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08/09/2015

MONIER SARKING: Un nouveau toit pour l’opéra de Toulon

A Toulon, le toit de l'opéra, datant du XVIIIe, n’était plus étanche. Sa rénovation a débuté avec au menu : réfection, isolation et en plus, création d’une salle de répétition

Edifié selon les canons du XVIIIème siècle, le superbe opéra de Toulon de style italien, rappelle celui de Naples. Inauguré en 1862 sous le règne de Napoléon III, sa toiture prenait l’eau depuis un bon moment ce qui finissait par endommager les décors en bois en contre-bas.
« La couverture de cet ensemble de 22 m de haut, pourtant fortement exposé aux vents et à l’air marin (on aperçoit le port militaire et la mer depuis les terrasses, ndlr), n’avait jamais été rénovée, rappelle Claude-Henri Bonnet, le directeur du site. Il était temps de faire quelque chose ».
La communauté d'agglomérations Toulon Provence Méditerranée (TPM) décide donc la réfection et l’isolation thermique et phonique du toit et, au passage, le remplacement à l’identique des tuiles.
Le maître d’ouvrage mandate le cabinet d’architectes marseillais Leccia & Cazorla.Au cours de l’inspection initiale, les combles réservent une surprise : un vaste espace de 350m2, jamais utilisé. « Quelle chance ! Nous avions justement besoin d’une salle d’échauffement, se souvient le directeur de l’opéra. Nous avons décidé d’en créer une à cet emplacement ».
Tuile plate de Marseille en vedette

Le toit à deux pans d’une superficie de 800 m2 est couvert en tuiles plates de Marseille, une spécialité régionale. La communauté d’agglomérations approche alors, le fabricant Monier qui produit encore des modèles mécaniques similaires dans son usine régionale.
L’acheminement de ces éléments n’a pas été facile. L’ouvrage, situé en centre ville, ménage en effet peu de place pour le stockage. L’agence Point P locale a donc dû livrer les 10 000 tuiles et les 275 panneaux de sarking, au fur et à mesure de l’avancement des travaux.
« Le chantier de l’opéra de Toulon, n’était pas très compliqué, relativise, Adil El Mansouri, directeur technique de Le Ny Alain, entreprise spécialiste des réfections de monuments historiques, en charge de la couverture.
L’implantation urbaine empêchait certes l’installation d’une grue permanente, mais nous avons construit un monte-charge extérieur de 2 tonnes de capacité, pour aider au portage des matériaux. Au final, comme l’ouvrage a pris du temps, nous avons aussi développé un vaste parapluie de protection », ajoute le responsable.
Charpente Eiffel à conserver

L’objectif de cette réfection est également d’améliorer le bilan thermique de l’édifice. « Il fallait conserver l’intéressante charpente à structure métallique de type Eiffel qui explique pour partie, le classement monument historique, en 1988. Cette armature se trouvait par chance, dans un splendide “jus d’origine” », se réjouit Christophe Cazorla, architecte en charge du projet.
En revanche, l’ensemble ne supporte pas de surcharge de plus de 20 kg/m2. C’est donc le procédé d’isolation thermique par l’extérieur Sarking Clima Confort de Monier, entrant dans ce cahier des charges, qui est choisi.
Sa version de 140 mm d’épaisseur se compose d’une plaque de plâtre, d’un isolant thermo-acoustique de 5 cm en laine de verre, d’un vide d’air de 5 cm, d’un écran pare-vapeur Paracoustic, d’un sarking en polyuréthane, de contrelattes 6x4, disposées tous les 60 cm et des liteaux de 27x40.
Les tuiles plates emboitables de Marseille Monier couvrent le tout. « Reste qu’avec une isolation de haut niveau, l’humidité risque de se retrouver piégée sous les tuiles. Pour éviter cela, il nous a donc fallu installer une ventilation », explique Adil El Mansouri. Un vide d’air de 40 mm est ménagé entre le caniveau de bas de pente et le faitage, où un closoir Figaroll (Monier) est installé.
Le procédé d’isolation thermique par l’extérieur Sarking Clima Confort de Monier, a été choisi en raison de la légèreté du système.
Une ventilation a été mise en œuvre pour éviter de piéger l’humidité sous les tuiles. Un vide d’air de 40 mm est ménagé entre le caniveau de bas de pente et le faitage, où un closoir Figaroll est installé.
Isolation phonique fignolée
Des contraintes se sont aussi présentées concernant la nouvelle salle de répétition sous la charpente. Son plancher en bois couvert de tomettes n’acceptait pour sa part, que 200 kg/m2 de charge supplémentaire.
« Nous avons pris en compte le poids de tous les meubles, instruments de musiques ou des musiciens ou chanteurs qui sont appelés à prendre possession de cette nouvelle pièce », raconte l’architecte. Enfin, l’acoustique a été particulièrement soignée avec un travail basé sur l’analyse des déplacements d’air.
« Nous avançons en procédant à des tests permettant de valider les systèmes imaginés. Des ajustages ultérieurs suivront », déclare Anne-Lydie Klein, représentante de TPM. Quoi qu’il en soit, voilà l’opéra de Toulon bien couvert pour l’hiver.
Fiche chantier

  • Opéra de Toulon (Var)
  • Nature du chantier : rénovation de la toiture
  • Maître d’ouvrage: Toulon Provence Méditerranée
  • Maître d’oeuvre : groupement Leccia/Cazorla
  • Responsable pôle opérationnel aménagement urbain : Anne-Lydie Klein
  • Surface : 770 m2
  • Coût couverture : 800 000 euros
  • Création d’une salle d’entrainement : 400 000 euros
  • Solution : 11 500 tuiles de Marseille (rouge)
  • Couvreur : SAS Alain Le Ny
  • Contrôleur technique : APAVE
  • Echafaudeur : Cireme
Source : batirama.com / Nicolas Dembreville

07/09/2015

Moins polluer : un objectif difficile pour les fabricants de matériaux de construction

A l’approche de la conférence de décembre sur le climat (COP21) à Paris, les fabricants de matériaux de construction, parmi les industries les plus polluantes au monde, montrent leurs efforts pour réduire leur empreinte énergétique mais « peuvent mieux faire » selon les ONG.
Au milieu d’une industrie qui représente environ 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde, la cimenterie est l’une des plus polluantes. Composant essentiel du béton, le ciment est l’un des matériaux les plus utilisés au monde et aussi l’un des plus gros émetteurs de CO2 : environ 0,6 à 0,9 tonne émise pour 1 tonne de produit.
En 2014, le cimentier français Lafarge -qui vient de fusionner avec Holcim– a émis à lui seul 93,3 millions de tonnes de GES soit le double du pétrolier Total, selon le rapport de l’organisation indépendante CDP sur l’impact des entreprises dans le changement climatique. En cause : la consommation d’énergie et la « décarbonatation » du calcaire, c’est-à-dire sa transformation en chaux, nécessaire à la fabrication du ciment.
« Entre 1990 et 2014, nous avons réduit de 26% nos émissions et projetons de les diminuer de 30% d’ici 2020 », se défend Bruno Lafont, coprésident de LafargeHolcim et cofondateur du groupe de travail « Cement Sustainability Initiative » (CSI) en 1999. Ce groupe, composé de 24 cimentiers internationaux, a évité l’émission de 114 millions de tonnes de CO2 en 2013, expose le dirigeant.
De son côté, Lafarge mise fortement sur le développement de produits à bas carbone. Sorti en 2000, le Ductal, un béton utilisé notamment pour les ponts et passerelles, réduit ses émissions de CO2 d’environ 50% par rapport au béton classique tandis que le ciment Solidia, commercialisé en avril avec le groupe américain éponyme, diminue jusqu’à 70% le bilan carbone de la chaîne de fabrication.
Des réductions « réalistes, pas rêvées »
« Ils peuvent mieux faire », répondent aux industries les plus émettrices Laurent Babikian, directeur France et Bénélux de CDP, et Pierre Cannet, responsable du programme climat à WWF France. « Il ne reste qu’un tiers de budget carbone disponible, environ 1.000 gigatonnes (Gt), à se partager dans le monde entier pour rester sous la barre des 2 degrés (de hausse des températures, ndlr) », avertit M. Cannet qui appelle les entreprises à s’impliquer dans le projet « Science Based Target », « sans attendre les décisions politiques ».
Cet outil, lancée en mai par le WWF, CDP et le World resources institute, propose aux entreprises d’adhérer à des objectifs de réduction de GES coordonnés par secteur. Le but : réunir une centaine de signataires pour la COP21. « Investir dans la réduction des émissions constitue un gain économique important », affirme M. Babikian pour qui les plus grands émetteurs mondiaux tels qu’ArcelorMittal doivent assumer leurs responsabilités environnementales.
Le géant de l’acier, qui a émis 162 millions de tonnes de GES en 2014, se dit de son côté conscient de l’impératif écologique. ArcelorMittal « se focalise sur ses usines les plus compétitives et économes en énergie comme celles de Fos-sur-Mer et Dunkerque en France qui représentent 35% de notre capacité de production », détaille Philippe Darmayan, président d’ArcelorMittal France. Le groupe investit également en recherche et développement, souligne-t-il. Après l' »échec » du projet expérimental Ulcos de capture et stockage du CO2, ArcelorMittal a décidé d’investir en juillet 80 millions d’euros dans une usine test à Gand (Belgique) pour transformer le monoxyde de carbone qu’elle produit en bioéthanol, ajoute le dirigeant.
En d’émissions de GES, les objectifs d’ArcelorMittal, -8% par tonne d’acier produite entre 2007 et 2020, sont « inférieurs aux normes que la Commission européenne est en train de fixer », reconnaît-t-il. Mais « selon toutes les technologies connues, le monde de l’acier ne peut pas envisager plus qu’une réduction de 15% de ses émissions » et ArcelorMittal se fixe des objectifs « non pas en fonction de rêves mais de réalités », objecte-t-il.

Source Le Moniteur

06/09/2015

MARTINIQUE BRIQUETERIE TROIS-ÎLETS - François Culoré : an mèt piès lapotri

Le Saléen a vu l'évolution de l'usine depuis les années soixante jusqu'à aujourd'hui.
Au coeur de cette terre rougie de la poterie, un des plus beaux patrimoines de la Martinique, François Culoré a gravi tous les échelons. De simple manoeuvre à agent de maîtrise, le Saléen parle à coeur ouvert de ses expériences et de l'évolution de l'usine au cours de ces 48 années de labeur.
Frêle, la soixantaine bien entamée, François Culoré est un poto mitan de l'usine et un homme d'expériences. Le Saléen a connu deux générations de dirigeant : le père et l'oncle de Jean-Claude Marie, actuel gérant de la poterie. « On m'a fait confiance et j'ai appris sur le tas aux côtés des anciens » , dit-il. « Le métier de la terre cuite s'apprend à l'usine et pas ailleurs. J'ai occupé tous les postes pendant 2 à 3 ans pour apprendre le métier d'usinier » . Dès la 3e, François quitte l'école et travaille pour aider sa mère. « À l'époque, j'ai pris le train et j'ai commencé dès le lendemain pour 40 francs la semaine. C'était de l'or. »
Depuis les années ont passé et le saléen n'est jamais reparti. « Tout ce que je vis est une expérience pour aller plus loin. Pendant 10 ans, j'ai travaillé de nuit (de 6 heures à minuit) pour ne dormir que pendant 1 heure » . Ce rythme a forgé l'homme.
L'homme contrôle toute la chaîne de fabrication des briques.
TÉMOIN DE L'ÉVOLUTION DE LA POTERIE
« J'ai connu la poterie au temps ou il y avait une crèche, une école qui arrivait jusqu'au cours préparatoire. Certains bâtiments n'existaient même pas. C'était dans les années 1966-1967 » , se souvient François. La poterie était une famille, un gros village. À l'époque, la terre était travaillée manuellement avec 2 fours, mobilisant 400 personnes. Les briques séchées étaient enfilées sur des wagons puis acheminées jusqu'au four. Aujourd'hui, tournant avec d'un tonnage de 15 000 tonnes pour une dizaine de personnes, l'usine doit composer avec la concurrence du bois et du béton. François gère les hommes, la fabrication, la cuisson des briques et la maintenance des machines sans regarder la montre. Il n'y a pas d'heure pour laisser le site sur lequel certaines familles ont vécu à l'époque. Syndicaliste affilié à la C.G.T.M et membre au conseil d'administration, François n'a qu'un seul regret : il n'y a plus de travail à la poterie comme avant et il n'y a plus de femmes comme à l'époque. Des femmes djok, comme on en croisait à l'époque dans l'usine. Les machines ont remplacé progressivement la main d'oeuvre. Et, c'est une autre histoire!
François Culoré, dépositaire d'un savoir-faire qu'il a à coeur de transmettre avant de faire valoir ses droits à la retraite.
Un peu plus sur la brique...
La brique suit un long processus avant de sortir de l'usine.
Composé de terre grasse et de terre brute, ce mélange passe dans 3 broyeurs ou il est humidifié, écrasé puis gratté. Moulé à partir de filières qui lui donnent les dimensions que l'on lui connaît (brique 10, brique 15), le gros pain obtenu est ensuite vidé de ses impuretés et coupé puis séché à l'aide de ventilateurs-aspirateurs. Le soleil aidant. 5 jours suffisent à cette phase importante de séchage. Vient ensuite la cuisson : enfilées sur des wagons, les briques sont envoyées au four (1 030 degrés) avec un passage au pré-four pour éviter un choc thermique. Produit de l'action du feu, ce mélange d'argile et d'eau est une pratique ancestrale. La brique est à l'origine d'une véritable économie artisanale mais également industrielle. « C'est notre patrimoine » , dit, non sans fierté, François Culoré.

Source France Antilles

05/09/2015

FLEURIEUX-SUR-L’ARBRESLE. L’ancienne tuilerie de la ville, vestiges d’un passé industriel

Patrimoine. Sur la commune, certaines appellations, comme « Les Tuilières » ou « impasse de la Mine » rappellent que par le passé, Fleurieux a su utiliser sa propre terre de manière industrielle. La guimperie Fichet, les fours à chaux et une tuilerie au cours du XiXe siècle ont été le siège d’une forte activité.

Quand l’automobiliste emprunte la RD 70E en direction du pont de Dorieux, juste avant le plus important virage, il peut apercevoir en contrebas, sur sa droite, un champ au relief tourmenté, où se dressait le bâtiment de la tuilerie. Actuellement est implantée l’Arche de Nancy, gérée par Nancy Dewalle et Didier Brun, producteurs d’escargots.
La tuilerie a fonctionné jusqu’en 1914
La tuilerie a fonctionné jusqu’en 1914. Elle était la propriété de la famille Poizat. En 1868, elle a été donnée par héritage à Antoinette Poizat, veuve de Pierre Chirat. Mme Chirat a alors confié son bien à un maître tuilier. Le bail précisait la composition du tènement confié au tuilier, la maison d’habitation, le four, le hangar, le jardin et quelques arpents de vigne.
Jusqu’en 1900, la terre servant à la fabrication des tuiles et des matériaux cuits à la tuilerie devait être extraite sur le site, l’argile provenant des propriétés voisines.
La fabrication des tuiles, étape après étape
La terre était stockée sous la partie basse du hangar, puis triée, débarrassée des cailloux, et humidifiée avec l’eau du bassin alimenté par une source (toujours utilisée pour les escargots). Ensuite, elle était pétrie et malaxée à la main, puis moulée.
Débutait le séchage des pièces moulées dans un four dans une deuxième partie du hangar. Cette opération demandait beaucoup d’attention de la part du tuilier : la qualité de la tuile en dépendait. Enfin le tuilier décidait de la cuisson, à petit feu.
De l’importance de la couleur de la fumée
Elle devait être blanche, car cette première étape correspondait à l’évaporation de l’eau encore contenue dans les pièces à cuire. Puis, la fumée devenait grise. Le tuilier devait activer le feu sans relâche pendant trois jours. Après une semaine de refroidissement, le four était déchargé pièce par pièce, avec une vérification de la qualité par le tuilier. Pour la production, le tuilier avait quatre compagnons.
Il se traitait chaque année neuf à dix fournées. Certaines pièces étaient marquées par le tuilier comme un graphisme personnel. La production, principalement des tuiles de toit arrondies, était récupérée sur place par les maçons.
Le dernier tuilier, M. Monteulier, semble avoir cessé l’activité pour des raisons de santé, peu de temps avant la déclaration de la guerre de 1914.

Source Le Progrès

04/09/2015

Carrières d’argile dans le pays de Bray : une nouvelle associations d’opposants de Sommery

Environnement. Une association s’est constituée, à Sommery, contre le projet de carrières et de briqueterie de la société Bouyer-Leroux. C’est la troisième du genre en pays de Bray.
L’association a déposé ses statuts fin juillet et organise une réunion publique le 10 septembre
Il y avait Notre terre à Mésangueville, Anti carrières en Bray à Sainte-Geneviève-en-Bray, voilà maintenant Non aux carrières en Bray à Sommery... Une troisième association d’opposants au projet d’extraction d’argile et de briqueterie de la société Bouyer-Leroux a déposé ses statuts, fin juillet.
Les deux premières associations ne font plus vraiment parler d’elles, leur dirigeant ayant même adouci leur discours au fur et à mesure des discussions avec le promoteur. Lequel poursuit méthodiquement ses prospections et ses acquisitions foncières en pays de Bray, via la Safer .
Après Hodeng-Hodenger, La Ferté Saint-Samson, Sainte-Geneviève-en-Bray, l’entreprise coopérative, dont le siège social est dans le Maine-et-Loire, numéro un français de la brique en terre cuite, a trouvé un nouveau filon d’argile verte à Sommery. Et elle étudie l’implantation de son usine de briques sur le territoire de la commune.
UN DANGER POUR LE TOURISME ?
Le sujet a été débattu lors d’un conseil municipal extraordinaire en juillet. « Nous avons fait le point sur les éléments à notre connaissance. Pour l’instant, la commune n’a aucune décision à prendre », commentait le maire, Colette Bertrand (lire notre édition du 23 juillet).
Comme elle le fait toujours, la société a fait visiter son site de la Séguinières, près de Cholet, aux conseillers municipaux. « Cholet, ce n’est pas le pays de Bray », tempête Christophe Marsille, le président de la nouvelle association : Non aux carrières en Bray. « Nous y sommes allés aussi, mais pas dans le cadre d’une visite organisée, nous avons rencontré des riverains, les propos sont moins idylliques... L’environnement chez nous est différent, il y a en pays de Bray une activité touristique qui à tout à perdre avec ce projet. »
Le patron de la pépinière jardinerie le Vallonchêne redoute de voir transformer les terrains entre la D 915, la route de Saint-Saire et le chemin d’Atteville en une vaste carrière, avec son va-et-vient de camions. « Il y aura les nuisances sonores inévitables, la poussière, la destruction des paysages et de la flore », souligne Patricia Van Poulle, la secrétaire de l’association. « Le risque est grand de voir la valeur des maisons se déprécier, poursuit Jürg Buchmann, le trésorier-adjoint. Concernant le bilan en matière d’emplois, il pourrait être au final négatif pour le tourisme et l’agriculture... »
L’association veut se donner les moyens d’agir. Elle a ainsi fixé un niveau de cotisation assez élevé, de 10 € par mois : « La communication sur Internet, les panneaux au bord des routes, les tracts, ça coûte cher... » Elle a même reçu un soutien artistique, en la personne de Léo Koupper, l’illustrateur et affichiste, connu pour avoir réalisé les affiches des adaptations françaises des films de Charlie Chaplin dans les années 70 et l’affiche d’Emmanuelle... Depuis sa maison secondaire à Sommery, il a dessiné la première affiche militante de l’association : une benne de tractopelle dévorant un morceau de pays de Bray.
Dans l’espoir que ce dessin ne devienne jamais une réalité, les opposants aux carrières organisent une réunion publique jeudi 10 septembre, à 19 h 30, à la salle des fêtes de Sommery. Ils pourront alors compter leurs forces...
« Nous avançons pas à pas » 
Depuis les premiers sondages en 2008, la société Bouyer-Leroux poursuit avec constance son projet d’implantation d’une usine de briques, et des carrières qui vont avec, en pays de Bray. « Nous avançons pas à pas, confirme Roland Besnard, le PDG de la société coopérative et participative (Scop).
Nous savons que nous pouvons fabriquer avec le mélange que nous avons trouvé ici. » Pas moins de 60 ha à La Ferté-Saint-Samson et à Hodeng-Hodenger, ont déjà été acquis à l’amiable par le biais de la Safer.
Une trentaine d’hectares sont en cours d’acquisition à Sainte-Geneviève-en-Bray.

Pour Sommery, la société ne veut pas donner de superficie pour le moment : « Nous avons besoin de ces nouvelles terres afin de compléter le gisement et notre mélange d’argile verte », précise Benoît Tuzelet, le responsable du Pôle carrières chez Bouyer-Leroux.

Concernant l’usine, la société précise ne pas avoir abandonné son projet d’implantation à proximité du rond-point de Roncherolles-en-Bray : « C’est une option qui est toujours d’actualité, même si le site nécessite des fondations spéciales, en raison de la présence d’une zone humide.

Dans le même temps, nous travaillons sur une deuxième option, à Sommery, c’est un processus normal de conduite d’un projet. » Bouyer-Leroux précise que des études d’impact sur la faune et la flore sont menées.
Mais pour le moment, aucun document n’a été rendu public.
Le projet est en effet encore loin d’entrer dans le cadre d’une enquête publique, avec son processus de consultation des populations et des conseils municipaux, nécessaire pour l’obtention des autorisations de l’État.

Christophe Marsille, le président de l’association Non aux carrières en Bray, prévient : « Nous n’attendrons pas l’enquête publique pour nous opposer à ce projet, car ce sera déjà trop tard ! »

Les responsables de Bouyer-Leroux avouent ne pas être pressés par le temps : « C’est un projet à moyen terme, explique Roland Besnard. Nous travaillons sans précipitation, en concertation pour les acquisitions amiables, dans l’esprit qui est le nôtre, celui d’une entreprise coopérative. »
Le P.-D.G. poursuit : « Le contexte ne justifie pas de se précipiter, le marché de la construction a ralenti, il n’y a pas de caractère d’urgence, nous ne prenons pas de risques inconsidérés. Pour autant, nous sommes dans une dynamique de projet, nous avons investi de l’argent.
C’est un projet important au niveau économique et social localement. Nous sommes sereins sur son évolution. » Roland Besnard annonce qu’il entend bien, comme il l’avait fait en décembre 2013 à Roncherolles-en-Bray, rencontrer les habitants de Sommery d’ici la fin de l’année.

Source Paris Normandie par FRANCK WEBER

03/09/2015

À Pontigny, les tuiles chargées d'histoire d'Aléonard

Spécialisée dans la fabrication de tuiles pour la restauration du patrimoine, la tuilerie Aléonard, à Pontigny, a connu quelques difficultés. Pour rebondir, elle a su diversifier sa production et s’ouvrir à une clientèle plus large.
Quel est le point commun entre la cathédrale de Sens, la halle aux poissons de Trouville, le centre mondial de la Paix à Verdun et la saline royale d’Arc-et-Senans?? Ces édifices ont tous été en partie restaurés grâce à un savoir-faire de l’Yonne.
Sur ces trois sites, en levant le nez, les visiteurs peuvent retrouver des tuiles fabriquées tout près d’Auxerre, chez Aléonard. La tuilerie est installée à Pontigny, depuis 1872.
Une argile de qualité issue de deux carrières locales
La matière première est à portée de main. L’usine exploite deux carrières, situées dans le périmètre de la commune. « C’est un riche filon géologique. C’est une argile de qualité pour la fabrique de nos tuiles. Il permet des produits d’une grande longévité », explique Gilles Wuthrich, directeur de projets et marketing.
Dans son histoire, l’entreprise a connu une étape importante dans la période de l’après-guerre. « Il fallait alors refaire la toiture de l’abbaye de Pontigny, explique le directeur du site, Cyril Brissaud. Il y avait un besoin précis : celui d’une tuile épaisse. Elle a été fabriquée dans l’usine, identique à celle originellement en place. »
C’est à cette période qu’est née la tuile dite monuments historiques. Sûrement la plus prestigieuse et renommée des tuiles fabriquées par la tuilerie icaunaise. Depuis, Aléonard est reconnu dans le secteur de la restauration du patrimoine. « Dans l’ensemble du groupe Koramic, la tuilerie Aléonard est à part. Nous ne voulons pas qu’elle perde son âme », poursuit Gilles Wuthrich.
Actuellement, un projet identique à celui de l’abbaye est mené à l’église de Saint-Fargeau. « Deux mois de travail intensif ont été nécessaires pour développer une tuile, indique Cyril Brissaud. L’idée était de retrouver les couleurs de la tuile d’origine. » La seconde tranche de travaux devrait débuter à l’automne, et se terminer début 2016.
Le succès de la gamme Saint-Vincent
En plus du patrimoine, la tuilerie s’est positionnée sur le haut de gamme. Quelques exportations sont effectuées aux États-Unis et en Belgique. Ce sont des opportunités sur le très haut de gamme, notamment pour des maisons prestigieuses.
L’année 2013 ayant été difficile, notamment à cause de la conjoncture compliquée dans le secteur du bâtiment, la politique de la maison a été redéfinie.
« Nous avons été attaqués par la concurrence sur nos marchés historiques. Nous avons élargi nos ventes aux particuliers, explique Gilles Wuthrich. Nous nous sommes repositionnés en rendant la tuile plus accessible car moins épaisse, tout en conservant sa qualité de résistance. »
La tuile Saint-Vincent, du nom du patron des couvreurs, a été un succès. Cette gamme représente près de 40 % de la production. « Le carnet de commandes se porte désormais mieux. Nous savons que nous aurons assez d’activité pour toute l’année. »
Source Lyonne Républicaine par Marc Charasson

02/09/2015

Transition énergétique : le bâtiment dans tous ses états

Rénover 500 000 logements chaque année, l'objectif n'est pas nouveau, mais l'exécutif peine à l'atteindre. Il est fixé à 2017 par la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte définitivement adoptée le 22 juillet. Plusieurs nouveautés voient le jour pour y parvenir.
« La France se fixe comme objectif de rénover énergétiquement 500 000 logements par an à compter de 2017, dont au moins la moitié est occupée par des ménages aux revenus modestes, visaint ainsi une baisse de 15 % de la précarité énergétique d'ici 2020 », stipule l'article 3 de la loi de transition énergétique pour la croissance verte. La loi précise par ailleurs que l'nemseble du parc immobilier français devra être rénové en fonction des normes «bâtients basse consommation» ou assimilées, à l'horizon 2050. Pour concrétiser ce grand objectif, plusieurs dispositions nouvelles encadrent la rénovation énergétique des bâtiments et des logements, pour les rendre plus économes.
La rénovation énergétique devient obligatoire
Le Gouvernement veut s'attaquer en priorité aux bâtiments les plus énergivores. D'ici 2025, « tous les bâtiments privés résidentiels dont la consommation en énergie primaire est supérieure à 330 killowhatteurs d'énergie primaire par mètre carré et par an doivent avoir fait l'objet d'une rénovation énergétique ».
La loi instaure aussi l'obligation de réaliser des travaux de rénovation énergétique, dès lors qu'un bâtiment subit de lourds travaux d'entretien. Cela comprend les ravalements importants, la réfection ou l'isolation de la toiture, l'installation d'équipements de contrôle et de gestion active de l'énergie ou encore les travaux d'aménagement de nouvelles pièces pour les rendre habitables. Pour les copropriétés, cette obligation concernera seulement les travaux affectant les parties communes. Par ailleurs, un rapport sera remis au gouvernement dans un an, afin d'évaluer la possibilité d'instaurer un bonus-malus pour inciter les propriétaires à réaliser des travaux d'économies d'énergie.
Un décret définira le calendrier de mise en oeuvre de cette obligation en fonction de la performance énergétique du bâtiment, sa catégorie et précisera les équipements concernés, mais aussi les exceptions lorsque ces travaux ne sont pas réalisables. « Cette obligation de rénovation est prolongée par période de dix ans à partir de 2020, jusqu'en 2050 avec un niveau de performance à atteindre renforcé chaque décennie, de telle sorte que le parc global concerné vise à réduire ses consommations d'énergie finale d'au moins 60 % en 2050 par rapport à 2010, mesurées en valeur absolue de consommation pour l'ensemble du seceur », précise le texte de loi.
La loi crée un carnet de santé numérique de suivi et d'entretien de chaque logement « Il mentionne l'ensemble des informations utiles à la bonne utilisation, à l'entretien et à l'amélioration progressive de la performance énergétique logement et des parties communes lorsque le logement est soumis au statut de copropriété », présente la loi. Ce carnet regroupe les informations concernant l'isolation, les travaux, les coûts des factures d'électricité et de gaz, etc. Remis à l'achat ou à la location, il sera obligatoire pour les constructions neuves dès 2017 et à l'occasion d'une mutation en 2025. Un décret précisera les modalités d'application.
Enfin, les frais de chauffage dans les immeubles collectifs devront être individualisés. Une sanction de 1500 € par logement pourra être adressée à l'encontre de chaque immeuble en cas de manquement.
Des aides pour accompagner les particuliers
Puisque la rénovation énergétique devient obligatoire, il faut être en mesure d'aider les foyers les plus modestes. Pour ce faire, plusieurs aides, crédits d'impôts et moyens de financement sont mis en oeuvre.
Un Fonds de garantie de la rénovation énergétique, géré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), est ainsi créé. Ses ressources seront définies en loi de finances. Sous condition de ressources fixées par décret, ce fonds facilitera les prêts pour les ménages modestes qui souhaitent entreprendre des travaux de rénovation énergétique et pour les prêts collectifs en copropriété. Des sociétés régionales de tiers-financement seront également créées pour avancer le coût des travaux aux foyers modestes.
Depuis le 1er septembre 2014 et jusqu'au 31 décembre 2015, le crédit d’impôt pour la transition énergétique permet de bénéficier d’un taux unique de réduction d’impôts de 30 % sur l’achat d’équipements permettant une meilleure efficacité énergétique ou sur des travaux de rénovation énergétique. Le montant total des dépenses en faveur de la transition énergétique ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut pas excéder 8 000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et 16 000 € pour un couple marié ou pacsé. Accessible aux propriétaires, l’éco-PTZ permet de bénéficier d’un prêt à taux zéro jusqu’à 30 000 €, sans intérêts, remboursable sur 10 ans, pour financer les travaux de rénovation.
Dernière disposition pour aider les foyers modestes : un chèque énergie pour les ménages modestes remplacera progressivement les tarifs spéciaux du gaz et de l'électricité.
Attribué sous conditions de revenus et selon la composition du foyer, il permettra aux ménages de payer leur facture énergétique, des travaux de rénovation ou acheter des équipements électriques, « lorsque le remplacement d'un ancien équipement permet un gain substantiel de performance énergétique », fixé par décret. La généralisation du chèque énergie interviendra « au plus tard au 1er janvier 2018 », après un test dans plusieurs zones également définies par décret. Ce chèque sera nominatif et sa durée de validité sera limitée dans le temps en fonction de son usage.
D'autres dispositions en vrac
Des plateformes territoriales de la rénovation énergétique vont être mise en place partout en France. Elles conseilleront et orientereront les ménages qui souhaitent réaliser des travaux de rénovation énergétique, « en fonction de leurs besoins, vers des professionnels compétents tout au long du projet de rénovation ». Elles fourniront des informations « techniques, financières, fiscales et réglementaires » nécessaires à des travaux de rénovation énergétique.
L'utilisation des matériaux biosourcés sera encouragée lors de la construction ou de la rénovation des bâtiments. Par ailleurs, la loi prévoit la remise de plusieurs rapports au Parlement : un consacré aux subventions et à la création d'un fonds pour lutter contre la précarité énergétique, un sur l'opportunité d'aides fiscales à l'installation de filtres à particules sur l'installation de chauffage au bois des particuliers, un sur la mise en place d'une seule aide globale subordonnée à la présentation d’un projet complet de rénovation et un sur la nécessité d’effectuer une évaluation de la performance énergétique des travaux réalisés.
Tous les cinq ans, le Gouvernement devra faire analyser l'ensemble du parc national de bâtiments publics ou privés, à usage résidentiel ou tertiaire, au regard notamment de leur performance énergétique. Il comprendra aussi une présentation des stratégies de rénovation économiquement pertinentes, en fonction des types de bâtiment et des zones climatiques et une estimation des économies d’énergie attendues.
Source Les Techniques de l'Ingénieur par Matthieu Combe, journaliste scientifique

01/09/2015

Les ventes de logements neufs repartent à la hausse au 2e trimestre

Le marché de l'immobilier se redresse d'après les dernières statistiques publiées par le ministère du Logement. 26 500 logements neufs ont été réservés, soit une hausse de 21, 8 % au deuxième trimestre 2014. Cette augmentation est davantage marquée sur le marché du collectif, que de l'individuel.
Faut-il voir au deuxième trimestre une reprise sur le marché de l'immobilier neuf ? Dans tous les cas, la tendance est à une nette amélioration comme l'avaient prédit plusieurs professionnels du secteur depuis quelques mois.
Ainsi, au deuxième trimestre le nombre de réservations à la vente atteint 26 500 unités, en hausse de 21,8 % par rapport au deuxième trimestre 2014. « Cette augmentation est davantage marquée dans le collectif (+ 23,4 %) que dans l’individuel (+ 6,0 %) », précise le ministère.
En revanche, le nombre de logements mis en vente est en légère baisse par rapport au deuxième trimestre 2014 (- 3,9%). « Mais avec 24 600 unités, il s’inscrit dans une tendance de légère reprise par rapport aux trois trimestres précédents », nuance toutefois le ministère.
D'autre part, l’encours de logements proposés à la vente continue de se résorber (- 8,8 %), représentant 97 500 logements.
Fortes réservations sur les appartements
Du côté des appartements, les réservations atteignent le plus haut niveau observé depuis 2011, avec 24 500 unités, soit +23,4 %. « Cette forte hausse des réservations est particulièrement marquée pour les studios (+ 36,8 %), cible privilégiée des investisseurs », indique le ministère.
Parallèlement, les mises en vente diminuent de 2,7 % par rapport au deuxième trimestre 2014 et représentent 22 600 logements. Ce recul des mises en ventes s’observe principalement pour les grandes surfaces (- 4,5 % pour les trois pièces, - 5 ,4 % pour les quatre pièces ou plus).
Au final, l’encours des appartements proposés à la vente diminue de 8,3 % et s’établit à 88 300 logements. Dans le même temps, les prix de vente sont en légère augmentation (+ 1,1 %) : ce trimestre, un appartement est vendu en moyenne 3 900 euros le mètre carré. Recul des ventes de maisons individuelles
Concernant le marché des maisons individuelles, les réservations sont également en hausse, pour atteindre les 2 000 unités. « Cependant, le rebond des réservations observé dans l’individuel reste bien moindre que celui dans le collectif : le niveau des ventes de maisons individuelles reste inférieur à ceux observés en 2012 ou 2013 », complète le ministère.
D'autant que les mises en vente poursuivent leur chute (-15,9 % par rapport au deuxième trimestre 2014) et s'élèvent désormais à 1 9000 logements. Le marché des grandes maisons, de plus de quatre pièces, est le plus touché.
Au final, l'encours baisse de 13,2 % et continue ainsi de se résorber, pour s'établir à 9 200 logements en fin de trimestre.
En revanche, le prix de vente moyen pour les maisons neuves « reste stable », selon l'étude du ministère.

Source Batiweb

31/08/2015

Pays de Bray- Sommery: projet de carrières du briquetier Bouyer-Leroux

À Sommery, c’est le projet de carrières du briquetier Bouyer-Leroux qui va agiter le bocage à la rentrée.

Le dossier est bien connu localement, puisque la PME coopérative du Maine-et-Loire explore le pays de Bray depuis de nombreuses années déjà, à la recherche du bon filon d’argile pour ses briques et des autorisations nécessaires.

Après le secteur d’Hodeng-Hodenger, celui de Sainte-Geneviève-en-Bray où elle a rencontré une vive opposition, c’est maintenant à Sommery qu’elle a jeté son dévolue.

Mais une nouvelle association, tout juste constituée, compte bien lui barrer la route, ce sera tout l’enjeu des prochains mois...

Source Paris Normandie

30/08/2015

CERIC : L’innovation en action

Pour la troisième année consécutive, CERIC fait partie de la communauté d’entreprises choisies par Bpifrance Excellence pour représenter les secteurs de croissance.
Bpifrance Excellence est un cercle select réservé à 2 000 PME Françaises connues et reconnues pour leur capacité en termes d'innovation.
C'est clairement un signe fort, un encouragement des pouvoirs publics et une reconnaissance de nos savoir-faire, des compétences et des capacités en termes d'innovation dans différents domaines tels que la Thermique, la Mécanique, l'Informatique Industrielle, sans oublier la Céramique, pilier et cœur de l'entreprise.

Dans le prolongement d’actions engagées les années précédentes :
• Un logiciel de Manufacturing Execution System DIAPASON PREMIUM,
• Une cellule mobile d’essais de séchage nouvelle génération,
• Un excavateur sur fosse de grande capacité,
• L’isolation de blocs en Terre Cuite SOLUMIX.

Dans le cadre de nouveaux programmes :
• Une centrale de distribution de combustibles solides,
• La déclinaison de la nouvelle gamme de mouleuses DEMETER sur des capacités inférieures, un franc succès sur le marché avec déjà 4 machines vendues.
• Une nouvelle conception du brise-mottes CERES. Ces programmes  permettent d’apporter des solutions différentes aux offres CERIC sur ses marchés.

Source CERIC

28/08/2015

Et si vous succombiez aux avantages de l'éco-construction ?

le 19 Août 2015 L’éco-construction permet d'aller toujours plus loin dans le respect de l’environnement et de la santé des individus.
Si investir dans l'éco-construction est plus lourd qu'une construction dite « classique », votre investissement est rapidement amorti par les économies d'énergie réalisées et les aides que vous pouvez obtenir.
Une éco-habitation ou habitation écologique respecte à la fois l’environnement et les principes du développement durable. Elle doit concilier l’économie, l’environnement et le social. Il s’agit d’atteindre le meilleur équilibre possible entre l’homme et son lieu de vie. Construire une éco-habitation implique de respecter le milieu écologique à chaque étape de la construction et de l’utilisation. Pour cela, on utilise des ressources peu transformées, locales et saines.
Plutôt qu’éco-construction, nous parlons de bio-construction, car avant tout, le bâtiment doit respecter les cycles naturels : respirer, transpirer, en accord avec les éléments que sont l’air, l’eau, la terre et le feu ». Rémi Florian co-gérant d’un centre d’études en habitat
Quels sont les enjeux d’une éco-construction
L'un des objectifs d'une éco-construction est de limiter au maximum la consommation d'énergie. Mais attention ! Une maison BBC ou Bâtiment Basse Consommation, comme une maison HQE ou Haute Qualité Environnementale, ne sont pas forcément éco-construites. Même si elles respectent la plupart des critères, une isolation par laine minérale ou un chauffage au fuel leur enlèvent la qualification d’éco-construction. Pour obtenir cette appellation, la maison doit consommer moins d’énergie sur l’année qu’elle n’en produit.
Une maison qui consomme jusqu' 80 % d'énergie en moins
Pour économiser les énergies, respecter la santé des occupants ainsi que l’environnement, des normes précises sont élaborées. Depuis la 1er janvier 2013, la Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) impose une architecture plus compacte, une analyse de l’orientation afin de profiter au maximum de la lumière naturelle et de l’ensoleillement, la présence d’espaces « tampons » au nord comme un garage ou un cellier ainsi qu’une isolation thermique efficace. En choisissant une éco-construction, on travaille sur le long terme et on valorise le patrimoine y compris dans le cas d’une revente. Mais on prévient également l’augmentation des factures en divisant au moins par deux la consommation d’énergie. Une éco-construction utilise des matériaux propres comme le bois et permet de faire baisser la consommation d’énergie jusqu’à 80 % tout en augmentant le confort de ses habitants.
Chiffre clés
Une habitation « éco-constuction » a une consommation inférieure ou égale à 50 kWh/m² et par an alors que la moyenne actuelle est d’environ 240 kWh/m².
Quels matériaux pour qu'une habitation soit écologique ? Pour qu'une habitation soit écologique, elle doit utiliser des matériaux les plus naturels et les moins transformés possible.
Le bois bat tous les records et permet toutes les audaces architecturales. Il est entièrement naturel et, à poids égal, se révèle 30 % plus résistant que l’acier ou six fois plus que le béton armé. Il s’adapte à tous les terrains, est ultra isolant et permet de 20 à 30 % d’économie d’énergie.

La brique, mélange de terre naturelle cuite à très haute température, apporte un confort thermique efficace toute l’année tout en isolant des bruits. Quant à la brique de terre crue, elle est très peu transformée et recyclable à l’infini.
Quant à la paille, c’est le moins cher et le plus économe en énergie. Très isolante, elle peut être enduite de terre, de chaux et recouverte de peinture naturelle. Mais on peut également citer le liège, le chanvre, le lin, les argiles ou encore les matériaux issus du recyclage qui sont tous considérés comme des écomatériaux.
Vous êtes intéressé ? Obtenez des aides
En choisissant l’éco-construction et selon les régions, il est possible de bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et de crédit d’impôt. Une exonération de taxe foncière sur une durée de deux à sept ans peut également être octroyée et chaque conseil municipal peut autoriser un dépassement du Coefficient d’Occupation des Sols lorsque la performance énergétique est élevée.
Source Construire par Florian DCE

27/08/2015

La tuile métallique s’installe sur les habitats

La tuile métallique est présente sur les charpentes des maisons, au même titre que les autres versions plus connues comme la tuile de terre cuite. Son premier atout est sa résistance, tandis que son esthétisme s’est fortement amélioré ces dernières années.
Une tuile proche du modèle en terre cuite
C’est une tendance. Alors que la tuile en terre cuite aime aujourd’hui à varier son apparence pour revoir ses teintes et formes, les autres modèles de couverture, eux, se plaisent le plus souvent à imiter cette version de base, longtemps incontournable. La tuile métallique ne déroge pas à cette caractéristique. Présente sur toutes les toitures, y compris des constructions résidentielles, elle aime à s’offrir un style classique. Sa particularité est de se présenter sous forme de panneaux, à faire réaliser, le cas échéant, sur mesure. Chaque élément est fixé à la charpente pour obtenir le même effet que la toiture traditionnelle. Seule limite en revanche à sa pose, celle de la pente de toit. En effet, celle-ci doit être au minimum de 7° pour permettre son installation. Son poids est, lui, moins important, permettant de l’adapter aux toitures existantes, en recouvrement, ou sur des charpentes légères. Dans le même temps, elle dispose d’une durée de vie importante.
Les atouts de la tuile métallique
Moderne, ce matériau de recouvrement des toits neufs ou en rénovation présente d’autres qualités. Ses panneaux assurent notamment une pose rapide et régulière, tout en offrant une étanchéité sans défaut. Cette tuile est aussi très résistante, que ce soit au gel ou à la chaleur et à la grêle. Enfin, sa surface est autonettoyante, ne permettant pas aux mousses d’adhérer.
Ainsi, la tuile métallique se révèle aujourd’hui une solution de couverture très performante. Elle vient couvrir toutes les constructions, quelle que soit leur destination. Elle présente également un coût moins conséquent, appréciable dans le budget des travaux.

Source ETI

26/08/2015

TERREAL : Fabienne Pécheul prend la direction des ressources humaines du groupe Terreal.

Fabienne Pécheul, quarante-sept ans, titulaire d'un Cesa en ressources humaines de HEC, diplômée de l'IAE de Lyon-III et de la SAA de Turin, en Italie, a débuté, en 1992, chez Matra Nortel au sein du département finance.

Elle a ensuite été nommée secrétaire général chez Cirpack, puis au sein de Thomson Technicolor.

Elle prend ensuite la direction des ressources humaines international de Division dans le secteur de la chimie.

Depuis 2012, elle était directrice des ressources humaines France Espagne au sein de DS Smith Packaging.
Source LES ECHOS

25/08/2015

Wienerberger relève ses objectifs annuels, le titre bondit

Le titre Wienerberger avance de plus de 3% mardi 18 Août matin en Bourse, le numéro un mondial de la brique ayant relevé ses objectifs 2015 après avoir fait état de solides résultats au deuxième trimestre.
Le bénéfice net du groupe a bondi de près de 60% au deuxième trimestre, à 46,7 millions d'euros. Les analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 43,5 millions.
Le groupe autrichien vise désormais pour l'exercice 2015 un bénéfice avant intérêt, impôts, dépréciations et amortissement (Ebitda) de 375 millions d'euros, contre 350 millions précédemment.
Outre son activité traditionnelle dans la brique, Wienerberger se tourne de plus en plus vers la fabrication de tuyaux spéciaux destinés à l'usage domestique ou industriel, dans le secteur pétrolier et gazier ou les usines de désalinisation, par exemple.
Le groupe est sorti l'an dernier d'un programme quinquennal de restructuration qui s'est traduit par la fermeture de 75 usines.
Wienerberger projette d'investir environ 140 millions d'euros dans des opérations de maintenance, de développement technologique et des acquisitions. Mais le président du directoireHeimo Scheuch, a précisé qu'aucun projet précis n'était d'actualité pour le moment.
Source www.capital.fr (Shadia Nasralla, Myriam Rivet pour le service français, édité par Benoît van Overstraeten)

24/08/2015

Conduit de Fumée Bouyer Leroux

Bouyer Leroux enrichit son offre BIO’BRIC d’une gamme de conduits de fumée
La marque bio’bric, qui réunit les briques de mur et les briques de cloison Bouyer Leroux, s’étoffe avec une nouvelle gamme de conduits de fumée en terre cuite.
Le conduit de fumée en terre cuite présente de nombreux avantages :
Une solution économique
Le conduit terre cuite permet de réaliser une économie de 20 à 30% (généralement constatée sur le prix fourni/posé) par rapport à un conduit métallique.
Une solution adaptée à la RT 2012
La porte de ramonage étanche et le bouchon haut pour les conduits en attente répondent aux impératifs d’étanchéité à l’air de la RT 2012.
Une mise en œuvre aisée En neuf, le conduit est monté par le maçon au fur et à mesure de l’élévation des murs.
Une solution sécurisante
Le conduit en terre cuite offre des résistances au feu de cheminée à 1000°C (G) et à des températures de fumées très élevées (T 600). Il n’est pas nécessaire de l’équiper d’un tubage pour fonctionner en parfaite sécurité.
Des performances durables
Anticorrosion et résistant aux acides (classe 3), il est garanti 30 ans.
Composés de boisseaux traditionnels ou isolés associés à des terminaisons adaptées aux architectures locales, les conduits de fumée bio’bric permettent de répondre à la loi sur l’air dont les dispositions sont applicables pour les permis de construire déposés depuis le 1er septembre 2006.
Cette loi sur l’air prévoit en effet que toutes les nouvelles maisons chauffées à l’électricité (convecteurs, panneaux rayonnants, radiateurs, pompes à chaleur, etc.) doivent être équipées à l’origine d’un conduit de fumée (souche en toiture + conduit) allant jusqu’à la pièce chauffée la plus basse. Ce conduit doit permettre l’installation de tous types d’appareils de chauffage fonctionnant au gaz, fioul et bois (inserts, poêles et chaudières).
La gamme bio’bric contribue à la construction de bâtiments véritablement éco-performants (qualité de l’air intérieur, inertie et résistance thermiques). Une maison construite en briques de terre cuite bio’bric est respectueuse de la santé de ses occupants.

Source Le Bricomag

23/08/2015

CERIC: Une organisation toujours plus réactive, au service de l’industrie de la Terre Cuite

Commercial « Les nouvelles conditions de marchés toujours plus concurrentielles ne nous per- mettent plus de fonctionner comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Nous devons à la fois diversifier notre activité en termes géographique en pénétrant des marchés comme l’Asie et le continent Africain, tout en étant plus réactifs et plus souples.
Le pôle Business est la pierre angulaire de la (re)conquête de parts de marché pour CERIC. L’organisation doit donc intégrer les étapes préliminaires de prospection commerciale, les aspects techniques et marketing.  
La matrice organisationnelle du pôle Business est le reflet de la mise en œuvre de tous les moyens technico-économiques et des moyens humains délibérément tournés vers le développement organique externe. »
Philippe GÉRIN

Manutentions Automatisées
CERIC développe son expertise Manutention Wagons/Produits et a recruté 2 nouveaux talents. « Après 12 années dans le domaine de la manutention automatisée dans l’automobile, je suis heureux de pouvoir proposer avec Wil- fried des solutions adaptées à chacun de nos clients.
Pour des besoins classiques, nos standards dont la force est issue de son amélioration continue apportent à nos clients des solutions fiables pour le meilleur rapport qualité prix.
Concernant les applications spécifiques, la diversité de nos origines nous permet de pro- poser des solutions innovantes pour le monde de la Terre Cuite et validées par la forte expérience des équipes CERIC ! »
Pierre ALLARD et Wilfried DE BAERE

Service aux clients
« L’équipe du département Service aux Clients s’enrichit de nouvelles compétences et peut fonctionner en autonomie totale depuis la prospection commerciale jusqu’à la réalisation sur site en passant par le chif- frage de l’avant-projet.
Pour les clients, c’est l’assurance de pouvoir bénéficier de réponses rapides à leurs de- mandes de modernisation, de maintenance, d’expertise et de diagnostic. »
Eric DEBRAINE 

CERIC Technologies El Djazaïr
L’ouverture de CERIC Technologies El Djazaïr à Oran s’inscrit en Algérie dans le même esprit de service de proximité, voire personnalisé, que CERIC souhaite proposer à tous ses clients. Outre un stock de pièces, CERIC Technologies El Djazaïr propose les mêmes prestations pour l’Algérie que CERIC pour le reste du monde : expertises, formations, diagnostics et interventions sur site...

Service Opérations

Bernard PEUCH a 25 ans d’expérience dans la Terre Cuite, il assure la Direction des Opérations de CERIC. « Le goût de la satisfaction clients est notre ADN, et il n’y a rien de plus valorisant pour les équipes CERIC que de recevoir un témoignage de reconnaissance d’un industriel ;  l’un parce que l’on a réussi à réduire les délais de fabrication d’une pièce alors qu’il subissait une avarie, l’autre parce que l’on a su rapidement et efficacement intervenir pour l’aider à résoudre un problème de qualité sur sa ligne de production. Afin de mieux servir nos clients, nous favorisons les circuits courts de décision, ceci permet de tourner en permanence notre organisation vers les besoins de nos clients et de mobiliser nos meilleurs experts pour les traiter efficacement. »
Bernard PEUCH

Etudes :  « Les équipes dédiées aux études sont désormais réunies sous une même direction pour un meilleur fonctionnement. Cette Direction des Etudes regroupe ainsi les BE Ingénierie, Machines, Manutentions et EA2I (Electricité, Automatisme et Informa- tique Industrielle). Ces équipes poursuivent les projets de développement initiés l’année dernière, que sont entre autres les nouveaux brise-mottes de la gamme CERES, la décli- naison de mouleuses de la gamme DEMETER ainsi que la nouvelle version de la centrale de distribution de combustibles solides... »
Jean-François LABARRE

• Industriel : Matthieu LEMAIRE assure la di- rection du site de fabrication de Soissons : « J’accompagne le changement et la mo- bilisation industrielle de CERIC depuis mon arrivée récente avec un focus particulier sur le savoir-faire de nos équipes et celui de notre réseau de partenaires que l’on développe pour mieux servir nos clients et augmenter le niveau de prestation. Nos organisations s’adaptent vite et s’enri- chissent pour gagner en efficacité. Ces approches s’appuient sur 15 années d’expérience dans l’industrie de machines spéciales. »
Matthieu LEMAIRE



• Réalisations : Laurent TIFFREAU après plus de 20 années d’expérience chez CERIC assure la Direction des Réalisations. « Le regroupement en équipe resserrée des Services Achats, Montage et Mise en Route permet la mise en place de processus transverses simples, rapides et stricts, destinée à garantir rigueur et souplesse combinée à une réactivité exemplaire. Nous nous engageons à reproduire cet équilibre au quotidien pour assurer sans restriction la satisfaction de nos clients. »
Laurent TIFFREAU


Source CERIC


22/08/2015

AIN - La famille Chambaud : Une lignée de briquetiers et d’agriculteurs

Escapade estivale au Saix, le plus ancien des châteaux de Péronnas
Fermiers et tuiliers pendant près de cent ans, les Chambaud possèdent le château fort du Saix tout proche de la forêt de Seillon, une propriété privée et fermée aux visites. Les propriétaires nous ont laissés pousser les lourdes grilles du domaine…
Ma vie de château
Le Saix trône fièrement dans une clairière de la forêt de Seillon. Classé monument historique en 1987 et plus vieil édifice de ce genre à Péronnas, l’imposant château est dissimulé derrière des arbres et une ancienne tuilerie-briquetterie. Par-delà les épaisses murailles, vit la famille Chambaud. Une lignée de briquetiers et d’agriculteurs présents dans la commune depuis des générations. Pierre Chambaud, l’actuel propriétaire des lieux, a été maire de Péronnas entre 1970 et 1983 comme ses père, grand-père et arrière-grand-père avant lui, et conseiller général. « Je suis né ici, le château est debout depuis le XIe siècle. De multiples parties de l’édifice ont été détruites pendant la Révolution comme une tour de garde », raconte doucement Pierre Chambaud.
Un patchwork historique
Sur certains murs, on peut entrevoir les larges balafres qui entaillent encore certaines façades. Pour maintenir l’édifice debout, des briques ont été insérées ça et là au fil des siècles. Patchwork historique, le château de Saix n’a plus grand-chose à voir avec l’édifice moyenâgeux qu’il fut autrefois. Les siècles et les hommes ont eu vite fait de le changer et de le transformer. Une aile du XVIe , des rajouts du XIXe , le château a changé. L’ancien « ouvrage défensif », comme l’appellent les connaisseurs, est situé à la limite géologique de la Bresse et de la Dombes. Son emplacement géographique ne doit d’ailleurs rien au hasard et tient précisément de la topographie. Établis au beau milieu d’une région gorgée d’étangs, ceux-ci fournissaient aux habitants du château, une protection de choix contre les hordes de brigands qui sévissaient dans la région au Moyen-Âge.
Des fermiers-tuiliers
En 1840, François Chambaud arrive au Saix. Il est issu d’une famille de viticulteurs et marchands revermontois. Son fils, François-Eugène reprend le bail et acquiert le domaine en 1857. Dans les années 1850, outre les travaux de reconstruction, François-Eugène modernise, mécanise et développe la carronière du domaine. En 1867, la tuilerie de la famille Chambaud invente la tuile à emboîtement étanche et dépose un brevet. « Grâce aux bénéfices de sa tuilerie, François-Eugène a investi dans son exploitation agricole », explique-t-on lors d’une visite. À la fin du XXe siècle, les affaires sont difficiles et la carronière est revendue en 1983 par les Chambaud. Elle cessera définitivement son activité en 1986.
Source Le Progrès par Antoine Boitez

21/08/2015

Maisons individuelles : les ventes des constructeurs progressent de 21 %

Pour certains constructeurs de maisons individuelles la hausse dépasse même les 25 % de vente. 
Alors que l’activité du secteur était au plus bas depuis 1945, les ventes de maisons neuves repartent à la hausse ! Où chercher les raisons de cette progression ? Et durera-t-elle ? Éléments de réponse…
Une reprise des ventes de maisons qui va s’accélérant
Comme en témoignent les excellents chiffres recueillis par Markémétron, l’observatoire du secteur de la construction de maisons individuelles, le nombre des ventes de maisons neuves a enregistré une progression de 21 ,% par rapport au mois de juin 2014. Et si l’on en juge par les résultats engrangés par Maisons France Confort (MFC), cette tendance haussière prendrait même de la vitesse. En effet, d’une progression de 18,4 % (en nombre de ventes) et de 16,2 % (en valeur) au premier semestre, MFC est passée, au deuxième semestre, à une hausse de 26 % (en nombre de transactions) et de 25 % (en valeur).
Une hausse encouragée par des taux d’intérêt bas
L’évolution positive, qu’a connue le secteur de la construction de maisons individuelles, trouve son origine dans divers facteurs tels que :

  • des taux d’intérêt bancaires bas (les futurs propriétaires se hâtant d’acheter avant qu’ils ne remontent),
  • une amélioration du moral des Français,
  • une proportion de plus en plus grande d’acquéreurs aux revenus modestes (notamment dans des zones géographiques éloignées des agglomérations et par conséquent « meilleur marché »),
  • un renforcement de l’éco-prêt à taux zéro.

Bon à savoir
C’est dans la région PACA (et plus particulièrement au bord de la Méditerranée) que la hausse des ventes de maisons neuves est la plus forte. Et si l’Île-de-France se situe dans la moyenne, en queue de peloton, on retrouve le Grand Ouest, la Bretagne et la région du Mans.
Une amélioration qui risque toutefois d’être de courte durée…
Si l’on en peut que se féliciter ce ces bons résultats, il semble toutefois prématuré de crier victoire. En effet, de nombreux obstacles risquent fort de venir freiner - voire de stopper - cette remontée des ventes de maisons neuves. Les constructeurs vont notamment devoir composer avec :

  • des taux d’intérêt qui remontent,
  • un délai toujours plus long entre la vente et de démarrage du chantier (les banques mettant de plus en plus de temps à accorder un financement),
  • une réduction des effectifs notariaux (résultant en un engorgement dans le traitement des dossiers).

Les points clés à retenir
Les ventes de maisons neuves ont progressé de 21 % par rapport à juin 2014.
La baisse des taux d’intérêt compte pour beaucoup dans cette évolution positive.
C’est en PACA que la progression en termes de logements neufs est la plus forte.
L’inertie induite par les délais pour obtenir un financement ou un acte notarié d’acquisition risque toutefois de venir freiner cette évolution.
Source Se Loger par Xavier Beaunieux

20/08/2015

‘Bellus’: l'ardoise céramique aux multiples superlatifs de Koramic

Une silhouette élancée – un faible poids – des couleurs inaltérables
Avec Bellus, Wienerberger présentera à Batibouw l'ardoise céramique la plus légère et la plus fine disponible pour l'instant sur le marché: le produit Koramic idéal pour remplacer d'anciennes ardoises et tuiles. Mais ces ardoises céramiques offrent également une plus-value indéniable en nouvelle construction. Grâce à leur ligne contemporaine élancée et aux accessoires assortis, les toits revêtus d'ardoises céramiques Bellus arborent un look extrêmement épuré et contemporain. En outre, Bellus satisfait aux exigences strictes de l'écolabel natureplus. Wienerberger est d'ailleurs le seul producteur en Belgique à s'être vu décerner ce certificat environnemental pour des matériaux de couverture.
Légère, idéale en rénovation
Grâce à sa légèreté, l'ardoise céramique Bellus s'avère idéale en rénovation. En effet, pas besoin de renforcer la structure du toit si vous souhaitez remplacer d'anciennes tuiles ou ardoises.
Contemporaine
La forme de Bellus se prête parfaitement à la nouvelle construction contemporaine ou en rénovation. Grâce au pureau fin et à la largeur adaptée de la faîtière, le toit parachevé avec les ardoises céramiques Bellus de Koramic semble simplement se prolonger. Les accessoires céramiques garantissent une finition et des détails sobres, qui renforcent l'architecture contemporaine.
Efficace
La faîtière est disponible en deux angles d'ouverture, appropriés pour des pentes de toit de 27° à 50°.
Inaltérable
L'ardoise céramique Bellus est inaltérable grâce au processus d'engobage par lequel une fine couche d'engobe mate est fixée par cuisson dans l'argile. Ce qui se traduit par un résultat esthétiquement beaucoup plus durable qu'une finition par coating.
Economique
Bellus a été dotée d'un talon d'accrochage continu. De telle sorte que toutes les ardoises céramiques ne doivent pas être fixées, ce qui garantit une pose aisée et plus rapide.
Ecologique
L'ardoise céramique Bellus est produite localement à l'aide de matières premières naturelles locales et recyclables. Les transports restent donc limités à un minimum. Bellus obtient dès lors d'excellents scores au niveau de l'analyse du cycle de vie. Comme le confirme l'écolabel extrêmement strict natureplus.

Source Wienerberger

19/08/2015

5e édition de CERAMIC Network : signature d'une convention internationale

Ceramic network s'est déroulé les 18 et 19 juin 2015. Plus de 200 entreprises internationales se retrouvent à Limoges à l'occasion de cet événement majeur de la filière céramique.
Signature d'un convention de partenariat technologique entre la région russe de Kalouga et le Limousin.
Ils sont venus du monde entier à Ester Technopole : Suisse, Allemagne, Grande-Bretagne, Grèce, Algérie, Syrie ou Libye. Pendant deux jours des donneurs d'ordre internationaux et les principaux fournisseurs de la filière céramique se rencontrent à l'occasion de ce forum d'affaires.
La 5ème édition de Ceramic Network, organisé par le pôle européen de la céramique, a débuté ce matin à Limoges. Près de 200 entreprises sont attendues cette année.
Leur objectif : créer des partenariats économiques et développer des projets industriels dans des domaines aussi variés que l'automobile, l'aéronautique ou le bâtiment. Une convention de partenariat technologique a été signée ce matin, jeudi 18 juin 2015, entre la région russe de Kalouga, région jumelée avec le Limousin.
Source France 3 par Marine Guigné

18/08/2015

La Capeb renouvelle son partenariat avec Monier

La Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (Capeb) a annoncé le renouvellement de son partenariat avec Monier, industriel œuvrant dans les solutions de toiture. Cet accord s'inscrit dans la lignée de leur alliance nouée en 2012 et centrée sur la sensibilisation et la formation des artisans. « L'idée étant ici de les former en matière d'efficacité énergétique, explique un communiqué.
Cette collaboration permet de mettre en place des formations à l'attention des entreprises concernées par la couverture, susceptible d'améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments. Chaperonnés par Monier, les bénéficiaires de ce module se verront dispenser un apprentissage adapté à la typologie de leur entreprise artisanale.
Cette reconduction d'alliance visera également à promouvoir la qualification RGE-Eco Artisan, l'offre Eco Rénovation ainsi que les modules de formation FEE Bat et plus particulièrement le module Rénove.
Pour mémoire, la mention « RGE » (Reconnu Garant de l'Environnement) permet aux professionnels de s'être reconnu pour leurs compétences. Elle s'associe aux engagements de l'Eco-Artisan (relatifs à l'évaluation, la rénovation thermique et la qualité du logement).
La FEE (Formation aux Économies d'Énergie) Bat Rénove est, quant à elle, un stage de 3 jours ouvert depuis août 2014. « Elle peut servir de préparation aux évaluations Eco Artisan et RGE, explique la Capeb. « Afin de poursuivre l'amélioration de l'accompagnement des artisans, Monier et la Capeb travailleront à la mise à disposition d'une assistance de chantier pour les entreprises artisanales. Ils mettront également en œuvre des actions en faveur de la prévention des risques professionnels, en collaboration avec l'Institut de Recherche et d'Innovation sur la Santé et la Sécurité au Travail (IRIS-ST) ».

Source Forum chantiers

17/08/2015

Terreal: la tuile a fait le bonheur de Roumazières

Terreal compte aujourd’hui 2700 salariés dans le monde. 450 d’entre eux sont employés dans la cité tuilière de la Charente. Une saga qui a débuté en 1907 avec une famille incontournable.
«L’argile, ce n’est jamais qu’un biscuit.» Jean-Luc Maury-Laribière, lui, a croqué dedans à pleines dents.
A 72ans, le patron de Silc(1) à Angoulême est un merveilleux témoin des glorieuses années de Terreal à Roumazières-Loubert. C’est son père, Michel, et lui-même qui ont hissé TBF en tête des tuileries à l’échelle mondiale.
Parce qu’avant Terreal, il y a eu TBF. Comme Tuilerie briqueterie française. «Une grande dame, une grande famille», résume Jean-Luc Maury-Laribière qui ne veut pas verser dans la nostalgie.
Cette entreprise, c’était un héritage de son grand-père, Pierre. Michel l’a remise sur les rails. Jean-Luc, ingénieur chimiste, est venu l’épauler à partir de1969. «Au début des années70, on a inventé une nouvelle technique de fabrication des tuiles.»
En1975, ils décident de créer une usine entièrement automatisée. Osé. «L’investissement représentait deux années de chiffre d’affaires et quatre fois nos fonds propres.»
Les banques étaient alors moins frileuses et le jeu en valait la chandelle. «On pouvait sortir des tuiles de meilleure qualité avec un avantage sur le prix de revient.»
En 1978, les Maury-Laribière doublent la mise. Dans une concurrence stimulante avec les autres tuileries du secteur, une deuxième usine sort de terre. «En moins de dix ans, on a multiplié notre production par quatre. On a construit cinq usines.»
«Je pouvais leur demander la lune»
Ce boom des années 70, Jean-Michel Dufaud, le maire de Roumazières, s’en souvient aussi. Elevé à la culture TBF, il est entré en1972 au service du personnel. Et y a été bercé par les innovations à tout va.
L’entreprise développe les accessoires, lance les tuiles grand format, travaille sur les couleurs, met en place une technologie spécialisée sur les moules… Et engage une politique d’exportation vers la Malaisie, les pays du Sud-Est asiatique, les États-Unis aussi. «Pour avoir une soupape quand il y avait, en France, une baisse d’activité», explique Jean-Luc Maury-Laribière.
«Tous les ans, on faisait plus 20%. Les gars, je pouvais leur demander la lune, ils savaient la trouver», sourit-il encore, saluant notamment le travail de Jean Labarussias, son adjoint, qui avait débuté avec son père. «On n’aurait probablement pas fait tout ce qu’on a fait s’il n’avait pas été là.»
En plus d’être «toujours à l’avant-garde sur les plans technique et commercial», la famille Maury-Laribière développe un véritable esprit d’équipe au sein de l’entreprise. «J’ai essayé d’entretenir l’état d’esprit de mon père, un humanisme vrai», confie Jean-Luc Maury-Laribière. Dans ses usines, jamais de grève. «On n’avait pas de service qualité puisque tout le monde y était sensible, à la qualité.»
Et les associations fleurissent: foot, pêche, vélo… «Sur 500salariés, environ 300 étaient dans une association, note Jean-Michel Dufaud. Il y avait un esprit de corps qui réglait énormément de choses. C’est pour ça qu’on était un peu différent des autres.» L’argile, ce biscuit, a aussi profité à la commune entière. «Roumazières est née avec la tuile, remarque le maire. Dans les années 70, beaucoup de Portugais sont arrivés. En 1990, il y avait près de 1000 employés dans les tuileries. Aujourd’hui, il y en a presque moitié moins. Mais ça reste un poumon», indique Jean-Michel Dufaud.
Son challenge: développer le tissu industriel dans la commune. Parce qu’il le sait bien: «Aujourd’hui, on ne peut plus compter que sur les tuiles pour que notre ville vive bien.»
Un nouveau président à la tête du groupe
Trois semaines de congés annuels imposées au mois d’août. Des mesures de chômage partiel récurrentes... Les années fastes deTBF sont loin derrière Terreal qui emploie aujourd’hui près de 450 salariés à Roumazières-Loubert.
Et les syndicats s’inquiètent. P-DG dugroupe depuis2000, HervéGastinel vient d’être évincé par le conseil d’administration et les actionnaires que sont ING Bank, Park Square Capital et Goldman Sachs Group. Au 1er juillet, Laurent Musy a été nommé président.
Pour Jean-Michel Dufaud, le maire de Roumazières, retraité de Terreal depuis 2008, trois éléments expliquent la situation dans laquelle se trouve l’entreprise aujourd’hui: L’outil de travail s’est usé et on a tardé à prendre la mesure des investissements à réaliser, les produits n’ont pas évolué et le marché s’est cassé la gueule.» Il ajoute: «On a un peu tué l’envie. À Roumazières, l’envie, tout le monde l’avait.»
(1) Séjours internationaux linguistiques et culturels
Source La Charente Libre