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22/03/2013

Marché de la construction en Aquitaine : 2 500 emplois menacés, alerte Didier-Paul Armand, Président régional de l'Union des Maisons Françaises

Didier-Paul Armand, Président de l'Union des Maisons Françaises en Aquitaine a entrepris en 2013 une campagne de sensibilisation des élus à la solution que représente la division parcellaire pour faciliter l'acquisition d'un terrain constructible. Il vient de s'adresser à nouveau à plusieurs d'entre eux (Jérôme Cahuzac, Bernard Cazeneuve, Michèle Delaunay, Alain Juppé, Alain Rousset, Ségolène Royal) par le biais d'un courrier d'alerte absolue.
Un marché en effondrement constant
Le marché de la construction neuve et tout particulièrement celui de l'accession à la propriété en individuel diffus sont en effondrement constant. Malmenées par la crise en 2012, les entreprises de construction de maisons individuelles craignent un véritable désastre industriel et social, alors qu'elles ont toujours démontré par le passé leur contribution essentielle à la croissance et à l'emploi. Ce rôle se double aussi par leur participation à la construction de logements sociaux au profit des primo-accédants.
La construction en Aquitaine : 2 500 emplois menacés
En Aquitaine, cette filière génère annuellement près de 7000 maisons en secteur diffus et près de 2000 en secteur groupé, soit plus de 900 millions d'euros de chiffre d'affaires pour l'année écoulée, ce qui représente environ 12 600 emplois non délocalisables. Une chute supplémentaire de ce secteur d'activité de 20 % se traduirait par une perte de 2 500 emplois au cœur des territoires aquitains.
Il existe donc un risque majeur à ne pas prendre en compte la gravité de la situation, due autant à l'insuffisance du PTZ+, qu'à l'inquiétude des ménages, qu'à l'accumulation des normes et règlementations techniques, qui sont des facteurs de renchérissement des coûts de construction (application de la RT 2012 depuis le 1er janvier 2013).
L'Union des Maisons Françaises réclame un dispositif d'urgence
Dans un tel contexte, et afin d'endiguer le désastre qui s'annonce, l'UMF plaide constamment auprès de Madame la Ministre de l'Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, pour qu'un dispositif d'urgence d'incitation à l'accession soit proposé afin que la reforme trop timide du PTZ soit amplifiée pour les ménages modestes. Ce dispositif pourra concourir à une politique de logement adaptée et souhaitée sur l'ensemble du territoire national et notamment en Aquitaine.

Source Directgestion

21/03/2013

CRH conclut 2012 en croissance sauf en Europe (recul de -7%)

Le groupe CRH qui possède en France les distributeurs de matériaux Raboni et Busca, connaît une hausse globale de son chiffre d’affaires en 2012, mais son activité en Europe recule en raison des difficultés économiques et de l’incertitude qui pèsent sur la zone euro.
Le groupe CRH, présent dans le monde entier dans les secteurs des matériaux et de la distribution (en France via les enseignes Raboni et Busca), affiche une croissance de 3 % de son chiffre d’affaires en 2012, à 18,7 milliards d’euros. Cette progression est permise par la reprise économique en Amérique du Nord.
En Europe, les activités de CRH sont toujours impactées par le repli de la consommation et des investissements. Le chiffre d’affaires du groupe y recule de 7 % pour s’établir à 9,3 milliards d’euros.
Une politique des prix pour contrer la baisse de la division « Distribution »
L’activité de la branche « Europe Distribution » recule de 5 %, à 4,14 milliards d’euros. Néanmoins le groupe annonce avoir limité les pertes au second semestre grâce à une politique d’évolution des prix. Les ventes en France sont inférieures à celles de 2011, mais la rentabilité a pu être conservée suite à un contrôle des coûts, des achats, et du prix.
La branche « Distribution » continue néanmoins sa politique de croissance externe dans le secteur du sanitaire/chauffage avec l’acquisition de deux sociétés en Belgique, et d’une au Pays-Bas.
Les activités « Matériaux » et « Produits » très impactées en Europe
La branche « Matériaux » est la plus impactée avec une baisse de 10 % de son activité, affectée par une baisse générale de la demande en ciment. Néanmoins l’Europe de l’Est s’est mieux maintenue en raison des travaux liés à la tenue du championnat européen de football. Au contraire de l’Espagne et de l’Irlande où les volumes de construction restent très bas.
La branche « Produit » qui rassemble le béton, l’argile et la menuiserie, recule de 6 %, en raison d’un hiver jugé difficile, et des difficultés économiques de la zone euro.
Maîtriser les coûts
En 2013, le groupe s’attend à des difficultés pour ses divisions européennes. Pour y faire face, CRH a annoncé se concentrer sur la réduction des coûts, avec comme objectif une économie de 300 millions d’euros par an jusqu’ en 2015.
Source Le Moniteur

Point P crée 75 emplois et une base logistique à Derval (44)

Filiale de Saint-Gobain, le groupe va investir 12 millions d’euros dans une nouvelle base logistique dans cette commune située sur l’axe Nantes-Rennes.
Le site prévoit un bâtiment de 30.000 m² qui servira à approvisionner dans le grand Ouest les enseignes du groupe spécialisées en sanitaire et chauffage.
L'implantation à Derval s'effectuera dans la Zac des Estuaires, le long de la 2x2 voies Rennes/Nantes (RN 137), selon la lettre API du 12 février. L'entrepôt que construira la filiale sanitaire-chauffage de Point P sera doté de cinq cellules, l'emprise foncière autorisant le cas échéant la réalisation ultérieure d'une sixième. Les marchandises stockées seront des produits de grande consommation, à destination des professionnels et du grand public : chauffe-eau, pompes à chaleur, baignoires, parois de douche, etc.
L'ouverture du site, annoncée pour le premier trimestre 2014, s'accompagnera de la création de 75 emplois, effectif amené à être doublé par la suite. La base rayonnera sur un territoire grand Ouest, depuis la Normandie jusqu'aux Charentes.
Le distributeur compte s'appuyer à terme sur un maillage national organisé autour de sept bases régionales. Point P appartient au groupe Saint-Gobain qui détient un quart du marché de la distribution sanitaire et chauffage en France.

Source Ouest France

20/03/2013

Samse : les résultats 2012 reculent, mais restent solides

Samse a limité l'érosion de ses résultats en 2012, avec un bénéfice net qui s'est contracté de -6,9% à 30,8 millions d'euros pour la part revenant aux actionnaires. Le résultat opérationnel courant, lui, a reculé de -12,6% à 47,5 millions d'euros, matérialisant une marge de 4,2% contre 4,8% un an avant. Le chiffre d'affaires s'était tassé de -0,3% à 1,138 milliard d'euros en 2012. Quant au bilan, il fait apparaître des fonds propres renforcés à 345,5 millions d'euros et une dette nette réduite légèrement à 162,6 millions d'euros, ce qui ramène mécaniquement le taux d'endettement de 51,2 à 47%.
Gilbert Dupont misait sur un résultat opérationnel courant de 43,6 millions d'euros et un bénéfice net de 26,4 millions d'euros sur la période.
Le groupe de négoce de matériaux de construction et de bricolage explique que la contraction de la rentabilité s'explique par sa volonté, malgré le contexte économique, de maintenir les effectifs, "pour un meilleur service client". La direction propose le versement d'un dividende de 2 euros par action, payé à compter du 21 juin prochain après l'aval des actionnaires réunis en assemblée générale. Il est en baisse par rapport aux 2,20 euros versés en 2012 au titre de 2011.
La société grenobloise ne fournit pas de prévisions chiffrées mais signale qu'elle se tient prête à profiter du rebond d'activité attendu lorsque les conditions de marché seront de nouveau favorables. En attendant, elle poursuit son maillage du territoire, à l'image de la filiale M+ Matériaux qui a acquis dix nouveaux points de vente dans le sud-ouest, ou de Doras, qui a acquis une agence multi-spécialiste située dans l'Yonne.
Source Boursier.com

Un concours d'architecture élargi pour Bigmat

Le négoce de matériaux BigMat a lancé le BigMat’13 International Architecture Award à destination des cinq pays où il est présent. Objectif : récompenser les meilleures oeuvres architecturales de ces pays réalisées entre 2005 et 2013.
Jusqu'ici organisé exclusivement en Espagne, sous le nom du Prix BigMat d’Architecture, le concours biennal d'architectes de Bigmat s'élargit et devient BigMat’13 International Architecture Award. Ce dernier est désormais ouvert aux 5 pays où l’enseigne est présente, à savoir l'Espagne, la France, l’Italie, la République Tchèque et la Belgique.
Ce prix vise à récompenser les meilleures œuvres architecturales de ces cinq nations. Daniel Kroëll, Président de BigMat International, a déclaré : "Ce prix est l’occasion pour BigMat de rappeler son attachement à l’architecture. Et, surtout, d’ancrer le négoce de matériaux dans une vision plus globale de la construction. Une vision esthétique, fonctionnelle, écologique ou encore économique".
Présidé par Jesus Aparicio, Docteur en Architecture et Agrégé des projets architecturaux de l’Ecole Technique Supérieure d’Architecture de Madrid, le jury sera composé d'architectes de renom de chacun des cinq pays participants. Pour la France, il s'agit de Dominique Perrault.
Au total, 4 prix nationaux BigMat’13 et 10 prix finalistes seront décernés. Une mention spéciale sera attribuée à l’oeuvre d’un architecte de moins de 40 ans. Le prix et la récompense d’un montant de 65 000 € (à partager entre les lauréats), seront remis le 22 novembre 2013 à Grenade (Espagne) dans le cadre du congrès BigMat International.
Les candidats pourront déposer, du 15 mars au 10 juin 2013, leur dossier présentant des œuvres réalisées entre le 1er janvier 2005 et le 1er janvier 2013.
Source Batiactu

19/03/2013

Canada: hausse inférieure aux attentes des permis de construire en janvier

Les municipalités canadiennes ont délivré pour 5,8 Milliards de dollars de permis de bâtir en janvier, un chiffre en hausse de 1,7% par rapport à décembre.
L'augmentation observée dans le secteur résidentiel a plus qu'effacé la baisse enregistrée dans le secteur non résidentiel.
En dépit de cette progression, la valeur totale des permis de bâtir montre une tendance à la baisse depuis octobre 2012. Le consensus tablait par ailleurs sur une hausse plus prononcée de 5,3%.

Source Boursier.com

Le logement dope la construction aux Etats-Unis

La croissance des emplois entraînée par la reprise du marché du logement aux Etats-Unis relance le secteur de la construction en 2013.
Selon une étude de Trulia, une société de médias spécialiste de l'immobilier, les emplois liés à la reprise du marché du logement dopent significativement les emplois dans la construction et le secteur des matériaux en dépit d'une baisse de 2,1% des dépenses de construction au mois de janvier 2013. "Grâce à la reprise du marché du logement, l'emploi dans la construction résidentielle a grimpé de 125 000 postes, à l’instar des activités connexes telles que la fabrication des matériaux de construction, ou les commerces de bricolage, qui ont gagné 184 000 emplois", indique ainsi Trulia. Par ailleurs, les emplois dans la construction résidentielle ont augmenté de 3,1% en douze mois. Ce chiffre représente plus du double du taux de croissance de l'emploi national (+1,5%). Globalement, le nombre total d'emplois dans la construction et dans les secteurs connexes est en hausse de 2,7% d'une année sur l'autre.

Source France BTP

18/03/2013

En Vendée, l'entreprise Tecauma stocke, robotise et innove

Spécialisée dans la conception de transstockeurs et de produits de robotique pour les PME, l'entreprise Tecauma, aux Essarts, renaît. Une réussite trois ans après sa reprise par des cadres.
Séquence souvenir. Fin 2009, Keyria, filiale du groupe industriel rennais Legris, est en pleine déconfiture. Aspiré, comme les autres sites, dans la dégringolade de sa société-mère, Tecauma, aux Essarts, est placée en redressement judiciaire, 63 de ses 104 salariés licenciés. En mars 2010, six associés, dont quatre ex-cadres de Tecauma, repartent à zéro avec les 41 salariés sauvés du naufrage. Une SAS (société par actions simplifiée) baptisée société nouvelle Tecauma se lance le défi de retrouver le chemin de la réussite en volant de ses propres ailes.
Trois ans plus tard, presque jour pour jour, le redécollage est en bonne voie. Philippe Breillac, le président, et Eddy Daunas, directeur-général, sont à la tête d’une PME indépendante de 60 employés qui remonte la pente par étapes et se développe année après année. Lors de la reprise, les deux dirigeants escomptaient atteindre 8 M € de chiffre d’affaires en cinq ans. Ils y sont au bout de trois (1) : « Ce qui nous a permis d’y parvenir c’est notre constante volonté d’innovation et notre développement à l’export », résume Philippe Breillac. Tec’up, fer de lance du transstockage
Dès ses débuts, Tecauma a fait phosphorer son service recherche et développement sur l’amélioration de ses produits de transstockage. En termes simples, ces systèmes automatisés qui permettent d’empiler du sol au plafond des lattes profilés en PVC. Pile poil dans les besoins des PME clientes de Tecauma, les entreprises de menuiserie industrielle très présentes dans le grand ouest (SFPI, à Fougères, en Vendée, Elva, aux Brouzils, ou Janneau menuiserie, dans le bocage choletais) : « Grâce à ces solutions innovantes de stockage, les entreprises réalisent des gains de productivité et diminuent la pénibilité au travail de leurs salariés », estime Eddy Daunas.
Tecauma vient d’ailleurs de sortir Tec’up, toujours dans le stockage grande taille. Ce nouveau système va lui permettre d’étendre ses produits en direction de la métallurgie ou des ports à sec : « Nous avons trois contacts avec des ports », lâche Le président.
Cet élargissement de la gamme (accompagné d’autant de dépôts de brevets) va de pair avec la volonté d’exporter de plus en plus vers des économies émergentes : « Notre objectif est de passer de 25 % de notre chiffre d’affaires à 50 % réalisé à l’export », indique Philippe Breillac. Tecauma a aussi des « touches » pour Tec’up en Pologne et aux Pays-Bas.
Dernier volet du développement, la robotique. Que ce soit dans les profilés, le vitrage, l’emboutissage ou la manipulation de pièces de bois dans la tonnellerie, Tecauma se targue « d’une vraie expertise. Nous sommes consultés par de grands groupes ». Qui l’eût cru quand Tecauma faillit « plonger » pour de bon ?
Quelques chiffres sur Tecauma...
- 60 salariés
- Chiffre d’affaires 2010 : 4,2 millions d'euros ; 2011 : 7,3 millions d'euros ; 2012 : 8,6 millions d'euros. Objectif 2013 : 8,6 millions d'euros (à l’époque de sa disparition, l’ex-Tecauma réalisait 14 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2008) .

Source Ouest France

Une Tour réduit de 66 % sa consommation d’énergie

Les quatre immeubles du quartier de la Verrerie à Dunkerque ont fait l’objet d’une rénovation complète afin d’obtenir le label BBC. La Tour Robelet a bénéficié d’une ITE performante avec un bardage terre cuite innovant.
Le quartier de la Verrerie à Dunkerque (260 logements répartie sur 4 immeubles) a été un des premiers reconstruits après la deuxième guerre mondiale. La Tour Robelet, livrée en 1951, a été réhabilitée une première fois en 1997, sans prise en compte de la qualité thermique du bâti.
La Tour Robelet a été restaurée avec pour objectif l’obtention du label BBC rénovation. Très mal isolée, elle présentait avant les travaux une consommation annuelle d’énergie de 265 kWh énergie primaire par m2.
L’isolation thermique mise en oeuvre prévoit une amélioration considérable de la performance du bâtiment, avec une réduction de plus de 66 % de la consommation d’énergie, à 88 kWhep/m2/an.
Opération en zone classée
L’opération étant située en zone classée, l’agence Wallyn - Sezille a travaillé en concertation avec l’Architecte des Bâtiments de France, qui n’a pas jugé nécessaire d’en modifier le caractère architectural.
Seul élément vertical du quartier, cette Tour devait être distinguée des autres bâtiments grâce au choix d’un module d’isolation à son échelle.
C’est pourquoi les architectes ont proposé un bardage rouge en terre cuite séduits par :
  • son esthétique linéaire, grâce à des arêtes nettes et des horizontales soulignées, 
  • le volume de sa double peau de 4 cm qui donne du relief au bâti et caractérise l’identité du matériau en terre cuite.
Mise en œuvre traditionnelle
Le parement de l’immeuble en briques apparentes, mis en oeuvre de façon traditionnelle, ainsi que le dessin assez caractéristique des balcons ont ainsi été conservés.
Réaliser un doublage en brique apparente maçonnée sur une telle hauteur était assez délicat en raison du retrait du rez-de-chaussée. L’isolation rapportée et le bardeau Piterak® agrafé sur le profilé support courant constituent un complexe d’une épaisseur totale de 211 mm qui vient s’ajouter au retrait des châssis accentuant l’enfoncement des baies.
De plus, les tableaux et voussures prennent une place importante. Les capotages en tôle laquée étant disponibles dans un nuancier RAL uniquement, le choix s’est porté sur la nuance de rouge qui se rapprochait le mieux de la terre cuite.
*Piterak® de Terreal
Source : batirama.com

17/03/2013

CERIC Technologies déménage !

Pour faire face à sa croissance et permettre d’intégrer facilement de nouveaux collaborateurs, CERIC Technologies double sa surface de bureaux et déménage fin avril 2013 au 42 rue de Paradis, 75010 PARIS.

16/03/2013

Le gouvernement va-t-il relancer le bâtiment par la baisse de la TVA?

Vous connaissez l'adage. Quand le bâtiment va, tout va! Or, le bâtiment va très mal, et le gouvernement aussi. En effet, elle est loin cette promesse de François Hollande. Il y a à peine un an, il annonçait la construction de 500.000 logements par an dont 150.000 logements sociaux. Ces chiffres ne seront jamais atteints cette année avec, probablement moins de 300 000 nouveaux logements.
La construction de logements a baissé de 100.000 unités de 2011 à 2012 selon Benoît Apparu.
L'ancien ministre Jean-Louis Borloo, président de l'UDI dresse un constat alarmant...
"Je constate que nous sommes entrés dans la plus grande crise du bâtiment depuis la guerre!"
En fait, Jean-Louis Borloo demande, pour ne pas s'associer à la motion de censure de l'UMP contre le gouvernement la semaine prochaine, que le gouvernement revienne sur sa décision d'augmenter la TVA dans le secteur du bâtiment. Un passage de 7 à 10% est en effet prévu à la fin de l'année. Et ce secteur estime que 40.000 emplois seront détruits pour cette raison.
Or l'emploi est la priorité numéro 1 affichée par le gouvernement et François Hollande l'a encore rappelé en début de semaine, lors de son déplacement à Dijon:
"La première priorité en ce moment, c'est la construction de logements parce que ce sont des emplois localisables."
Jeudi prochain, un plan d'urgence sera annoncé par le Président de la République en personne à l'issue d'un grand raout ministériel à l'Elysée. Le gouvernement va donc tenter de corriger le tir avec, pour première correction, la non augmentation de la TVA pour le logement social. Et même une baisse, défendue par la ministre du logement, Cécile Duflot:
"Cet objectif de 150.000 logements sociaux serait fragilisé par une augmentation de la TVA."
Mais pour l'ancien ministre du logement, l'UMP Benoît Apparu, ce n'est pas le logement social qui s'effondre. C'est avant tout la construction privé qu'il faut aider:
"En 2011, sous notre majorité : 435.000 logements. En 2012, sous leur majorité : 100.000 logements de moins."
Des socialistes partagent l'avis de ne faut pas augmenter la TVA sur le bâtiment comme l'explique le maire de Dijon et patron des sénateurs socialistes, François Rebsamen :
"Un, il ne doit pas y avoir de hausse. Et, deux, si on peut baisser à 5% la TVA sur la construction de logement locatif et sur les travaux de rénovation thermique, il faut le faire."
La rénovation thermique, c'est mieux isoler sa maison. Il s'agit là de l'autre chantier qui sera annoncé par le gouvernement la semaine prochaine avec de nouveaux prêts et de nouvelles mesures d'incitations financières. Enfin, une autre proposition a déjà été esquissée cette semaine, c'est la simplification des normes de construction. Normes handicapés, normes sismiques, normes d'urbanismes... Pour aller vite, le gouvernement passerait par des ordonnances.
Mais, malgré toutes ces mesures, les professionnels restent pessimistes comme le confirme Patrick Lièbus, le Président de la CAPEB, la confédération des artisans du bâtiment:
"Malgré ces mesures significatives, elles ne sont pas suffisantes pour atteindre les objectifs du Président de la République."
Les annonces de jeudi prochain feront donc, de toute manière, des déçus.

Source France Info

Le pressoir de la tuilerie de Bavent (Calvados): toiture dans la tradition du XIX e siècle

M. et Mme Philippe Asquini, domiciliés en bordure de la route Caen-Cabourg, au bas de la côte de Bréville, vivent avec émotion la réfection de la toiture de leur maison qui date du XIX e siècle.
Toute une histoire est liée à ce qui était autrefois le pressoir de la propriété de la tuilerie de Bavent. En 1842 fut fondée la poterie placée, actuellement, sous la direction de Dominique Kay Mouat. S'y adjoignaient des dépendances dont une maison de maître dans la côte de Bavent et son pressoir. La tuilerie de Bavent fut implantée tout à proximité vers la même époque, elle est aujourd'hui dirigée par le groupe « Terréal terre cuite » et fabrique des tuiles dans la plus pure tradition : la fameuse tuile plate de Bavent, de renommée internationale.
Refuge dans le pressoir
La maison de maître était occupée au cours de la Seconde Guerre par le couple Morin. Une bombe, en 1944, détruisit la maison qui devait avoir été construite vers 1860. Une tuile retrouvée sur le toit lors de travaux en témoigne : « CH Comptet Bavent Calvados ». Le couple se réfugia alors dans le pressoir qu'il transforma en maison d'habitation.
Philippe Asquini et son épouse sont les actuels propriétaires. La charpente et le toit, d'époque, « étaient en piteux état, nous devions absolument faire quelque chose. Notre souci était de restaurer à l'identique et selon les mêmes traditions et matériaux », explique le propriétaire.
Charpente traditionnelle et tuiles de Bavent
C'est l'entreprise de Didier Laurent de Bénouville, associé à son fils Benjamin qui assurera le relais à l'avenir, qui a accepté de refaire la charpente exactement à l'identique avec la tuile de l'usine locale implantée à quelques centaines de mètres.
« Notre souhait était également de faire travailler des artisans locaux, nous y sommes arrivés et en sommes ravis. » Francis Besnard, commercial à Terreal, a alors proposé une technique de panachage de tuiles du meilleur effet : pommard sablé champagne la plus claire pour 30 %, sablé Bourgogne pour 65 % et sablé lauze pour 5 %. « Cette harmonie apporte couleur et chaleur à l'ensemble, c'est ce que nous voulions ». La repose des épis de faîtage y donnera prochainement le lustre d'antan.Du beau travail !

Source Ouest France

15/03/2013

Terreal Lasbordes à la pointe de l'innovation

L'usine Terreal, de Lasbordes, est spécialisée dans les accessoires monolithes : linteaux, coffres de volet roulant jusqu'à 5,2 m de long, briques de hauteur d'étage (2,80x60)
C'est l'usine la plus ancienne de Terreal. «Depuis 1855, on fabrique ici, à Lasbordes, de la terre cuite», présente Patrick Leblans, directeur du pôle briques et qui dirige aussi l'unité de Colomiers. «Terreal, c'est 2 300 salariés et 23 usines dans le monde, 14 en France, 120 salariés à Lasbordes, 500 en Lauragais», présente le responsable. C'est aussi une grande diversité de productions avec des carrières à Saint-Papoul et Labécède d'où viennent argile et sable utilisés ici.
Le site de Colomiers (31) fabrique des briques standard- 200 000 tonnes par an ; 600 par jour tandis que celui de Lasbordes a deux lignes de production. De la première sortent des cloisons intérieures, accessoires de briques et conduits de cheminée ; la seconde est spécialisée dans les accessoires monolithe (linteaux, coffres de volet roulant, brique hauteur d'étage). La production totale sur les deux sites est de 150 000 tonnes.
Si pour la partie standard, la clientèle de Terreal Lasbordes vient de tout le sud de la France, de Nice jusqu'à Bordeaux, pour la partie monolithe, elle vient de tout l'Hexagone. «Le marché est national et même international», souligne Éric Risser, directeur du marketing.
Le monolithe, dont Terreal s'est fait une spécialité et pour lequel il a le leadership, se fabrique, ici, depuis 1982 et s'il a aujourd'hui, quelques concurrents, aucun ne propose une gamme aussi élargie et techniquement si aboutie. «Nous sommes par exemple les seuls à disposer sur l'ensemble de notre gamme d'avis techniques délivrés par le CSTB (centre scientifique et technique du Bâtiment) qui certifient les performances de nos produits», précise M. Risser.
«Le linteau, d'un seul tenant, a, pour le maçon un double intérêt : rapidité de pose et propreté d'exécution. Idem pour le coffre de volet roulant qui, de surcroît, est étanche à l'air c'est même le seul coffre certifié avec un classement C4 pour des baies d'ouvertures jusqu'à 5,2 m de long.
Autre produit unique, que seul Terreal fabrique : la brique à hauteur d'étage de 2,80 m sur 0,60. Là aussi, rien que des avantages et des inconditionnels, comme le secteur agricole pour les bâtiments d'élevage. «C'est uns système modulable très vite posé dans lequel, l'animal vit même mieux selon des études».
Autres adeptes, «ceux qui veulent construire différemment et veulent une bonne isolation ou encore des architectes qui aiment ces parois verticales et laissent ainsi la brique à nu. «Nous avons, tous les ans, quelques belles réalisations», relève M. Risser. «C'est un bijou technique de Terreal qui n'a pas d'équivalent en France, en Europe ni même dans le monde».
Côté environnement, Patrick Leblans rappelle que l'usine n'emploie que des matériaux naturels, proches puisque du pied de la Montagne Noire et ni adjoint aucun additif. C'est une très vieille industrie, à la pointe de la construction qui a su se renouveler». Et qui a, n'en doutons pas, de beaux jours devant elle.
Le chiffre : 23 usines dans le monde . Terreal en compte 14 en France. «Pour le monolithe, le marché est national et même international», Gladys Kichkoff

Source La Dépêche du Midi

14/03/2013

Tuiles terre cuite pour le respect du patrimoine

De fabrication artisanale, les tuiles terre cuite constituent une partie importante de notre identité et de notre patrimoine architecturale et culturel. Grâce à artisan Terre Cuite, vous pouvez retrouver en quelques clics les tuiliers artisanaux de votre région. Grâce à ce site, il vous sera facile d’identifier les meilleures tuiles terre cuite, à proximité de chez vous, pour votre aménagement de toiture ou effectuer une restauration toiture.
Pour chaque région de France, il existe des tuiles terre cuite différentes, cette diversité a contribué à la richesse de notre patrimoine. Afin que nous puissions conserver et respecter nos patrimoines régionaux, nous vous proposons de découvrir dans ce document en quoi les tuiles terre cuite valorisent notre patrimoine.
Le savoir-faire inégalable des tuiliers
Concevoir des tuiles terre cuite dans le respect des traditions demande un savoir-faire exceptionnel. En effet, les tuiliers possèdent leurs propres secrets de fabrication de tuiles et briques en terre cuite.
Les tuiliers travaillent et conçoivent dans un premier temps l’argile qui servira à la fabrication de tuiles terre cuite. D’une zone géographique à une autre, la composition de l’argile varie, ce qui explique les multiples caractéristiques et couleurs si particulières des tuiles et briques. Des tuiles terre cuite caractéristiques selon les régions
Souvent caractéristiques d’une région, les tuiles terre cuite et l’architecture de certains bâtiments caractérise une partie importante du patrimoine et de l’identité régionale. Leur utilisation est rendue obligatoire dans les chantiers de restauration toiture de monuments historiques.
Les tuiles terre cuite les plus citées sont généralement les tuiles dîtes en écaille, caractéristiques de l’architecture Alsacienne et Juracienne. On retrouve également les tuiles terre cuite plates, assez sombres, typiques des toitures du Nord. Enfin, on retrouve des toits colorés et chaleureux, arborant des couleurs plutôt claires et variées dans le Sud de la France, plus généralement en Provence.
Afin de préserver notre patrimoine, n’hésitez pas à contacter directement les tuiliers de votre région pour vos chantiers d’aménagement ou restauration toiture. Disponibles et à votre écoute, les artisans tuiliers présents sur Artisans Terre Cuite s’engagent dans une démarche productive de qualité afin de vous proposer des tuiles terre cuite authentiques, parfaitement adaptées à vos besoins.
Source les artisans fabricants terre cuite

13/03/2013

Chute de 28% des mises en chantier entre Novembre 2012 et Janvier 2013 par rapport à la même période de 2011-2012.

Les ventes de logements neufs ont chuté de 17,9% en 2012, selon le ministère du Logement, qui a aussi fait état d'un plongeon de 28,0% des mises en chantier et d'une baisse de 19,1% des permis ces 3 derniers mois.

Au total, seulement 86.200 logements neufs ont été vendus par les promoteurs en 2012, soit une baisse de 17,9%, qui a même atteint 28,0% au quatrième trimestre, par rapport à 2011, selon les chiffres publiés mardi par le ministère.

La chute est tout aussi brutale pour les mises en chantier, leur nombre, qui s'est élevé à 82.163 entre novembre 2012 et janvier 2013, est en repli de 28,0% par rapport à la même période de 2011-2012. 

Au cours des douze derniers mois (février 2012-janvier 2013), le nombre de mises en chantier, avec 298.272 unités, est en baisse de 21,6% par rapport aux douze mois précédents.

Le nombre de permis de construire accordés, à 429.403 sur les 12 derniers mois (février 2012 à janvier 2013), est en baisse de 7,9% par rapport aux 12 mois précédents.
Sur les trois derniers mois considérés (novembre 2012 à janvier 2013), ce chiffre marque un fort recul de 19,1% à 98.308.

Source : batirama.com / AFP

Construction : en Serbie, la reprise se poursuit

Le secteur du génie civil devrait être le principal moteur de la reprise du marché de la construction en Serbie en 2013.
Selon le cabinet d'études Buildecon, le marché de la construction en Serbie devrait connaître une croissance de 5% en 2013 et de 7% en 2014 grâce à des investissements associés à des mesures de dérèglementation du gouvernement serbe. Des prévisions qui reposent sur la bonne santé du secteur du génie civil relancé par un programme de développement des infrastructures mis en oeuvre par le gouvernement et qui encourage la croissance depuis 2009. Il devrait d'ailleurs se poursuivre en 2013 et 2014 avec la construction de nouvelles infrastructures. En revanche, le marché de la construction résidentielle n'arrive toujours pas à se redresser. Buildecon envisage néanmoins une possible reprise en 2014. Côté construction résidentielle, le secteur réalise 620 millions d'euros en 2012 contre 609 millions d'euros en 2011 et devrait poursuivre sur cette lancée en 2013 et 2014.
Source France BTP

12/03/2013

Le fabricant de matériaux de construction Australien Boral annonce un plan de licenciement de 700 personnes.


Le nouveau directeur général  de Boral, Mr Mike Kane, a annoncé une réorganisation de la société depuis la direction générale jusqu’aux emplois de production dans les usines suite à la baisse des ventes de matériaux de construction consécutive à la chute du marché immobilier. Cette réorganisation passe par 700 licenciement dont 200 sont déjà effectifs et 500 seront finalisés à fin Mars 2013. Cette réorganisation fait suite à la décision d’externaliser certaines parties des opérations et de vendre des activités hors cœur du métier. Au total ce seront 2400 emplois qui seront affectés d’ici le 30 Juin 2013.

Cette annonce est la dernière d’une série de plan de licenciements dans le domaine des matériaux de construction en Australie après l’annonce faite par BlueScope Steel de supprimer 170 postes.

Mr Mike Kane le directeur général de Boral a déclaré : «  Cette réorganisation  va permettre de transformer le groupe en une entreprise plus consciente des réalités d’un marché cyclique qui pourra rester compétitive même dans les creux de marché comme cela est le cas depuis quelques années ». Mr Kane a souligné que la société était « plombée par des frais de structure beaucoup trop élevés   … si cela est acceptable pendant les périodes de croissance, c’est devenu préoccupant sur cette période difficile que nous traversons ». Cette réorganisation intervient après une analyse financière des 6 derniers mois par Mr Kane qui a pris la direction de Boral en Septembre 2012 après avoir dirigé Boral aux Etats Unis pendant 2 ans.

Les changements apportés vont concerner plusieurs postes de direction : Le directeur général de la branche ciment Mike Beardsell, le directeur général de la branche matériaux de construction Bryan Tisher et le directeur des ressources humaines Robin Town vont quitter la société. Le plan de licencient touche 8% des postes de Boral qui emploie 8370 personnes en Australie sur un total mondial de 14 470. Le coût de cette restructuration est estimé à 47 millions d’euros sur les exercices 2012/2013 (67 000 euros par personne) et générera une économie annuelle de 70 millions d’euros après réalisation du plan.

Boral fabrique différents types de matériaux de construction comme des briques et des tuiles en terre cuite, des portes ainsi que des matériaux comme le ciment et les granulats. Boral connaît une situation financière contrainte suite à la chute du marché de la construction qui s’est rétracté pour le 31ème mois consécutif en Décembre 2012.
Sur l’année fiscale 2011/2012Boral avait du constater une baisse de ses résultats de 29% par rapport à l’exercice précédent.

Boral s’était séparé en Mai 2012 de son précédent directeur général  Mark Selway qui avait perdu la confiance du conseil d’administration et Ross Batstone avait assuré l’intérim jusqu’à l’arrivée de Mr Kane. La priorité de Mr Kane pour 2013 est de redimensionner le groupe aux conditions de marché actuelles et de sortir les actifs non stratégiques du périmètre afin de construire une équipe qui permettra au groupe de retrouver sa compétitivité.


Source The Australian Wall Street Journal

Imerys :Le holding d'Albert Frère prêt à repartir à la chasse en Europe

Le holding coté GBL dispose d'un trésor de guerre de 3,3 milliards d'euros.
Grâce aux opérations financières réalisées sur son portefeuille, Groupe Bruxelles Lambert, le holding codirigé par Albert Frère, a considérablement réduit son endettement, affichant une trésorerie nette positive à 339 millions d\'euros.
Groupe Bruxelles Lambert (GBL) sort renforcé de l'année 2012. Malgré les dépréciations subies sur les titres GDF Suez, le holding coté, contrôlé par les familles Frère et Desmarais, affiche de solides performances, avec un résultat net multiplié par 3,7, à 276 millions d'euros et un actif net ajusté en hausse de 14.6 %, à 13.2 milliards d'euros. « GBL a poursuivi en 2012 une stratégie active de portefeuille, souligne Gérard Lamarche, l'administrateur-délégué du holding. La cession de nos participations dans Arkema et Pernord Ricard a permis de générer près d'un milliard d'euros de rentrée de cash et 500 millions de plus-values. Les émissions d'obligations échangeables en titres Suez Environnement et GDF Suez ont permis de lever par ailleurs 1,4 milliard d'euros. »
Les « cash earnings » sont ainsi restées « pratiquement stables », à 489,3 millions d'euros (contre 522,3 millions d'euros en 2011), dans un environnement chahuté par les difficultés de Lafarge dont GBL détient 21 % du capital. Le dividende de Lafarge a ainsi été ramené à 50 centimes par action en 2012. La baisse de la contribution du cimentier français a cependant été partiellement compensée par l'augmentation des dividendes provenant d'Imerys. GBL a, en effet, perçu 64,3 millions d'euros de dividendes nets de la société minière, dont il détient près de 57 % du capital.
Grâce aux opérations financières réalisées sur son portefeuille, GBL a considérablement réduit son endettement, affichant une trésorerie nette positive à 339 millions d'euros (contre un endettement net de 694 millions d'euros à fin 2011). Le groupe a ainsi remboursé la dette d'acquisition du contrôle majoritaire d'Imerys. La dette brute, qui s'élève à 1,3 milliard d'euros, s'établit sur trois ans, aucune échéance n'est donc à attendre avant 2014. Outre sa trésorerie, GBL dispose de lignes de crédit confirmées mais non tirées de 1,2 milliard d'euros. Au total, le holding belge détient donc une puissance de feu de 3,3 milliards d'euros afin d'investir à nouveau. Chasse aux éléphants
A l'image de l'américain Warren Buffett, qui a déclaré il y a quelques jours, vouloir repartir à « la chasse aux éléphants », GBL se dit prêt à saisir des opportunités sur son terrain de jeu : l'Europe. « Notre objectif est de faire des opérations sélectives de réinvestissement en 2013. Nous sommes en chasse, mais nous ne sommes pas pressés. Il faut que l'opération se fasse au juste prix », explique Gérard Lamarche.Des acquisitions éventuelles pourraient intervenir au second semestre 2013. « Nous regardons la France, où nous avons l'habitude d'investir, mais aussi l'Allemagne,le Benelux, l'Italie ou l'Espagne. Il doit s'agir d'une société leader avec une taille critique, exposée aux pays en croissance, présentant une capacité à générer du cash-flow et dans laquelle nous pouvons exercer une influence sur la gouvernance », précise Gérard Lamarche. Un portrait-robot qui laisse de la place à un grand nombre de cibles potentielles.
Source Les Echos par Aurélie Abadie

11/03/2013

Wienerberger: perte nette de 40,5 millions en 2012, à cause de la crise en Europe

Le groupe autrichien Wienerberger, numéro un mondial de la brique, a enregistré une perte nette de 40,5 millions d'euros en 2012, après un bénéfice net de 39,4 millions en 2011, en raison notamment d'une activité ralentie en Europe, a annoncé mardi le groupe.
L'entreprise avait renoué avec les bénéfices en 2011, après des pertes en 2009 et 2010, à la suite d'un important plan de restructuration lancé en 2008.
"La construction en Europe a de nouveau été marquée en 2012 par la crise de l'euro et de la dette des Etats, ce qui a eu pour conséquence une insécurité grandissante, une baisse de la confiance des consommateurs et l'attribution limitée de crédit par les banques", a expliqué le groupe dans un communiqué.
Le chiffres d'affaires en 2012 a toutefois augmenté de 23% à 2,36 milliards d'euros, contre 1,91 milliard en 2011. Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a également augmenté, plus modérément, de 2% à 245,5 millions d'euros.
En revanche, le résultat opérationnel (Ebit) a baissé de 23% à 31,0 millions d'euros.
Ces résultats sont globalement conformes aux attentes des analystes.
"Les résultats du groupe ont été marqué en 2012 par trois principales évolutions: un recul du chiffre d'affaires et du résultat sur la division Tuile en Europe, en raison d'un recul de la construction en Europe, une consolidation de Pipelife, qui a participé positivement au chiffre d'affaires global et au résultat, et une légère reprise de la construction de nouveaux logements en Amérique", a précisé Heimo Scheuch, patron de Wienerberger, cité dans le communiqué.
Wienerberger a proposé un dividende de 12 centimes par action au titre de 2012, au même niveau qu'en 2011.
Pour l'année 2013, Wienerberger ne s'attend pas à une amélioration de la situation en Europe, avec un léger recul de la demande de matériau de construction. En revanche, "la tendance positive observée en Amérique devrait se poursuivre", espère Heimo Scheuch.
Le groupe vise ainsi un Ebitda de 280 millions d'euros en 2013.

Source Romandie.com

LINGL : La moitié des emplois seraient menacés chez le constructeur de machines pour la terre cuite Bavarois

La direction de l’entreprise a présenté le projet « plan d’avenir ».
Le syndicat IG Metall  parle d’une réduction massive des effectifs.

Les nouvelles sont mauvaises du coté de chez LINGL

 D’après le syndicat IG Metall le « plan d’avenir » prévoirait la liquidation de la moitié des 550 emplois. Cette information est formellement démentie par la direction de l’entreprise.
Le projet s’appelle « plan d’avenir » , il doit permettre à la société Lingl de sortir de la crise et lui donner une chance pour le futur. Beaucoup de salariés eux entendent bien voir leur futur dans l’entreprise.

Lingl s’est placée sous la protection de la justice.

 Mi Janvier la direction de Lingl a placé l’entreprise sous une procédure de « protection judiciaire ». Le carnet de commandes a beau être plein et le chiffre d’affaire a un bon niveau, la structure du personnel reste pour autant pas suffisamment flexible.
Dans un délais de 3 mois un plan de redressement de l’entreprise familiale doit voir le jour avec l’aide d’une direction élargie. La porte de parole de l’entreprise, Sandra Hommel-Liebich, avait alors affirmée « nous voyons du potentiel pour le site » . La direction avait dès Janvier averti qu’elle devrait envisager des réductions de personnel. Le délégué d’IG Metall , Siegfried Bädendörfer, est terrifié par les proportions prises par le plan “Il ne restera plus une pierre debout ».
La direction a présenté récemment au conseil d’entreprise et au syndicat IG Metall son « plan d’avenir » . A présent il s’agit d’en négocier les termes afin de clore le dossier pour le 18 Avril 2013.

Réduction d’effectif et réorganisation 

D’après le syndicat il s’agit « d’une coupe sombre dans les effectifs et d’une réorganisation complète de la société Lingl ». La réduction d’effectifs concernerait la moitié des emplois et tous les services de l’entreprise. La porte de parole de l’entreprise, Sandra Hommel-Liebich, a démentit l’information « Ce ne sera pas la moitié, nous démentons cette information, il est hors de question à ce stade de publier des chiffres alors que nous sommes en pleine phase de négociation avec les représentants des salariés. Ce type de déclaration ne soulève que des inquiétudes. »
Le syndicat parle également de démotivation et d’agitation parmi les salariés.
Le délégué d’IG Metall , Siegfried Bädendörfer, demande : « Est-ce cela la reconnaissance de la direction aux salariés qui ont accepté dans les années passées de renoncer à certains de leurs avantages qui se chiffrent en millions d’euros pour l’entreprise ? » Lingl est depuis longtemps plongée dans la crise économique : depuis 2009 les salariés connaissent le chômage partiel. La direction avait parlé alors d’une chute dramatique du carnet de commandes. A l’été 2010 a été signé un avenant au contrat de compétitivité : les salariés avaient alors renoncé aux primes de vancance et au treizième mois en échange d’une garantie d’emploi jusqu’au 30 Juin 2013.
Le syndicat IG Metall reconnaît que certains faits sont indépendant de l’entreprise « Le marché de Lingl devient de plus en plus tendu. Cependant nous défendrons dans les semaines qui viennent l’intérêt des salariés avec force en regrettant que les salariés n’aient pas été inclus aux discussions préalables avec les créanciers qui pour autant constituent la base du projet qui sera retenu. Le syndicat IG Metall est bien conscient que Lingl n’échappera pas à une réduction d’effectifs. Cependant le projet de la direction va bien au delà de ce qui est nécessaire pour le redressement de l’entreprise. Nous exigeons que l’organisation reste dans son intégrité, avec tous les départements depuis le bureau d’étude en passant par l’assemblage et jusqu’au commercial. Et nous voulons sauver le plus d’emplois possible ! Nous redoutons également des mesures visant à détruire les acquis sociaux des salariés qui resteront à bord. »
Source Augsburger Allgemeine

10/03/2013

Imerys : résultats 2012 de la branche Matériaux et Monolithiques (25 % du chiffre d’affaires consolidé)

Année difficile pour la construction neuve française et pour la sidérurgie européenne
Marge opérationnelle maintenue à 20 % grâce à d’importants efforts d’adaptation
L’activité Solutions Réfractaires (57 % du total des ventes de la branche Matériaux & Monolitiques) a été affectée par la baisse de la production industrielle et d’acier en Europe (- 4,7 % par rapport à 2011, source World Steel Association) qui s’est accompagnée de nouvelles fermetures de hauts-fourneaux.
Les autres industries de procédé (fonderie, génération d’énergie,...) ont globalement mieux tenu. La tendance est restée positive sur l’ensemble des segments dans les zones émergentes ; l’activité projets (modernisation d’usines, augmentation de capacités ou construction de nouveaux ensembles) a bien résisté au 1er semestre.
Dans le secteur de la construction en France, la baisse des mises en chantiers de logements individuels neufs (- 17 % en 2012 par rapport à 2011(13 )) se poursuit depuis plus d’un an, dans le sillage du recul des ventes de logements.
La meilleure résistance de la rénovation de toitures a permis de limiter la baisse des ventes de tuiles en terre cuite (estimée à - 9 % par la Fédération Française des Tuiles et Briques pour l’ensemble de la profession en 2012).
Dans les matériaux de structure, les ventes de briques sont en retrait de - 14 % sur cette même période, selon la Fédération.
En 2012, les investissements ont été essentiellement dédiés à la maintenance de l’outil industriel et à la mise en oeuvre de projets de réduction de l’empreinte énergétique dans l’activité Matériaux de Construction : adaptation des équipements à l’utilisation de la biomasse, récupération de température, passage au gaz, modernisation des lignes.
Dans ce contexte devenu plus difficile, la baisse du chiffre d'affaires de la branche (969,3 millions d’euros) est contenue à - 5,5 %, incluant un impact positif de change de + 4,8 millions d’euros. A périmètre et changes comparables, le chiffre d'affaires se contracte de - 5,9 %.
Le prix/mix de produits demeure positif. Le résultat opérationnel courant de la branche Matériaux & Monolithiques est de 192,5 millions d'euros (incluant un effet de change de - 3,2 millions d’euros).
A périmètre et changes comparables, le résultat opérationnel courant recule de - 6,4 %.
L’effet prix/mix de produits couvre l’inflation du prix de certaines matières premières réfractaires, et dans une moindre mesure, de l’énergie. La marge opérationnelle de la branche a été préservée, à 19,9 %, grâce aux efforts engagés dans les deux activités pour adapter les niveaux de production et réduire les coûts fixes et frais généraux. L’usine de Réfractaires Monolithiques située à Köping (Suède) a ainsi été fermée et sa production transférée sur le site de Höganäs.
Le 12 décembre, le Groupe a, par ailleurs, reçu une offre ferme d’acquisition de la part du groupe Bouyer Leroux pour son activité Imerys Structure (briques de murs et de cloisons, conduits de cheminée), portant sur une valeur d’entreprise proche d’un an de chiffre d’affaires. Le projet, qui reste notamment soumis à la consultation des instances représentatives du personnel ainsi qu’à l’obtention des autorisations administratives requises, pourrait aboutir dans le courant du premier semestre de l’année 2013.

Source Imerys

Biogaz et géothermie bénéficient de coups de pouce du gouvernement

Delphine Batho a dévoilé un dispositif de soutien à la méthanisation – la transformation de déchets organiques en biogaz. Les producteurs pourront désormais revendre leur gaz pour la production d'électricité et l'injecter dans des réseaux de gaz naturel, sans avoir à choisir un seul de ces deux modes de valorisation. D'autre part, la ministre a signé deux permis de recherche pour des sites de géothermie à haute température.
Les énergies renouvelables bénéficient d'aides tous azimuts. La ministre de l'Ecologie a présenté une nouvelle disposition de soutien à la "méthanisation". Par un décret, publié au Journal Officiel ce jeudi 28 février 2013, elle a modifié les conditions de contractualisation entre producteurs de biométhane et fournisseurs de gaz naturel. Le nouveau texte permet en effet aux producteurs, qui transforment des matières organiques en gaz naturel, de revendre leur biogaz pour la production directe d'énergie électrique soit de le réinjecter dans un réseau. Ils deviennent donc éligibles aux mécanismes de soutien prévus pour ces deux destinations (tarif d'obligation d'achat pour la production d'électricité et tarif d'achat garanti pour le biométhane injecté), alors que jusqu'à présent, ils devaient opter pour l'une ou l'autre.
"Cette exclusivité avait pour conséquence d'empêcher la réalisation de certains projets de méthanisation ou bien d'en limiter la taille en raison de contraintes locales (pas de débouchés suffisants pour la chaleur produite, saturation des réseaux de distribution de gaz naturel…)", précise le communiqué du ministère de l'Ecologie. Selon le gouvernement, l'exploitation synergique des deux modes de valorisation permettra l'émergence de nouveaux projets et l'utilisation de gisements de déchets comme source de production d'énergie. Un plan national "Biogaz" sera d'ailleurs présenté dans le cadre du débat national sur la transition énergétique.
Deux permis de prospection géothermique
D'autre part, Delphine Batho a également signé deux permis de prospection pour des sites de géothermie "haute température" (plus de 150 °C). Deux zones de recherche ont été définies, une dans le Massif central, entre Cantal et Lozère à proximité de la station thermale de Chaudes-Aigues, et l'autre entre les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, entre Pau et Tarbes. Il s'agira d'identifier les possibilités d'exploitation d'eaux naturellement chaudes en profondeur afin de produire de l'énergie renouvelable, sans aucune émission. "C'est une filière qui doit être encouragée et soutenue", a précisé la ministre, dans un communiqué.
La géothermie, qui exploite la chaleur du sol, dispose de nombreux atout en France, grâce à la géologie du pays et grâce à l'expertise de ses industriels et de ses bureaux d'ingénierie. Christian Boissavy, président de l'Association de professionnels de la géothermie, précisait en novembre dernier : "Annuellement, la géothermie produit 440.000 tonnes d'équivalent pétrole et permet d'éviter l'émission de 1 million de tonnes de CO2. Cette source d'énergie chauffe 455.000 équivalents logements (soit plus de 1,8 million de personnes). Et le secteur représente un CA de 550 M€ avec 4.200 emplois directs, soit environ 6 % des emplois dans les EnR en France". Jusqu'à présent, c'est principalement dans le bassin parisien que se sont développées les chaufferies géothermiques mais pas moins de 18 demandes de permis de recherche seraient en cours d'instruction au ministère, un peu partout sur le territoire.
Le projet de méthanisation Méthavalor :
Porté par le syndicat mixte de transport et de traitement des déchets ménagers de Moselle-Est, le projet Méthavalor est implanté sur la commune de Morsbach. Le site pourra désormais valoriser simultanément sa production de biogaz sous forme d'électricité et de chaleur (par cogénération), sous forme de biométhane injecté dans les réseaux et sous forme de biométhane carburant.
Source Batiactu

09/03/2013

Lettre au Gouvernement: La CGT SAUR à Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre du redressement productif.

Le Groupe Saur est un groupe de services aux collectivités locales qui exerce sa mission de service publique dans les métiers de l’environnement : distribution d’eau, gestion des réseaux, assainissement, gestion des déchets.
La Saur intervient pour le compte de ses 10.000 collectivités clientes avec 12.000 employés en France.
L’histoire actionnariale récente du Groupe l’a conduite aux difficultés que nous connaissons aujourd’hui.
Fondé en 1933, Le Groupe Saur a rejoint le groupe Bouygues en 1984.
Le Groupe Saur Cédé fin 2004 à un fonds de pension PAI Partners, pour la somme de 1,037 milliard d’€uros avec un montage LBO.
En 2007, PAI Partners revendait le Groupe Saur pour 2,4 milliards d’€uros à un groupement d’actionnaires composé d’AXA Private Equity, CUBE, Séché Environnement, et la Caisse des Dépôts et Consignations qui a transmis ses parts au F.S.I., détenant actuellement 38% du capital du Groupe, ceci avec le soutien de l’Association des Maires de France.
Pour financer ce rachat très fortement surévalué, le groupe d’actionnaires (HIME) a emprunté à 63 banques 1,4 milliard d’€uros avec une clause de remboursement à échéance 2014 assortie de 90 millions d’€uros par an de remboursement d’intérêts qui pèsent sur SAUR.
Ce montage financier, validé par les actionnaires, était et reste déconnecté des réalités économiques, ceci d’autant plus que nos activités constatent des baisses de marge de 30, 40 voire 50% entrainant des impacts économiques et sociaux forts pour notre groupe.
Cette entreprise rentable, avec des résultats opérationnels positifs, ne peut répondre à de tels engagements.
La situation actuelle du Groupe SAUR est le reflet de la dérive d’un capitalisme financier qui n’a eu aucun scrupule à se servir de l’économie réelle pour spéculer, mettant en péril un Groupe de 13 000 salariés attachés à leur entreprise, dont la qualité professionnelle est reconnue par 10 000 collectivités.
Les salariés du Groupe SAUR, considèrent que cette dette n’est pas la leur, que leur implication au sein du Groupe a toujours permis à celui-ci de se développer, de générer de l’emploi et d’être un acteur économique fort de notre pays, avec des services de proximité sur l’ensemble du territoire.
Nous, représentants du personnel du Groupe SAUR demandons au gouvernement d’agir pour préserver sa pérennité, l’emploi sur l’ensemble du territoire français, afin d’assurer la continuité de services aux 10 000 collectivités représentant 18 millions de foyers.
Vous n’êtes pas non plus sans ignorer la position de la CGT sur la gestion de l’eau en France et dans le Monde.
Cette situation nous conforte dans notre revendication d’obtenir un service public national de l’eau.
Laisser ce secteur, don la responsabilité de santé publique est indéniable, aux mains de spéculateurs, est dangereux pour l’ensemble de la population.
Dans ce contexte, nous sommes amenés à solliciter une entrevue afin de vous exposer plus en détails les difficultés rencontrées par le Groupe SAUR.
Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre du redressement productif l’expression de notre haute considération.
Pour la CGT SAUR Yves ARDIL Délégué syndical central

08/03/2013

Saur : les élus du personnel déclenchent un droit d'alerte relatif à la restructuration de la dette plombée par une acquisition LBO surévaluée en 2007

Les représentants du personnel du comité central d'entreprise (CCE) de la Saur, numéro trois français de l'eau, ont décidé jeudi de déclencher une procédure de droit d'alerte inquiets de la situation financière du groupe, a-t-on appris auprès de la CGT.
"Nous avons fait valoir notre droit d'alerte à l'unanimité des élus et mandaté notre cabinet d'expertise habituel", a assuré à l'AFP Yves Ardil, délégué central CGT, à l'issue d'un CCE, où la direction a présenté trois offres de repreneurs potentiels.
Une information confirmée par une porte-parole de la direction qui a précisé que le droit d'alerte posé par les syndicats "est relatif aux inquiétudes légitimes dans une période de restructuration financière de Hime, qui est la Holding de Saur".
Hime, holding qui détient 100% de la Saur, est plombée par deux milliards d'euros de dette du fait d'une acquisition par LBO (rachat par endettement) surévaluée en 2007. Le numéro trois français de l'eau veut se relancer grâce à une augmentation de capital et au délestage d'une partie de cette dette écrasante.
Les trois offres sont : celle des banques créancières - entre 60 et 70 prêteurs (BNP Paribas, Natixis, RBS, Lloyds..), celle du fonds d'infrastructure Cube et celle du hedge fund américain Brigade Capital Management, selon M. Ardil.
"Le souci pour nous, c'est de ne pas retrouver un montage financier équivalent à ce que nous avons vécu précédemment", a souligné M. Ardil.
"Depuis 2005, on a été jusqu'à 500 millions d'euros de dividendes versé pour rembourser cette dette. Cela devenait insupportable", a-t-il ajouté.
Selon le syndicaliste, le choix "s'orienterait plutôt vers une reprise des banques". Pour lui, "il semblerait qu'on ait des réponses avant la fin mars, car les banques souhaiteraient prendre rapidement la main".
Les banques créancières -entre 60 et 70 prêteurs, dont la moitié sont étrangers- souhaitent en prendre le contrôle en échange d'un effacement partiel de la dette, sans exiger de changement de gouvernance ou de réduction d'effectifs.
"On est sur un dépôt des offres entre maintenant et la mi-avril", a précisé la porte-parole de la direction.
A l'heure actuelle, Hime-Saur a pour principal actionnaire l'Etat, via le Fonds stratégique d'investissement (FSI) avec 38%, devant Séché Environnement (33%), Axa Private Equity (17%) et Cube (12%).
Saur, numéro trois de l'eau en France derrière le leader Veolia et son rival Suez Environnement, avait été cédé 1 milliard d'euros par Bouygues en 2005 à PAI Partners, qui l'avait revendu 2,3 milliards deux ans plus tard aux actionnaires actuels.

Source L'Express

Terreal Roumazière: la production stoppée durant dix jours

Le fabricant de tuiles stoppe ses quatre unités de production aujourd'hui. Elles resteront à l'arrêt jusqu'au 18 mars. Cette mesure de chômage partiel concerne 350 des 520 salariés.
Ce matin, les quatre unités de production de l'usine Terreal de Roumazières-Loubert vont être mises à l'arrêt: la conséquence d'une décision de chômage partiel prise par la direction qui adapte la «voilure» au marché actuel de la construction. Elle touche directement 350 des 520 salariés de l'entreprise. Les autres - administration, livraisons, maintenance... -, ne sont pas directement touchés. En 2012, l'usine de Roumazières-Loubert avait réussi à échapper au chômage partiel. Ce ne sera donc pas le cas cette année. Fin janvier, Bruno Hocdé, le directeur de l'usine - que nous n'avons pu joindre hier - avait prévenu: «S'il n'y a pas de reprise de l'activité économique dans les mois qui viennent, il faudra s'y résoudre.»
Les quatre unités de production du fabricant de tuiles seront à l'arrêt du 8 au 18 mars. «Au départ, commente Laurent Delias, le délégué central CGT de Terreal, il avait été dit qu'on pouvait stopper la production pendant une quinzaine de jours. La mesure a finalement été réduite à dix jours. Sur lesquels il n'y aura que six jours de chômage réel par salarié. En principe, on doit redémarrer les fours le 18 mars.» Les deux autres fours de l'usine - qui en compte six au total - sont stoppés, l'un depuis plus de deux ans, l'autre depuis plus d'un an.
«ça n'a pas été une surprise»
«La mesure nous a été officiellement annoncée à la réunion de comité d'entreprise de la mi-février, détaille Bernard Gire, le délégué central FO, mais on la sentait venir avant. ça n'a pas été une surprise. Psychologiquement, on y était préparé. Le marché de la construction chute fortement dans le grand Sud-Ouest, qui est la région que Terreal Roumazières dessert.»
Pour autant, Bernard Gire relativise: «Le chômage partiel n'est pas trop pénalisant, du fait notamment de la convention qui a été passée entre l'entreprise et l'état. L'état compense en effet pour partie l'impact de la perte sur le salaire. En moyenne, chaque salarié devrait perdre de 3 à 5 % sur le salaire net ainsi que quelques primes. Il n'y a pas de licenciement. Tout ça inquiète le personnel, bien sûr, mais il n'y a pas de catastrophisme dans l'air.»
La convention APLD (activité partielle de longue durée) signée entre l'entreprise et les services de l'état (1) court du 8 mars jusqu'au 5 juin, ce qui peut permettre à l'entreprise de lancer d'autres mesures éventuelles de chômage partiel si d'aventure le marché de la construction ne repart pas.
L'usine de Roumazières-Loubert n'est pas la seule à mettre en oeuvre une mesure de chômage partiel, comme l'indique Yvan Mignot, le directeur des carrières et de l'environnement chez Terreal: «C'est un fait qu'en ce moment, le marché de la construction est très calme. Avec Roumazières, on a une autre usine dans le Tarn dans le même cas de figure.» Cette usine située non loin de Castres fabrique des éléments de parements et de décoration.
(1) L'APLD est un dispositif alternatif au chômage partiel. Quand la réduction d'activité d'une entreprise se prolonge au-delà de deux mois, il existe une allocation complémentaire à l'allocation spécifique, mise en place par une convention entre l'État, les organismes professionnels ou avec l'entreprise, après consultation du comité d'entreprise.

Source Charente Libre

07/03/2013

Le constructeur de machines allemand pour la terre cuite Lingl envisage un plan social massif qui pourrait sacrifier la moitié des 550 emplois

En Janvier la société Lingl s’était placée en procédure de protection judiciaire afin de présenter un plan de sauvetage de l’entreprise. A présent ce plan se profile et prévoit selon les syndicats une réduction massive d’ effectif.
Le projet s’appelle « plan d’avenir » , il doit permettre à la société Lingl de sortir de la crise et lui donner une chance pour le futur. Les salariés entendent volontiers inscrire leur avenir au sein de l’entreprise. Cependant , d’après le syndicat IG Metall la moitié des 550 emplois serait sacrifiée.
La direction de l’entreprise a démentit ces chiffres.
Source Augsburger Allgemeine par Manuela Antosch ( traduction Thierry Gaia)

Nouveau projet pour la tuilerie Imerys de Blajan: vers la fin du travail de la terre ?

La semaine dernière, le personnel de la tuilerie de Blajan s'est vu présenter un nouveau projet industriel sur le site de l'usine actuelle.
Il est porté par COFRELITE, un fabricant de coffrets isolants destinés à la construction. Soutenue par le groupe Imerys, propriétaire du site, cette unité de production emploierait une quinzaine de salariés.
«Nous sommes dans une gestion prévisionnelle, nous a confié Philippe Rustenholz, le nouveau directeur des ressources humaines du groupe Imérys. Le marché de la tuile et de la construction en général est difficile. Nous sommes en anticipation, mais pas en réaction. Actuellement, je n'exclus aucune hypothèse. Il ne s'agit pour l'instant que d'un projet.»
Pour ce responsable du groupe Imerys, cette démarche s'inscrit dans la préservation des emplois. «Je regarde, dit-il, avec l'ensemble du personnel, toutes les possibilités qui s'offrent à nous. Les salariés doivent nous dire ce qu'ils en pensent.»
M. Rustenholz se propose de rencontrer également le maire, Jean Bernard Castex.
Celui-ci, dans le souci de sauver l'activité et l'emploi sur sa commune, ne reste pas les deux pieds dans le même sabot. Favorable au dialogue avec le propriétaire de l'usine, il vient d'avoir une réunion de travail avec Midi Pyrénées Expansion, le bras économique de la Région, présidé par Bernard Plano, le maire de Lannemezan, afin de chercher «des pistes» à proposer à Imerys.
Cependant la problématique de la terre reste entière.
Le personnel, lui, s'il est à l'écoute, reste vigilant par rapport aux acquis sociaux.
Source La Dépêche du Midi

USA/Immobilier-Baisse des mises en chantier, hausse des permis

Les principaux indicateurs du marché immobilier américain publiés ce mois-ci:
BAISSE DES MISES EN CHANTIER EN JANVIER, HAUSSE DES PERMIS
Les mises en chantier de logements sont retombées en janvier après un mois de décembre exceptionnel, comme attendu par les économistes, mais les permis de construire ont augmenté pour atteindre leur meilleur niveau depuis quatre ans et demi.
Selon le département du Commerce, les mises en chantier ont baissé de 8,5% au rythme annuel de 890.000, sous le consensus qui était de 925.000. Le chiffre de décembre a toutefois été révisé en hausse à 973.000 au lieu de 954.000 initialement annoncé, soit le niveau le plus élevé depuis juin 2008.
La statistique est notoirement volatile et peut faire l'objet de révisions importantes.
Indicateur avancé du marché de la construction, les permis de construire ont augmenté au rythme annuel de 925.000 unités, là aussi un plus haut depuis juin 2008.
La construction de logements a contribué à la croissance américaine l'an dernier pour la première fois depuis 2005 et sa contribution devrait être encore plus importante cette année, contre-balançant en partie l'effet de la hausse des prélèvements obligatoires sur la consommation.
Tableau de la statistique
L'INDICE IMMOBILIER NAHB EN LÉGÈRE BAISSE EN FÉVRIER À 46
La confiance des promoteurs immobiliers a légèrement baissé en février, en raison de la hausse des prix des matériaux de construction, montre l'enquête mensuelle de la fédération NAHB.
Son indice de confiance ressort à 46 en février, après avoir atteint son plus haut niveau depuis avril 2006 en janvier à 47.
Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en hausse à 48.
La National Association of Home Builders (NAHB) explique que les incertitudes sur la croissance de l'emploi et l'augmentation de la hausse des prix des matériaux de construction ont ralenti la croissance de l'année écoulée.
Selon David Crowe, économiste en chef chez NAHB, le marché immobilier devrait poursuivre une croissance modeste cette année.
Un indice inférieur à 50 signifie que les promoteurs jugent le contexte défavorable à l'activité sont majoritaires. L'indice NAHB est sous ce seuil depuis avril 2006.
Cependant, le sous-indice mesurant les anticipations de ventes à un horizon de six mois a augmenté d'un point à 50, mais celui des acheteurs potentiels ressort en baisse à 32 points contre point à 36.
HAUSSE DES DÉPENSES DE CONSTRUCTION EN DÉCEMBRE
Les dépenses de construction ont progressé de 0,9% en décembre, à la faveur d'une vive hausse des investissements dans l'immobilier résidentiel et commercial, qui ont contrebalancé la baisse des investissements publics.
Elles ressortent ainsi à 885 milliards de dollars en rythme annualisé.
Les analystes anticipaient une hausse de 0,6%.
Dans le seul secteur de l'immobilier résidentiel privé, les dépenses de construction ont augmenté de 2,2%.
Dans le secteur public, elles ont diminué de 1,4% au rythme annuel de 270 milliards de dollars, un plus bas depuis novembre 2006.

Source Les Echos

Le boum du ciment aux Etats-Unis en 2013

Selon l'analyse économique de la Portland Cement Association présentée au Salon Mondial du Béton, l'industrie du ciment devrait connaître un rebond de 8,1% en 2013.
"Les nouvelles mesures économiques, un meilleur équilibre de l'offre et de la demande, et la diminution des incertitudes en termes de fiscalité, sont d'autant d'indices indiquant que le ciment va connaître un fort taux de croissance en 2013", a ainsi déclaré la Portland Cement Association à l'occasion du Salon Mondial du Béton. Pour rappel en 2012, la consommation de ciment se situait autour de 78,5 millions de tonnes métriques en hausse de 8,9% par rapport à 2011. En 2013, la consommation de ciment sera favorisée par le rebond de la construction résidentielle (950 000 mises en chantier en 2013). PCA a d'ores et déjà prévu une croissance accrue du secteur de 8,3% pour 2014 qui se poursuivra jusqu'en 2017. Côté emploi, quelque deux millions de postes devraient être créés en 2013.

Source France BTP