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18/02/2012

FB Refractories : recette locale, cuisson mondiale

IFB Refractories fabrique des briques pour les hauts fourneaux, les céramistes et les verriers du monde entier. Pour survivre sur ce marché, cette PMI berrichonne a revisité la recette des briques réfractaires, un procédé vieux comme le feu.

« La recette des briques réfractaires est ancestrale : de l'argile, de l'eau et des fibres végétales mélangés puis cuites au-dessus de 1000° », résume Didier Pessiot, qui cite les maisons en torchis de l'Antiquité et les fours à pain de l'époque médiévale. Cela n'empêche pas sa société, IFB Refractories (Insulating Fire Brick, nom générique pour désigner les briques réfractaires isolantes dans le monde), d'innover pour continuer à fournir ses briques résistant à de fortes chaleurs, essentielles aux aciéristes, aux verriers et aux céramistes.

Comme les hauts fourneaux déclinent en France, cette PME d'une quarantaine de salariés expédie désormais ses produits à l'étranger. D'abord en Allemagne, mais aussi en Argentine, en Australie, en Asie... 85 % de la production de la petite usine de Buzançais (Indre) voyage. « Notre dernière livraison, en Amérique du Sud, portait sur 800.000 briques acheminées par cargo », raconte Didier Pessiot.

Pour rester présent sur ce créneau de la brique réfractaire, IFB a décortiqué cette « recette » que les Ming utilisaient pour la cuisson de leurs vases. En partenariat avec l'Ecole nationale supérieure de la céramique industrielle (ENSCI) de Limoges, IFB a entamé des recherches sur la composition exacte de ses matériaux. Depuis trois ans, des études financées par OSEO et le Conseil général de l'Indre ont permis de mieux connaître la structure interne des briques et de mettre en équation le savoir-faire de cette société créée en 1929. Didier Pessiot, PDG depuis 2007, estime que la crise lui a paradoxalement permis de mener sereinement ces études. « Auparavant, tous les ingénieurs de l'ENSCI étaient recrutés avant la fin de leurs cursus par les multinationales. La crise a changé la donne à ce niveau-là. Les PME ont aussi besoin des hauts potentiels », affirme-t-il. Les argiles de quatre carrières, deux à proximité de l'usine, une en Charente et l'autre en Bretagne ont été analysées en fonction de leur densité et de la porosité des briques afin d'affiner les mélanges. En 2011, IFB Refractories a vendu pour 4,2 millions d'euros de briques, dalles, tubes... « C'est un marché qui s'ouvre à l'international, sur des projets gigantesques et ponctuels. Pour notre prochain contrat aux Emirats arabes Unis, portant sur 2,2 millions de briques, j'étudie une alliance avec un confrère japonais parce que je n'ai pas les capacités d'y répondre seul », déplore Didier Pessiot, qui a dû renoncer à des contrats plus gros, parce qu'il ne peut combattre les coûts de production plus faibles de ses concurrents de Chine, d'Inde et de Malaisie. Outre sa politique d'innovation, IFB a misé sur la réactivité : la PMI de Buzançais entretient un stock conséquent et peut sortir des petites séries. Un instinct de survie, qui, comme la « recette » de la brique réfractaire, remonte à la nuit des temps.
Source Les Echos par STEPHANE FRACHET CORRESPONDANT À TOURS

Imerys : Gilles Michel percevra 960 kE de rémunération variable pour 2011

Le Conseil d'Administration d'Imerys a arrêté les éléments de rémunération de Gilles Michel en sa qualité de Président-Directeur Général.

Après avoir mesuré l'atteinte par Gilles Michel des objectifs économiques et particuliers qui lui avaient été fixés au titre de l'année 2011, le Conseil a arrêté le montant de sa rémunération variable due au titre de ce même exercice à 960 kE, soit 120 % de sa rémunération fixe annuelle.

Les critères de performance retenus pour l'année 2012 sont liés à l'atteinte d'objectifs financiers, identiques à ceux retenus pour l'année 2011 -résultat courant net, cash flow libre opérationnel et retour sur capitaux employés- ainsi que "d'objectifs particuliers dont le caractère confidentiel n'en permet pas la publication".

Gilles Michel bénéficie des deux régimes de retraite supplémentaire, en vigueur dans la Société pour ses principaux cadres dirigeants français. Le Conseil d'Administration a décidé de modifier certaines dispositions de ces régimes. Il porte de 22 à 30 Plafonds Annuels de la Sécurité Sociale française le salaire de référence maximum applicable au calcul de la rente viagère au titre du régime collectif de retraite supplémentaire à prestations définies. Il modifie également les conditions d'éligibilité à ce régime pour ramener la condition d'ancienneté au sein du Groupe Imerys de 10 à 8 ans et augmenter de 2 à 4 ans la participation au Comité Exécutif.

Gilles Michel ne perçoit aucun jeton de présence au titre de son mandat d'Administrateur de la société.

L'ensemble des dispositions sera soumis à l'Assemblée générale des actionnaires du 26 avril 2012.
Source Boursier.com

17/02/2012

Terre d'Architecture

La Fédération française des tuiles et briques (FFTB) invite à parcourir l'édition numéro 11 de la revue "Terre d'Architecture", magazine adressé gratuitement aux architectes et présentant les réalisations des industriels adhérents de la FFTB. L'ouvrage dépeint à travers plans et photos de choix une sélection de réalisations accordant une place privilégiée aux produits en terre cuite, tant en couverture qu'en façade. Etablissements scolaires de différentes tailles conçus dans une démarche de qualité environnementale et sanitaire, programmes associant la terre cuite à d'autres matériaux, conceptions contemporaines ou intégrations à l'ancien... tous les projets répondent à la demande accrue de confort et de qualité environnementale.
Fédération française des tuiles et briques (FFTB)
fftb@fftb.org
Source Batijournal par Julien Lanoo

L’avenir se présente bien pour Les Nouveaux Constructeurs

Malgré un chiffre d’affaires de 524 millions d’euros en baisse de 3% par rapport à l’exercice précédent, le promoteur d’immobilier résidentiel et de bureaux, Les Nouveaux Constructeurs, a vu son carnet de commandes atteindre son plus haut niveau depuis 6 ans, en fin d’année 2011.

En effet, le carnet de commandes de la société s’élève à 784 millions d’euros, soit une augmentation de 51 % par rapport à 2010. Un résultat qui lui assure 17 mois d'activité. Son portefeuille foncier n’est pas en reste puisqu’il croît de 34 %, soit une visibilité à 30 mois. L'activité commerciale enregistre également une forte progression avec des réservations en hausse de 30 %, à 821 millions d’euros.
Source France BTP

Nouveau stockage d’argile centralisé chez Vandersanden S.A.

Vandersanden S.A. possède 2 unités de production sur le site de son siège social à Spouwen. Ceratec a fourni la centralisation de son stock d’argile via 11 boxes de 10 m de hauteur x 10 de largeur x 45 m de longueur qui sont remplis de façon optimale le long de 2 ponts. Tant l’argile apportée par des camions que l’argile préparée sont déversées dans ces boxes de stockage.

* Les camions déchargent leur argile dans de grandes trémies de réception qui transportent les argiles dans l’aire de stockage.
* L’argile est traitée de façon optimale par la préparation d’argile centrale avant d’être stockée. La préparation d’argile est équipée d’un broyeur à meules Händle HMi2170c et un laminoir finisseur Händle WF10120e.
* Le flux de production est supervisé par un ordinateur central et communiqué vers le système ERP.
* La matière première est sortie des boxes par une pelleteuse et amenée vers la préparation d’argile centrale et les 2 lignes de production.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une complète réorganisation de la logistique autour de l’usine de Spouwen, tant vers le flux et le stockage des matières premières que les produits finis.

Par ses nouvelles installations, Vandersanden prouve sa philosophie d’entreprise innovante en nouveaux produits.

Client: Vandersanden S.A. est une production de briques de façade, plaquettes et pavés, mais offre également de nouveaux produits tels que les E-bricks et E-board.
Source CERATEC

16/02/2012

IMERYS : Un bel exercice 2011 et de belles perspectives

En 2011, le leader mondial de la valorisation des minéraux s'est particulièrement distingué avec un chiffre d'affaires consolidé de 3.675 millions d'euros, en hausse de 9,8% dont 8% de croissance interne, un résultat opérationnel de 487 millions d'euros, en progression de 15,5%, et un bénéfice net, courant, part du groupe, de 303,1 millions (+25,3%).

Sur le plan financier, le ratio d'endettement net (un peu plus d'un milliard d'euros) sur fonds propres (de l'ordre de 2 milliards) a reculé à 52%.

Le conseil d'administration proposera à l'assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 26 avril un dividende net de 1,50 euro par action, en hausse 25%. L'exercice 2011 aura été marqué par de nombreux événements favorables et plus particulièrement par l'acquisition du groupe Luzenac et les développements internes dans le domaine de l'exploration pétrolière dont les perspectives sont très encourageantes.

Le nouveau président Gilles Michel a fait part de son optimisme pour l'avenir du groupe avec la mise en œuvre du plan stratégique Ambition 2012-2016, dont les priorités sont l'innovation avec des investissements en augmentation dans la recherche et le développement, la croissance interne et des acquisitions bien ciblées dans les pays émergents mais aussi dans les pays matures si des opportunités rentables se présentent. Ainsi, à l'horizon 2016, le groupe pourrait réaliser un chiffre d'affaires additionnels de près de 700 millions d'euros en produits nouveaux.
Source Investir

WIENERBERGER ACQUIERT LA PARTICIPATION DE SOLVAY DANS LA SOCIÉTÉ PIPELIFE

Une valeur d'entreprise de 257 millions EUR pour 50% du capital

Solvay et Wienerberger annoncent aujourd'hui la signature d'un accord de cession à Wienerberger de sa participation de 50% de Solvay dans le capital de Pipelife, l'un des leaders mondiaux dans la fabrication de tubes en plastique. Solvay recevra en contrepartie de ses actions un paiement en cash de 172 millions EUR, dont 10 millions EUR de dividende spécial. Cette opération se fait sur la base d'une valeur d'entreprise de 257 millions EUR pour Solvay, un montant qui prend également en compte les dettes diverses et engagements de retraite estimés à 85 millions EUR. La transaction devrait être clôturée au deuxième trimestre 2012, après l'obtention des autorisations anti-trust habituelles.

"Il y a 22 ans, Solvay et Wienerberger créaient Pipelife avec un double objectif : positionner la société sur le marché du transport de l'eau, grâce au remplacement des tubes en métal ou en béton par des tubes en plastiques, et en faire un leader du marché. Grâce à une excellente collaboration avec Wienerberger, le projet a été une véritable réussite et les deux objectifs ont été atteints », explique Dominique Clerbois, Vice-Président Exécutif du groupe Solvay. « Le Groupe, qui se concentrera à l'avenir sur des activités plus en ligne avec sa stratégie, investira le produit de cette cession dans la mise en oeuvre de sa stratégie de croissance durable et rentable », ajoute Jacques van Rijckevorsel, Président du secteur Plastics et membre du comité exécutif du groupe Solvay.

Pipelife:
http://www.pipelife.com/ est l'un des leaders mondiaux dans la fabrication de tubes en plastique. Basée à Vienne en Autriche, cette co-entreprise détenue à 50-50 par Wienerberger et Solvay opère sur 29 sites de production et emploie 2600 personnes dans 27 pays. La société a réalisé un chiffre d'affaire de 800 millions EUR en 2011.

Wienerberger:
http://www.wienerberger.com/ est le leader mondial de la brique (Porotherm, Poroton, Terca) ainsi que le leader du marché des tuiles en terre cuite (Koramic, Tondach) en Europe et des pavés en terre cuite (Semmelrock) en Europe centrale et de l'Est. Dans le domaine des tubes (tubes en céramique Steinzeug-Keramo et tubes en plastiques Pipelife), la société est l'un des leaders en Europe. Avec un réseau de 232 usines, Wienerberger a réalisé un chiffre d'affaires de 1.555 millions EUR et un EBITDA opérationnel de 214 millions EUR sur les 9 premiers mois de 2011.

SOLVAY:
http://www.solvay.com/ est un groupe chimique international, résolument engagé dans le développement durable et clairement focalisé sur l'innovation ainsi que l'excellence opérationnelle. Sa récente acquisition de l'entreprise de spécialités chimiques Rhodia:
http://www.rhodia.com/ crée un plus grand acteur mondial, qui réalise plus de 90% de ses ventes dans des marchés où il figure déjà parmi les trois premiers mondiaux. Solvay propose une large gamme de produits qui contribuent à améliorer la qualité de la vie et la performance de ses clients dans des marchés tels que les biens de consommation, la construction, l'automobile, l'énergie, l'eau et l'environnement ainsi que l'électronique. Le Groupe, dont le siège est basé à Bruxelles, emploie environ 30.000 personnes dans 55 pays, et a réalisé un chiffre d'affaires de 12 milliards d'EUR (pro forma) en 2010.
Source ZoneBourse

15/02/2012

Actionnaire dans le cadre d'un LBO, des liens délicats à dénouer pour le patron de Vivarte


Actionnaire de Vivarte, comme tout manager de LBO dans son entreprise, Georges Plassat ne peut théoriquement sortir qu'au débouclage de l'opération.

Si les discussions entre Georges Plassat et Carrefour ont patiné pendant des mois, c'est certainement moins parce que le futur numéro un du distributeur a eu du mal à imposer ses conditions d'arrivée qu'à dénouer ses liens avec Vivarte. A la différence des autres patrons, les managers de LBO sont pieds et poings liés à leur entreprise car directement intéressés au capital et à sa performance, par le biais d'actions ou d'obligations convertibles. Ils ne touchent la valeur de leur investissement, plus élevée que celle du fonds en cas de succès, qu'à la vente de celle-ci. Georges Plassat cumule les deux « difficultés » : un départ avant la cession de Vivarte et une forte croissance du groupe. Entre 2005 et la vente en 2007 de Vivarte à Charterhouse, il a vu grimper ses parts de 0,3 % à environ 10 %. Depuis huit ans, le résultat d'exploitation du groupe a doublé à 460 millions d'euros, quant à la valorisation estimée de l'entreprise, elle a quasiment triplé.

Situation rare
En dehors du précédent constitué par le départ pour Vodafone de Michel Combes alors à la tête de TDF, les exemples de retrait volontaire en cours de LBO de cette envergure sont rares. Dans les cas de Terreal ou de Saint Gobain Desjonquières par exemple, ce sont les fonds qui ont débarqué les dirigeants. Ils n'ont alors qu'à appliquer les clauses de « bad leavers » (mauvais départ), imposant au manager de céder son capital et perdre ce qu'il touche au titre de son « sur-intéressement ».

Dans le cas de Georges Plassat, qui démissionne, difficile de lui imposer ces clauses. D'autant qu'il porte sur son nom une bonne partie de la valeur de Vivarte. Une valorisation que les fonds espèrent depuis le printemps faire apprécier par le marché à près de 4 milliards d'euros, sans succès. Un montant qui valoriserait l'entreprise huit fois son résultat brut d'exploitation 2011. Mais, depuis, la conjoncture s'est retournée, entraînant un ralentissement de la consommation. Quant à la dette d'acquisition bancaire, elle a disparu sous le coup de la crise souveraine, et a peu de chances de revenir dans l'immédiat. A ce niveau de valorisation, il faudrait donc que Charterhouse trouve un pool bancaire ou d'arrangeurs obligataires capables de mettre près de 2 milliards d'euros sur la table pour financer l'opération. Les actionnaires de Vivarte, dont Georges Plassat, ne sont donc a priori pas prêts de liquider leurs parts, sauf à envisager par exemple une cession partielle.

ANNE DRIF
Précision.
Les Echos n° 21113 du 31 Janvier 2012 • page 25

Dans l'article du 27 janvier sur le départ de Georges Plassat de Vivarte, il fallait lire que dans le cas de « Monier », et non de « Terreal », les fonds ont fait partir les dirigeants. Hervé Gastinel assure la présidence du groupe Terreal depuis 2000.

Ventes de maisons individuelles : 2012, «l’année de tous les dangers»

Si entre mai 2009 et mai 2010, les ventes de maisons individuelles affichent de bons résultats, et que début 2011 présente des chiffres optimistes, 2012 s’annonce beaucoup plus difficile. D’ailleurs, selon l’Union des Maisons Françaises, cela devrait être l’année de tous les dangers. Détails en chiffres.

L’indice Markémétron, qui mesure les ventes de maisons environ 9 mois en amont des permis de construire et des ouvertures de chantier, indiquait de bons résultats au premier trimestre 2011. Toutefois, il avait anticipé, dès le mois d’avril, que les chiffres commençaient à chuter.

Au final, sur l’ensemble de l’année 2011, le nombre de ventes brutes atteint environ 148.500 unités (-10%). Et au niveau régional, pas d’exception, le nombre de ventes de maisons individuelles est en recul de partout, avec des replis particulièrement élevés sur les régions de l’Ouest et sur le Languedoc-Roussillon. Pour expliquer ce déclin, l’Union des Maisons françaises (UMF) avance trois facteurs : «le contexte économique qui s’est fortement détérioré sur fond d’aggravation de la crise des dettes souveraines» ; «les taux de crédit habitat qui remontent peu à peu avec des critères d’octroi plus resserrés» ; «la réforme brutale du PTZ+ avec des montants moindres et une reconfiguration du barème de remboursement qui pénalise les accédants modestes».

Un avenir pas rassurant selon l’UMF
Quant à l’avenir, l’UMF se montre pessimiste soulignant que «ce sont les classes moyennes et modestes qui seront les plus touchées». L’Union indique également que «les coûts de production des maisons ne peuvent qu’augmenter en raison de contraintes réglementaires nouvelles». D’ailleurs, le président Christian-Louis Victor déclarait à Batiactu il y a quelques semaines, qu’il «n’était pas incongru de penser à une baisse supplémentaire de 10% à 15 % en 2012». Il énonçait même plusieurs échéances qui, selon lui ne devraient pas aider à relever la barre parmi lesquelles «l’avènement de la réglementation thermique à partir du 1er janvier 2013 - qui s’accompagnera d’un surcoût de 8 à 10% - les hausses du foncier et des taux de crédit, ainsi que la frilosité des banques toujours plus grandissante... ».

Enfin, l’UMF, qui précise que le logement s’est imposé comme une thématique importante de la campagne, compte bien faire entendre sa voix : «Alors que les constructeurs et promoteurs sont les premiers contributeurs à l’offre de logements en France, pas un mot sur l’offre locative privée ou l’accession à la propriété. Plus curieux encore, certains remèdes présentés comme nouveaux existent déjà !», conclut-elle.
Source Batiactu

VM Matériaux : croissance de 8% sur le dernier trimestre

Au dernier trimestre 2011, VM Matériaux a réalisé un chiffre d'affaires de 174,4 ME en progression de 8% ou 2,4% à périmètre constant par rapport à la même période de l'exercice précédent.

VM Matériaux a réalisé sur l'ensemble de l'exercice 2011 un chiffre d'affaires de 707 ME, en croissance de 12,1% par rapport à l'exercice 2010 ou de 5,6% à périmètre constant.

VM Matériaux aborde l'exercice 2012 avec prudence compte tenu du manque de visibilité lié au contexte économique mais reste confiant dans ses fondamentaux.

En janvier 2012, le Groupe confirme sa présence dans l'ouest en augmentant sa participation au sein de la société Havraise de Matériaux, HM Matériaux, à hauteur de 75% contre 50% auparavant.

Fort de 7 agences en Normandie, cette société a s u s'imposer parmi les négociants leaders en matériaux de construction. HM Matériaux a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 33,9 ME et était jusqu'à présent consolidée par intégration proportionnelle.

Elle sera intégrée à 100% dans l'exploitation du Groupe VM Matériaux en 2012.
Source Challenges

14/02/2012

Wienerberger : le numéro un mondial de la brique terre cuite et premier tuilier européen partenaire de Villavenir + Atlantique

Depuis la création de l’entreprise en 1819, le Groupe Wienerberger s’est mondialement développé au point de constituer aujourd’hui le tout premier producteur mondial de briques en terre cuite avec une présence dans 27 pays, 234 sites industriels et plus de 12.000 collaborateurs…

Si le Groupe a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 1,744 milliard d’euros, il s’inscrit en France depuis 16 années dans une stratégie d’implantations historiques et pérennes, pour toujours plus de proximité avec ses partenaires… Ainsi, depuis 1995, le groupe Wienerberger a déjà investi en France plus de 200 millions d’euros : rachats briqueteries et tuileries séculaires et reconnues pour leur savoir-faire, implantations de sites industriels ultra-modernes, comme tout récemment à Durtal (49)…

A la source d’innovations marquantes telles que la brique Monomur (1976), la Maçonnerie Roulée® (1996) ou plus récemment le système de mise en oeuvre Dryfix®, et premier détenteur en France de la certification Natureplus® (qui récompense les industriels fabricant des produits dans le respect de la santé et de l’environnement), Wienerberger agit résolument en précurseur de la filière.

Partenaire du projet Villavenir, initié en BBC (Bâtiment Basse Consommation) par la FFB Nord Pas de Calais à Loos-en-Gohelle en 2009, le groupe Wienerberger a été de nouveau sélectionné comme partenaire par la FFB Loire-Atlantique, pour la réalisation en brique terre cuite Porotherm de deux des 6 constructions Bepos du projet Villavenir + Atlantique.

Villavenir+ Atlantique : vitrine technologique de 6 logements sociaux BEPOS

Ce programme de 6 logements Bepos (Bâtiment à Energie Positive) à vocation sociale (La Nantaise d’Habitation) implantés au cœur de l’éco-quartier Erdre Porterie, sous forme de maisons mitoyennes, vise à démontrer que tout le monde doit pouvoir accéder à un habitat à énergie positive, dans une enveloppe budgétaire parfaitement maîtrisée et ce, quel que soit le mode constructif retenu.

Sous l’égide de la FFB Loire-Atlantique, ces deux maisons de 85 m2 seront réalisées en briques de structure Porotherm GFR 20Th+ et la toiture en tuile Koramic Actua avec des panneaux photovoltaïques KoraSun. Signées par Rodrigue Goulard (Cabinet Magnum) et mises en œuvre par le groupe énorA, elles accompagnent 4 autres maisons utilisant différents systèmes constructifs et doivent toutes afficher une performance thermique pour accéder au BEPOS et être accessibles aux PMR (personnes à mobilité réduite).

Enfin, ces logements destinés à l’habitat social (La Nantaise d’Habitation) devront afficher un prix concurrentiel et constituer une véritable vitrine technologique pour garantir aux occupants le meilleur de la construction durable.

Ce programme constituera, pour la FFB Loire-Atlantique et ses partenaires professionnels, une véritable base in vivo pour la formation et la pédagogie...

L’étude thermique a été menée par le Cabinet Pouget Consultants, avec un soin particulier sur les équipements. Ainsi, le BET a-t-il retenu des ouvertures, mixant intelligemment double et triple vitrage en fonction des façades, une chaudière gaz micro-cogénération, une ventilation double flux hygroréglables, une eau chaude sanitaire solaire thermique et 10 m2 de panneaux photovoltaïques Korasun.

A ce titre, Gilles Wuthrich, Directeur Marketing Wienerberger SAS déclare : « Ce projet, ouvert au public et aux professionnels, est un véritable outil pédagogique pour accompagner les entreprises locales » ; et de poursuivre « Il permettra de démontrer que nous pouvons d’ores et déjà construire des bâtiments à énergie positive dans une enveloppe budgétaire respectée avec nos briques et tuiles en terre cuite sans compliquer la mise en œuvre. »
Source Schilling Communication

Maisons: les ventes devraient encore baisser de 10% en 2012

Après les -10% enregistrés en 2011, les ventes de maisons individuelles en secteur diffus devraient baisser à nouveau de 10% en 2012, prévoit l'Union des maisons françaises (UMF).
Le nombre de ventes est de 148.500 en 2011, soit une baisse de 10% par rapport à l'année précédente, a annoncé Christian Louis-Victor, président de l'UMF. Les ventes de logements neufs par les promoteurs devraient baisser de 15% à 20% en 2012, tombant entre 80.000 et 85.000 contre 100.000 en 2011, a prédit de son côté Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).

Pour les maisons individuelles certaines régions sont plus touchées que la moyenne : Grand Ouest (sauf Bretagne, -22%), Languedoc-Roussillon (-10%), Bretagne (-13%), Sud-Ouest (-12%) et Nord-Pas-de-Calais (-11%).

Quatre facteurs expliquent, selon l'UMF, la diminution sur l'ensemble des marchés immobiliers: remontée du chômage, hausse des taux d'intérêt, prix dans l'ancien considérés comme surévalués et réduction des incitations fiscales, surtout dans le neuf.

Pour 2012, la situation devrait s'aggraver dans le secteur de la maison individuelle en raison des nouvelles dispositions restrictives pour accorder des prêts à taux zéro (PTZ) et des "incertitudes sur les taux d'intérêt dues à la fragilité des banques", selon l'UMF.

Une hausse de 1% des taux d'intérêt des crédits immobiliers fait perdre la vente de 17.000 maisons, estime Christian Louis-Victor. De plus, l'application des nouvelles dispositions de la réglementation technique (RT 2012) augmente les prix de vente de 8% à 13%, auxquels va s'ajouter la "TVA sociale".

Interrogé sur le projet de loi permettant une constructibilité supérieure de 30% pendant trois ans, le président de l'UMF a répondu que "ce principe n'est pas mauvais, mais son impact est négligeable".

L'UMF demande plutôt de "sortir du dogme de la densité" et de "développer des aides financières et fiscales qui favorisent la productions de logements familiaux dans toutes les régions". Pour cela, le syndicat patronal songe à la mise en place d'un "système de plus-values sur les terrains à bâtir qui favorise la libération rapide du foncier constructible et pénalise sa rétention".
Source : batirama.com / AFP

Eternit : le baron Cartier, un blason terni par l'amiante

La famille Emsens-Cartier de Marchienne, inconnue du grand public, est décrite comme « royaliste et catholique » par le magazine économique flamand Trends, l'un des rares médias belges à en avoir dressé le portrait, en 1995.

Le baron Jean-Louis de Cartier de Marchienne, condamné lundi à 16 ans de prison en Italie dans le « procès de l'amiante », est un homme d'affaire belge fortuné, descendant d'une longue lignée aristocratique et lié à quelques-unes des plus puissantes familles d'industriels de son pays. Agé de 90 ans, l'homme est discret. Il ne donne pas d'interview et ne s'est jamais présenté au procès de Turin (nord), où il a été rattrapé par la justice italienne pour son rôle d'actionnaire minoritaire et d'administrateur du fabricant d'amiante Eternit-Italie au début des années 1970.

Les liens entre Jean-Louis de Cartier de Marchienne, né en 1921, et la « galaxie » Eternit remontent à 1950, lorsqu'il épouse Viviane Emsens, descendante d'Alphonse Emsens, un industriel belge qui a acheté en 1905 le brevet du procédé de fabrication des plaques d'amiante-ciment à l'Autrichien Ludwig Hatschek. Alphonse Emsens, un précurseur de la mondialisation, est le fondateur d'Eternit Belgique, groupe aujourd'hui rebaptisé Etex dont les ramifications s'étendent sur plusieurs continents.

La famille Emsens, qui associe patrons d'industrie et grands propriétaires terriens, a fait fortune depuis le XIXe siècle, notamment dans le ciment et, bien sûr, dans l'amiante. Après son mariage, Jean-Louis de Cartier de Marchienne en devient l'une des figures majeures, prenant la tête de plusieurs entités du groupe.

Selon des victimes de l'amiante, les dirigeants d'Eternit/Etex ont exercé un lobbying intense pour retarder le plus possible l'interdiction de l'amiante, tout en acceptant de dédommager les victimes de cette substance cancérigène pour éviter les procès.

La famille Emsens-Cartier de Marchienne, inconnue du grand public, est décrite comme « royaliste et catholique » et vivant dans la discrétion par le magazine économique flamand Trends, l'un des rares médias belges à en avoir dressé le portrait... en 1995. La famille a également des liens matrimoniaux avec plusieurs autres grands industriels anoblis au XXe siècle, dont les descendants du chimiste Ernest Solvay, fondateur du groupe du même nom. Jean-Louis de Cartier de Marchienne est lui-même originaire d'une famille aristocratique dont les ancêtres « remontent au XVe » siècle, relevait encore Trends.

Si la branche à laquelle appartient Jean-Louis est établie en Flandre néerlandophone depuis la Révolution française, d'autres sont restées en Wallonie (sud). Fernande de Cartier de Marchienne, originaire de la région de Namur, était la mère de l'écrivain Marguerite Yourcenar. Par sa branche maternelle, Jean-Louis de Cartier de Marchienne est par ailleurs lié à des industriels du secteur de l'édition en Flandre. Il a notamment dirigé les éditions scientifiques Brepols et l'un des leaders mondiaux des cartes de jeux, Carta Mundi, en plus de ses activités à la tête d'Eternit/Etex et d'Eternit Italie.
Source LES ECHOS (AFP)

13/02/2012

Deux chantiers tests pour un « béton » à base de terre stabilisée

Le procédé reprend le principe de la centrale à béton adapté au matériau terre.
Le mélange est coulé et vibré (aiguille vibrante). Ce procédé de fixation par vibration, représente une innovation notable par rapport aux constructions en terre existantes.

Utiliser la terre disponible sur le chantier pour réaliser la structure porteuse des bâtiments, l’idée n’est pas nouvelle. En revanche, produire sur site un véritable béton de terre mis en œuvre comme un béton classique est une innovation de taille.

Lauréat des trophées de l’innovation 2011 organisés par les CCI du Havre, de Fécamp-Bolbec et du Pays d’Auge, pourvue d’une Atex* délivrée par le Cstb, ce matériau à base de terre stabilisée (chaux et fibre de lin), breveté à l’international, pourrait bien, sinon révolutionner, du moins contribuer à renouveler le paysage constructif traditionnel.

Baptisé Cematerre par son concepteur Alain Lefebvre, dirigeant de Lefebvre Industrie, il est aujourd’hui testé en grandeur réelle sur deux chantiers expérimentaux : un hôpital de pédopsychiatrie à Dieppe (76) et un bâtiment tertiaire qui sera inauguré le 23 février prochain à Gonfreville l’Orcher (76).
Isolation phonique et thermique

Ce matériau est innovant à plus d’un titre, d’abord dans sa constitution puisqu’il utilise la terre qui se trouve à proximité du chantier. Une idée que son concepteur a eue après avoir observé les méthodes de construction des autoroutes : confrontées à la pénurie de matériaux, les entreprises de TP mêlaient in situ de la chaux et du ciment à la terre présente sur le site pour obtenir un matériau dur. Partant du principe que « ce qui fonctionne à l’horizontale pourrait s’appliquer à la verticale », Alain Lefèvre, en collaboration avec un ingénieur en génie civil et deux chercheurs du Laboratoire Ondes et Milieux Complexes de l’Université du Havre-CNRS, a donc développé le cahier des charges du projet.

Ces deux chantiers expérimentaux sont l’aboutissement de trois ans de travail avec l’utilisation d’un matériau « alternative au béton qui répond directement et indirectement aux enjeux actuels en matière de développement durable. Soit un matériau de construction résistant, offrant une isolation phonique et thermique trois fois supérieure à celle du béton ».
Mise en place identique au béton

Sur le plan environnemental, les atouts sont légion, notamment le fait d’utiliser de la terre crue et des fibres de lin produites localement : « L’utilisation du lin dans la composition originale n’est pas anodine. Celui-ci est issu d’une culture qui ne nécessite aucune irrigation et produit très peu de CO2, et d’une filière omniprésente en Normandie, berceau de notre produit ». Ce qui n’empêche pas l’entreprise de réfléchir au développement de son produit avec d’autres fibres – chanvre, bambou ou coco. « Toujours dans une démarche de construction à base de matériaux mis à disposition par l’environnement », précisent ces concepteurs.

Mais l’innovation ne porte pas uniquement sur le produit, elle concerne également le mode constructif. En effet, contrairement aux constructions en terre traditionnelle comme le pisé, cette terre stabilisée se met en place comme du béton : « Extraite sur site, elle est malaxée avec du ciment, des fibres de lin, de la chaux dans une centrale de malaxage spécialement conçue pour une fabrication en grande quantité et sur place. Ainsi constitué, le matériau est coulé dans des coffrages, puis mis en place par vibration. Ce process permet de réduire les dépenses énergétiques liées à la logistique dans la mesure où nous limitons significativement les besoins d’acheminement de matériaux ».

Le matériau qui a déjà subi de nombreux tests (traction, contraction, gel/dégel, dilatation thermique…) sera étudié de près sur le bâtiment de Gonfreville l’Orcher. Ce dernier a été instrumenté par le LOMC (Laboratoire Ondes et Milieux Complexes du CNRS – Université du Havre), qui mène une étude d’une durée de dix ans en vue d’observer les réactions du matériau face aux cycles d’humidité et de température.
Pour en savoir plus : http://www.cematerre.com
Source LE MONITEUR.FR par Stéphane Miget

Resource efficiency in the clay brick and roofing tile industry


In response to the global scarcity of raw materials, the Federal German government has launched a national resource efficiency programme. Goal of this programme is to assure a sustainable supply of raw materials. The extraction of raw materials is to be massively limited while the same economic performance is to be maintained. Conversely, raw materials efficiency is to be improved by means of recycling. At the first glance it would seem as if the clay brick and tile industry would not be affected by this at all. After all, ample clay can be found in Germany. But this impression is misleading. There is already a shortage of good clay today. It is not for nothing that so many clay brick and roofing tile plants are dependent on supraregional clay suppliers. Can one million tonnes potential of waste materials solve the problem? In a series in several parts, Zi provides information about this highly topical issue.

1 Numbers and facts

Around 60 bill. t/pa abiotic raw materials (mineral resources, energy resources, ores) are consumed worldwide today, almost 50% more than in 1980, with an upwards trend. The worldwide consumption of clay amounts to around 430 mill. t/pa [1], Germany accounting for a disproportionately high share of around 25 mill. t/pa clay (»1). The increasing consumption of raw materials is triggered primarily by the strong growth in the world population and the increasing per capita consumption in threshold countries such as Brazil, China and India. Exploding raw material prices, like...
Read more in present issue of Ziegelindustrie International

12/02/2012

Fapro’s brick plant doubles its production capacity

In 2009, Fapro, an Algerian company operating in the plastics industry, acquired a brick factory situated in the suburbs of Oran and contracted Ceric Technologies with its modernization in order to produce hollow bricks (10/20/30 and 15/20/30 sizes), which are the most popular brick sizes used on the very buoyant Algerian construction market. Just over a year ago, Fapro entrusted Ceric Technologies with the construction of a second sand-sealed Casing kiln to produce 294 t/day hollow bricks. Fapro also asked the French engineering firm to revamp the first Casing kiln built in 2009 by introducing all the necessary changes to increase its throughput capacity by 12% and achieve a daily production of 294 t/day or 100 000 t/year. The plant is now able to produce 200 000 t/year hollow bricks.

The construction market in Algeria is booming. The entire heavy clay production is consumed by the domestic market. In accordance with the Five-Year Plan (2010 – 2014), more than one million homes and five new towns are to be built in Algeria. To meet the requirements of this housing improvement programme, Algerian brickmakers have been making large investments for some years now to ramp up the capa­city production of their factories. As a result, the number of large production units has increased in ­Algeria. And it is not uncommon for current projects to involve production...
Source Ziegelindustrie International

Une nouvelle tuilerie à cassettes en H livrée clés en main par Lingl en Croatie

Déjà à l’époque de Hans Lingl, le fondateur de l’entreprise, les usines et machines de l’équipementier allemand rencontraient beaucoup de succès et étaient connus dans l'ex-Yougoslavie.

La ligne livrée au fabricant croate Dilj Industrija Gradevinskog Materijala JJ (Dilj D.D.) par Lingl fera date dans la région car c’est une tuilerie à cassettes en H ultra-moderne. Dilj D.D. fait partie du groupe Nexe, qui est le plus important fabricant de matériaux de construction en Croatie. En dehors de la terre cuite, Dilj D.D. possède aussi des cimenteries et des usines pour éléments en béton préfabriqué. Au sein du groupe Nexe, la division Dilj D.D. est celle des matériaux de construction céramiques. Le site Vinkovci fabrique des tuiles depuis les années 1980. Environ 15% de sa production est directement commercialisée sur le marché croate, le reste part à l’exportation dans les pays voisins tels que la Bosnie-Herzégovine, la Hongrie, l'Ukraine et la Pologne.

Les dirigeants de Dilj D.D. et les responsables de projet ont eu l'occasion de se faire une opinion sur le rendement et la fiabilité d'une usine dotée de cassettes en U, construite en 2003. Dilj a commencé à réfléchir à la construction d’une ligne supplémentaire à Vinkovci pour produire des tuiles engobées et émaillées de grande qualité peu après la mise en service réussie, en 2004, de la ligne de fabrication équipée de cassettes en U. La planification de ce nouveau projet basée sur l’étude de l’existant, y compris l'utilisation de la technologie des cassettes en H, a convaincu Dilj de confier la commande à Lingl.

Projet
L'usine a été conçue pour permettre le séchage de tuiles plates dans un séchoir continu, tandis que les accessoires sont séchés dans un séchoir à chambres. Les produits sont cuits en revanche dans un seul et même four. L'installation complète a été réalisée dans un bâtiment existant pour réduire les coûts d'investissement au minimum. Cependant, la structure du séchoir continu et la réutilisation d'une partie importante de la charpente de four existante ont constitué des défis particuliers pour l’équipementier. Lingl a complètement modernisé et transformé la structure existante pour l’adapter aux cassettes en H.

Outre les tuiles plates typiques, la gamme complète de produits comprend des accessoires appropriés tels que les stop neige et les chatières ainsi que tous les autres types d'accessoires tels que les tuiles faîtières et les tuiles de rive. Les tuiles plates, les accessoires appropriés et les autres types d'accessoires sont pressés sur deux lignes de production séparées puis les produits sont ensuite envoyés au séchoir. Une fois les produits séchés, ils sont transportés du séchoir vers la machine d’empilage sur une ligne, où engobage et empilage sont alors réalisés. Ainsi, une seule machine de dépilage est utilisée pour décharger les tuiles cuites. Les responsables du projet chez Lingl et Dilj ont accordé une attention particulière à l'installation des machines, mais aussi à un réglage précis des claies de séchage et des cassettes en H pour produire un large éventail de modèles de tuiles, y compris leurs accessoires, sur une seule ligne.

La production prévue pour cette usine est de 13,3 millions de tuiles plates et de 750 000 accessoires par an. La conception de tous les équipements de manutention a été réalisée de telle manière que le changement de produits, surtout pour de petites quantités, soit efficace et donc aussi rentable que possible.
La production a lieu presque 24/24h pour éviter les stocks de production coûteux. Un total de 20 équipes travaille en relais pendant les sept jours de la semaine. Deux équipes par jour pour la production des tuiles plates et une équipe pour les accessoires. Une équipe de maintenance est prévue les dimanches.

Description de la ligne
Le champ d’intervention de Lingl commence au circuit de transport des claies de séchage. Deux presses revolver Bongioanni déposent quatre tuiles pressées sur chaque claie de séchage (3500 mm de long). Les claies rejoignent ensuite une bande transporteuse commune. La presse revolver pour accessoires dépose les accessoires sur une claie de séchage un peu surélevée, qui se déplace alors sur la même bande transporteuse. Les claies de séchage qui contiennent des tuiles vertes sont ensuite empilées sur les wagonnets du séchoir puis elles sont transportées soit vers le séchoir continu de tuiles plates, soit vers le séchoir à chambres de tuiles à l’aide du transbordeur. Vingt claies de séchage au maximum peuvent être chargées sur chaque wagon du séchoir continu. Le séchoir continu de 63 mètres de long et 35 mètres de large est équipé de douze voies aller et d’une voie retour. La circulation de l'air dans les séchoirs est assurée par des ventilateurs rotatifs Lingl, qui sont équipés de moteurs électriques à hautes performances. Un couloir équipé de ventilateurs rotatifs ventile deux voies. L’alimentation en air chaud provenant du four se fait via des canalisations et des brûleurs auxiliaires assurent un chauffage d’appoint. Compte tenu des caractéristiques des matières premières utilisées, le cycle de séchage des tuiles plates est de 47 heures.
Le séchoir à chambres pour les accessoires est également conçu comme séchoir à chambres doubles qui est alimenté en air par des ventilateurs rotatifs. Le séchoir complet se compose de six chambres doubles qui peuvent contenir 2 x 5 wagons accueillant au total 2 560 accessoires. La durée de séchage prévue pour les tuiles de rive est de 120 heures.
Le dépilage des tuiles séchées est réalisé par des robots. Les claies vides sont ensuite transmises à un magasin de claies qui accepte les deux types de claies. Ce magasin permet de compenser les courts temps d'arrêt du circuit de produits verts et du circuit de produits secs.
Les tuiles sont ensuite transportées le long d'une ligne à travers l'installation
d’engobage. Elle est composée de différents matériels à buses et pistolets de pulvérisation pour être en mesure d'atteindre les effets de couleur désirés. Après avoir parcouru une distance assez longue pour qu’elles sèchent, les tuiles sont empilées. Deux robots à six axes placent les tuiles plates ainsi que les accessoires dans les cassettes correspondantes. Les cassettes sont alors empilées par des pinces de rangées, puis elles sont placées sur des wagons de four de 4,5 mètres de large et 3 mètres de long. Les cassettes pour les accessoires plus complexes comportent des inserts en cordiérite, ce qui garantit un positionnement sûr des divers accessoires. Ces inserts sont déplacés manuellement suivant les différentes positions. Les divers types de cassettes sont stockés dans le magasin réservé à cet effet.
Ensuite, les wagons passent par le préfour (longueur équivalent à 8 wagons) et puis sont transférés par le transbordeur, permettant ainsi aux wagons de four de se déplacer dans un four tunnel de 144 mètres de long. Le four tunnel est équipé de sas d’entrée et de sortie afin de minimiser les chutes de pression pendant le changement de wagons. Il y a 46 wagons dans le four tunnel et 54 wagons passent par le four chaque jour à une température de cuisson de 1.040 ° C. Le four tunnel est équipé de brûleurs à gaz. La zone de montée en température est équipée d’un groupe de brûleurs latéraux et d’un groupe de brûleurs en voûte avec des brûleurs haute vitesse. Au total, 18 groupes de brûleurs sont installées sur la voûte dans la zone de plein feu. Le four et les séchoirs sont contrôlés de manière entièrement automatique à l’aide du système éprouvé de Lingl basé sur le matériel Siemens Win-CC et Siemens S7. L’usine étant complexe, elle a aussi été équipée du système Lingl de suivi des wagons et des produits et de la fonction de télémaintenance (Tele-Service).
Les cassettes sont dépilées des wagons après cuisson. Les tuiles plates ainsi que les accessoires sont à nouveau dépilés des cassettes par deux robots à six axes et placés sur deux lignes d'emballage. Les cassettes sont quant à elles débarrassées de tout débris dans une installation de nettoyage et transférées vers les magasins à cassettes. Le site bénéficie aussi d’une installation de dépoussiérage des wagons de four tunnel. Les tuiles sont séparées sur la ligne d'emballage, ce qui simplifie le contrôle qualité. Des points de colle thermofusible sont déposés automatiquement sur la face interne des tuiles avant la création de petits paquets pour éviter l'abrasion au niveau des points de contact. Les petits paquets sont constitués comme des poutres, cerclés dans le sens de la longueur et empilés sur des palettes. Les tuiles plates sont emballées à plat et les accessoires sont emballés debout sur les palettes. Du papier ou une feuille mince de bois peuvent être placés automatiquement entre les paquets. Enfin, les palettes complètes, prêtes à l’expédition, sont trempées rapidement dans un bain de silicone, puis elles sont emballées sous film rétractable avec la housseuse Lingl Combipack II et puis mises à disposition sur le convoyeur de palettes pour être évacuées par chariot-élévateur.

Conclusion
L’usine se caractérise par une très grande flexibilité de production pour un investissement minimum. Une grande quantité de tuiles de haute qualité peut être fabriquée dans un espace très confiné. L'usine a été commandée et mise en service à pleine capacité, même si le planning des travaux était ambitieux. La réception de l'usine au début de l'année 2010 fut un nouveau jalon de référence dans l’excellente coopération entre Lingl et le groupe Nexe.
Source Lingl

11/02/2012

Algérie: A qui appartient la briqueterie de Koléa ?

Depuis l'incarcération d'Achour Abderrahmane et de son associé Settouf Djamel, dans l'affaire dite des 3200 milliards DA , des zones d'ombre entourent cette affaire qui, vraisemblablement, n'a pas fini de révéler tous ses secrets.

En effet, et au vu des équipements très coûteux croupissant sous la poussière dans le hangar faisant office de lieux de production de la «Briqueterie algérienne de Koléa», et au vu du coût d'investissement évalué à environ 200 milliards de centimes, il y a lieu de s'interroger sur le véritable détenteur de cette entreprise qui, faut-il le souligner, n'est gardée curieusement que par trois agents de sécurité.

Au vu que Settouf Djamel a été incarcéré en octobre 2005 (condamné à 14 années de prison), il est à se demander comment a-t-il pu rédiger une lettre le 18 janvier 2006, portant le cachet de la briqueterie (tous les cachets ont été saisis durant l'enquête), qu'il a adressée à l'ONDI en 2006 pour convoiter la rectification de décision de transfert d'investissement en sa faveur ? Comment a-t-il pu s'y prendre alors qu'il était incarcéré ? Comment l'ONDI a-t-elle pu accepter et concrétiser sa demande sachant que ce dernier est condamné et que la société en question est mise sous séquestre ?

Sur la décision de transfert d'investissement n°2003/00/2269/2 du 28 janvier 2006, il est indiqué que «la décision délivrée au titre de la rectification du nom du repreneur (d'Achour Abderrahmane Riad à Settouf Djamel) annule et remplace la décision n°2003/00/2269/0 et la décision de transfert n°2003/00/2269/1». Une décision soumise dont un extrait a été publié au Bulletin officiel des annonces légales et adressé aux administrations concernées par la mise en application du dispositif d'incitation.

Est-il possible pour un prisonnier de procéder à des opérations de ce genre ou a-t-il bénéficié de complicité ? Ce sont là des questions qui exigent des réponses et que nous avons puisées à la lecture des documents en notre possession.
Source Le Temps d'Algérie par D. Mentouri

Maroc: les matériaux de construction un secteur de poids

Le secteur des matériaux de construction compte quelque 800 entreprises et représente un chiffre d’affaires d’environ 30 milliards DH et près de 10% de la valeur ajoutée globale nationale.

L’industrie des matériaux de construction occupe une place importante dans l’économie marocaine et les investissements réalisés dans ce secteur ces dernières années représentent environ 20% des investissements nationaux, a récemment indiqué le président de la Fédération des industries des matériaux de construction (FMC), David Toledano, lors d’un séminaire sur «La qualité des matériaux de construction», organisé par l’antenne régionale de la CGEM de l’Oriental, à Oujda.
10% de la valeur ajoutée

Le secteur des matériaux de construction compte quelque 800 entreprises et compte 30 000 emplois directs et indirects. Il représente un chiffre d’affaires d’environ 30 milliards DH et près de 10% de la valeur ajoutée globale nationale et participe au Fonds de solidarité Habitat et apporte ainsi son soutien (1,5 milliard DH) aux programmes d’habitat social que le Maroc a réalisés ou entrepris ces dernières années.
20% des investissements

En effet, selon Toledano, les investissements réalisés ces dernières années dans ce secteur représentent environ 20% des investissements nationaux, et ce à travers la création de nouvelles cimenteries, l’investissement dans une nouvelle briqueterie et des usines de production de fer et de marbre. Pour information, le secteur offre une capacité de production de 20 millions de tonnes de ciments par an. De plus, la production effective en 2011 a dépassé les 15 millions de tonnes, soit une hausse de 11,2%.Créée en 1995, la FMC regroupe une dizaine d’associations représentant notamment les professionnels des cimenteries, des industries céramiques, du sable, du béton. Ainsi que les fabricants industriels de plâtre, les producteurs de granulats, les marbriers, les briquetiers et les sidérurgistes.
Source Le Soir par Mohamed Amine HAFIDI

10/02/2012

SAMSE: ralentissement de la croissance au T4.

SAMSE a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 1.142 millions d'euros, soit une hausse de 16,9% ramenée à 13,4% à périmètre comparable.

Cette croissance a davantage été tirée par la branche Négoce (+ 18% à 952 millions d'euros) que par le Bricolage (+ 11,7% à 190 millions).

Le négociant grenoblois en matériaux de construction précise que sur le seul 4ème trimestre (T4), sa croissance à périmètre comparable a ralenti à 10,3%, dont 11,2% pour le Négoce et 6,6% pour le Bricolage.

'Le résultat opérationnel courant attendu de l'exercice reflétera la bonne performance réalisée par le groupe', indique SAMSE en vue de ses résultats annuels dont la date de publication n'est pas précisée.
Source Le Figaro / CercleFinance.com

Eco Réhabilitation – un 5 à 7 pour vous informer sur l’appel à projet.

Ces deux heures d’échanges pour permettront d’appréhender plus facilement l’appel à projet Eco Réhabilitation, lundi 13 février à Ester Technopole

L’appel à projet innovant Eco Réhabilitation

L’objectif de l’appel à projet Eco Réhabilitation est de faire émerger et de développer des projets innovants portés par des entreprises limousines (TPE / PME). C’est aussi l’occasion de concerter les partenaires afin d’identifier les financements adaptés.

Un 5 à 7 d’information – lundi 13 février

La Région Limousin et le Pôle Eco-construction Limousin organisent une réunion d’information le 13 février 2012 à Ester Technopole, de 16 h 30 à 19 heures : « Notre volonté est de montrer que cet appel à projets est très large, mais aussi de lancer des idées pour encourager les entreprises à déposer leurs dossiers ».

Un important panel d’intervenants présenteront une définition large de l’éco-réhabilitation, afin de susciter le questionnement, mais également pour dresser l’inventaire des ressources et produits locaux.

Les intervenants :

  • François Allemany (Dreal) > thématiques Santé- Bâtiment (qualité de l’air intérieur, COV, radon, mesures, détection, information...)
  • Jacques Faucher (Dreal) > rappel règlementaire de la « RT dans les existants » (niveaux de performances énergétiques, isolation, systèmes thermodynamiques...).
  • Nicolas Deleurme (CTMNC) > matériaux Terres pour le bâtiment ; évolution dans l’histoire avantages /inconvénients, solutions pour résoudre ces problèmes, ressources locales exploitables ?
  • Olivier Greck (Cerameurop) > matériaux céramiques, processus/ produits innovants et ressources locales
  • Scoop Oekoumene (architectes) > Systèmes constructifs
  • Marie Colette Roux (architecte) > Approche et cout global
  • Michèle Denis Gay (Cnisam) > Accessibilité
  • Nicolas Sauvat – Université - (PFT Bois construction) > matériaux Bois, processus et produits innovants et projet « Bois PE »

L’appel à projet innovant Eco Réhabilitation a été lancé fin décembre 2011 par la Direccte Limousin, la direction régionale d’Oseo et la Région Limousin.


09/02/2012

BTP : la SCOP en 10 questions

A l’heure où le modèle libéral classique est à un tournant, la Société Coopérative et participative (SCOP) apparaît comme une solution innovante et alternative. Récemment médiatisé via l’opération avortée des salariés de la compagnie maritime Seafrance, le système prospère pourtant dans le BTP. Comment ça marche ? Quelle organisation hiérarchique ? Comment s’effectue la rémunération ? Mode d’emploi.

2012, l’année des SCOP ? Possible, en tout cas, les Nations-Unies l’ont désigné Année internationale des coopératives. Hasard ou simple constatation ? Dans un contexte où les modèles économiques classiques sont remis en cause, la SCOP intéresse de plus en plus les politiques. Retour en 10 questions sur ces entreprises «participatives».

1. Qu’est-ce qu’une coopérative ?
Il s’agit d’une entité économique fondée sur le principe de la coopération. Son objectif est d’allier les intérêts économiques et ceux des participants (sociétaires ou adhérents). Pour les prises de décision, une coopérative s’appuie sur la posture : «une personne = une voix».

2. Qu’est-ce qu’une SCOP ?
C’est une Société coopérative et participative qui peut prendre la forme d’une société commerciale, société anonyme ou société à responsabilité limitée. La SCOP est la seule coopérative dont les membres associés sont les salariés, a contrario des coopératives agricoles, par exemple, où les membres sont des agriculteurs qui mettent en commun leurs ressources. D’autre part, tout comme pour les entreprises classiques, la SCOP est soumise à l’impératif de rentabilité, de profitabilité et de développement. Toutefois, elle se démarque par sa gouvernance démocratique et sa répartition des résultats favorisant la pérennité des emplois et du projet d’entreprise.

3. Combien compte-t-on de SCOP dans le BTP ?
Selon la fédération des SCOP du BTP, à ce jour, sur près de 2.500 SCOP en France, on recense environ 600 SCOP dans le Bâtiment et les travaux publics, soit près de 25.000 salariés. Sur la cinquantaine de SCOP créées par an dans le BTP, dont 80% tournent autour de 4 salariés, dix entreprises seulement ne passent pas les cinq ans. [IMG;36236;D]Une chose est sûre, les SCOP sont très nettement sur-représentées dans la construction.

4. Qui pilote la SCOP ?
Dans une SCOP, il y a un dirigeant comme dans n’importe quelle entreprise et il a d’ailleurs le titre de gérant de SARL ou PDG de SA. Il est élu par les salariés associés pour des mandats de trois ou cinq ans renouvelables par les associés.

5. Comment fonctionne une SCOP ?
La répartition est la suivante : les salariés doivent détenir au moins 51 % du capital social et 65 % des droits de vote. Si tous les salariés ne sont pas associés, ils aspirent tous à le devenir, en tout cas, ils doivent en avoir la possibilité. Par ailleurs, quelle que soit la quantité du capital détenu, chaque coopérateur ne dispose que d’une seule voix lors de l’assemblée générale.

6. Comment est réparti le profit ?
- une part pour tous les salariés, sous forme de participation et d’intéressement ;
- une part pour les salariés associés sous forme de dividendes ;
- une part pour les réserves de l’entreprise.

7. Comment sont rémunérés les salariés ?
Dans une SCOP, les réserves, impartageables et définitives - en moyenne 40 à 45 % du résultat - vont contribuer tout au long du développement de l’entreprise à consolider les fonds propres et à assurer la pérennité. Les co-entrepreneurs sont donc rémunérés de leur travail et de leur apport en capital. Si un associé est amené à partir de l’entreprise, il récupère son capital à un niveau nominal, mais sans plus-value afin de ne pas pénaliser les autres générations.

8. Quelles sont les valeurs d’une SCOP ?
La prise en charge et la responsabilité personnelles et mutuelle, la démocratie, l’égalité et la solidarité. A cela s’ajoute une éthique autour de l’honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et le développement durable.

9. Dans quel cas se forme le plus souvent une SCOP ?
Dans de nombreux cas, il s’agit de reprise / transmission. A l’origine, on trouve des entreprises familiales qui ne veulent pas vendre à des grands groupes et qui, par conséquent, font le choix de délivrer leur société à leurs salariés. Une pratique notamment utilisée dans le BTP où la culture de chantier est fortement présente.

10. Des exemples de réussite de SCOP dans le BTP
Parmi les porte-drapeaux, on peut citer Bouyer-Leroux dans le Maine-et-Loire spécialisé dans le secteur des murs et des tuiles en terre cuite. L’entreprise familiale a été transformée dans les années 80 en SCOP. Elle compte aujourd’hui environ 386 salariés dont 344 salariés-associés et se positionne comme le numéro 3 français de la fabrication de briques en terre cuite. Autre exemple, le spécialiste de la couverture, UTB, qui dispose d’environ 900 salariés dont un tiers est associé de la coopérative. En 2013, l’entreprise fêtera ses 80 ans d’existence de SCOP.
Source Batiactu

La brique de cloisonnement à inertie thermique

Choisir Argibrique pour cloisonner une construction représente des avantages énergétiques et écologiques sans précédent.

Argibrique est exclusivement constituée d'argile brute.
Classée dans la famille des MEP (Matériau à Energie Passive), elle fait office de climatiseur naturel.

La nanostructure de l'argile permet à l'eau qu'elle contient de changer de phase à température ambiante.

Quand la température augmente (le jour), cette eau absorbe une partie de la chaleur de la pièce en s'évaporant:
On refroidit l'air ambiant.

Inversement, quand la température se refroidit (la nuit), une partie de l'eau de l'air ambiant se condense dans la terre et restitue la chaleur qu'elle avait accumulée:
On réchauffe l'air ambiant.

C'est grâce à l'exceptionnel rendement de ce matériau à changement de phase (MCP), que l'on écrête les températures d'une habitation en refroidissant le jour et en réchauffant la nuit.

Cette énergie passive est infiniment renouvelable, extrêmement propre et bien entendu, gratuite.

Argibrique contribue à :
• Augmenter l'inertie Thermique
• Réguler le taux d'hygrométrie de l'air.
• Améliorer le confort acoustique
Source Batiactu

08/02/2012

Midinnov, le salon de l'Innovation attire 1400 visiteurs et récompense 7 entreprises

La 5e édition du salon de l’innovation, organisée la semaine dernière par Midi-Pyrénées Innovation à Diagora Labège, a rassemblé près de 1.400 visiteurs. Les Trophées Inn’Ovations 2012 ont récompensé sept projets parmi les 185 dossiers de candidatures reçus. L'entreprise du Gers Helem a remporté le Grand Prix 2012.

Une construction plus écologique

La catégorie Innovation et Société a mis en avant la société de Ramonville Meco'concept. Cette jeune entreprise conçoit et commercialise des outils permettant la fabrication de briques en terre crue. Ce procédé de construction à la fois écologique et économique est également adapté à l'insertion sociale. Meco'concept collabore ainsi avec plusieurs structures d'insertion.

Dans la même logique, le Laboratoire matériaux et durabilité des constructions UPS-INSA a lui été récompensé par le prix Innovation et Formation pour son travail autour du développement de nouveaux matériaux de construction à faible impact environnemental. Le système mis au point est composé d'un bloc de chanvre, d'un liant de montage minéral à base d'agroressources et d'un enduit de recouvrement fibré.
Source ObjectifNews

Otto Staudacher Brickworks starts operation of second brick filling installation

Staudacher Brickworks in Balzhausen, part of the Thermopor Group, has responded early to the growing requirements for the thermal insulation of residential buildings. Its second latest generation computer-controlled brick filling installation permits the family-run company to keep lead times for highly demanded Thermopor TV high-precision clay blocks short.

To optimize the production process and to optimally coordinate the self-contained filling process with the clay block production, the company had a new production hall built specially. With its highly motivated workforce and quality products, the brickworks is well-known far beyond its local region. In the new installation, filled clay blocks with heat coefficients from 0.07 to 0.10 W/ mK for energy-efficient masonry with maximized stability and outstanding sound insulation are produced.
Source Ziegelindustrie International

New CEO for Monier Redland UK

CRAWLEY: Alastair Forbes takes over the role of chief executive at Monier Redland UK this month from Mark Randall who moves to the position of vice president roduction for Monier Group.

Mr Forbes brings with him 34 years’ experience of the roofing industry having started his working life with Redland, spending 17 years in sales and management roles within the company. He has worked consistently for the Monier Group around the world since then, managing divisions of the company in China and the Benelux region.

With a clear focus on quality, Mr Forbes expresses a determination to ensure that the company continues to deserve its reputation as the leader in pitched roofing systems. Passionately supportive of the Redland brand, Mr Forbes will also be drawing on the strengths and global vision of the Monier Group to drive the UK company forward in a challenging market.
Source Builder's Merchents News

07/02/2012

Logement : 2011 dynamique, 2012 critique

Si les derniers chiffres de la construction publiés par le ministère du Développement durable incarnent une bonne année 2011 en matière de logement, 2012 s’annonce plus difficile. En cause : les coups de rabot des aides fiscales, et ce malgré les dernières mesures annoncées par Nicolas Sarkozy. Explications.

Les chiffres de la construction pour 2011 sont définitivement connus et malgré la crise, ils restent positifs.

En effet, sur l'ensemble de l'année, le nombre des mises en chantier de logements affiche plus de 421.000, soit une hausse de 21,8 % par rapport au chiffre de 2010. «Il faut remonter au mois d'août 2008 pour observer un cumul sur 12 mois aussi élevé. Tous les segments font preuve de dynamisme», se félicite le ministère du Développement durable dans un communiqué. Ainsi, le logement collectif atteint 193.000 logements mis en chantier en 2011, soit +33,9 % par rapport à 2010 et le logement individuel, plus de 202.000, c’est-à-dire +11,8%.

Les autorisations en hausse
Concernant les autorisations, elles enregistrent également de bonnes performances avec plus de 535.000 logements autorisés sur les douze derniers mois, soit +17,9 % par rapport à la même période l’année dernière. Sur l'ensemble de l'année 2011, la construction neuve, qui représente plus de 87 % de l'offre de logements, progresse de 17,7 % par rapport à l'année précédente. Et comme pour les mises en chantier, tous les segments participent à cette augmentation. Ainsi, le logement collectif affiche un bond de 37,3 %, le logement individuel, + 5,4 % et le secteur des logements en résidence, + 2,8 %. Ces bons résultats reposent essentiellement sur les aides fiscales et plus particulièrement sur le dispositif Scellier.

Des perspectives sombres
Malgré cela, 2012 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices et les premiers signes sont visibles. D’ailleurs, Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris X-Nanterre et expert du secteur l’a confié à l’AFP : «L'année 2012, avec une prévision d'un total de 330.000 à 340.000 mises en chantier, soit une baisse d'au moins 10%, va marquer un repli qui devrait se poursuivre en 2013».
Et les acteurs du secteur anticipent même une dégradation face aux orientations budgétaires annoncées par le gouvernement (disparation du Scellier, fiscalisation des plus-values immobilières, réduction du volume de crédit pour le prêt à taux zéro). Le bâtiment a annoncé pour la seule année 2012, une perte «mécanique» de 35.000 emplois.

Pour répondre à ces inquiétudes, Nicolas Sarkozy a présenté dimanche soir une série de mesures dont le relèvement de 30% des droits à construire sur les habitations. Une proposition qui divise déjà les professionnels de la construction puisque la FFB indique que cette proposition est «plutôt une bonne idée» et qu’il est toujours «intéressant de construire davantage» alors que l’Union nationale des syndicats français d’architectes (Unsfa) pense qu’il s’agit d’ «une fausse bonne idée, car on sait tous que c’est le prix du terrain qui arbitrera».
Source Batiactu

Enduits de terre crue

Partez à la découverte des vertus des enduits en terre crue. Ecologiques et économiques, ils permettent une multitude de mises en œuvre adaptées à l'éco-construction.

La terre crue est un matériau abondant reconnu pour ses propriétés thermiques. Mais il régule aussi l’air intérieur grâce à sa perméabilité à la vapeur d'eau, tout en étant un bon isolant phonique. Contrairement aux idées reçues, la terre crue résiste à l'usure du temps si elle est bien protégé de la pluie, l'argile est d’ailleurs un excellent liant.

Ce livre de 192 pages propose donc de redécouvrir les enduits en terre crue, dont la fabrication n’a qu’un très faible impact environnemental. Sains, écologiques, esthétiques et économiques, les vertus de ces enduits sont nombreux : confort thermique, protection des murs contre l’humidité, absorption des bruits... auxquels s’ajoute une impressionnante variété de couleurs et de forme.

« Enduits de terre crue », délivre toutes les techniques de réalisation : du choix des matériaux (choisir la terre, avec quoi la mélanger, la teinter) à la mise en œuvre de ces enduits (dosage, supports, finitions, décoration...).

En bonus : un carnet de 20 recettes réalisées par les meilleurs artisans français.

A propos de Terre Vivante

Avec près de 100 titres à son catalogue et plus de 280 000 livres vendus en 2010, Terre vivante est la preuve qu’on peut faire rimer écologie et économie, dans le respect des Hommes et de la nature.

Enduits de terre crue de Sylvain Moréteau, journaliste et photographe spécialisé en éco-construction.
Il est l’auteur d’ouvrages sur l’habitat écologique, notamment « 21 rénovations écologiques » aux éditions Terre vivante.
Editions Terre Vivante. 192 pages. 22,30€ (Collection Conseils d’experts )
Source DKOmaison