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24/08/2015

Conduit de Fumée Bouyer Leroux

Bouyer Leroux enrichit son offre BIO’BRIC d’une gamme de conduits de fumée
La marque bio’bric, qui réunit les briques de mur et les briques de cloison Bouyer Leroux, s’étoffe avec une nouvelle gamme de conduits de fumée en terre cuite.
Le conduit de fumée en terre cuite présente de nombreux avantages :
Une solution économique
Le conduit terre cuite permet de réaliser une économie de 20 à 30% (généralement constatée sur le prix fourni/posé) par rapport à un conduit métallique.
Une solution adaptée à la RT 2012
La porte de ramonage étanche et le bouchon haut pour les conduits en attente répondent aux impératifs d’étanchéité à l’air de la RT 2012.
Une mise en œuvre aisée En neuf, le conduit est monté par le maçon au fur et à mesure de l’élévation des murs.
Une solution sécurisante
Le conduit en terre cuite offre des résistances au feu de cheminée à 1000°C (G) et à des températures de fumées très élevées (T 600). Il n’est pas nécessaire de l’équiper d’un tubage pour fonctionner en parfaite sécurité.
Des performances durables
Anticorrosion et résistant aux acides (classe 3), il est garanti 30 ans.
Composés de boisseaux traditionnels ou isolés associés à des terminaisons adaptées aux architectures locales, les conduits de fumée bio’bric permettent de répondre à la loi sur l’air dont les dispositions sont applicables pour les permis de construire déposés depuis le 1er septembre 2006.
Cette loi sur l’air prévoit en effet que toutes les nouvelles maisons chauffées à l’électricité (convecteurs, panneaux rayonnants, radiateurs, pompes à chaleur, etc.) doivent être équipées à l’origine d’un conduit de fumée (souche en toiture + conduit) allant jusqu’à la pièce chauffée la plus basse. Ce conduit doit permettre l’installation de tous types d’appareils de chauffage fonctionnant au gaz, fioul et bois (inserts, poêles et chaudières).
La gamme bio’bric contribue à la construction de bâtiments véritablement éco-performants (qualité de l’air intérieur, inertie et résistance thermiques). Une maison construite en briques de terre cuite bio’bric est respectueuse de la santé de ses occupants.

Source Le Bricomag

23/08/2015

CERIC: Une organisation toujours plus réactive, au service de l’industrie de la Terre Cuite

Commercial « Les nouvelles conditions de marchés toujours plus concurrentielles ne nous per- mettent plus de fonctionner comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Nous devons à la fois diversifier notre activité en termes géographique en pénétrant des marchés comme l’Asie et le continent Africain, tout en étant plus réactifs et plus souples.
Le pôle Business est la pierre angulaire de la (re)conquête de parts de marché pour CERIC. L’organisation doit donc intégrer les étapes préliminaires de prospection commerciale, les aspects techniques et marketing.  
La matrice organisationnelle du pôle Business est le reflet de la mise en œuvre de tous les moyens technico-économiques et des moyens humains délibérément tournés vers le développement organique externe. »
Philippe GÉRIN

Manutentions Automatisées
CERIC développe son expertise Manutention Wagons/Produits et a recruté 2 nouveaux talents. « Après 12 années dans le domaine de la manutention automatisée dans l’automobile, je suis heureux de pouvoir proposer avec Wil- fried des solutions adaptées à chacun de nos clients.
Pour des besoins classiques, nos standards dont la force est issue de son amélioration continue apportent à nos clients des solutions fiables pour le meilleur rapport qualité prix.
Concernant les applications spécifiques, la diversité de nos origines nous permet de pro- poser des solutions innovantes pour le monde de la Terre Cuite et validées par la forte expérience des équipes CERIC ! »
Pierre ALLARD et Wilfried DE BAERE

Service aux clients
« L’équipe du département Service aux Clients s’enrichit de nouvelles compétences et peut fonctionner en autonomie totale depuis la prospection commerciale jusqu’à la réalisation sur site en passant par le chif- frage de l’avant-projet.
Pour les clients, c’est l’assurance de pouvoir bénéficier de réponses rapides à leurs de- mandes de modernisation, de maintenance, d’expertise et de diagnostic. »
Eric DEBRAINE 

CERIC Technologies El Djazaïr
L’ouverture de CERIC Technologies El Djazaïr à Oran s’inscrit en Algérie dans le même esprit de service de proximité, voire personnalisé, que CERIC souhaite proposer à tous ses clients. Outre un stock de pièces, CERIC Technologies El Djazaïr propose les mêmes prestations pour l’Algérie que CERIC pour le reste du monde : expertises, formations, diagnostics et interventions sur site...

Service Opérations

Bernard PEUCH a 25 ans d’expérience dans la Terre Cuite, il assure la Direction des Opérations de CERIC. « Le goût de la satisfaction clients est notre ADN, et il n’y a rien de plus valorisant pour les équipes CERIC que de recevoir un témoignage de reconnaissance d’un industriel ;  l’un parce que l’on a réussi à réduire les délais de fabrication d’une pièce alors qu’il subissait une avarie, l’autre parce que l’on a su rapidement et efficacement intervenir pour l’aider à résoudre un problème de qualité sur sa ligne de production. Afin de mieux servir nos clients, nous favorisons les circuits courts de décision, ceci permet de tourner en permanence notre organisation vers les besoins de nos clients et de mobiliser nos meilleurs experts pour les traiter efficacement. »
Bernard PEUCH

Etudes :  « Les équipes dédiées aux études sont désormais réunies sous une même direction pour un meilleur fonctionnement. Cette Direction des Etudes regroupe ainsi les BE Ingénierie, Machines, Manutentions et EA2I (Electricité, Automatisme et Informa- tique Industrielle). Ces équipes poursuivent les projets de développement initiés l’année dernière, que sont entre autres les nouveaux brise-mottes de la gamme CERES, la décli- naison de mouleuses de la gamme DEMETER ainsi que la nouvelle version de la centrale de distribution de combustibles solides... »
Jean-François LABARRE

• Industriel : Matthieu LEMAIRE assure la di- rection du site de fabrication de Soissons : « J’accompagne le changement et la mo- bilisation industrielle de CERIC depuis mon arrivée récente avec un focus particulier sur le savoir-faire de nos équipes et celui de notre réseau de partenaires que l’on développe pour mieux servir nos clients et augmenter le niveau de prestation. Nos organisations s’adaptent vite et s’enri- chissent pour gagner en efficacité. Ces approches s’appuient sur 15 années d’expérience dans l’industrie de machines spéciales. »
Matthieu LEMAIRE



• Réalisations : Laurent TIFFREAU après plus de 20 années d’expérience chez CERIC assure la Direction des Réalisations. « Le regroupement en équipe resserrée des Services Achats, Montage et Mise en Route permet la mise en place de processus transverses simples, rapides et stricts, destinée à garantir rigueur et souplesse combinée à une réactivité exemplaire. Nous nous engageons à reproduire cet équilibre au quotidien pour assurer sans restriction la satisfaction de nos clients. »
Laurent TIFFREAU


Source CERIC


22/08/2015

AIN - La famille Chambaud : Une lignée de briquetiers et d’agriculteurs

Escapade estivale au Saix, le plus ancien des châteaux de Péronnas
Fermiers et tuiliers pendant près de cent ans, les Chambaud possèdent le château fort du Saix tout proche de la forêt de Seillon, une propriété privée et fermée aux visites. Les propriétaires nous ont laissés pousser les lourdes grilles du domaine…
Ma vie de château
Le Saix trône fièrement dans une clairière de la forêt de Seillon. Classé monument historique en 1987 et plus vieil édifice de ce genre à Péronnas, l’imposant château est dissimulé derrière des arbres et une ancienne tuilerie-briquetterie. Par-delà les épaisses murailles, vit la famille Chambaud. Une lignée de briquetiers et d’agriculteurs présents dans la commune depuis des générations. Pierre Chambaud, l’actuel propriétaire des lieux, a été maire de Péronnas entre 1970 et 1983 comme ses père, grand-père et arrière-grand-père avant lui, et conseiller général. « Je suis né ici, le château est debout depuis le XIe siècle. De multiples parties de l’édifice ont été détruites pendant la Révolution comme une tour de garde », raconte doucement Pierre Chambaud.
Un patchwork historique
Sur certains murs, on peut entrevoir les larges balafres qui entaillent encore certaines façades. Pour maintenir l’édifice debout, des briques ont été insérées ça et là au fil des siècles. Patchwork historique, le château de Saix n’a plus grand-chose à voir avec l’édifice moyenâgeux qu’il fut autrefois. Les siècles et les hommes ont eu vite fait de le changer et de le transformer. Une aile du XVIe , des rajouts du XIXe , le château a changé. L’ancien « ouvrage défensif », comme l’appellent les connaisseurs, est situé à la limite géologique de la Bresse et de la Dombes. Son emplacement géographique ne doit d’ailleurs rien au hasard et tient précisément de la topographie. Établis au beau milieu d’une région gorgée d’étangs, ceux-ci fournissaient aux habitants du château, une protection de choix contre les hordes de brigands qui sévissaient dans la région au Moyen-Âge.
Des fermiers-tuiliers
En 1840, François Chambaud arrive au Saix. Il est issu d’une famille de viticulteurs et marchands revermontois. Son fils, François-Eugène reprend le bail et acquiert le domaine en 1857. Dans les années 1850, outre les travaux de reconstruction, François-Eugène modernise, mécanise et développe la carronière du domaine. En 1867, la tuilerie de la famille Chambaud invente la tuile à emboîtement étanche et dépose un brevet. « Grâce aux bénéfices de sa tuilerie, François-Eugène a investi dans son exploitation agricole », explique-t-on lors d’une visite. À la fin du XXe siècle, les affaires sont difficiles et la carronière est revendue en 1983 par les Chambaud. Elle cessera définitivement son activité en 1986.
Source Le Progrès par Antoine Boitez

21/08/2015

Maisons individuelles : les ventes des constructeurs progressent de 21 %

Pour certains constructeurs de maisons individuelles la hausse dépasse même les 25 % de vente. 
Alors que l’activité du secteur était au plus bas depuis 1945, les ventes de maisons neuves repartent à la hausse ! Où chercher les raisons de cette progression ? Et durera-t-elle ? Éléments de réponse…
Une reprise des ventes de maisons qui va s’accélérant
Comme en témoignent les excellents chiffres recueillis par Markémétron, l’observatoire du secteur de la construction de maisons individuelles, le nombre des ventes de maisons neuves a enregistré une progression de 21 ,% par rapport au mois de juin 2014. Et si l’on en juge par les résultats engrangés par Maisons France Confort (MFC), cette tendance haussière prendrait même de la vitesse. En effet, d’une progression de 18,4 % (en nombre de ventes) et de 16,2 % (en valeur) au premier semestre, MFC est passée, au deuxième semestre, à une hausse de 26 % (en nombre de transactions) et de 25 % (en valeur).
Une hausse encouragée par des taux d’intérêt bas
L’évolution positive, qu’a connue le secteur de la construction de maisons individuelles, trouve son origine dans divers facteurs tels que :

  • des taux d’intérêt bancaires bas (les futurs propriétaires se hâtant d’acheter avant qu’ils ne remontent),
  • une amélioration du moral des Français,
  • une proportion de plus en plus grande d’acquéreurs aux revenus modestes (notamment dans des zones géographiques éloignées des agglomérations et par conséquent « meilleur marché »),
  • un renforcement de l’éco-prêt à taux zéro.

Bon à savoir
C’est dans la région PACA (et plus particulièrement au bord de la Méditerranée) que la hausse des ventes de maisons neuves est la plus forte. Et si l’Île-de-France se situe dans la moyenne, en queue de peloton, on retrouve le Grand Ouest, la Bretagne et la région du Mans.
Une amélioration qui risque toutefois d’être de courte durée…
Si l’on en peut que se féliciter ce ces bons résultats, il semble toutefois prématuré de crier victoire. En effet, de nombreux obstacles risquent fort de venir freiner - voire de stopper - cette remontée des ventes de maisons neuves. Les constructeurs vont notamment devoir composer avec :

  • des taux d’intérêt qui remontent,
  • un délai toujours plus long entre la vente et de démarrage du chantier (les banques mettant de plus en plus de temps à accorder un financement),
  • une réduction des effectifs notariaux (résultant en un engorgement dans le traitement des dossiers).

Les points clés à retenir
Les ventes de maisons neuves ont progressé de 21 % par rapport à juin 2014.
La baisse des taux d’intérêt compte pour beaucoup dans cette évolution positive.
C’est en PACA que la progression en termes de logements neufs est la plus forte.
L’inertie induite par les délais pour obtenir un financement ou un acte notarié d’acquisition risque toutefois de venir freiner cette évolution.
Source Se Loger par Xavier Beaunieux

20/08/2015

‘Bellus’: l'ardoise céramique aux multiples superlatifs de Koramic

Une silhouette élancée – un faible poids – des couleurs inaltérables
Avec Bellus, Wienerberger présentera à Batibouw l'ardoise céramique la plus légère et la plus fine disponible pour l'instant sur le marché: le produit Koramic idéal pour remplacer d'anciennes ardoises et tuiles. Mais ces ardoises céramiques offrent également une plus-value indéniable en nouvelle construction. Grâce à leur ligne contemporaine élancée et aux accessoires assortis, les toits revêtus d'ardoises céramiques Bellus arborent un look extrêmement épuré et contemporain. En outre, Bellus satisfait aux exigences strictes de l'écolabel natureplus. Wienerberger est d'ailleurs le seul producteur en Belgique à s'être vu décerner ce certificat environnemental pour des matériaux de couverture.
Légère, idéale en rénovation
Grâce à sa légèreté, l'ardoise céramique Bellus s'avère idéale en rénovation. En effet, pas besoin de renforcer la structure du toit si vous souhaitez remplacer d'anciennes tuiles ou ardoises.
Contemporaine
La forme de Bellus se prête parfaitement à la nouvelle construction contemporaine ou en rénovation. Grâce au pureau fin et à la largeur adaptée de la faîtière, le toit parachevé avec les ardoises céramiques Bellus de Koramic semble simplement se prolonger. Les accessoires céramiques garantissent une finition et des détails sobres, qui renforcent l'architecture contemporaine.
Efficace
La faîtière est disponible en deux angles d'ouverture, appropriés pour des pentes de toit de 27° à 50°.
Inaltérable
L'ardoise céramique Bellus est inaltérable grâce au processus d'engobage par lequel une fine couche d'engobe mate est fixée par cuisson dans l'argile. Ce qui se traduit par un résultat esthétiquement beaucoup plus durable qu'une finition par coating.
Economique
Bellus a été dotée d'un talon d'accrochage continu. De telle sorte que toutes les ardoises céramiques ne doivent pas être fixées, ce qui garantit une pose aisée et plus rapide.
Ecologique
L'ardoise céramique Bellus est produite localement à l'aide de matières premières naturelles locales et recyclables. Les transports restent donc limités à un minimum. Bellus obtient dès lors d'excellents scores au niveau de l'analyse du cycle de vie. Comme le confirme l'écolabel extrêmement strict natureplus.

Source Wienerberger

19/08/2015

5e édition de CERAMIC Network : signature d'une convention internationale

Ceramic network s'est déroulé les 18 et 19 juin 2015. Plus de 200 entreprises internationales se retrouvent à Limoges à l'occasion de cet événement majeur de la filière céramique.
Signature d'un convention de partenariat technologique entre la région russe de Kalouga et le Limousin.
Ils sont venus du monde entier à Ester Technopole : Suisse, Allemagne, Grande-Bretagne, Grèce, Algérie, Syrie ou Libye. Pendant deux jours des donneurs d'ordre internationaux et les principaux fournisseurs de la filière céramique se rencontrent à l'occasion de ce forum d'affaires.
La 5ème édition de Ceramic Network, organisé par le pôle européen de la céramique, a débuté ce matin à Limoges. Près de 200 entreprises sont attendues cette année.
Leur objectif : créer des partenariats économiques et développer des projets industriels dans des domaines aussi variés que l'automobile, l'aéronautique ou le bâtiment. Une convention de partenariat technologique a été signée ce matin, jeudi 18 juin 2015, entre la région russe de Kalouga, région jumelée avec le Limousin.
Source France 3 par Marine Guigné

18/08/2015

La Capeb renouvelle son partenariat avec Monier

La Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (Capeb) a annoncé le renouvellement de son partenariat avec Monier, industriel œuvrant dans les solutions de toiture. Cet accord s'inscrit dans la lignée de leur alliance nouée en 2012 et centrée sur la sensibilisation et la formation des artisans. « L'idée étant ici de les former en matière d'efficacité énergétique, explique un communiqué.
Cette collaboration permet de mettre en place des formations à l'attention des entreprises concernées par la couverture, susceptible d'améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments. Chaperonnés par Monier, les bénéficiaires de ce module se verront dispenser un apprentissage adapté à la typologie de leur entreprise artisanale.
Cette reconduction d'alliance visera également à promouvoir la qualification RGE-Eco Artisan, l'offre Eco Rénovation ainsi que les modules de formation FEE Bat et plus particulièrement le module Rénove.
Pour mémoire, la mention « RGE » (Reconnu Garant de l'Environnement) permet aux professionnels de s'être reconnu pour leurs compétences. Elle s'associe aux engagements de l'Eco-Artisan (relatifs à l'évaluation, la rénovation thermique et la qualité du logement).
La FEE (Formation aux Économies d'Énergie) Bat Rénove est, quant à elle, un stage de 3 jours ouvert depuis août 2014. « Elle peut servir de préparation aux évaluations Eco Artisan et RGE, explique la Capeb. « Afin de poursuivre l'amélioration de l'accompagnement des artisans, Monier et la Capeb travailleront à la mise à disposition d'une assistance de chantier pour les entreprises artisanales. Ils mettront également en œuvre des actions en faveur de la prévention des risques professionnels, en collaboration avec l'Institut de Recherche et d'Innovation sur la Santé et la Sécurité au Travail (IRIS-ST) ».

Source Forum chantiers

17/08/2015

Terreal: la tuile a fait le bonheur de Roumazières

Terreal compte aujourd’hui 2700 salariés dans le monde. 450 d’entre eux sont employés dans la cité tuilière de la Charente. Une saga qui a débuté en 1907 avec une famille incontournable.
«L’argile, ce n’est jamais qu’un biscuit.» Jean-Luc Maury-Laribière, lui, a croqué dedans à pleines dents.
A 72ans, le patron de Silc(1) à Angoulême est un merveilleux témoin des glorieuses années de Terreal à Roumazières-Loubert. C’est son père, Michel, et lui-même qui ont hissé TBF en tête des tuileries à l’échelle mondiale.
Parce qu’avant Terreal, il y a eu TBF. Comme Tuilerie briqueterie française. «Une grande dame, une grande famille», résume Jean-Luc Maury-Laribière qui ne veut pas verser dans la nostalgie.
Cette entreprise, c’était un héritage de son grand-père, Pierre. Michel l’a remise sur les rails. Jean-Luc, ingénieur chimiste, est venu l’épauler à partir de1969. «Au début des années70, on a inventé une nouvelle technique de fabrication des tuiles.»
En1975, ils décident de créer une usine entièrement automatisée. Osé. «L’investissement représentait deux années de chiffre d’affaires et quatre fois nos fonds propres.»
Les banques étaient alors moins frileuses et le jeu en valait la chandelle. «On pouvait sortir des tuiles de meilleure qualité avec un avantage sur le prix de revient.»
En 1978, les Maury-Laribière doublent la mise. Dans une concurrence stimulante avec les autres tuileries du secteur, une deuxième usine sort de terre. «En moins de dix ans, on a multiplié notre production par quatre. On a construit cinq usines.»
«Je pouvais leur demander la lune»
Ce boom des années 70, Jean-Michel Dufaud, le maire de Roumazières, s’en souvient aussi. Elevé à la culture TBF, il est entré en1972 au service du personnel. Et y a été bercé par les innovations à tout va.
L’entreprise développe les accessoires, lance les tuiles grand format, travaille sur les couleurs, met en place une technologie spécialisée sur les moules… Et engage une politique d’exportation vers la Malaisie, les pays du Sud-Est asiatique, les États-Unis aussi. «Pour avoir une soupape quand il y avait, en France, une baisse d’activité», explique Jean-Luc Maury-Laribière.
«Tous les ans, on faisait plus 20%. Les gars, je pouvais leur demander la lune, ils savaient la trouver», sourit-il encore, saluant notamment le travail de Jean Labarussias, son adjoint, qui avait débuté avec son père. «On n’aurait probablement pas fait tout ce qu’on a fait s’il n’avait pas été là.»
En plus d’être «toujours à l’avant-garde sur les plans technique et commercial», la famille Maury-Laribière développe un véritable esprit d’équipe au sein de l’entreprise. «J’ai essayé d’entretenir l’état d’esprit de mon père, un humanisme vrai», confie Jean-Luc Maury-Laribière. Dans ses usines, jamais de grève. «On n’avait pas de service qualité puisque tout le monde y était sensible, à la qualité.»
Et les associations fleurissent: foot, pêche, vélo… «Sur 500salariés, environ 300 étaient dans une association, note Jean-Michel Dufaud. Il y avait un esprit de corps qui réglait énormément de choses. C’est pour ça qu’on était un peu différent des autres.» L’argile, ce biscuit, a aussi profité à la commune entière. «Roumazières est née avec la tuile, remarque le maire. Dans les années 70, beaucoup de Portugais sont arrivés. En 1990, il y avait près de 1000 employés dans les tuileries. Aujourd’hui, il y en a presque moitié moins. Mais ça reste un poumon», indique Jean-Michel Dufaud.
Son challenge: développer le tissu industriel dans la commune. Parce qu’il le sait bien: «Aujourd’hui, on ne peut plus compter que sur les tuiles pour que notre ville vive bien.»
Un nouveau président à la tête du groupe
Trois semaines de congés annuels imposées au mois d’août. Des mesures de chômage partiel récurrentes... Les années fastes deTBF sont loin derrière Terreal qui emploie aujourd’hui près de 450 salariés à Roumazières-Loubert.
Et les syndicats s’inquiètent. P-DG dugroupe depuis2000, HervéGastinel vient d’être évincé par le conseil d’administration et les actionnaires que sont ING Bank, Park Square Capital et Goldman Sachs Group. Au 1er juillet, Laurent Musy a été nommé président.
Pour Jean-Michel Dufaud, le maire de Roumazières, retraité de Terreal depuis 2008, trois éléments expliquent la situation dans laquelle se trouve l’entreprise aujourd’hui: L’outil de travail s’est usé et on a tardé à prendre la mesure des investissements à réaliser, les produits n’ont pas évolué et le marché s’est cassé la gueule.» Il ajoute: «On a un peu tué l’envie. À Roumazières, l’envie, tout le monde l’avait.»
(1) Séjours internationaux linguistiques et culturels
Source La Charente Libre

16/08/2015

CERIC RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014

Le mot de la direction:

Une conjoncture temporairement défavorable

L’industrie de la Terre Cuite a été frappée en 2014 par un certain nombre d’évènements économiques défavorables : dévaluation du rouble russe (même s’il a depuis fortement rebondi) ; chute du prix du baril de pétrole ; report de la reprise en Europe (sauf cas très particuliers) ; instabilité politique dans certaines régions du globe.

Dans notre niche où les investissements en de nouvelles unités de production se font souvent par cycles, CERIC a suivi la voie de la diversifi cation :
- diversification géographique, par l’accroissement de notre couverture mondiale vers de nouveaux territoires ;
- diversification produits, avec une forte promotion des produits creux de nouvelle génération ; appuyée par l’investissement, en collaboration avec Air Liquide, dans une unité pilote « SOLUMIX » (nouveau silico-calcaire microporeux extrêmement prometteur en matière d’isolation thermique et de protection incendie) ;
- extension de l’offre Service, avec entre autres la filiale algérienne CTED entièrement dédiée à un meilleur service clients.

La Terre Cuite doit défendre son positionnement mondial 
Les discussions en attestent lors des nombreuses tables rondes – comme celles organisées par ECTS – European Ceramics Technology Suppliers – dans certains pays émergents : notre industrie doit se défendre de menaces telles que l’avancée de certains produits de substitution, le poids de la tradition constructive qui ralentit le développement de produits Terre Cuite à plus forte valeur ajoutée, mais aussi la présence de technologies de production Terre Cuite largement obsolètes et taxées d’anti-écologiques.
Sans parler d’un accès au capital rendu de plus en plus diffi cile par une succession de crises et de renforcements des critères de solvabilité des banques.

Or la Terre Cuite reste sans aucun doute le matériau durable par excellence, le matériau plébiscité pour la qualité de vie. Les besoins et les opportunités restent gigantesques. 
Pensons donc à ce qu’il faut faire AUJOURD’HUI et ENSEMBLE pour répondre à ces enjeux. 

La vision de CERIC 
Nous allons très certainement vers une consolidation de notre industrie de l’ingénierie et des équipements pour la Terre Cuite : seule une taille critique mondiale permet d’alimenter l’innovation et de promouvoir les technologies nouvelles. CERIC s’y pré- pare en augmentant ses capitaux propres.
Une nouvelle organisation plus réactive voit le jour en 2015, et pour l’accompagner, une nouvelle identité visuelle a été développée.

Ce numéro de Regards vous en dévoile les grandes lignes.
Je remercie enfi n Patrick HÉBRARD pour une vie professionnelle entièrement consacrée à CERIC et à ses clients. Il ne me cède la Présidence du Comité de Direction que pour prendre celle de notre Comité de Surveillance. Son éclairage d’expert reste donc entier.

Accompagné de PLÉIADE INVESTISSEMENT, CERIC s’engage plus que jamais. 

Jean-Jacques WAGNER

Source CERIC 

14/08/2015

MAROC: Une grande étude en perspective sur les matériaux de construction

Le ministère de l’Habitat envisage de mener une étude sur les industries des matériaux de construction pour le développement du secteur. Une étude qui permettra notamment de déterminer les ratios techniques pour chaque type de logements, d’identifier les besoins réels en ces matériaux et l’impact de l’évolution des prix sur le coût du logement.

Cette étude a pour objet de fournir aux responsables du secteur des informations et des données analytiques jugées nécessaires à toute future stratégie de développement de l’habitat et de la construction. Selon le ministère, les besoins en logements ont atteint, au Maroc comme dans de nombreux pays émergents, un niveau très élevé, en raison de la convergence de plusieurs facteurs : la croissance démographique, la prolifération des bidonvilles, le nombre d’immeubles vétustes et menaçant ruine, notamment. Ainsi, l’objectif du programme du gouvernement (2012-2016), relatif au secteur de l’habitat, est de résorber près de la moitié du déficit en logement sous toutes ses formes en le réduisant de 840.000 unités à 400.000 unités.
Le but étant, en outre, d’augmenter et de diversifier l’offre afin d’assurer une adéquation entre l’offre et la demande et permettre au citoyen l’accès à un logement décent. Toutefois, pour accompagner le programme gouvernemental de l’Habitat et pour répondre aux besoins croissants en logements, il est nécessaire de mesurer les quantités des différents matériaux entrant dans la composition d’un logement donné, de déterminer les ratios techniques des principaux matériaux de construction (ciment, sable, graviers...) pour chaque type de logements (appartement, maison marocaine, villa...) et pour chaque standing d’habitat (haut standing, moyen standing, économique ou social, habitat à faible valeur immobilière totale – VIT). Il est aussi indispensable d’identifier les besoins réels en matériaux de construction et de déterminer la part des prix des matériaux de construction et l’impact de l’évolution de ces prix sur le coût global de la construction du logement. «Ainsi, la limite de l’information sur ces données justifie la réalisation de l’étude relative aux matériaux de construction : calcul des ratios techniques et estimation des besoins qui pourra offrir ces différentes informations très utiles et nécessaires pour toute planification, programmation ou élaboration de stratégies d’intervention dans le secteur de l’habitat et de la construction», indique le ministère.
Huit mois pour mener l'étude
À cet effet, un appel d’offres vient d’être lancé pour recruter un expert chargé de mener cette étude sur une période de 8 mois. Selon le ministère, le secteur des industries des matériaux de construction joue un rôle primordial en tant qu’acteur et moteur de l’économie nationale.
Il tire pleinement profit de l'essor que connaît le secteur du bâtiment et des travaux publics notamment à travers la politique des grands chantiers lancés par l'État dans les domaines de l’habitat, notamment le logement social, du tourisme ainsi que la réalisation des projets d’infrastructure d’envergure.
Les derniers chiffres (2012) montrent que les industries des matériaux de construction occupent une place particulière dans l'industrie marocaine, avec plus de 691 établissements (9% des établissements industriels), employant 6% de l'effectif total et drainant 11% des investissements. Elles représentent un chiffre d’affaires de 33,7 milliards de DH, soit 8% de la production industrielle.
De même, ce secteur couvre environ 90% des besoins du pays en ciment, marbre, briques rouges, céramique, béton prêt à l'emploi, plâtre et autres granulats de construction. D’après le département de l’Habitat, le secteur des industries des matériaux de construction a connu généralement une évolution croissante ces dernières années, notamment la consommation du ciment, un des principaux inputs de ce secteur qui a avoisiné les 14,06 millions de tonnes en 2014 contre 7,47 millions en 2000. «Toutefois, le secteur connait une stagnation ou une régression pendant la période 2012-2014.
En effet, la consommation du ciment, l’indicateur le plus fiable du secteur, a enregistré des reculs en passant de 16,13 millions de tonnes en 2011 à 15,87 millions en 2012, puis à 14,86 millions l’année suivante pour atteindre 14,06 millions en 2014», détaille le ministère. De même, les prix de certains matériaux tels que le ciment, le sable, le fer à béton et ceux fabriqués avec ces intrants ont augmenté à cause des taxes introduites par les lois de Finances 2012 et 2013.
Source : www.lematin.ma

13/08/2015

Banks picked for IPO of construction blocks maker Xella-sources

Owners Goldman Sachs and PAI Partners are bringing forward a planned stock market listing of their building materials business Xella and have picked banks to arrange the potential 2.5 billion euro ($2.8 billion) deal, two people familiar with the matter said.
The owners have hired Deutsche Bank, Goldman Sachs and BNP Paribas to organise the flotation, which is expected to take place as early as the fourth quarter of this year, the sources said on Tuesday.
Much like other private-equity investors encouraged by buoyant equities markets to list their assets, Xella's owners have decided that a 2015 IPO may reap a better result than a 2016 deal, which they had originally planned, they added.
Xella is targeting earnings before interest, taxes, depreciation, and amortisation (EBITDA) of roughly 300 million euros ($337 million) in 2016 and it may be valued at 8-9 times this figure, the sources said.
French buyout group PAI, Goldman Sachs, BNP and Deutsche Bank declined to comment.
Building materials brands like Ytong, Hebel and Silka account for roughly two thirds of the business of the Duisburg, Germany, based group. Roughly 20 percent of its sales come from higher-margin lime and limestone businesses, which accounts for a third of the group's earnings.
Peers such as Austria's Wienerberger and Germany's Braas Monier trade at roughly 6 times their expected core earnings. ($1 = 0.8916 euros) (Reporting by Arno Schuetze and Alexander Huebner; Editing by Ludwig Burger).

Source Reuters

12/08/2015

IMERYS toiture: Une maison labellisée Bepos Effinergie attend ses premiers occupants

(Video) Une maison labellisée Bepos Effinergie attend ses premiers occupantsA Bourg-lès-Valence, une maison labellisée Bepos Effinergie du groupe Villa Soleil combine plusieurs atouts. Cette maison évolutive à vocation sociale a été pensée et aménagée de façon à respecter l'environnement et être économe, tout cela dans un esprit Feng Shui. Explications avec Laurent Beaugiraud, président du groupe Villa Soleil.
Habiter une maison Bepos Effinergie, bientôt un rêve accessible à tous ? Le groupe Villa Soleil vient en tout cas de se positionner sur ce créneau en proposant la Maison Vision, qui a reçu le 1er prix des « Grands paris du logements », organisé par l'UCI-FFB Île-de-France en décembre dernier, dans la catégorie « Maison individuelle en milieu urbain ou péri-urbain.
Ce prix a été décerné à cette maison pour ses pièces « qui obéissent aux règles du Feng shui. Elle a aussi une vocation sociale puisque son concepteur propose une acquisition au bout de 15 ans, après une période de location et en s’appuyant sur le dispositif du Prêt Locatif social », rappelle l'UCI-FFB Île-de-France sur son site.
En effet, la réalisation de cette maison 100 % française est un projet qui a pour vocation d'offrir aux particuliers un logement social, évolutif, labellisé Bepos Effinergie avec des équipements performants.
« Nous avons réalisé une conception bioclimatique étudiée qui nous a permis d'optimiser la construction avant le démarrage du chantier. A cela s'ajoutent des équipements performants en termes d'économie d'énergie tels qu'une isolation renforcée, un chauffage gaz naturel à condensation, une production d'eau chaude sanitaire par une chaudière gaz avec un ballon-tampon isolé et bien évidemment une production locale d'énergie photovoltaïque orientés plein sud », détaille Laurent Beaugiraud, président du groupe Villa Soleil. 35 m2 de tuiles photovoltaïques
L'énergie sera en effet produite par 35 m2 de tuiles photovoltaïques Imerys Toiture, avec la possibilité de la stocker dans la journée sur des batteries. Ainsi, la batterie alimentera la zone choisie ce qui compensera la consommation énergétique quotidienne, selon le principe de l'autoconsommation. Ce procédé permettra d'économiser jusqu'à 40 % d'énergie puisque l'électricité sera directement consommée par le locataire.
« La conception de la maison étant 100 % française, le choix D'Imerys Toiture s'est naturellement imposé à nous. La toiture en pente a été choisie pour son esthétique contemporaine, notamment soulignée par la couleur et la forme des tuiles ainsi que par la passe de toit en bas de pente très longues. Les tuiles et les tuiles photovoltaïques étant toutes deux fabriquées par Imerys toiture, cela nous permettait de garantir une parfaite intégration et un aspect épuré pour la toiture », explique Laurent Beaugiraud.
Entre harmonie et avant-gardisme, cette maison est en passe de devenir le logement du futur car ele est compatible avec la RT 2020 grâce à son étiquette énergétique négative (-135KWhEP/ m2 /an).
Elle devait accueillir ses premiers occupants à l'automne 2015.

Source Batiweb

10/08/2015

TEREAL: 5 000 m2 de terre cuite enherbée à la citadelle d’Amiens

La citadelle d’Amiens sert de rampe de lancement à une invention conjointe de l’agence d’architecture Renzo Piano et de l’industriel de la terre cuite Terreal. Sur 1500 m2 de toiture et 3500 m2 de place, le revêtement Diabolo laisse pousser le gazon entre ses joints.

La terre cuite réconcilie le végétal et le minéral à la citadelle d’Amiens, futur site de l’université de Picardie à compter du printemps 2016, après une opération qui mobilise environ 80 millions d’euros HT sur 17 hectares. Invention conjointe de l’agence d’architecture Renzo Piano et de l’industriel Terreal, Diabolo occupera 3500 m2 sur la place d’armes, et 1500 en toiture de l’ancienne caserne. Cosignataires de l’invention aux côtés de leur employeur, Paul Vincent, associé de Renzo Piano Workshop, et Philippe Malé, responsable du pôle produits de l’industriel, ont développé pour ce projet l’innovation brevetée dans le monde entier.
Appréciation technique expérimentale
Dans les joints d’1,75 cm qui séparent les lattes de 5,75 cm de large, l’herbe ne pousse pas par hasard : l’appréciation technique expérimentale, décrochée par le groupement Screg-Colas avec leur cotraitant Jarbeau, décrit les strates qui tiennent la plate-forme, depuis le fond de forme jusqu’aux panneaux de terre cuite d’1,25 m de long, en passant par le mélange terre pierre, puis la terre végétale, et jusqu’au koleria, la variété de gazon qui a remporté la compétition, parmi quatre concurrentes… Familier des projets de Renzo Piano, l’agronome Claude Guinaudeau a accompagné les essais. Les poseurs de Jarbeau ont ajouté leur propre innovation, pour gagner en productivité : avec cinq rouleaux dont l’écartement reproduit celui des lattes de terre cuite, une machine à bras assure l’ultime compactage après le semis.

Avant l’installation d’un prototype sur le chantier d’Amiens, les premières simulations se sont déroulées à Revel (Haute-Garonne), à côté de l’usine de Terreal spécialisée dans les bardages. Pour adapter le dessin de Paul Vincent aux exigences mécaniques et à une tolérance de dimensionnement limitée à 0,5 mm pour 1,25 m, l’industriel a joué sur deux tableaux : la finesse de la chamotte qui dégraisse les argiles et l’homogénéité de la cuisson. « Ce dernier facteur conditionne le retrait, en phase de séchage, et donc le dimensionnement du diabolo, qui supporte une tolérance beaucoup plus faible que nos produits de bardage », explique Philippe Malé. Les essais ont également porté sur le système de fixation qui constitue le cœur de l’invention : une agrafe auto-calée et auto-stabilisée en polyamide 6. L’industriel est allé jusqu’à intégrer la logistique dans le process, afin de positionner le produit dans le bon sens, lors du déchargement des palettes.
Outre ses qualités techniques et esthétiques, la perméabilité et la capacité de filtration des sols
couverts de Diabolo amènent l’innovation à contribuer à une gestion écologique des eaux pluviales : via un forage dirigé situé en aval de la place d’armes et de la caserne, AIA Ingénierie, chargé des aménagements extérieurs au sein de la maîtrise d’œuvre, a convaincu le maître d’ouvrage d’alimenter les noues qui occuperont le fossé, autour de la citadelle. La prise en main de l’innovation repose aussi sur le plan de gestion que formalisent ensemble la maîtrise d’œuvre et Amiens Métropole, maître d’ouvrage : le déneigement ne souffrira pas le sel, mais Diabolo supporte les tondeuses standard.
La transformation de l’essai d’Amiens a déjà commencé sur un autre projet universitaire prestigieux : toujours accompagné par AIA et Terreal, Renzo Piano prévoit un nouvel espace public couvert de diabolos, à l’Ecole nationale supérieure de Cachan, sur le plateau de Saclay. Au-delà de ces premières références, l’industriel mise sur le modèle de cahier des clauses techniques particulières, dont la rédaction associe Pierre Kerien, chargé des aménagements extérieurs chez AIA Ingénierie.
Source Le Moniteur par Laurent Miguet

09/08/2015

CERIC augmente ses capitaux propres de 7,6 M€

CERIC, spécialiste français de l’ingénierie des matériaux de construction en Terre Cuite, a augmenté ses capitaux propres de 7,6 M€ en juin 2015, par émission d’actions et conversion d’obligations convertibles souscrites par Pléiade Investissement et Sopromec.
Cette opération permet à CERIC de poursuivre son développement commercial au grand export, ses investissements en R&D et innovation produits, et de prendre l’initiative en termes de partenariats et de croissance externe dans ses métiers.
Patrick Hébrard, jusqu’ici Président, prendra la présidence du Comité de Surveillance mi-juillet, et à ce titre demeurera très présent, notamment dans les relations avec les grands clients.
Jean-Jacques Wagner, via sa société Indalo International jusqu’ici Directeur Général, devient Président de CERIC.

Source  CERIC

08/08/2015

LA GRÈVE-SUR-MIGNON: Plongée dans le Marais industriel à la briqueterie

La briqueterie abrite le seul four Hoffmann de la région et une exposition intéressante.
À une trentaine de kilomètres de La Rochelle, ce petit village du Marais poitevin dispose d'un trésor industriel. Une briqueterie, ces fabriques à l'intérieur desquelles étaient produites les briques et les tuiles.
Le bâtiment a été réhabilité et abrite le seul four Hoffmann de la région. Ce haut-lieu du patrimoine industriel local propose une muséographie qui livre les secrets de la fabrication des tuiles et briques telles qu'elles se cuisaient dans le Marais jusque dans les années 1960. Le site se propose d'accueillir les visiteurs à l'occasion d'un pique-nique ou d'une pause vélo. Le site abrite également un espace éco-habitat et éco-rénovation.
Ouverture tous les jours du 1er juillet au 31 août. Du lundi au vendredi, de 13 h 30 à 18 h 30, et les week-ends, de 10 à 18 heures. Entrée : 2,50 € pour les adultes, 1,50 € pour les enfants de 10 à 18 ans, gratuit pour les enfants de moins de 10 ans.

Source Sud Ouest

07/08/2015

Algérie: La tuile terre cuite fut le fleuron de la vallée de la Soummam

La fabrication des tuiles rouges en voie de disparition
Les deux berges de l’Oued Soummam, plus grand cours d’eau de la région, constituent un espace non seulement de végétation dense mais aussi de zones humides et sèches donnant naissance à une terre composée de matières organiques et minérales.
La tourbe. Cette terre qui devient noire une fois asséchée provient de la fossilisation de débris végétaux et qui est à l’origine de fabrication artisanale de matériaux de construction bien utilisés dans la région, la brique pleine et la tuile rouge. Cette dernière, néanmoins celle fabriquée dans la vallée de la Soummam, possède une forme géométrique comme une caractéristique unique très répandue en Kabylie et sur beaucoup de zones d’habitation du bassin Méditerranéen.
Avec ses multiples dimensions qui peuvent varier de 15 à 40 centimètres et sa forme semi cylindrique marqua durant des décennies le patrimoine architectural kabyle jusqu’à lui donner le nom de «tuiles kabyles». Les maisonnettes anciennes de nos villages en toiture de tuiles rouges forment une carte postale et des paysages panoramiques des montagnes. Cet outil de maçonnerie fabriqué de façon artisanale, quoiqu’il n’est plus ce qu’il était jadis, continue à résister contre vent et marré en tenant tête à divers matériaux de construction les plus modernes. Pour s'en rendre compte, il suffit de passer à travers les localités de la vallée et sur les bordures des routes, où l’on constate des pilles de briques et de tuiles rouges fraîches exposées pour la vente.
Mohand, le dernier des fabricants
Rares sont les personnes qui connaissent les usines de fabrication de ces tuiles en dehors des familles propriétaires de ces petites fabriques artisanales, voire rudimentaires, car ne répondant à aucun critère réglementaire et n’utilisant que des moyens de bord pour la production. Un héritage de père en fils et une activité pratiquée souvent dans l’ombre, loin des feux de la rampe vit ses derniers moments après des années d’or et une époque florissante.
Une randonnée du côté d’Amizour et le long de la route nationale n°75 accompagné de Samia Kherraz, élue à l’APC locale, nous a menés à un point d’exposition de ces tuiles sur la rive droite du cours de l’Oued. Arrivés sur le lieu ciblé, le décor est désolant. L’endroit est complètement déserté par le propriétaire laissant seuls ses produits exposés sous la protection du ciel. Changement de direction puisque les points de vente ont été repérés au préalable, pour se retrouver cette fois sur le chemin menant vers la ville d’El Kseur pour s’arrêter devant une bonne pile de briques pleines et de tuiles rouges bien entassées sur l’accotement.
A côté, une petite baraque de fortune construite avec des débris de bois et de branches d’arbres qui sert d’abris au vendeur qui est aussi gérant d’un four artisanal de production de tuiles et briques. Mana Mohand, 34 ans et habitant le village El Hamma, après les brèves présentations, trouva le plaisir de parler de son activité, plutôt de son métier qu’il a épousé depuis plus d’une décennie. «Je suis le gérant, l’ouvrier et le vendeur de tuiles rouges et de briques pleines et cela depuis plus de 10 années, c’est juste à la retraite de mon père grabataire, car cette activité est une affaire de famille et comme tu vois, je suis seul à attendre à longueur de la journée un prétendant acheteur dans cette baraque, été comme hiver», dira-t-il. Le propriétaire témoigne que pour faire marcher une telle activité, il faut au moins trois ouvriers, mais se désole que les jeunes ne s’y intéressent pas, car il s’agit d’un travail pénible demandant beaucoup d’efforts physiques.
La fabrication en elle-même se fait en trois étapes, selon notre interlocuteur. Il faut d’abord effectuer l’extraction de la terre, la nettoyer de ses débris et l’assécher pour qu’elle soit prête à l’utilisation. Et c’est à partir de là que les choses «sérieuses» commencent en passant d’une étape de froid à une étape de chaleur extrême. «Fabriquer une tuile consiste d’abord à extraire cette terre saturée d’eau, la sécher puis lui faire subir deux processus avant d’arriver à terme», expliquera notre interlocuteur.
Le fabricant de ces tuiles explique qu’il faut bien travailler la patte d’argile mélangée à l’eau, pour la faire passer au moulage afin de lui donner les formes et les dimensions de tuiles et de briques à fabriquer. Jusque-là, la couleur du produit est noire, elle ne pourra se transformer en rouge brique qu’après la fin de la phase de cuissage. «Pour faire cuir nos tuiles ou briques, nous devons d’abord assurer une fabrication importante. Il suffit de construire un four de cuisson avec la même terre utilisée à la fabrication. Notre combustible est le bois et là, nous subissons la galère de ramasser la quantité de bois nécessaire pour cuir nos produits durant plusieurs heures», soulignera-t-il.
En passant de l’étape sombre et froide à l’autre claire et torride, Mohand arrive à produire quelques 1 500 petites briques et 100 tuiles semi cylindriques, et c’est cette haute température qui avoisine les 800 degrés qui donne la couleur rouge et définitive à ces matériaux. À vrai dire, la simplicité de fabrication fait en sorte que ce travail, purement manuel, demande des efforts à fournir. Toutefois, la tâche ne peut être accomplie si l’on n’arrive pas à faire écouler la marchandise pour assurer le revenu et faire face aux dépenses familiales, étant donné que cette activité consomme la plupart du temps et ne tolère aucun répit.
Il y a quelques années, une dizaine de ces fabriques existent sur le territoire de la seule commune d’Amizour. Cela sans compter celles implantées à travers les localités de la vallée. «Il y a cinq ans, nous étions 8 fabricants des tuiles rouges dans notre commune et cela avait créé une certaine concurrence mais aussi de l’entraide et solidarité entre nous, en passant d’une fabrique à une autre pour porter aide à extraire la terre, remplir les fours ou piler au bord de la route les milliers de tuiles pour la vente», nous racontera ce gérant. Beaucoup de jeunes, surtout ceux issus des familles propriétaires de ces fours, ont exercé ce genre de travail avec une certaine expérience et un savoir faire dans la vie artisanale. Mais cela n’a pas marché à tous les coups et en faveur de l’activité qui commence à perdre de la main d’œuvre, surtout parmi la tranche juvénile que l’expérience leur fait savoir qu’il s’agit d’un métier dur, malgré sa rentabilité. «Je peux vous étonner par cette amer réalité que je suis le seul fabricant qui reste sur ce territoire et je continue à accomplir mon travail uniquement par respect à cette activité qui constitue l’un des biens que nos ancêtres nous ont légués», dira Mohand qui regrette que ce métier pourrait disparaître à jamais. Le topo est certainement le même un peu partout dans le pays, car, à en croire les dires de notre interlocuteurs, ces tuiles rouges cylindriques et ces petits cubes de briques font partie des produits rares sur le marché pour que des entreprises de construction et des particuliers font plusieurs kilomètres à la ronde, à leurs recherche. «Je reçois des acheteurs de plusieurs wilayas et la plus grande affaire qui m’a donné un vrai souffle à exercer encore ce métier est le marché que j’ai conclu avec le ministère de la Culture à qui j’ai vendu une quantité considérable de tuiles et briques pour la réinstauration de Dar Soltane de la Casbah», déclarera-t-il. La demande qui dépasse l’offre est conséquente d’une faible main d’œuvre mais surtout de l’absence de toute volonté à l’effet de réglementer cette activité en voie de disparition. Et, aussi, à moderniser les outils de travail pour rendre attractif le métier et assurer une fabrication de qualité sans porter atteinte à l’environnement.
«Je suis le gérant, l’ouvrier et le vendeur…»
Vendre ses milliers de briques et de tuiles sur la bordure de la route fait partie du quotidien de l’unique fabriquant de tuiles kabyles à Amizour. Comme le gardien du temple, il songe d'ores et déjà à tout abandonner si les choses restent telles qu’elles sont. Car pour Mohand, aucune considération n’est réservée à cette activité qui finira par se clochardiser, alors qu’elle fait partie d’un patrimoine millénaire par donner sa touche à des civilisations dans le domaine de l’architecture et de l’habitat.
Un réel état de fait confirmé par un responsable du domaine de l’agriculture que cette activité n’est pas reconnue et non réglementée. «Elle est exercée presque clandestinement et loin de tout contrôle avec des conséquences fâcheuses dues aux extractions à outrance de la terre argileuse sur les bords de l’Oued, à l’origine des débordements des cours sur les terres agricoles», soulignera notre interlocuteur.
Une réglementation qui ne pourra faire que le bonheur des rares fabricants de ces tuiles afin qu’ils puissent exercer dans la légalité, mais cela doit être accompagné aussi de moyens logistiques et financiers au profit de ces petits artisans qui pourraient répondre aux besoins du domaine de la construction d’ailleurs le plus actifs.
«Nous demandons que cette activité soit considérée comme les autres métiers artisanaux afin que nous puissions travailler dans la légalité et dans des conditions de sécurité et de productivité, et cela ne pourra que faire revenir beaucoup de jeunes vers ce métier capable aussi de créer de l’emploi et donc d’absorber le chômage», ajoutera Mohand. Ces produits rouges de fabrication artisanale sont de nos jours demandés pour le décor et aussi pour la toiture des hangars industriels de par leur nature isothermique.
Outre l’intérêt culturel de ce travail artisanal combien millénaire, la réglementation de cette activité et sa préservation pourraient lui donner une opportunité à vivre encore de beaux jours et pourquoi pas à renforcer l’artisanat qui est un levier industriel, économique et touristique de chaque région. Une activité artisanale qui disparaît, c’est une partie de l’histoire locale qui s’en va.
Source www.depechedekabylie.com par Nadir Touati

06/08/2015

MONOMUR: A Bois-Guillaume, la résidence « Les Centaurées » sort de terre

Bois-Guillaume. La résidence de vingt-deux logements est en construction. Elle reflète la volonté de la Ville d’intégrer les logements aidés sur l’ensemble de son territoire et de favoriser la mixité sociale.
Situés sur une ancienne friche de la direction départementale de l’équipement de 2 971 m², entre la rue du Commandant-Dubois et le chemin de Clères, quatre bâtiments s’élèvent petit à petit et formeront la résidence « Les Centaurées ».
Cette opération, menée par le bailleur social Logéal et confiée au cabinet CBA architecture, de Rouen, vise à construire vingt-deux logements locatifs aidés sur 1 636 m² de surface de plancher, dont 476 m² affectés à cinq logements Plai (prêt locatif aidé d’intégration).
Implanté dans un quartier de résidences individuelles, ce projet reflète le refus de la Ville - qui faisait partie, de 2011 à 2013, des 218 communes de France ne respectant pas le quota de 25 % de logements sociaux - de concentrer les logements locatifs, mais préfère intégrer les logements aidés sur l’ensemble du territoire et favoriser ainsi la mixité sociale.
Ouverture sur un îlot de verdure
Réalisée dans le cadre de la politique de développement durable de la municipalité, la résidence « Les Centaurées » s’intègre dans l’environnement et épouse la topographie des lieux qui présentent un dénivelé important.
Terrasses végétalisées, loggias, balcons et jardins privatifs ouvriront sur un îlot de verdure, prolongement de la trame végétale existante.
Les bâtiments, au profil de maisons individuelles accolées ou superposées, sont réalisés en brique Monomur (brique creuse en terre cuite) et répondent aux normes en vigueur de bâtiment basse consommation (BBC).
Commencé en juin 2014, le chantier a été interrompu suite à des problèmes liés à des canalisations de gaz. Les travaux de fondation ont repris en décembre 2014 et à ce jour, une grande partie du gros œuvre du bâtiment du chemin de Clères est réalisée. La fin de chantier initialement prévue pour décembre 2015 est reportée au premier trimestre 2016.

Source Paris Normandie

05/08/2015

MONIER : L’Opéra de Toulon, un chantier dans les hauteurs

La Communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée et le Conseil départemental du Var financent la rénovation de la toiture de l’Opéra de Toulon. Au programme : aménagement des combles, performance thermique, acoustique et confort d’été.
Il pleuvait sur les décors de l’Opéra de Toulon. La toiture du bâtiment, inauguré en 1862 et conçu par l’architecte Léon Feuchère selon la volonté de Napoléon III, donnait de sérieux signes de faiblesse. Les équipes de l’Opéra et la communauté d’agglomération ont élaboré une feuille de route pour une rénovation qui reponde aux besoins du lieu : étanchéité de la couverture, mais aussi économies d’énergie, confort d’été dans cette région très chaude, acoustique incontournable pour un lieu dédié à la musique et enfin création dans le grand comble d’une salle de répétition. « Au 19e siècle, explique le directeur de l’Opéra Claude-Henri Bonnet, on répétait uniquement avant le démarrage de la saison qu avait lieu autour du mois d’octobre. Une tradition qui perdure à la Scala de Milan, où la saison démarre le 7 décembre. » Mais les temps ont changé, et la vie d’un opéra moderne nécessite une salle de répétition accessible tout au long de l’année pour l’orchestre, le ballet et les choeurs.
Le maître d’ouvrage mandate le cabinet marseillais Leccia & Cazorla pour concevoir le projet. Avec l’aide du bureau d’étude Unanime Architectes, la première étape consiste à analyser la structure. Elle s’avère en bon état, mais limite en termes de charges. Sur la charpente Eiffel, impossible d’augmenter la charge de plus de 20 kg au m². Quant au plancher haut, il ne résistera pas à plus de 200 kg / m².
Un traitement par sarking
Soucieux de laisser apparente la charpente métallique, ouvrage remarquable, l’architecte s’intéresse au sarking, un procédé d’isolation thermique par l’extérieur. Mais les limites de charges restreignent son choix. Il se tourne vers la solution de Monier, le Clima Comfort, qui tout en offrant une résistance thermique conforme à la réglementation thermique (R de 6,36 m².K/W) n’ajoute que 5 kg / m². Monier remporte aussi la partie pour la fourniture des tuiles, modèle Marseille, une spécificité régionale (voir encadré).
L’architecte des bâtiments de France Jacques Guérin, maillon essentiel pour ce bâtiment classé depuis 1988, l’un des rares dans la ville de Toulon, valide l’ensemble du système qui comporte, depuis la sous-face jusqu’à la couverture, une plaque de plâtre, une isolation thermoacoustique de 5 cm en laine de verre, un vide d’air de 5 cm, un écran pare-vapeur Paracoustic, un sarking en polyuréthanne, des contrelattes 6 x 4 disposées tous les 60 cm sur le sarking, des liteaux 27 x 40 et enfin les tuiles. L’absence de débord de toit facilite la ventilation en faîtage à l’aide d’un closoir Figaroll. Cette dimension joue un rôle-clé dans la pérennité de l’ouvrage, car elle facilite l’évacuation de la vapeur d’eau accumulée sous les tuiles, qui risquerait de les endommager en cas de gel. L’ensemble du lot couverture est confié à une entreprise de couverture spécialisée dans le bâti ancien, la SAS Alain Le Ny, établie à Dardilly. Monier a accompagné les équipes pour la mise en oeuvre du sarking, un procédé inhabituel sur les monuments historiques.
Accès
Autre dimension-clé, l’accès au chantier. Pour l’approvisionnement en matériaux, l’agence Point P de Toulon a dû mettre en place des livraisons de petites quantités tous les deux jours, car il est impossible de stocker sur site. Quant à l’accès à la toiture, une société spécialisée a déployé un échafaudage parapluie. Couvert d’une fine bâche, il permet aux équipes de travailler même par fortes chaleurs : l’air circule en toiture. Les matériaux sont acheminés jusqu’en haut non par grue mais par monte-charge. Par la toiture, dans une ouverture temporaire créée dans l’échafaudage et dans la charpente, ont transité les gros blocs de ventilation, qui alimentent tout le bâtiment.
Focus: La tuile de Marseille, une longue histoire
Au milieu du XIXe siècle, se développe la tuile de Marseille. Ce produit à grand moule, assemblé par emboîtement, est fabriqué par de nombreuses tuileries de la région. C’est Guichard Carvin & Cie qui fournit les tuiles de l’Opéra de Toulon en 1861, comme en atteste l’abeille moulée au revers de la tuile. Chaque industriel signe alors avec un logo spécifique sa production. La tuile Marseille parcourt le monde, les transporteurs l’utilisant pour lester les bateaux. On la retrouve sur tout le bassin méditerranéen, mais aussi à Saïgon, en Afrique noire, en Amérique du Sud. Le déclin de la marine à voile, lorsque se développe le bateau à vapeur, nuit à la tuile Marseille. Les tuileries se regroupent. Au fur et à mesure des acquisitions, la tuilerie Guichard Carvin & Cie rejoint Lafarge Couverture, devenu depuis Monier. Les nouvelles tuiles qui couvriront l’opéra de Toulon porteront elles aussi l’abeille en signature, qui a traversé les époques.
Source Le Moniteur par Pierre Pichère

04/08/2015

Bouyer Leroux: La Terre Cuite dit « Oui » au béton

Suite au rachat de la société Thébault, fabricant de produits béton, le Pdg de Bouyer Leroux évoque le développement stratégique du groupe qu’il dirige en toute sérénité.
Quelle est votre stratégie de développement avec le rachat de la société Thébault ?
Roland Besnard : L’idée est de combiner notre offre terre cuite à une offre béton. Thébault fabrique quelque 2000 produits dans trois domaines : Bâtiment, Travaux Publics et Agricole. Nous connaissons bien le secteur du Bâtiment puisque depuis le rachat d’Imerys Structure, nous sommes n°1 de la brique en France. Thébault fabrique des produits de qualité : regard EP, appui béton lourd que nous envisageons développer avec des produits plus légers… Nous avons aussi quelques idées de développement via une offre commune combinant TC et Béton comme une structure poteau poutre béton avec remplissage TC… De par nos implantations géographiques respectives, nous pouvons facilement créer une synergie commerciale et logistique pour vendre et livrer les produits Bouyer Leroux et les produits Thébault en même temps. Côté TP, Thébault fabrique des produits de niche comme des regards, des chambres télécom, des buses. Nous croyons aussi beaucoup au potentiel de croissance du marché des micro stations ANC. Enfin, la TC n’est pas présente sur le marché des bâtiments agricoles alors que Thébault est bien placé notamment dans les porcheries… Pourquoi ne pas utiliser la notoriété de Thébault pour vendre du Bouyer Leroux au milieu agricole notamment la brique hauteur d’étage…
Cette croissance externe représente de gros investissements. Comment une Scop régionale comme la vôtre parvient elle à disposer de fonds aussi importants tout en conservant son indépendance ?
Bouyer Leroux est une entreprise dotée de fonds propres importants. Nous avons auto-financé le rachat de Thébault (environ 20 millions d’euros) comme celui d’Imerys Structure (75 millions d’euros) à hauteur de 80%. L’entreprise est saine et bien gérée.
Quelles sont les principales pistes de R&D sur lesquelles vous travaillez ?
Nous lancerons début 2016, la BVG iso, une brique isolée en laine de roche offrant de meilleures propriétés thermiques. Nous souhaitons également enrichir notre gamme de coffres grandes longueurs. Nos équipes travaillent pour mettre au point une brique de structure pour grands collectifs et bâtiments tertiaires. Aujourd’hui, on voit couramment des constructions en R+3 ou R+4. A Marseille, nous avons construit un R+7 en TC et Béton. Nous menons un autre projet en région PACA de bâtiment jusqu’à R+9. Enfin, grâce au rachat en 2014 d’une petite société duNord de la France, nous nous lançons dans la fabrication de bardage TC. Nous avons rapatrié à la Séguinière (49) l’outillage et le stock et nous construisons une petite unité de production sur le site du siège social.
Comment amortissez-vous la chute du marché du Neuf ?
Bouyer Leroux représente plus de 50% de part du marché de la structure TC en France, essentiellement concentré dans le Neuf. Notre volonté est de développer la TC dans le non résidentiel. Nous comptons aussi sur notre nouvelle offre de bardage, Bio’bric Façade qui sera lancée à la rentrée de septembre pour nous développer à l’export notamment en Pologne et aux Pays-Bas.
Quelle est votre stratégie en matière d’accompagnement des entreprises du bâtiment ?
Nous disposons d’un centre de formation agréé et d’une équipe dédiée pour le lancement et l’assistance sur chantier. Nous venons aussi de lancer le label Qualité Durable Bio’bric à destination des Cmistes, maîtres d’œuvre, maçon, enduiseur-façadier… C’est un système de management par la qualité pour garantir aux maîtres d’ouvrage un bâtiment enduit sur brique performant. Nous avons très peu de sinistres mais c’est toujours trop. Autant traiter le problème en amont. Le premier labellisé est l’Atelier MCA, Maison Cercle Artisanale, basé à Lyon.

En Savoir Plus:

  • Le groupe Bouyer Leroux en chiffres
  • 4 métiers : fabrication de matériaux de construction en terre cuite (9 usines), fabrication de coffres de volets roulants (société SPPF), valorisation des déchets et production de biogaz (Bouyer Leroux Environnement), fabrication de produits béton (société Thébault, 3 sites de production)
  • 725 collaborateurs + 150 salariés de la société Thébault
  • 155 millions d’euros de CA en 2014 + 20 millions pour Thébault


Source : Batirama.com / Propos recueillis par Céline Jappé

03/08/2015

La brique terre cuite de plus en plus sollicitée sur le marché du neuf

D’après une étude conduite par Bati Etudes pour le compte de la Fédération française des tuiles et briques (FFTB), la brique terre cuite devient le matériau le plus utilisé, en parts de marché dans la construction résidentielle.
Dans son enquête intitulée "L’Observatoire de la Construction neuve 2014", Bati Etudes vient de livrer ses conclusions pour le compte de la Fédération française de tuiles et briques (FFTB). "La brique terre cuite est désormais le matériau le plus utilisé, en parts de marché, dans la construction résidentielle", souligne l’étude. En chiffres, dans le logement collectif, la brique terre cuite a multiplié par quatre en dix ans sa part de marché, passant de 5,45 % en 2005 à 22,32 % en 2014.
Le matériau augmente de 15 points en dix ans sur le marché de la maison individuelle
Sur le marché de la maison individuelle, l’activité de la brique terre cuite n’est pas en reste, passant de 27,9 % de parts de marché en 2005 à près de 44,68 % en 2014, rapporte l’étude. Au total, ce matériau, a augmenté de 15 points en dix ans (2005-2014) avec aujourd’hui plus d’un logement sur trois en briques terre cuite (Ndlr : 35,3% des surfaces de mur construites) pour un sur cinq en 2005, ce qui représente 20,29 % des surfaces de mur construites.
De son côté, Hervé Pétard, secrétaire général de la Fédération française des tuiles et briques (FFTB), rappelle que "la brique terre cuite démontre dans la durée sa capacité à répondre aux enjeux techniques, environnementaux, économiques et sociétaux."

Source Batiactu

02/08/2015

Pierre Jonnard succède à Hervé Gastinel à la Présidence de la FFTB

Pierre Jonnard a été élu Président de la Fédération Française des Tuiles & Briques, qui réunit l’ensemble des acteurs de la filière Terre Cuite.

C’est une fonction qu’il a déjà exercée de 2008 à 2011.
Il succède à Hervé Gastinel, ex-PDG de Terreal.

Agé de 59 ans, Pierre Jonnard est diplômé des Arts et Métiers et d’un MBA ISA-HEC. Il commence sa carrière dans le groupe de Charles Frères en 1982 puis rejoint en 1988 la société Eurocasing.
En 1990, il est nommé Directeur Général de la société CMR, groupe Matériaux service.
Depuis 1993, date à laquelle il intègre le groupe Imerys, il a été successivement Directeur Général de la filiale Kiln Furniture, puis Directeur Général de la filiale Tiles Minerals en 2000.
En janvier 2005, il devient Directeur Général d’Imerys Terre Cuite dont le siège est situé à Limonest (69) et c’est en janvier 2013 qu’il prend la présidence de cette entité, avec notamment la marque Imerys Toiture.

Source Batijournal

01/08/2015

Gironde-sur-Dropt- Carreau de Gironde : vers un label Identification Géographique

Porcelaine de Limoges, couteau Laguiole et chez nous, le Carreau de Gironde et la Terre de Gironde, pourront potentiellement bénéficier du label « Identification Géographique ».

C’est le 3 juin que Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire a lancé le nouveau label Identification Géographique (IG), protégeant les produits manufacturés et les ressources naturelles.
238 produits artisanaux y sont candidats.
« Ce sont des produits liés à un territoire par des caractéristiques, un savoir-faire ou un procédé de fabrication » explique Carole Delga. « Les Indications Géographiques permettent ainsi aux entreprises, de valoriser leurs produits pour les marchés à l’export, et de se protéger contre l’utilisation abusive des dénominations géographiques ». Les entreprises d’un territoire, regroupées au sein d’un organisme de défense et de gestion, peuvent déposer un dossier d’homologation pour une IG auprès de l’institut national de la propriété industrielle (INPI) pour garantir l’authenticité et la qualité de leurs produits.
Ça va nous récompenser de notre savoir-faire
« C’est une très bonne nouvelle » se réjouit à Gironde-sur-Dropt, Jean Pruvost, 58 ans, qui dirige avec son beau-frère Dominique Storme la société Carreaux de Gironde. « Ça va nous récompenser de notre labeur, de notre savoir-faire, notre esprit d’équipe : nous sommes cinq à travailler ici et on ne ferme pas de l’année! » La labellisation du carreau de Gironde « sera un plus ». « Nous travaillons le carreau et la tuile comme il y a trois siècles et cette méthode de fabrication se meurt. Beaucoup de tuileries sont tombées à l’eau. » Carreaux de Gironde est la plus importante tuilerie d’Aquitaine.
« Les gens reviennent à la restauration, ils investissent dans la brique et le carreau alors que le bâtiment neuf baisse en activité. Le carreau de Gironde, c’est un terroir, c’est à Gironde-sur-Dropt. C’est une fibre spéciale au niveau de sa densité, sa dureté, la finesse du produit. »
Source Le Républicain par Bernard PEYRÉ

29/07/2015

BRAAS MONIER SIGNS AGREEMENT TO ACQUIRE GOLDEN CLAY INDUSTRIES (GCI), LEADER IN CLAY TILES IN MALAYSIA

Luxembourg, 10 April 2015. Braas Monier today signed an agreement to acquire Golden Clay Industries Sdn Bhd (GCI), leader in Malaysia for manufacturing and supplying clay roof tiles and fittings and being one of only a few manufacturers in the Asia-Pacific-region using modern H-cassette technology. For 2014, GCI reported revenues of MYR 35.0 million and an EBITDA of MYR 8.5 million, on a pro-forma basis. Including substantial synergies, Management believes GCI will in the medium-term increase revenues to more than MYR 55 million and EBITDA to at least MYR 21 million, leading to a strong cash flow profile.
The total Enterprise Value of GCI amounts to MYR 90 million, equivalent to approximately EUR 23 million . This includes cash consideration of MYR 67 million, existing bank debt of MYR 18 million and, depending on future earnings growth, potential Earn Out payments of up to MYR 16 million (discounted). Expected cash generation from the sell down of excess stock levels are taken into account with approximately MYR -12 million (discounted).
The acquisition will be financed from free cash flow and is expected to close latest in October 2015.
“With the agreed acquisition of Golden Clay Industries we further extend our leadership position in Malaysia and acquire one of the premium H-cassette manufacturers in the Asia-Pacific-region, which we believe will deliver sizeable synergies. Amongst other things, this will provide us with a strong strategic position to better supply clay tiles to other markets in the Asia-Pacific-region, such as China, India and Indonesia, and to leverage our existing components business in the region. Following the completion of the acquisition of Cobert in January, this is another important step in growing our business through our Top Line Growth programme (TLG) and creating value for our shareholders,“ says Pepyn Dinandt, CEO of Braas Monier Building Group S.A..
With revenues of EUR 52.6 million in 2014, Malaysia is the fifth largest single market for the Braas Monier Building Group and the largest outside Europe. Our Group has over 50 years of experience in the Malaysian roof tile market, which today is the Asia Pacific hub for Braas Monier.
Source Braas-monier.com