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01/04/2014

IMERYS/Ardoisières d'Angers. C'est la fin, le plan social est signé

Direction et syndicats ont signé, le 28 mars midi , le plan social. La fin de l'exploitation et de tout un pan du patrimoine angevin.
« C'est fini. C'est notre vie à tous qui s'en va. Ça fait mal, très mal. » Les salariés se sont retrouvés, en début d'après-midi, à l'entrée des Ardoisières, à Trélazé. L'immense brasero, qui bloque l'entreprise depuis des semaines, ne parvient pas à réchauffer les cœurs. « Nous sommes très tristes et amers. C'est mille ans d'histoire qui s'arrêtent avec nous... »
La fermeture a été annoncée le 25 novembre. Un choc pour les 153 salariés. Et pour les Angevins très attachés à ce patrimoine. Pour le groupe Imerys, le gisement est épuisé. Les Ardoisiers ne l'entendent pas ainsi. Hélas, une expertise le confirme. Un projet de coopérative ouvrière, qui reprendrait 57 salariés, capote au bout de quelques jours.
À partir de là, les négociations s'accélèrent. L'accord est signé, ce midi, entre la direction et les deux syndicats CGT et CGC. Il doit encore être validé par la direction du travail. « Nous aurions tant aimé que ça dure encore... »

Source Ouest France

Legris Industries : un acteur reconnu du développement d'entreprises

La vocation de Legris Industries est d'investir dans des activités industrielles de taille intermédiaire dotées de savoir-faire technique de haut niveau. Le Groupe les aide à construire des positions de leadership sur leur marché en accélérant leur développement.

Au cours des 25 dernières années, le Groupe Legris Industries a bâti une approche, des méthodes et des outils pour accompagner des entreprises sur le long terme :
Le Groupe Legris Industries accompagne ses Divisions dans leurs choix stratégiques, leurs projets de croissance interne comme externe. Sa démarche vise à valoriser ses métiers, en les aidant à cultiver leurs atouts, souvent différenciants, et à poursuivre une expansion internationale, gage de croissance et de pérennité.
Au sein du Groupe, chaque Division bénéficie de la mise en commun de moyens et de savoir-faire dans des domaines clés, identifiés comme des vecteurs d'efficacité. Les directions fonctionnelles du Groupe (Ressources Humaines, Communication, Juridique, Fiscal, Finance et Systèmes d'Information) exercent leur rôle de support et de contrôle de façon transversale sur l'ensemble des activités. La transversalité, le partage des expertises et le développement d'une organisation en réseau relèvent d'une volonté stratégique. Le Groupe Legris Industries organise la transversalité entre ses métiers afin de renforcer la performance de chacune des Divisions et de l'ensemble du Groupe.
L'ambition de Legris Industries est d'être un acteur reconnu du développement d'entreprises industrielles de taille intermédiaire au sein duquel la qualité des relations humaines et l'exigence de rigueur dans la conduite des affaires constituent des éléments essentiels de performance.

Source Legris Industries

31/03/2014

Logement : nouvelle chute des permis de construire

Le nombre d’octrois de permis de construire a brutalement décroché en février, augurant mal des futures mises en chantier. Ces dernières, elles, continuent de baisser malgré une base de comparaison de plus en plus basse.
Ceux qui pensaient que le marché des logements neufs avait touché le fond en sont pour leurs frais. Le nombre de permis de construire octroyés, qui baisse régulièrement depuis plus d’un an, a décroché au mois de février. Cela augure mal, très mal, des futures mises en chantier et donc de l’activité du BTP. Selon les statistiques ministérielles dévoilées ce matin, lors des trois mois arrêtés à fin février, moins de 85.500 permis ont été accordés pour des « logements ordinaires », c’est-à-dire sans compter les résidences (seniors, tourisme, etc.). C’est 24% de moins que sur la même période en 2012. Pour mémoire, la baisse n’était, à fin janvier, « que » de 20%. Ceci porte le cumul sur douze mois à 380.300 permis (–17,8 %) contre 393.500 fin janvier (–14,6 %) pour les logements ordinaires.
Les permis concernant construction neuve (hors travaux sur bâtiments existants), qui représentent 87 % du total, baissent de 21,5 %. Tous les types de logements sont touchés, à des degrés divers. Les maisons, de loin les plus affectées depuis un an, accusent une chute impressionnante quand on compare les trois mois écoulés à la même période en 2012 (–38,6 %). Les maisons de constructeurs souffrent davantage que les maisons groupées des promoteurs. Signe inquiétant, les logements collectifs, même s’ils baissent beaucoup moins, décrochent aussi. Leur chute s’accélère et seuls 44.400 permis ont été accordés en trois mois pour des appartements (–3,1 % par rapport à la période équivalente de 2012) contre 47.000 appartements à fin janvier (–2,5%).
Maisons sinistrées
Le décrochage des permis de construire est d’un telle ampleur que les plus touchés, les constructeurs de maisons en individuels purs, accusent sur douze mois cumulés –25,5%, contre –18,4% fin janvier. Les ménages modestes accédant à la propriété privilégient les maisons de constructeurs, moins chères que les logements de promoteurs car construites plus loin des villes. Cette clientèle a été la plus affectée par la crise, mais la demande des ménages modestes pourrait bien aussi s’être reportée en partie sur les appartements, tant les promoteurs s’en sortent comparativement mieux sur ce segment.
Les mises en chantier, elles, n’ont pas subi la même chute brutale sur le mois de février. Elles continuent à s’enfoncer doucement en nombre absolu : en douze mois, 309.500 logements ordinaires (hors résidences seniors, étudiants etc) ont été mis en chantier soit 3.000 logements de moins qu’à fin janvier sur douze mois glissants. La base de comparaison étant de plus en plus basse, le recul en pourcentage s’atténue un peu, il est de –1,9% contre –2,1% à fin janvier. En termes de construction neuve, hors travaux sur logements existants, on s’éloigne de plus en plus de la barre des 300.000, qui avait été enfoncée il y a quelques mois. Ce devait être une ligne Maginot, mais finalement, en cumul sur douze mois, on est désormais à 292.600 logements neufs et rien n’indique que le mouvement va s’inverser, surtout pas les permis accordés. D’autant que leur décrochage se conjuguent à un niveau élevé d’annulation, c’est-à-dire de permis qui ne se transforment pas en mises en chantier.

 Source Les Echos par Myriam Chauvot

Belgique: Nouveau départ pour la briqueterie de Wanlin

La cession du bail emphytéotique de l’argilière a néanmoins fait grincer les dents de la minorité qui dénonce une clause dissuasive inquiétante.
La nouvelle est connue depuis le mois d’octobre dernier. Abandonnée par le groupe Wienerberger, la briqueterie de Wanlin a trouvé acquéreur dans l’union entre Thomas & Piron et Nonet. Objectif: créer une nouvelle société (Argibat) spécialisée dans la fabrication de briques en terre crue et de produits de plafonnage. Mercredi soir, le conseil communal devait se prononcer sur la cession du bail emphytéotique des lieux avant le 31 mars afin que la société puisse démarrer ses activités. Une bonne nouvelle assortie de quelques bémols, de la part de la minorité.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, le bourgmestre Yvan Petit a tenu à rappeler les étapes qui ont émaillé le devenir du site, depuis la décision de la multinationale autrichienne jusqu’à la reconversion. Des étapes ponctuées par de nombreuses réunions où se sont – entre autres – retrouvés autour de la table des acteurs comme le Bureau économique, la commune (représentée par son bourgmestre), la Région, les partenaires sociaux et les candidats repreneurs.
«Dès le départ, Wienerberger était en position de blocage, rappelle Yvan Petit. Il fermait en spécifiant que l’on ne pourrait plus y faire de briques. À cela s’ajoutent le volet social et la perte de 25 emplois.» Cette année consacrée à l’élaboration d’un projet et au sauvetage de 9 emplois peut-être considérée, à ses yeux, comme une belle réussite. Un enthousiasme que ne partage pas la minorité. Premier grief: le manque d’informations vis-à-vis de l’ensemble du conseil. À cela s’ajoute le côté «précipité du vote. «Après un an, on ne vient pas avec un ultimatum à 4 jours de l’échéance,» souligne le conseiller Matagne.
Néanmoins ce qui inquiète davantage, ce sont les conditions émises pour céder le bail. L’acte notarié supprime la clause relative à l’utilisation de la terre sur place. En outre, la société autrichienne demande à ce qu’elle puisse ponctionner de 4 à 5.000 tonnes par an durant une période de 3 ans. Ce qui, pour le conseiller Matagne, consiste «à céder la seule ressource naturelle qui se trouve dans le patrimoine communal». D’autres pistes auraient dû être exploitées comme le décret de 2002 sur les carrières ou encore le non-paiement, par la multinationale, de ses «annuités» pour 2012 et 2013. Ce qui aurait pu permettre une expropriation et laisser main libre aux repreneurs.
Négociations difficiles
Des repreneurs d’ailleurs présents au conseil. Ceux-ci ont d’ailleurs tenu à rappeler les difficultés rencontrées lors des négociations. «Au départ, le BEP et le cabinet Marcourt ont étudié comment casser le bail emphytéotique, a précisé M. Nonet. Ils n’ont pas trouvé la moindre faille pour l’exclure.»
Le vote s’est fait sans surprise. Le conseiller Matagne a voté contre la cession. Ses 4 colistiers se sont abstenus. Le conseiller Marot s’est déclaré «particulièrement fâché de la manière dont le dossier a été mené. Cela méritait beaucoup mieux.» Malgré les réserves émises, Agribat peut désormais démarrer ses activités.
Source: L'Avenir par Catherine DETHINE

30/03/2014

CERIC Technologies présente ses nouvelles technologies sur le salon CERAMATECH à Moscou

Du 28 au 31 janvier dernier s’est tenu à Moscou le salon CERAMATECH en parallèle du salon des matériaux de construction OCM. Le salon CERAMATECH présente les technologies, équipements, machines et matières premières pour l’industrie céramique. Cette association permet des échanges particuliers entre producteurs et équipementiers.

La société CERIC, présente depuis plus de 40 ans en Russie était donc très attendue sur cette manifestation.
De nombreux professionnels de Russie, de Biélorussie ou d’Ukraine se sont pressés sur le stand afin d’évoquer de nouveaux investissements, leurs projets en cours et se tenir informés sur les nouvelles technologies proposées par CERIC Technologies, comme :
• les centrales de cuisson pour biomasse,
• le groupe d’étirage PELERIN® DEMETER d’une capacité de 100 t/h.

Ce salon fut l’occasion d’échanger sur les possibilités d’augmentation de production, de diminution de la consommation ou l’introduction de nouveaux produits, facilités par la modularité et la longévité des équipements installés dans les usines CERIC.

Les visiteurs furent également intéressés par les audits d’installations qui permettent de repérer et définir les modifications afin d’atteindre des objectifs déterminés tant en termes de nouveaux produits qu’en termes d’économies énergétiques. 


La société CERIC sera présente sur le prochain salon MOSBUILD, et vous y donne d’ores et déjà rendez-vous du 1er au 4 avril 2014 – stand G249, Pavillon 2, Hall 4, Expocentre, Moscou.


Source CERIC/ Facebook

29/03/2014

Saint-Marcel-Paulel. Briqueterie de Nagen : l'archevêque découvre un siècle de savoir-faire

La briqueterie de Nagen a reçu la visite de Robert Le Gall, archevêque de Toulouse. En compagnie de Claude Roudière, maire, de Pierre Desrozier, curé doyen du doyenné, du père Georges Boyer et de Jacqueline Ambrosini, présidente de l’office de tourisme de Verfeil, l’archevêque a parcouru les ateliers guidé par les responsables des lieux : Chantal, Jacques et Aline Blanc, descendants du fondateur de la briqueterie. «Dans le cadre de la visite pastorale, je découvre les réalités humaines des différents lieux touristiques et industriels qui font la vie d’un pays», explique Robert Le Gall.
Même si la briqueterie est aujourd’hui confrontée à la concurrence impitoyable de la brique industrielle, la fabrique marcelloise ne manque pas d’atouts pour séduire une clientèle extrêmement variée. «Nous proposons aux clients des produits sur mesure», souligne Chantal Blanc, petite-fille du fondateur. De fait, le site respire la terre, cuite ou crue, travaillée avec passion par une dizaine de salariés selon des techniques ancestrales. Ainsi, l’argile extraite de la carrière de la plaine de Nagen est toujours utilisée pour la construction de bâtiments «en traditionnel», mais aussi pour la restauration d’édifices historiques. «Nous avons par exemple fabriqué des briques pour la cathédrale d’Albi», a rappelé Jacques Blanc à l’archevêque. À l’issue de la visite, Aline Blanc a remis à Robert Le Gall trois Rois mages confectionnés en terre crue, ainsi qu’une croix de Toulouse perlée.
La briqueterie de Nagen fabrique des pièces en terre depuis 1920. À ce jour, elle produit en moyenne 1700 tonnes de briques chaque année. Les petits-enfants du fondateur ont repris les rênes de l’entreprise familiale au décès de leur père en 1985.

Source La Dépêche du Midi

28/03/2014

Georges-Marie Leroux : l'énergie favorise la compétitivité

Créée à Cholet il y a un an, la plateforme d'innovation Orace aide les entreprises à « prendre un temps d'avance » sur la maîtrise des dépenses énergétiques.
Lancée début 2013, la plateforme régionale d'innovation Orace (Organisation régionale pour l'abaissement de la consommation énergétique) a tenu lundi sa première assemblée générale à Cholet. Cholet où l'association est née, de la volonté conjointe de la chambre de commerce (CCI) et de la Région Pays de la Loire, dans le sillage des équipements et formations dans le secteur de l'énergie existant depuis 2011 à Eurespace.
Pour Georges-Marie Leroux, le président d'Orace, l'objectif n'est pas seulement de rentabiliser au mieux l'investissement réalisé dans le nouveau centre de formation de la CCI : « Les entreprises ont des problèmes de compétitivité qu'elles ont l'habitude d'aborder d'abord sous l'angle des matières premières ou du coût de la main-d'oeuvre. Plus rarement en prenant en compte l'énergie. » Mais l'ancien PDG de la briquetterie Bouyer-Leroux en est convaincu : l'énergie va quitter les frais généraux pour « devenir un sujet majeur pour la compétitivité. L'idée d'Orace, c'est de prendre un temps d'avance sur ce terrain-là. »
La plateforme régionale d'innovation de l'énergie maîtrisée a démarré avec une quinzaine d'adhérents. Elle en compte aujourd'hui 42. À la fois des spécialistes de l'énergie et des entreprises industrielles, commerciales ou tertiaires amenées à utiliser leurs services.
Cible : les entreprises de 50 à 250 salariés
« Notre « cible », ce sont les entreprises de 50 à 250 salariés. Plus petites, c'est le chef d'entreprise qui à l'oeil sur les dépenses d'énergie, en père de famille. Plus grosses, elles disposent déjà de l'expertise nécessaire en interne. Notre objectif, c'est d'inciter les chefs d'entreprise à passer à l'action. Ce n'est pas facile d'aborder la question de l'énergie, du chaud, du froid, avec des postes de consommation un peu partout... »
L'une des actions concrètes proposées par Orace, c'est la formation - à Eurespace - de « référents énergie » pour les entreprises adhérentes. La plateforme propose aussi des visites techniques d'entreprises ou des conférences (prochain rendez-vous : le 26 mai à 18 h à Eurespace, avec Pierre Radanne, ancien président de l'Ademe).
Elle peut aussi accompagner les entreprises adhérentes dans leur diagnostic énergétique et la mise en oeuvre de solutions économes. Avec toujours la compétitivité en ligne de mire : « On peut facilement « gratter » 10 à 15 % de consommation d'énergie. Et le retour sur investissements est de l'ordre de trois ans. »

Source Ouest France

Assurance-crédit: un pas vers l'équilibre entre les parties

Mise en lumière en 2008 par la crise, l'assurance-crédit a pris de l'importance dans un paysage français où les retards de paiement concernent les deux tiers des entreprises.
Des mesures ont été prises, notamment en faveur de l'export. Quelle est la nouvelle réalité de cette relation tripartite ? Assurance-crédit: un pas vers l'équilibre entre les parties " L'assureur-crédit est devenu en cinq ans un partenaire à part entière, au même titre que la banque ", reconnaît Armand du Chayla, trésorier du groupe Terreal, spécialiste de la fabrication de produits de construction en terre cuite. En couvrant la créance du fournisseur sur son acheteur, l'assurance-crédit permet en effet d'éviter les défaillances en chaîne. Si, dans cette relation tripartite, le lien n'est contractuel qu'entre l'assureur-crédit et l'assuré fournisseur, les effets indirects sur l'acheteur sont également importants. L'assureur doit apprécier le risque que la créance garantie ne soit pas honorée par l'acheteur avec lequel son client est en relation commerciale, et attribue une note à l'acheteur. Pourtant, seulement 10 % des entreprises françaises de plus de dix salariés sont couvertes par des contrats d'assurance-crédit. L'encours total maximal de crédit assuré en France est compris entre 320 et 365 milliards d'euros, contre un montant total du crédit interentreprises évalué à 600 milliards d'euros. En cause, la diminution des engagements des assureurs-crédit. Selon le baromètre 2012 réalisé par le cabinet de recouvrement ARC, la tendance est relevée par 83% des sociétés interrogées. En juin 2013, Bercy et la Médiation du crédit rendaient publics, via une convention, les engagements pris par les principaux acteurs du marché pour garantir une meilleure relation entre assureurs et entreprises. " Cette réforme est l'aboutissement du travail réalisé conjointement par le gouvernement, la Médiation du crédit et les assureurs-crédit ", indique Alexis Prevesianos, directeur grands groupes et institutions d'Euler Hermes France.
La fin de la rupture d'encours sans préavis
En 2009, la crise frappe et l'assurance-crédit se désengage des entreprises les plus fragiles, dans un contexte où le chiffre d'affaires ne fait que chuter. Avec plus de sinistres et moins de primes, le secteur est aussi affecté. Une concertation est alors engagée entre les pouvoirs publics et les assureurs-crédit. " Dès la fin 2008, avec l'accord de la Médiation du crédit et, en mai 2009, avec la réunion à Matignon, les relations de l'État avec le secteur se structurent, poursuit Alexis Prevesianos. De bonnes pratiques ont été identifiées et la convention de juin les étend à l'ensemble du marché, de façon à ce qu'il n'y ait pas de trous dans le filet. " L'accord n'est juridiquement pas contraignant et ne prévoit aucune sanction. En tête des engagements, les assureurs-crédit signataires, à savoir Atradius, Axa Assurcrédit, Coface, Euler Hermes, Grou­pama Assurance Crédit, FFSA (soit 90% du marché) mettent fin à la rupture d'encours sans préavis. Pour le trésorier de Terreal, " c'est une avancée très importante car la disparition rapide des lignes sans consultation préalable était brutale et pénalisante. "
Information réciproque et assurance privée complémentaire
Des améliorations sont également apportées du côté de l'information réciproque entre ache­­­­­­teur et assureur-crédit. " Jusqu'alors, une entreprise acheteuse n'était pas systématiquement informée de la révision des décisions la concernant comme l'encours moyen ou la notation, explique Cyrille Char­bonnel, directeur de Coface Europe de l'Ouest et France. Or, tout le monde gagne à avoir plus de transparence. L'assureur-crédit a besoin des éléments relatifs à la situation financière de l'acheteur et, de ce point de vue, le projet du Gouvernement d'assouplir l'obligation de la publication des comptes pour les petites entreprises nous paraît mal venu. " Plus précisément ce projet de loi (n° 1341, déposé le 4 septembre 2013), qui modifie le régime de la publicité des comptes en offrant aux TPE une option de confidentialité, tient compte d'une directive européenne relative aux comptes annuels et consolidés, publiée en juin dernier. Cette directive prévoit, en effet, que les plus petites entités peuvent établir un bilan et un compte de résultat abrégés. Elles ne sont plus dans l'obligation d'utiliser les comptes de régularisation pour certaines dépenses, et peuvent être dispensées d'une annexe et d'un rapport de gestion sous certaines conditions. Les États membres ont jusqu'en juillet 2015 pour transposer cette directive dans le droit national.
La convention de juin 2013 prévoit, via un système d'inscription par les sociétés à la plateforme dédiée (www.acheteurs-assurance-credit.fr), une information de l'acheteur en cas de dégradation de l'appréciation du risque le concernant. Il dispose a minima de trois semaines pour échanger avec l'assureur, au cours desquels il peut fournir tous les éléments objectifs démontrant son redressement. " Un vrai dialogue s'instaure qui conduit l'entreprise à être plus proactive et à savoir mieux se présenter, estime Armand du Chayla (Terreal). Malgré tout, le rapport de force n'est pas inversé. "
Enfin, l'État a demandé au marché de renouveler son offre complémentaire du type "CAP" afin de mieux répondre aux besoins des entreprises. Ces produits privés de couverture com­­­­­plémentaire donnent la possibilité de souscrire une garantie additionnelle pour mieux couvrir un encours. " En principe, notre couverture porte sur la globalité du portefeuille, indique Cyrille Charbonnel (Coface). Or, cette offre complémentaire permet d'acheter une garantie sur un client donné, que l'assuré estime stratégique ou parce qu'il est source d'une forte marge. La couverture à l'unité est à nouveau possible. "
Et demain ?
L'article 31 de la loi de finances rectificative pour 2013 complète le dispositif public d'assurance-crédit sur les exportations de court terme, c'est-à-dire dont la durée de risque maximale est inférieure à deux ans.
Cette mesure s'adresse aux PME et aux ETI françaises souvent confrontées à l'impossibilité de trouver une couverture auprès des assureurs-crédit privés, en particulier sur certaines zones géographiques ou pour des secteurs économiques spécifiques, ce qui pénalise les exportateurs français dans leur développement sur les marchés internationaux. Pour répondre à cette situation, l'État redevient assureur-crédit en étendant sa garantie à la Coface (article L. 432-2 du Code des assurances) pour que celle-ci réassure des sociétés privées habilitées à pratiquer de l'assurance-crédit à l'export en France, lorsque les conditions de leur intervention sans couverture publique ne sont plus réunies (voir encadré).
Actuellement, le dispositif public d'assurance-crédit, géré par la Coface pour le compte de l'État, est essentiellement utilisé pour proposer aux créances moyen et long termes (risque supérieur ou égal à deux ans).
Modalités pratiques du futur recours à l'assurance-crédit publique
Pour activer le dispositif public d'assurance-crédit géré par la Coface pour le compte de l'État prévu par la loi de finances rectificative pour 2013, la PME ou l'ETI devra prouver le retrait des assureurs-crédit privés. Soit elle produit au moins quatre lettres de refus de couverture d'assureurs-crédit privés, soit elle constate la baisse significative de l'encours et du taux d'acceptation d'au moins deux assureurs-crédit privés.
La réassurance portera sur tout ou partie de l'opération mise en place par l'assureur-crédit privé. Autrement dit, elle permet d'obtenir une garantie égale, même si l'assureur-crédit la réduit ou ne la donne pas entière­ment, la différence de garantie étant apportée par la Coface. Au maximum, elle est égale à la garantie de l'assureur-crédit. Le cadre d'interven­tion du nouveau dispositif sera limité à la couverture des exportations de court terme à destination des pays dits "à risques non cessibles", à savoir les pays autres que ceux à haut revenu de l'OCDE et de l'Union européenne. En contrepartie de la couverture publique, le bénéficiaire de la garantie versera une prime représentative du risque porté par l'État.
À propos du projet de loi consommation et de son impact sur les délais de paiement
Si l'assurance-crédit se développe proportionnellement à l'aggravation de la pratique très française de retarder les paiements, le secteur a de beaux jours devant lui ! Ainsi, selon la consultation nationale publiée le 21 novembre par CroissancePlus et la Médiation ­­­interentreprises auprès des fournisseurs des grandes entreprises françaises, "57% des PME estiment que les délais de paiement ont augmenté par rapport à 2012".
Dans ce contexte tendu, les sénateurs ont adopté un amendement controversé.
Dans le projet de loi Consommation défendu par Benoît Hamon, ministre délégué à l'Économie solidaire et à la Consommation, cet amendement inclut dans le délai global légal de paiement un délai d'approbation, c'est-à-dire le délai de vérification et de réception des biens et services (en l'état actuel, ces délais cachés peuvent porter le délai de paiement jusqu'à 120 jours). Toutefois, les sénateurs ont ouvert une porte en offrant aux entreprises la possibilité de prévoir par convention un délai spécifique lorsque des vérifications et des procédures de réception un peu plus longues sont nécessaires. La limite étant de ne pas constituer une clause ou pratique abusive.
Source DAF MAG

27/03/2014

LA BOISSIERE-DU-DORÉ (44): Bouyer Leroux investit 4,3 M€

La reprise de l’activité Imerys Structure ayant été validée par les autorités de la concurrence, le groupe Bouyer Leroux a démarré la concrétisation de son projet industriel.
La nouvelle filiale Bouyer Leroux Structure va ainsi disposer très prochainement d’une unité de production d’éléments de grande longueur sur le site de La Boissière-du-Doré.
Le double objectif de cet investissement est d’accompagner le fort développement des ventes de linteaux et de coffres de volets roulants monolithes en terre cuite et de préserver l’emploi dans un contexte de marché difficile.

L’usine existante a été démontée pour laisser place à une nouvelle ligne de production, d’une capacité annuelle de 20 000 tonnes.
D’un montant de 4,3 M€, l’investissement comprend un nouveau séchoir, une ligne de manutention des éléments de grande longueur (supérieurs à 3 mètres), une ligne de sciage et deux lignes d’assemblage de coffres de volets roulants.

Source Zepros

CONTRIBUTION : Le secteur privé algérien face aux enjeux politiques

Il est actuellement courtisé par tous les partis politiques. L’objet de cette contribution est de dresser une typologie du secteur privé algérien et de poser la question suivante : y a-t-il de véritables entrepreneurs en Algérie producteurs de richesses ? Les plus grosses fortunes ne sont-elles pas au niveau de la sphère informelle et par le canal de la corruption via les surfacturations déposées dans des paradis fiscaux à l’étranger ? J'ai eu beaucoup de difficultés à récolter certaines informations statistiques, certaines étant imparfaites et je tiens à m'excuser auprès des entrepreneurs privés cités qui peuvent me corriger. Mais cela ne change pas la tendance lourde de l'analyse:

I.- Les principaux entrepreneurs privés  algériens 
Pour éviter des interprétations byzantines, la  liste  qui suit  est faite en vrac et ne traduit pas forcément le poids réel  de chaque groupe. 

1.-Nous avons le  groupe CEVITAL,  le plus médiatisé en Algérie,  pesant environ 3,5 milliards de dollars en 2012 et employant plus  de 12.900 personnes et selon le PDG le chiffre d’affaires devrait aller vers 6,5 milliards de dollars courant 2015. CEVITAL, outre la production locale,  est aussi le représentant exclusif en Algérie de Samsung Electronics via sa filiale Samha, le partenaire du projet Desertec de production saharienne d'énergie solaire, initié par des Allemands, le créateur de l’ école des cadres, le représentant exclusif du loueur de voitures Europcar, via sa filiale CEVICAR ,  ayant  l’exclusivité de l’importation de la gamme Hyundai .  Selon le classement de Jeune Afrique, après SONATRACH  et NAFTAL, le groupe CEVITAL occupe la troisième place dans le classement 2011 des 500 premières entreprises africaines. Au plan national, le groupe passe ainsi devant SONELGAZ qui est reléguée à la quatrième position. Dans le domaine de l’agroalimentaire, le groupe CEVITAL est la troisième plus grosse entreprise africaine, immédiatement après deux entreprises sud-africaines. Concernant le verre plat, 30% des capacités de la première ligne de 600 tonnes par jour, la plus importante d’Afrique, opérationnelle depuis 2007, couvre toute la demande nationale et 70% sont exportés (10% sur le marché maghrébin et 60% en Europe) une deuxième ligne de 800 tonnes par jour étant  prévue pour 2015. Deuxième exportateur, il est aussi deuxième contribuable après Sonatrach. Les richesses créées par le groupe sont ainsi réparties : 59% en impôts et taxes, 40% en investissements et 1% en dividendes distribués aux actionnaires ce qui lui permet actuellement l’autofinancement et de déployer à l’international. 


2- Le Groupe MEHRI a étendu son champ d'activité au monde des affaires internationales dès 1965. En tant qu'investisseur, il crée le GIMMO (Groupe d'Investisseurs du Maghreb et du Moyen-Orient) holding étrangère dont il est le principal actionnaire et fondateur. Il est mandaté par ce groupe pour réaliser des investissements dans le monde entier dans les domaines de l'industrie, du commerce, du bâtiment et des services. Le chiffre d’affaires méconnu du grand public se chiffre à plusieurs milliards de dollars. Il est propriétaire de Pepsi Cola Algérie. 


3- Le Groupe HADDAD  active dans les secteurs des travaux publics, de l'hydraulique et des transports. Les filiales Haddad sont les bitumes et pétrole Haddad, la maîtrise d'œuvre Berhto, Housing construction, Tourisme et hôtellerie, Savem et établissement Toyota Haddad. Seconde entreprise privée algérienne à s’ouvrir les portes de l’activité dans les hydrocarbures, après la société Kougp du groupe Kouninef, ETRHB  avait  été pré qualifié en tant qu’investisseur par l’Agence nationale de valorisation des hydrocarbures, Alnaft, pour le second appel d’offres en matière d’exploration. Il occupe aujourd’hui la deuxième place dans le secteur des travaux publics, emploie plus de 10 000 salariés et brasse plusieurs centaines de milliards de dinars de chiffre d’affaires par an. Il est le propriétaire du club de football algérien de l’USM  Alger. La Commission d'organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob) a autorisé le groupe Etrhb Haddad à émettre un emprunt obligataire destiné aux banques, établissements financiers et investisseurs institutionnels, a-t-elle annoncé hier dans un communiqué. Le montant global de cet emprunt est de 6 milliards de DA. Selon la COSOB, informations rendues publiques,  les valeurs indiquées d’évaluation hypothécaire établies du Groupe ETRHB-Haddad SPA,  le 27 novembre 2008  représente une valeur de 7.6 milliards de dinars soit 127% du montant de l’emprunt obligataire, la  troisième  expertise complémentaire   en date du 18 juin 2009  l’évaluant  à  7.286.432.375 dinars algériens représentant 121% du montant de l’emprunt obligataire. Toujours selon les  données de  la COSOB, le 6 janvier 2009, le capital social du Groupe ETRHB-Haddad SPA est de 8.800.000.000 DA et le   chiffre d’affaires  comptable  au 01 janvier 2009  de 26.446. 450.000  dinars algériens. 


4- Le groupe  RAHIM contrôlant ARCOFINA est un groupe algérien diversifié,  dans des métiers aussi différents que la distribution pharmaceutique, la banque, les technologies de l’information, la grande distribution, l’hôtellerie, l’immobilier d’affaires et l’assurance. Filiale  d’ARCOFINA, l'Algérienne des assurances (2A) employant 2000 personnes a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 3 milliards de dinars en 2010, en augmentation de 16% par rapport à 2009. La principale filiale, D’ARCOFINA, DAHLI   (hôtel Hilton, immobilier de bureaux), En début 2009,   le groupe  occupe la une des journaux algériens pour  son projet pharaonique d’Alger Medina qui selon son promoteur devrait créer   10 000 emplois et attirera 100 000 visiteurs par jour pour  un investissement de 2,5 milliards de dollars. 


5- Le groupe BENAMOR est spécialisé dans la filière agro-alimentaire et leader sur le marché national. Implanté dans la wilaya de Guelma, dans l’Est algérien, il est devenu  leader sur le marché national en matière de tomate industrialisée et de s’affirmer de plus en plus parmi le top 3 des plus grands producteurs nationaux de semoule, de farine et de couscous. Le groupe Benamor, a réalisé en 2010 200 millions d’euros de chiffre d’affaires. 


6- Le groupe OTHMANI -(Propriétaire de Coca Cola Algérie) avec, NCA Rouiba est  une entreprise qui a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de cinq milliards de dinars et emploie 450 travailleurs. Le 17 décembre 2007, la Banque européenne d’investissement a accordé un crédit de 3 millions d’euros  au groupe Nca pour le développement de son entreprise. En  février 2013, la COSOB donne son "feu vert" pour l'entrée en Bourse de l'entreprise NCA Rouiba. NCA vendra 2 122 988 actions de type ordinaire (pour 849,195 millions de dinars soit 25% du capital social de la société (qui est de 8 491 950 actions). 


7-Le groupe BENHAMADI  active dans l'informatique, électronique, électroménager, matériaux de construction et l'agroalimentaire compte investir dans la production de véhicules légers. Ce groupement familial d'entreprises qui a réalisé un chiffre d'affaires de 21 milliards de dinars en 2011(un euro égal 100  dinars  et 1 dollar 77 dinars au cours officiel)  en hausse en 25% par rapport à 2010  a tiré un bénéfice net de près de 800 millions de dinars et investi un milliard de dinars. Avec un effectif de 3 000 employés qui sera renforcé  par  600 nouvelles recrues,  l'activité est concentrée dans la zone industrielle de Bordj Bou-Arréridj, ont écoulé sur le marché local 1,3 million d'unités de tous produits confondus, dont une partie a été exportée vers des pays africains. En électroménager, sa part sur le marché national se situe entre 30 et 35%, selon son premier responsable qui annonce son intention d'investir dans d'autres pays comme la Tunisie et le Maroc, voire même l'Afrique noire. – 


8-Le groupe HASNAOUI - Les deux Groupes de Sociétés HASNAOUI, «Bâtiment» et «Agriculture», dont le siège est à Sidi-Bel-Abbès,( Ouest Algérie)  en quatre Sociétés par Actions, par fusion et transformation des Sociétés à responsabilité limitée (Sarl) d’avant 2008. Le Groupe agriculture, regroupe la Société de Développement Agricole (SODEA), créée en novembre 2000 et la Société de Production de Plants Maraîchers (SPPM), fondée à la même date. Un des leaders, au plan national, dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, le groupe des sociétés Hasnaoui  est constitué d’un ensemble d’entreprises exerçant dans diverses branches d’activités, telles la réalisation de bâtiments, production de matériaux de construction, la petite hydraulique, l’exploitation de carrières, etc.  Le groupe emploie 1 500 collaborateurs  avec  une capacité de réalisation de 1 500 logements/an. Selon son PDG  le chiffre d'affaires du groupe  est évalué  à environ 200 millions d'euros (60 % pour la construction et 40 % pour la production, notamment via la Société d'exploitation des carrières Hasnaoui). La Sarl Hasnaoui est le concessionnaire principal  de Nissan Algérie. 


9-Le groupe BIOPHARM est un laboratoire pharmaceutique Algérien, indépendant, fondé en 1992 par Mr. Abdelmadjid Kerrar. L’agence française pour le développement international des entreprises (UbiFrance) affirme, dans une étude, que le groupe privé algérien Biopharm est classé au 1er rang des producteurs privés et des importateurs algériens de médicament en terme de chiffre d’affaires global (importation et fabrication) et selon le rapport du cabinet de consulting britannique, Oxford Business Group, le marché national du médicament en Algérie  devrait atteindre une valeur de 8 milliards de dollars en 2015.  Aujourd’hui, le groupe compte environ 1300 collaborateurs dont un tiers de scientifiques avec un chiffre d’affaires réalisé selon son responsable de 19 milliards de dinars en 2010.  BIOPHARM est passé  à la production locale depuis 2005, ( 50 millions d’unités de vente par an ) tant avec des produits sous licence de laboratoires leaders mondiaux, que des produits issus de sa propre Recherche et Développement, lesquels sont des médicaments génériques  selon les règles de Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) et a été  certifiée ISO9001 depuis 2008. 


10- Le groupe  SIM -Le  groupe  est aujourd'hui composé de huit filiales et a acquis «La Source» (Mouzaïa). D'une manière globale, à travers toutes ses activités, le groupe SIM a réalisé un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros en 2012.  Il est un des premiers producteurs de couscous sur le plan mondial et il exporte vers 29 pays. 


11.-Autres groupes privés  –Il  existe  d’autres groupes dont je ne citerai sans être exhaustif :
 - a-  le groupe  HAMOUD BOUALEM  qui est une  entreprise familiale, fondée en 1889 à Alger   par Youssef HAMMOUD avec un  capital social    d’environ  3,5 milliards (2010)   produisant  sous licence en France. C’est une marque algérienne fabriquant diverses boissons, du sirop au soda  et  exporte  également en    Angleterre, au  Canada  et  aux USA   étant en concurrence  avec les sociétés IFRI, Coca Cola et Pepsi. 
–b- Le  groupe ATTIA (Batna) spécialisé en fabrication de briqueteries, tuileries, boissons, eaux minérales et de source, boissons non alcoolisées. 
–c- Le groupe  EDEN ( Cherif Othmane)  qui active depuis bientôt 40 ans, principalement dans l'Ouest algérien (Oran),  ses domaines d'intervention étant , l'industrie de transformation, le tourisme et l'hôtellerie, la promotion immobilière et le négoce et la distribution, employant, plus de 900 employés. 
– d- Le groupe DENNOUNI avec un effectif de plus de 1000 personnes activant dans le BTPH, avec des productions intégrées,  société en pleine expansion avec un chiffre d’affaires  d’environ 100 millions d’euros. 
–e-Dans les assurances    ALLIANCES ASSURANCES employant plus  de 300 personnes qualifiées investissant récemment dans l’immobilier et l’agriculture. Doté d’un capital de 800 millions de DA, et  de 106 agences et de 300.000 clients début 2010, Alliance a lancé une opération via la bourse  afin  de  lever des fonds, pour porter son capital à 2,2 milliards de DA  ayant réalisé un chiffre d'affaires, à fin 2008, de plus d'un milliard et demi de dinars. 
Selon le PDD «  à  l’issue de la période de souscription qui s’est étalée sur un horizon de 30 jours, du 2 novembre au 1er décembre 2010, et après déroulement de la procédure de centralisation et de traitement des bulletins de souscription au niveau de la Société de Gestion de la Bourse des valeurs, il a été enregistré un niveau de souscription validé de 2 521 384 actions représentant 139,73% du volume global des titres offerts ». Mais  c’st surtout dans  l’agro-alimentaire où le  marché en Algérie pèserait cinq milliards de dollars que les  investisseurs privés algériens sont attirés. 
-f-Le groupe KOUININEF , allant de l’immobilier , au BTPH à l’industrie, LA  BELLE, qui  assure la commercialisation de café, riz, couscous, farine,   le groupe agroalimentaire algérien s'étant  associé au producteur français «Cristal Union» pour l'installation d'une raffinerie de sucre en Algérie qui devrait atteindre une capacité de production de 800 tonnes de sucre par jour ;  la Sarl CVA BELLAT, créée en 1970, qui  s’est spécialisée dans la production et la commercialisation des produits carnés (cachirs, pâtés Rôtis fumés…) étant  leader en Algérie  dans la production et la commercialisation des produits carnés. Avec tout  ce beau monde nous avons   les privés ayant investi dans les  filières lucratives, du lait et des eaux minérales. 

II.- Entraves au développement du secteur privé : contraintes d’environnement et sphère informelle 
 Le secteur privé algérien s’est développé largement à l’ombre du secteur d’Etat selon le fameux slogan cher au parti FLN de secteur privé facteur complémentaire du secteur d’Etat. Ce qui le freine  c’est l’environnement et la sphère informelle dominante en Algérie. 


1.-Le milieu des affaires  est peu propice   aux initiatives créatrices  de valeur ajouté à l’instar  de la politique salariale qui favorise des  emplois rentes au lieu du savoir et du travail. Cela explique selon  notre enquête  que les entrepreneurs cités, face à une concurrence étrangère (nombreux  privés dans l’import)  à laquelle ils n’étaient pas préparée,  ont des filières d’importation afin d’équilibrer  leur comptes globaux. Que l’on visite bon nombre d’anciennes zones industrielles (Est- Centre – Ouest ou la zone de Ghardaïa)   et l’on constatera  que bon nombre d’anciennes usines  se sont transformées en aire de stockage expliquant d’ailleurs le dépérissement du tissu productif où l’industrie représente à peine 5% du produit intérieur brut. 
La raison essentielle sont les contraintes d’environnement : bureaucratie pour  plus  de 50%, un système financier administré,( plus de 90% des crédits octroyés sont le fait de banques publiques), un système socio-éducatif  inadapté  et enfin l’épineux problème du foncier. A cela s’ajoute du fait  de l’ancienne  culturelle,  une méfiance  vis-à-vis du privé tant local qu’international  du fait que les  tenants de la rente ont peu de perdre des parcelles de pouvoir. Cela explique d’ailleurs  ces alliances entre la sphère bureaucratique  et certaines sphères privées spéculatives mues par des gains de court terme via la rente. Or le véritable dynamisme  de l’entreprise, qu’elle  soit publique ou privée  suppose une autonomie de décisions face aux contraintes tant internes qu’internationales évoluant au sein de la mondialisation caractérisée l’incertitude,  la turbulence  et l’urgence de prendre des décisions au temps réel. 
Par ailleurs, selon les données quantitatives du recensement économique (RE) effectué par l'Office national des statistiques (ONS) en 2011, le  nombre d'entreprises recensées sur le territoire national a atteint 990.496 entités dont plus de 934. 250 entités économiques  avec  la «prédominance» du secteur commercial et le caractère «tertiaire de l'économie nationale plus de 83% du tissu économique global).    Par ailleurs,  cette enquête  a révélé  que le tissu économique national est fortement dominé par les personnes physiques à 95% (888.794) alors que les personnes morales (entreprises) représentent seulement 5%, soit 45.456 entités, ce résultat étant  révélateur d'une économie basée essentiellement sur des micro- entités peu initiées au management stratégique.  Les quelques cas analysées précédemment qui sont d’ailleurs confrontés  à de nombreuses contraintes, ne peuvent  permettre à eux seuls  une dynamisation globale de la production hors hydrocarbures, nécessitant  des milliers d’entrepreneurs dynamiques.  
Car si  le secteur privé réalise 80% de la valeur ajoutée hors hydrocarbures du pays, qui ne représente d’ailleurs que 2/3% du total des exportations  contre 97/98% pour Sonatrach,  sa part dans l’investissement global est négligeable, certaines sources donnant 1,9/2% du total de l’investissement entre 2010/2013. D’une manière générale que représente le secteur privé algérien  face au chiffre d’affaires de Sonatrach qui contribue directement et indirectement via la dépense publique/via les hydrocarbures à plus de 80% du produit intérieur brut ? A cela s’ajoute le manque d’unification des organisations patronales  privées  où sans être exhaustif nous  avons la  Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA)  la Confédération générale du patronat (CGP-BTPH), la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA, la Confédération algérienne du patronat (CAP) , le Conseil supérieur du patronat algérien (CSPA),  l'Association des femmes chefs d'entreprises (Savoir et vouloir entreprendre-SEVE), le Club des entrepreneurs et des industriels de la Mitidja (CEIMI). Quant au Forum des chefs d’entreprises (FCE), il  regroupe environ  499 entreprises qui peuvent corollairement appartenir à des associations syndicales, couvrant 18 des 22 secteurs économiques et représentant un chiffre d’affaires de 14 milliards de dollars, employant environ  105.000 salariés,   le FCE étant  considéré comme un Think tank (laboratoire d’idées) et non comme une organisation syndicale. 


2.- Les plus grosses fortunes en Algérie ne sont pas forcément   dans la  sphère réelle mais  au niveau de la sphère informelle notamment marchande avec une intermédiation informelle à des taux d’usure. Et par le canal de la  corruption via les surfacturations déposées dans des paradis fiscaux à l’étranger ?  Les transferts illicites de fonds vers l’étranger, représenteraient selon un rapport de l’Institut Global Finance Integrity (GFI-2010) un organisme américain qui compte parmi les membres de son conseil de célèbres juges et avocats, comme la Française Eva Joly, environ 18 milliards de dollars de transferts non enregistrés par la balance des paiements entre 2000 et 2009 (voir le rapporthttp://iffdec2011.gfintegrity.org/).
Outre que ce montant ne s’intéresse qu’au prix omettant la qualité qui constitue une surfacturation indirecte, vendant ainsi au même prix sur le marché intérieur une marchandise avec des normes de qualités différentes exemple le café auquel on additionne du mais), il semble bien que ce montant, fonction de la distorsion du taux de change entre le cours officiel et le cours sur le marché parallèle est sous estimé. Ces sommes sont issues de diverses opérations liées à la corruption, évasion fiscale et aux opérations délictuelles réalisées en Algérie. Mais ces transferts illicites ne tiennent pas compte des différentes commissions versées à l’étranger par des groupes internationaux en échange de contrats publics ou de surfacturation de produits et services , ni des sommes transférées légalement par les multinationales implantées en Algérie pour contourner les nouvelles lois économiques mises en place par le gouvernement depuis 2009 et souvent placées dans des paradis fiscaux ou par l’achat ‘immobiliers à travers le monde sous des prêtes noms ( voir également le rapport alarmant  de la Banque africaine du développement (voir site Web -BAD-2013 ), traitant de la problématique de la migration illicite de capitaux, rendu public le 29 mai 2013, faisant ressortir que le montant des capitaux transférés en dehors de l’Algérie de manière illicite, (dominée par les surfacturations entre la période allant de 1980 à 2009). Pour la sphère  informelle,  selon la Banque d’Algérie  dans sa note  « Amélioration de la circulation de la monnaie fiduciaire en 2012 et 2013 », les sorties annuelles brutes de monnaie fiduciaire  sont passées de 1 633,4 milliards DA en 2010 à 1 977,8 milliards DA en 2011 et à 2 475 milliards DA en 2012 soit 24, 75 milliards d’euros  ou 32,17 milliards de dollars au cours actuel.  La  part de cette monnaie dans la masse monétaire M2 (monnaie fiduciaire et dépôts bancaires) est passée de 25% en 2010 à 25,9% en 2011 pour atteindre 26,7% à fin 2012 donnant une masse monétaire  d’environ 125 milliards de dollars en 2012. Selon Deborah Harold, enseignante américaine de sciences politiques à l’université de Philadelphie et spécialiste de l’Algérie se basant sur des données  de la banque d’Algérie,  l’économie informelle brasserait  50 % de la masse monétaire en circulation soit 62,5 milliards de dollars. Ces données  sont corroborées  selon le quotidien arabophone  El Khabar en date du 18 février 2013 citant  un document du Ministère du commerce algérien pour qui existeraient 12.000 sociétés écrans avec une transaction qui avoisinerait 51 milliards d’euros soit 66 milliards de dollars, plus de quatre fois le chiffre d’affaires de  toutes les grandes entreprises du FCE  réunies.  Cette sphère contrôle au niveau de la sphère réelle 65% des segments des produits de première nécessité : fruit/légumes, marché du poisson, marché de la viande blanche/rouge et à travers des importations informels le textile/cuir,  avec une concentration du capital  au profit de quelques monopoleurs informels. Cette sphère liée à la logique rentière tisse des liens dialectiques avec des segments du pouvoir expliquant  qu’il est plus facile d’importer que de produire localement. Mais il ne faut pas se tromper de stratégie. Nous avons de nombreux entrepreneurs dynamiques  informels acquis à la logique de l’économie de marché qu’il s‘agit d’introduire dans la sphère réelle non par mesures administratives autoritaires mais par de nouveaux mécanismes économiques de régulation. 
D’ailleurs on peut se poser cette question pourquoi la majorité des projets  dans le  cadre de la  règle des 49/51%  avec des partenaires étrangers  concerne le secteur public  et le pourquoi de cet assainissement des entreprises publiques  de plus de 60 milliards de dollars  entre 1971/2012 du secteur public alors que 70% sont revenues à la  case de départ au lieu  d’une nouvelle affectation plus rationnelle au profit de nouvelles filières?  
L’Etat régulateur a  un rôle stratégique en économie de marché afin de concilier les  coûts sociaux et les coûts privés. Le secteur privé algérien  a une attitude contradictoire tant vis-à-vis de la politique du gouvernement que de grands dossiers (OMC- Accord d’Association avec l’Europe, dossier de la privatisation)  comme en témoignent les divergences au sein  du Forum des Chefs d’entreprises vis-à-vis de l’élection présidentielle. Le secteur privé national productif  a besoin de plus  d’autonomie  et d’espaces de liberté, ne signifiant pas  capitalisme sauvage et non assujettis aux aléas de la politique, en contrepartie  de la distribution de la rente. Comme dans toute famille, avec éclatement la cellule familiale, l’entrepreneur privé n'est pas courtisé pour ses voix,  étant parfois incapable  d'assembler les voix de sa famille  sont donc très marginales, mais pour son argent et dans  le court terme. Le véritable privé est mu uniquement par la seule logique  du profit  et attendra  que l'on lui renvoie  l’ascendeur à travers différents avantages contrebalançant largement son apport pour tel candidat. Or, le véritable nationalisme se mesure par la contribution des Algériens à la valeur ajoutée locale. Vouloir des parts de rente en contrepartie d'une fraction de la rente, ne rend service ni au secteur privé dans son  ensemble, ni à l’Algérie qui a besoin d’entrepreneurs dynamiques investissant dans les segments productifs. 

Source réflexions par Dr Abderrahmane Mebtoul

26/03/2014

Un concours architectural autour de la tuile terre cuite

La Fédération Française des Tuiles et Briques (FFTB) lance la deuxième édition de son concours "La Tuile Terre Cuite Architendance". A destination des architectes, cet événement a pour objectif de valoriser les réalisations architecturales contemporaines utilisant de la terre cuite.

"Nous souhaitons que les projets proposés par les architectes expriment toute leur créativité dans la manière d’intégrer la tuile terre cuite, en toiture et en façade", lance Pierre Jonnard, président du GIE Tuile Terre Cuite à la FFTB à propos du concours "La Tuile Terre Cuite Architendance". Et de compléter : "Avec des formes variées et des couleurs toujours plus innovantes – du sable aux teintes ardoisées déclinées sur tous les tons, du mat au brillant en passant par l’irisé... - la tuile terre cuite est le seul matériau de couverture à pouvoir offrir une telle personnalisation des bâtiments, tout en leur apportant un rendu résolument moderne et élégant". Voilà en quelques mots l'ambition de l'événement initié par la FFTB en 2012 en partenariat avec le Réseau des Maisons d’Architecture(RMA).
Concernant les modalités, les participants devront présenter une réalisation de moins de trois ans ou en cours d’achèvement. Trois catégories sont proposées : maison/logement individuel, habitat collectif, et bâtiment tertiaire.
Présidé par Cloud de Grandpré président du RMA, le jury remettra les sept Grands Prix lors de la deuxième édition des "24h d’architecture" de l'architecture, qui se déroulera à la Friche Belle de Mai à Marseille le 17 octobre prochain.
Inscriptions avant le 31 juillet, et remise des dossiers avant le 31 août 2014. Sur www.latuileterrecuite.com ou auprès de la FFTB, 15 rue Letellier, 75015 Paris.

Source Batiactu

25/03/2014

Roumazières: Monier investit malgré la crise

Malgré un secteur du bâtiment qui poursuit sa dégringolade, notamment dans le neuf, la tuilerie Monier de Roumazières (Charente) n’a pas hésité à investir plus de 2,5 M€ pour sortir une nouvelle tuile. Baptisé Fériane, le produit de la famille des grands moules fort galbe, compte sur ses innovations techniques pour s’imposer auprès des poseurs. « Son jeu longitudinal de 4 centimètres est unique. Il permet de gagner en confort et en temps de pose grâce aux économies de coupes au faîtage », insiste le nouveau directeur de l’usine, Jean-François Longère.
Commercialisée depuis le mois de novembre dernier dans ses quatre coloris (Rouge, Silvacane littorial, Colorado et Tons variés Atlantique), la tuile et sa cinquantaine d’accessoires s’adressent principalement au marché du neuf individuel, dans le sud-ouest de la France. Un secteur géographique sur lequel l’entreprise est déjà bien implantée, puisque les tuiles Monier pèsent pour environ 30 % du marché dans la région Poitou-Charentes.
Aujourd’hui, Monier compte 122 unités de fabrication dans 30 pays. Il réalise un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros, dont 60 % pour le seul secteur de la tuile. En France, le groupe dispose de sept usines. Elles réalisent un chiffre d’affaires de 158 M€ et emploient 850 personnes.

Source Zepros

Alternative décorative

Destinée à la rénovation esthétique des principaux types de toitures (tuiles terre cuite ou béton, ardoises, plaques fibres-ciment, zinc, bac acier), Garnicoat Toitures, peinture décorative à base de résines acryliques en phase aqueuse, est conçue pour résister aux intempéries et à l'encrassement, tout en présentant une bonne perméabilité à la vapeur d'eau.
A raison de 5 m2 par litre sur supports durs, sains, compacts et secs, cette formulation garnissante, tendue et opaque est disponible en quatre teintes satinées : Tuile, Rouge Brique, Brun et Ardoise.
Elle est conditionnée en pots de 5 ou de 15 l, applicable à la brosse, au rouleau et au pistolet, avant nettoyage des outils à l'eau. www.seigneurie.com

Source Batijournal

24/03/2014

Entretien avec Hervé Gastinel, président de Terreal

Quelles ont été les principales mesures des différents plans de restructuration qui ont été réalisés ?

Hervé Gastinel.
 Le leveraged buy-out que nous avions mis en œuvre en 2005 aux côtés de LBO France devait nous permettre de financer notre croissance externe, et notamment l’acquisition de Lahera, mais aussi de moderniser et d’augmenter nos capacités industrielles à hauteur de 150 millions d’euros. Malheureusement, nous avons été rattrapés par la crise et avons accusé une baisse de 30 % de notre chiffre d’affaires. Nous nous sommes donc retrouvés en situation de rupture de covenants bancaires en 2009.
Si notre première restructuration et la conversion d’une partie des instruments financiers principalement en quasi-fonds propres nous ont permis de faire passer notre dette de 900 millions à 500 millions d’euros, le business plan qui soutenait cette réorganisation se basait sur une reprise progressive de notre activité à partir de 2011. Or cette reprise s’est brutalement interrompue en 2012 et le cycle économique s’est de nouveau inversé. En réaction, nous avons donc décidé de franchir une étape supplémentaire en réduisant notre dette de 500 millions à 300 millions d’euros par le même jeu de conversion d’instruments financiers, mais cette fois en fonds propres directs, entraînant un changement de contrôle. Trois possibilités se présentaient à l’époque à LBO France, l’actionnaire majoritaire : céder l’entreprise à un tiers, renforcer les fonds propres ou céder le contrôle de Terreal aux créanciers. C’est cette dernière option qui a finalement été choisie. Ce sont trois créanciers, en l’occurrence ING et les fonds Park Square Capital et Goldman Sachs, qui ont pris 54 % du capital. En contrepartie la dette a été réajustée à un niveau soutenable dans le cadre d’un business plan anticipant une reprise du marché de la construction progressive et prudente, à partir de 2015.


Comment se sont déroulées les négociations qui ont abouti à l’intégration de vos créanciers dans le capital de Terreal ?

H. G.
 Les négociations se sont déroulées en bonne intelligence. Chacun a su prendre ses responsabilités et agir dans l’intérêt de l’entreprise. Preuve en est, Terreal n’a pas eu à céder un seul de ses actifs ni à recourir au moindre plan social comme il est trop souvent d’usage en pareil cas. Le transfert de contrôle de la société entre les actionnaires et les créanciers s’est réalisé au niveau de la holding et n’a pas impacté les sociétés opérationnelles. Je me suis d’ailleurs assuré que la stratégie de développement de Terreal ne serait pas affectée par ce changement d’actionnariat. La restructuration financière a eu pour effet de rééquilibrer le bilan et d’allonger les maturités tout en réduisant le coût de la dette. Aucune injection de cash n’a été nécessaire.


Comment dirigez-vous la société en présence d’actionnaires qui étaient auparavant vos créanciers ?

H. G.
 Il était essentiel que la gouvernance de la société ne soit pas dénaturée par des considérations exclusivement financières. Nous pouvions craindre de prime abord que nos nouveaux actionnaires ne se concentrent que sur le remboursement de la dette en négligeant la création de valeur à moyen-long terme. C’est pourquoi, à la demande de l’entreprise, et je tiens à le souligner en plein accord avec les créanciers, nous avons décidé d’opter pour un mode de gouvernance original. Nous avons pour cela procédé au recrutement de trois administrateurs indépendants qui sont des professionnels chevronnés de l’industrie et du secteur de la construction. Ils ont aujourd’hui la responsabilité, à mes côtés, d’animer la vie du groupe. En vertu de cette nouvelle gouvernance, les actionnaires ont délégué au conseil d’administration une grande partie de leurs responsabilités et de leurs pouvoirs.

Source Décideurs

23/03/2014

CERIC Technologies participe au Printemps de l'Industrie

CERIC Technologies participe, pour la deuxième fois cette année, au neuvième Printemps de l'Industrie qui aura lieu du 20 mars au 13 avril 2014.

Le site de Soissons ouvrira ses portes deux demi-journées aux visites d'écoles et une demi-journée au public (réservation auprès du numéro vert mis en place par la région), ce afin de faire découvrir la société et les différents métiers qui s'y exercent.
Ces visites sont l'occasion d'échanger sur l'outil industriel, les dernières innovations machines et pourquoi pas de susciter des vocations ! Nous vous attendons nombreux !
Pour plus de renseignements : http://www.printemps-industrie.picardie.fr/

Source CERIC/ Facebook

22/03/2014

Les briqueteries de Saint Quentin.

Musée municipal d'Uzès : l'objet du mois du musée municipal, présenté par sa conservatrice Brigitte Chimier est une brique fabriquée à Saint-Quentin-la-Poterie dans l’usine Léon Ducros.
Il s'agit de découvrir l’aventure industrielle en Uzège au XIXe siècle, quand les potiers se sont transformés en briquetiers pour mieux exploiter les propriétés de l’argile réfractaire…
Les filons d’argile, abondants en Uzège, ont été exploités au moins depuis le Moyen-Age par les potiers. A partir du XIXe siècle, la production de vaisselle décline , mais l’extraction de la terre se poursuit car ses propriétés réfractaires la rendent très recherchée par les fabricants locaux, mais aussi dans le reste de la France et même à l’étranger. La fabrication de briques va également se développer en Uzège (à Saint-Quentin, Saint-Victor-des-Oules, Montaren et Uzès), pour la construction mais aussi pour l’industrie.
En effet, dès le milieu du XIXe siècle, la sidérurgie est en pleine expansion dans le bassin d’Alès, bientôt suivie par la chimie à Salindres. Il faut donc des briques réfractaires, résistantes aux très hautes températures, pour les hauts-fourneaux, Les lignes de chemin de fer nouvellement créées permettent ce transport. Pendant un siècle, l’argile fait donc vivre beaucoup d’habitants de l’Uzège : les mineurs qui l’extraient, les briquetiers qui la transforment, les voituriers qui la transportent… La plupart des briqueteries de l’Uzège disparaissent dans les années 1950. Contact au 04 66 22 40 23

Source: Midi Libre

21/03/2014

Tunisie : Appel à l’exploitation des importantes réserves de substances utiles du gouvernorat de Zaghouan

La question de l’exploitation des importantes richesses de substances utiles a été examinée, lors de la réunion, lundi, de la commission économique du conseil régional du gouvernorat de Zaghouan, afin d’en faire une plateforme pour le secteur industriel en vue de la création de nombreux postes d’emploi, pour les habitants de la région.
Selon une étude préparée par l’Office national des mines, autour des substances utiles, le gouvernorat de Zaghouan contient d’importantes réserves diversifiées des produits de carrière, notamment la pierre calcaire et de marbre qui se distingue par sa solidité et sa haute qualité, ce qui en fait le principal fournisseur des gouvernorats du grand Tunis et du Sahel.
L’étude montre, d’autre part, que la région comporte d’importantes surfaces de sable industriel et d’argile aux spécificités physiques et chimiques, pouvant être des produits de base pour les briques et le carrelage.
Après la présentation de cette étude, l’assistance a appelé à la nécessité d’exploiter et de faire connaitre ce potentiel, afin d’attirer les investisseurs, en coordination avec l’Office national des mines, des structures concernées et des institutions de financement.

Source Direct Info

Tanguy Matériaux (Finistère) reprend Ardoisières de Galice avec 200 personnes

Créé en 1925 à Lannilis, dans le Finistère-Nord, le groupe Tanguy emploie 750 personnes dans trente-neuf points de vente. Il étend son réseau de distribution. Entretien avec Roland Tanguy, PDG de la société Tanguy Matériaux.

Vous venez de vous étendre en Bretagne. Une croissance externe qui n'est pas nouvelle ?
Nous venons de réaliser une croissance externe avec la reprise d'Ardoisières de Galice, négoce de produits de couverture dans les départements des Côtes-d'Armor et d'Ille-et-Vilaine. Nous sommes historiquement sur le Finistère, mais notre développement nous a amenés depuis vingt ans vers le Morbihan, la Loire-Atlantique, l'Ille-et-Vilaine et les Côtes-d'Armor. Dans les Côtes-d'Armor, nous étions déjà présents à travers l'entreprise Hue Socoda, matériaux d'agencement, composants pour le mobilier, une entreprise de plus de 200 personnes. Dans le Morbihan, nous sommes aussi implantés par l'intermédiaire de l'entreprise Le Doré.
Quel est l'avenir de l'ardoise ?
Toute l'ardoise vendue en France et en Europe vient de Galice. Les autres provenances restent anecdotiques. Les ardoisières d'Angers ferment. Nous faisons aussi toute la partie zinguerie, étanchéité et tous les produits annexes. Nous voyons une évolution des toitures vers des pentes moins inclinées, qui demandent de l'étanchéité, du zinc. C'est une évolution qui dessert l'ardoise. Nous importons 15 000 à 20 000 tonnes d'ardoises à l'année pour l'ensemble de la Bretagne. Ça veut dire 600 camions. Si l'écotaxe avait été appliquée, c'était un péage supplémentaire de 500 000 €.
La période la plus difficile pour le bâtiment est-elle derrière nous ?
Le cycle est long. Je pense que nous avons touché le fond en 2013. J'espère que nous serons stables cette année et une reprise pour 2015. Nous traitons toutes sortes de marchés : logement collectif, marché agricole et industriel, marché public. Le marché public du logement collectif a été en hausse l'an passé. Il y a un besoin de logements en France qui n'est pas encore comblé.

Source OUEST FRANCE

20/03/2014

ALGERIE: “Quand le bâtiment va, tout va”

Cette règle énoncée par les économistes et que l’adage populaire s’est appropriée, a-t-elle trouvé sa validation en Algérie ?
Le plan de développement 2010-2014 évalué à plus de 286 milliards de dollars dont 150 milliards de dollars pour le seul secteur du bâtiment et des travaux publics, ne peut laisser indifférents les opérateurs algériens et étrangers intéressés par les activités de construction en expansion. La perspective de gros marchés explique en grande partie cet engouement.
Outre l’intérêt économique et financier, qui focalise en premier lieu l’attention des entreprises, la politique économique menée par le nouvel exécutif, les opportunités d’investissements que recèle l’Algérie, mais, aussi, les dérapages, relevés dans un passé récent, lors de la passation de gros marchés publics, tels que les scandales qui ont éclaboussé les gestionnaires de l’autoroute Est-Ouest, mettent en avant l’exigence de la priorité d’accorder une attention toute particulière aux questions de la qualité, du coût et du respect des règles urbanistiques. Au demeurant, les carences en matière de qualité, de coût et de délais de réalisation, les retards accusés dans la réalisation du programme en cours, reconnu par les autorités elles- mêmes, en sont la parfaite illustration. En deuxième lieu, comme affirmé maintes fois par les pouvoirs publics, en matière d’études et d’ingénierie, la priorité absolue doit être accordée aux capacités nationales publiques et privées, sauf là où elles n’existeraient pas. Cette option vaut également pour le volet réalisation en associant le secteur privé national productif à la dynamique d’ensemble.
En troisième lieu, et compte tenu des hésitations des firmes étrangères à investir en Algérie, hésitations mesurables à travers la faiblesse des IDE- investissements directs étrangers- le plan de développement 2010-2014 constitue tout de même une opportunité de reformulation de la stratégie nationale de captation des IDE sans “frilosité”, en introduisant davantage de transparence dans la gestion des mégaprojets et de l’économie en général qui peut servir de point d’appui au prolongement de la réflexion autour des conditions de reformulation des stratégies urbanistiques en rupture avec l’anarchie qui caractérise l’environnement et la structuration architecturale des grands centres urbains.
Adossée à la nouvelle réglementation qui régit désormais l’urbanisme, une telle démarche répondra, en grande partie, aux attentes des citoyens qui aspirent à l’amélioration de leur cadre de vie. En vérité, la vraie question est des savoir si cette dynamique remarquable de relance du secteur du BTPH, (moteur de la croissance à travers la dépense publique), s’est réellement traduite par des effets induits sur les autres pans de l’économie nationale (emplois, développement de la sous-traitance, transfert technologique….) ; rien n’est moins sûr aux dires des experts. Au-delà des retards accusés dans l’achèvement du plan quinquennal en cours (objectif 2,5 millions de logements), il reste à réaliser environ 700 000 unités.--- le ministre de l’Habitat a affirmé que nos capacités de réalisation sont de 80 000 unités /an, alors que les besoins de résorption de la crise de logement sont de l’ordre de 200 000 unités/ans--- Les entraves bureaucratiques de toute nature, telles que l’accès aux assiettes foncières ainsi qu’aux conditions d’octroi de crédits bancaires pour booster la promotion immobilière privée, sont toujours présentes. Enfin, il est grand temps de nous poser la question de savoir pourquoi nos travailleurs seraient moins performants, moins qualifiés et moins productifs que leurs homologues chinois ou coréens ? Dans une conjoncture de chômage endémique, est-il dans notre intérêt de continuer à faire appel à la main-d’œuvre étrangère ?

Source Liberté Algérie par : A HAMMA