le nouveau président d' Alkern Nord, pouvait-il échapper à la tradition ? Né dans l'Oise d'une mère enseignante et d'un père ingénieur, le jeune élève se révèle, de fait, rapidement brillant. Curieux de tout, l'esprit scientifique, il décroche aisément son bac à seize ans, avant de prendre la direction des classes prépa à Nogent-sur-Oise. Qui le conduisent aux... Arts et Métiers. Diplômé sans fioritures, il met le cap sur Saint-Cyr, le temps de partager son service militaire avec les élèves de 1re année de l'école jusque dans les parcours du combattant de Coëtquidan. Il en gardera de solides amitiés. Et finira major à la fin de l'année.
Son commandant essaie, sans succès, de le débaucher pour une carrière militaire. Il ne sera pas le dernier. Michelin l'approche aussi.
Mais Stéphane Tranier cède aux sirènes de Lafarge. Adepte du contre-pied, il ne suit pas la voie royale des Gadzarts vers l'aéronautique ou l'automobile. Il lui préfère l'univers moins glamour du ciment. Et s'y régalera quinze ans : d'abord chez Béton de Paris à la maintenance et aux travaux neufs, puis à l'audit, au siège parisien du groupe, réalisant de multiples missions d'un mois à l'étranger, au Brésil, en Suède, en Turquie... avant de rejoindre Lafarge Couverture, où il devient, en 2004, directeur d'usine près de Lyon. « Ce fut ma première expérience de management de terrain à grande échelle », se souvient-il. En parallèle, il suit le programme de formation d'élite de Lafarge : le Management Development Program. C'est par hasard que cet adepte du demi-fond quitte le groupe du CAC 40, quand celui-ci revend sa division toiture, rebaptisée « Monier SAS», au terme d'un des plus gros LBO de l'année 2007. Stéphane Tranier y oeuvre comme directeur des achats puis du contrôle de gestion industriel. Il est alors sollicité par un nouvel acteur du béton, encore modeste, Alkern.
Un vieux rêve : le piano
Séduit par ses produits innovants (notamment les écomatériaux) et par sa stratégie de croissance externe intense, il en est, dès 2012, le directeur industriel Nord. Un poste où il pilote 20 usines et 300 salariés, dans ce groupe détenu par Fondations Capital, qui emploie 750 personnes et réalise 151 millions d'euros de ventes.
Malgré le climat morose, Alkern, dont le siège est à Harnes, près de Lens, revendique une politique constante de petites acquisitions. D'abord pour mailler le territoire et réduire ainsi les coûts logistiques, mais aussi pour être prêt à profiter du rebond : « Nos produits nouveaux permettent de compenser largement la baisse du marché. On construit l'avenir », déclare Stéphane Tranier, qui vient de prendre la présidence d'Alkern Nord. Un rang qui lui ouvre les portes du directoire d'un groupe dont il apprécie la vitesse de décision et les circuits courts. Une efficacité qui ne l'empêche pas d'être aussi un peu artiste. Car, depuis trois ans, ce père de cinq enfants d'une famille recomposée réalise un vieux rêve en apprenant le piano. Il en garde un autre en tête, pour plus tard : créer son entreprise. « Mais, sourit-il, ce n'est ni du court ni du moyen terme. Il y a de beaux challenges de développement chez Alkern. »
Source Les Echos par Olivier Ducuing

Leader mondial et numéro 3 en France, Monier a investi 2,6 millions d’euros en Charente limousine

A Roumazières, Monier investit 2,6 millions d'euros et lance la tuile Fériane
L’entreprise, dirigée par Jean-François Longère, parie sur la tuile Fériane, à l’aspect canal Médoc (une forme en ogive esthétique de la région), très facile à poser et économique.
Clin d'œil aux ferias du Sud-Ouest, la Fériane est une tuile. Et pas n'importe quelle tuile. C'est la dernière-née du groupe Monier, leader mondial et numéro 3 du marché français de la tuile, derrière Imerys et Terreal. Commercialisée depuis novembre 2013, elle a vu le jour en Charente limousine, dans l'usine de Roumazières-Loubert, la plus grosse des sept unités françaises de ce groupe qui dégage 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans le monde (1) et 150 millions d'euros en France.
« Nous avons investi 2,6 millions d'euros ici à Roumazières et rénové toute une ligne de production en 2012 pour lancer la Fériane. Nous avons fabriqué en deux mois 600 000 tuiles, et ça va monter en puissance », explique Jean-François Longère, directeur du site charentais.
Alors que le marché de la tuile a tendance à décliner en France (crise du bâtiment, attraits pour les toits plats), Monier espère ainsi préserver l'emploi sur le site (185 salariés, cinq équipes). Après avoir connu une période faste de 2000 à 2006 (l'effet tempête du siècle), l'entreprise a dû en effet, l'an passé, digérer un plan social, soldé à Roumazières par quelques départs naturels.
Neuf et rénovation
« La Fériane, une tuile de 12 au mètre carré, est une réelle prouesse technique et esthétique, une réponse de conquête sur le marché grand moule », assurent ses concepteurs. « Elle a tout d'une tuile canal traditionnelle, notamment cette forme en ogive typique de la région du Grand Sud-Ouest de la France. L'illusion est parfaite. » Avec deux avantages qui font la différence, la facilité de pose et son confort. « Les coupes sont considérablement limitées et la pose instinctive. Sur une dizaine de chantiers tests en France, on est aussi bien accueillis dans le neuf que dans la rénovation », explique le responsable qualité de l'entreprise.
L'usine charentaise fonctionne quasiment à feux continus (sauf une interruption de quatre semaines en été) en 5/8, sur quatre lignes de production. La richesse de la tuilerie lui vient du sol de Roumazières, capitale européenne de la tuile en terre cuite depuis plus d'un siècle. Ici, la tuile a même son festival. Elle est l'âme de la région.
« L'extraction se fait à 10-15 kilomètres de l'usine, à Cherves-Châtelars, pendant la saison sèche. Un gisement de plusieurs qualités d'argile qui confèrent aux tuiles de Roumazières une résistance optimale dans le temps. Et aussi un gisement qui est loin d'être épuisé », assure le directeur. Lequel insiste néanmoins sur l'attention permanente portée à la politique de tri, au recyclage et à la réhabilitation des déchets et des carrières.
Hier, sur la ligne de production réservée à la Fériane et à deux autres tuiles, on pouvait suivre la fabrication de la tuile, de la préparation de l'argile (broyage, extrusion) au pressage entre deux moules en plâtre, particularité revendiquée par Monier car « le plâtre garantit de belles finitions ». Mais aussi du séchage (la tuile passe d'un taux d'humidité de 20 à 30 % à 1 voire 2 %) à l'engobage (coloration de la tuile), de l'empilage (une qualité revendiquée par Monnier) à la cuisson des tuiles.
74 millions de tuiles par an
« La cuisson s'effectue en suivant une courbe jusqu'à une température maximale de 950 °C selon le type d'argile », explique Jean-François Longère, devant une allée de 140 mètres de fours. « En une journée, on consomme en énergie ce qu'Angoulême et son agglomération consomment en une année [10 millions de mégawatts/h] », ajoute-t-il.
Une comparaison plus parlante que des chiffres, même si ces derniers le sont aussi. L'entreprise Monnier produit en effet 74 millions de tuiles et 5 millions d'accessoires par an sur le site de Roumazières. Et fabrique une dizaine de types de tuiles et leurs accessoires expédiés dans toute la France (Grand Sud-Ouest et Sud-Est en particulier) et un peu à l'export, environ 5 % de sa production.
(1) 122 sites dans 30 pays, 8 600 employés en Europe et en Asie.
Source Sud Ouest