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17/06/2015

L'étanchéité à l'eau, ennemie n°1 de la construction

La moitié des problèmes recensés sur les constructions neuves entre 1995 et 2014, mettent en cause un défaut d'étanchéité à l'eau, selon le dernier point présenté par l'Observatoire de la qualité de la Construction. Les défauts relevés diffèrent toutefois selon s'il s'agit de maisons individuelles, de logements collectifs ou de locaux d'activité.

Top 10 des principaux défauts dans la construction.
Quels sont les défauts qui reviennent le plus souvent dans la construction d'un bâtiment ? Pour répondre à cette question, l'Observatoire de la qualité de la construction a recensé les désordres sur les travaux neufs durant près de deux périodes décennales, de 1995 à 2014, et les a trié selon la typologie du bâti.
Ainsi, plus de la moitié (56,6 %) des désordres signalés mettent en cause un défaut d'étanchéité à l'eau, toutes destinations confondues (maison individuelle, logement collectif, local d'activité), et jusqu'à 63 % sur le seul segment des logements collectifs.
Les autres problèmes rencontrés portent sur des défauts esthétiques (19,5 %), particulièrement recensées lors de construction de maison individuelle et de locaux d'activité. Viennent ensuite la sécurité d'utilisation mise en cause dans 10 % des cas et le défaut de stabilité (9 %).
Problème de couverture en maison individuelle
Dans le détail, les maisons individuelles sont davantage concernées par des problèmes sur les couvertures en petits éléments (19,7 %), notamment celles en tuiles de terre cuite. Viennent ensuite des difficultés sur la réalisation des façades à base de maçonnerie en bloc de béton (16,1 %), les revêtements de sol intérieurs (12,2 %), plus précisément lorsqu'ils sont carrelés, les réseaux d'eau intérieurs au bâtiment (10,6 %), et les fondations superficielles (9,5 %).
« On observe que les coûts de réparation sont répartis sensiblement sur les mêmes éléments d'ouvrage, sauf pour les fondations superficielles qui représentent moins de 10 % de l'effectif signalé en maison individuelle ; elles représentent cependant 34,7 % du coût total de réparation des désordres qui constituent le top 10 en maison individuelle, toutes régions confondues sur la période 1995-2014 », souligne l'étude.
Ceci s'explique par les coûts élevés de réparation pour ce type de dommages : en moyenne 22 000 euros, et jusqu'à plus de 34 000 euros pour des fondations sur sol argileux.
Problème de réseau d'eau en collectif
Concernant les logements collectifs, les désordres signalés à l'AQC ont pour origine : les réseaux d'eau intérieurs au bâtiment (20 %), notamment les canalisations encastrées. Viennent ensuite les problèmes de revêtements de sol intérieurs (12,4 %), les façades à base de béton banché (12,3 %) et les couvertures en petits éléments (10,4 %).
Les coûts de réparation sont orientés principalement sur les mêmes éléments d'ouvrage : « massivement » sur les revêtements de sol carrelés et les réseaux d'eau intérieurs au bâtiment (15,7 %), et sur les façades en béton banché. « Les autres éléments particuliers de façade non étanchés consomment 10,9 % des coûts du Top 10 en logements collectifs, ce qui en fait une pathologie importante en logements collectifs », détaille l'étude.
Enfin, pour les locaux d'activité, les désordres signalés touchent également les revêtements de sol intérieur mais aussi les couvertures en grands éléments, les fenêtres et les portes-fenêtres (principalement les menuiseries aluminium) et les réseaux d'eau intérieurs au bâtiment.

Source Batiweb

16/06/2015

MONIER ROUMAZIERES : La pépinière d’entreprises organise des visites du monde de l’industrie pour ses poussins

Soucieux de faire naître des relations privilégiées entre les entrepreneurs qu’ils accueillent et le monde économique, les animateurs de la pépinière d’entreprises de Saint-Junien poussent les portes du monde industriel local.

La pépinière d'entreprise de Saint-Junien Vienne Glane poursuit son programme de visites d'entreprises, mis en place en 2013 par René Clavaud (vice-président délégué de la pépinière) et la commission réseau communication. L'organisation de ces visites est orchestrée par Guylain Tétard, directeur des Feutres Depland qui a été l'un des tout premiers à faire découvrir l'entreprise qu'il dirige aux jeunes pousses de la pépinière.
Créer des liens entre entrepreneurs
L'objectif de ces visites est de permettre de découvrir les activités industrielles du territoire, de développer l'esprit d'entreprise et, surtout, de créer du lien entre dirigeants confirmés et des jeunes créateurs d'entreprise.
C'est pour toutes ces raisons que près de 20 chefs d'entreprise se sont rendus, dernièrement, à la tuilerie de Roumazières, filiale du groupe Braas Monier. Une entreprise légendaire créée au 19° siècle (en 1875) est qui est toujours un phare de l'industrie locale.
Une tuilerie de haute performance Ce site est remarquable à plusieurs points de vue et sa visite a passionné les chefs d'entreprise. D'une part, l'étendue de la structure est surprenante, elle représente 140.000 mâ de superficie, dont 35.000 mâ de bâtiments et un parc de stockage de 60.000 m².
La tuilerie de Roumazières produit différentes tuiles et accessoires en terre cuite et notamment la nouvelle tuile canal, Fériane®, lancée fin 2013. Chaque jour des tonnes d'argile et de sable sont utilisées et réparties sur les différentes lignes de production. La capacité de production annuelle est considérable avec 75 millions de tuiles et 5 millions d'accessoires.
La production, de la fabrication à l'empilage, le séchage, l'engobage, la cuisson et le dépilage est entièrement informatisé.
Cette visite a été extrêmement intéressante, comme l'a souligné René Clavaud : « C'est un bel exemple de réussite pour nos jeunes entrepreneurs ». Le vice-président délégué a rappelé brièvement les missions de la pépinière : « accueillir les porteurs de projet et les créateurs d'entreprise en mettant à leur disposition des bureaux et ateliers équipés, un soutien, un accompagnement au démarrage de leur activité ». Ce soutien confirmé par le témoignage d'Annick Couvidoux, spécialiste du diagnostic immobilier, qui a poussé les portes de la pépinière il y a deux ans pour créer son entreprise DIAGHOME SUD qui est consacrée au diagnostic immobilier.
Une seule mission : promouvoir l'entreprise
Guylain Tétard a rappelé les raisons de son engagement auprès de la pépinière et sa motivation qui est de promouvoir l'entrepreunariat. Il a salué le travail fourni sur 2014 par la commission réseau communication composée de l'équipe d'animation de la pépinière, d'entrepreneurs, de cadres. Un bel exemple de coopération, d'investissement, d'entraide pour un enjeu commun, partagé par les partenaires financiers, l'aide aux créateurs d'entreprises et au développement économique de notre territoire.
Pour 2015 d'autres défis sont à relever. Mais comme un sportif de haut niveau, c'est dans ces moments-là que l'on reconnaît les capacités d'une équipe qui gagne.
Source Le Populaire par Laurent Borderie

12/06/2015

Le verre moussé sert aussi à isoler des façades

L'isolation par l'extérieur se généralise et différentes solutions sont proposées par les fabricants.
Le verre cellulaire, couramment utilisé en toiture, descend aujourd'hui le long des façades pour certains projets particuliers.
Découverte de solutions aux performances garanties.
Isolation
Avec l'entrée en vigueur de normes réduisant toujours davantage les consommations énergétiques moyennes, l'isolation par l'extérieur (ITE) s'impose peu à peu comme une solution incontournable, puisqu'elle résout le problème des ponts thermiques en englobant l'intégralité des façades.

Divers isolants peuvent être employés, dont le polystyrène ou la laine de roche, et, désormais, le verre cellulaire ou "moussé". "
Il est étanche à l'humidité, incombustible et aussi stable mécaniquement que le béton, ce qui permet d'assurer un bon jointoiement entre les panneaux", assure Gilles Mugnier, responsable marketing pour Foamglas, fabricant d'isolants thermiques. "

De plus, ce produit est issu, aux deux-tiers, de verre recyclé, et il ne s'altère pas avec le temps.
Son cycle de vie correspond à celui du bâtiment et il reste réutilisable à la déconstruction", poursuit-il.

L'isolant, très stable dans le temps, peut donc être garanti pendant 30 ans, contrairement aux autres matériaux moins durables.
Son surcoût est alors compensé par sa durée de vie beaucoup plus longue, ne nécessitant aucune intervention.
Généralement utilisé en toiture, où des plaques isolantes étanches sont collées entre elles et directement à la structure (colle minérale ou bitumineuse), le verre moussé est aujourd'hui proposé en technologie de façade légère, associé à une ossature et vêture bois ou parement en zinc agrafé.

La solution, validée techniquement par un cahier des charges, a été retenue par Patricia Leboucq, maître d'œuvre de la rénovation-extension du lycée de Prony à Asnières (Hauts-de-Seine).

Elle explique : "Les extensions ont été réalisées en structure légère pour une question de poids, les fondations ne pouvant pas supporter plus de masse.
L'emploi de verre cellulaire a d'abord été proposé pour les toitures, puis en façade, afin de répondre à la complexité du chantier qui s'est déroulé en trois phases, et en site occupé".
L'architecte précise que l'absence d'entreprise générale a entraîné un découpage en cinq macro-lots dont les différents intervenants n'étaient pas forcément bien synchronisés.

"L'isolant en verre moussé a résolu le problème, car il était possible qu'il reste quelque temps à l'air libre, sans vêture, le bardage n'étant pas installé instantanément", raconte-t-elle.

L'absence de dommages en cas de précipitations, le produit étant étanche, a donc constitué un argument fort. Patricia Leboucq dit également avoir été déçue par la laine minérale, isolant qu'elle a employé sur d'autres projets, dont la mise en œuvre n'était pas satisfaisante sur certains chantiers : "Un produit qui laisse parfois un peu à désirer…", déplore-t-elle.

Source Batiactu

11/06/2015

CONSTRUCTION : LES BUDGETS ALLOUÉS AUX MAISONS INDIVIDUELLES AUGMENTENT EN 2014

L'année 2014 se conclut comme elle a commencé : les budgets et coûts de construction augmentent, les surfaces habitables stagnent ou baissent, tandis que les maisons traditionnelles et constructeurs « CCMI » remportent la quasi-globalité du marché.
Malgré une légère baisse par rapport au trimestre précédent, le budget moyen alloué à la construction d'une maison individuelle continue de progresser à 271 020 €, au dernier trimestre 2014. Ce chiffre est en progression de 8% sur 4 ans, et de 1,58% sur les 12 mois précédents, selon le dernier baromètre national ForumConstruire.com.
Dans le détail, ce sont les budgets dédiés à l'achat du terrain (93 300€ en moyenne) et à la construction (151 110€ en moyenne) qui progressent. L'enveloppe allouée aux finitions est quant à elle plutôt en baisse (26 610€, -11,4 % sur les 12 derniers mois). Le coût de construction au mètre carré baisse très légèrement par rapport au 3e trimestre 2014 (-2€ à 1456€), mais marque une progression sur les 12 derniers mois de +1,88 % (+9,8 % en 4 ans).
La part des différents matériaux de construction ne varie pas ou très peu en 2014. La maçonnerie traditionnelle reste, de très loin, leader du marché. Les constructions bois représentent, au 4e trimestre 2014, 7,9 % des constructions. Les particuliers interrogés ne visent que la RT 2012, pas plus. En effet, on compte seulement 0,4 % de maisons positives, 0,8 % de maisons passives... Peu de particuliers recherchent donc des performances énergétiques supérieures.
La part des constructions gérées par un constructeur de maisons individuelles (CMI) progresse légèrement sur 12 mois (76,4 %, +0,6 points). Les autres types de professionnels se partagent les restes (8,7 % pour les maitres d'œuvre, 2,9 % pour les architectes, 6,6 % pour les entreprises générales du bâtiment…). Les auto-constructions se maintiennent (5,4%).
Enfin, après une lourde chute en 2012 de la surface habitable moyenne des nouvelles maisons construites (de 128,3 m² en moyenne à 123,5), nous constatons une stabilisation de celle-ci aux alentours de 122m² (122,1 m² au 4e trimestre 2014). Les surfaces habitables des maisons individuelles ont tout de même perdu 6,2 m² en moyenne 3 ans.
A l'image des surfaces habitables moyennes, la surface moyenne des terrains a fortement baissé ces dernières années, passant de 1181 m² au second trimestre 2011 à 974 m² ce trimestre. Néanmoins, la situation semble se stabiliser sur 2014, voire même s'inverser sur les deux derniers trimestres (+7,5 % par rapport au premier trimestre 2014).

Source Direct Gestion

10/06/2015

ISOLATION DES TOITURES EN TUILES CANAL AVEC LE SYSTÈME SOUTUILE + ETERNIT

Les contraintes énergétiques conduisent à se pencher sur les possibilités d'isolation de toitures aux contraintes spécifiques de matériau de couverture (tuiles romanes) et de pente (jusqu'à 9%).

Le cas des couvertures à tuiles canal anciennes intègre cette double problématique.
L'association de plaques ondulées en fibres-ciment et d'un isolant performant répond parfaitement à celle-ci.
Les plaques profilées de fibres-ciment (sans amiante) Soutuile (renforcées à l'aide de fibres organiques synthétiques) sont destinées à recevoir des tuiles canal qui n'assurent plus, désormais, qu'une "fonction d'aspect" autrement dit décorative.

Elles permettent la rénovation d'une couverture en garantissant sa parfaite étanchéité, sans dégrader l'esthétique de la toiture.

Le problème posé par leur isolation est aujourd'hui résolu grâce à une couche d'isolant en polystyrène graphité avec Soutuile +. Côté supérieur l'isolant épouse les ondes de la plaque et, côté inférieur, il est associé à une plaque de plâtre BA13 permettant de recevoir directement la décoration.
Le système est idéal pour l'isolation des toitures des maisons individuelles à combles aménageables puisqu'il permet de réaliser des travaux de rénovation énergétique et de répondre à la RT2012 comme dans le neuf.
Eternit système Soutuile +

Avantages :

  • isolation continue sans ponts thermiques.
  • idéal pour les toitures à faible pente jusqu'à 9%.
  • épaisseur hors tout optimisée et performante : 290 mm.
  • facile à transporter à la main.

L'AVIS DE CHRISTIAN PESSEY
Spécialiste de la maison, du bricolage et de la décoration, auteur de nombreux livres pratiques, expert de l’émission Votre Maison le samedi de 8 à 10 heures sur RMC
Cette solution de sous-toiture isolante va contribuer à préserver l'aspect des couvertures anciennes du sud de la France, trop souvent sacrifiées sur l'autel de la rénovation énergétique. Garantir l'étanchéité de la toiture en offrant un niveau d'isolation de type RT 2012 méritait d'être salué.

Source Maison Brico

09/06/2015

Neobric® de Terreal : la brique à pose traditionnelle et isolante nouvelle génération

Commercialisée auprès des négoces depuis mars 2015, la Neobric® deTERREAL complète la gamme de briques de structure d’épaisseur 20 cm à pose traditionnelle. 

Avec une très bonne résistance thermique (R=1 m².K/W), ce produit innovant est idéal pour la construction de maisons individuelles et de maisons en bandes.   

Une innovation certifiée NF Thermique Avec la Neobric®, 
TERREAL lance sa première brique à perforations horizontales qui répond parfaitement aux nouvelles exigences thermiques de la RT 2012 (R>1). 

Grâce à une maçonnerie plus isolante, elle offre une garantie thermique à la portée de tous ! 


Pour obtenir une résistante thermique R=1 m².K/W, sa pose nécessite un simple mortier traditionnel.

Nul besoin d’utiliser un gabarit de pose ni un mortier spécifique puisque la Neobric® dispose d’un système de barrette assurant la dépose du mortier en joint discontinu. 

De plus, sa mise en œuvre est facilitée grâce à sa légèreté (<19 kg) et ses poignées ergonomiques de préhension. 

Facile et rapide à mettre en œuvre, cette innovation réduit la pénibilité sur les chantiers et est utilisable en zone sismique.   

Des chantiers optimisés grâce au nouveau concept d’association maçonnerie Néobric® et angles monolithes 

Compatible avec les accessoires de brique traditionnelle, la Neobric® peut aussi être mise en œuvre avec les angles monolithes. 

Cette association est d’ailleurs fortement recommandée par TERREAL car elle permet de réduire considérablement le temps de pose. 

Tout en conservant les habitudes de montage de la brique traditionnelle, elle assure une rapidité de montage sur chantier et optimise la performance thermique de la façade.   

L’angle monolithe est un angle hauteur d’étage de 260 cm ou 280 cm permettant de gagner du temps et de la productivité pour la réalisation des angles. Avec cet accessoire monolithe, tous les angles du mur sont dressés, réglés et plombés en une seule opération. 

L’ancrage dans les alvéoles horizontales est réalisé au moment du coulage des angles à l’aide d’ouvertures créées sur les faces de l’angle monolithe. 

Cette solution a été développée par TERREAL il y a plus de 20 ans, mais connaît un regain d’intérêt avec l’arrivée de la Néobric®, car elle permet de diviser par 2 l’écart de temps de pose entre une maçonnerie traditionnelle et une maçonnerie à pose collée. 

Les nombreux tests chantiers réalisés par TERREAL confirment l’intérêt de cette nouvelle solution.   


Source Wellcom presse

08/06/2015

SOLUMIX : DES ESSAIS MULTI-MATÉRIAUX !

Depuis son installation sur notre site de Limoges la ligne pilote est exploitée de manière intensive. De nombreux tests sont menés dans le cadre d’études conduites pour évaluer les effets de l’introduction de divers matériaux mixés à SOLUMIX (matériau bi-phase) et pour accélérer le process de production, en accélérant notamment le temps d’autoclavage.
Plusieurs types de matériaux ont été testés pour étudier leur impact sur la résistance thermique de SOLUMIX.
D’origine végétale (foin, chanvre, rafle de maïs, copeaux de bois…) ou encore chimique (agents porogènes ou billes de PSE par exemple) ces matériaux renforcent la résistance thermique de SOLUMIX sans dégrader, pour la plupart, ses propriétés physiques grâce à ses qualités cohésives. Des essais ont d’ailleurs été menés pour vérifier la bonne adhésion du SOLUMIX avec différents métaux, des produits en béton, en terre cuite, du verre.
Les essais continuent, n’hésitez pas nous contacter pour avoir des informations.
Source Solumix

07/06/2015

Une entrepreneuse construit des maisons économiques et écologiques en Zambie

Le Programme d’emplois verts en Zambie mené par l’OIT devrait créer 5000 nouveaux emplois verts d’ici à 2017 grâce à un partenariat entre le gouvernement et le secteur de la construction.

La croissance économique de la Zambie, comme celle de nombreux pays en développement, a été constante, en particulier durant les dix dernières années. Elle devrait atteindre 7,4 pour cent en 2015. Mais cette croissance soutenue n’a pas débouché sur des créations d’emploi significatives et les niveaux de pauvreté restent élevés avec plus de la moitié de la population estimée vivant au-dessous du seuil de pauvreté.
Qui plus est, l’essentiel de la croissance économique est acquis à un coût considérable pour l’environnement. Selon les statistiques des Nations Unies, la proportion du territoire couverte par les forêts est passée de 71 à 67 pour cent entre 1990 et 2010. La plupart des Zambiens – 82 pour cent selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – dépend toujours de combustibles traditionnels comme le bois, la houille et le charbon de bois, ou les déchets animaux, pour satisfaire ses besoins quotidiens en énergie. En Zambie, le nombre de décès que l’on peut attribuer à la pollution de l’air par les ménages, pour toutes les catégories d’âge et pour les deux sexes, s’élevait à 8240 en 2012, selon les statistiques de l’OMS publiées en mai 2015, avec plus d’un demi-million d’années de vie perdues en raison des maladies, des handicaps ou des décès prématurés en 2012.
Cela a conduit les autorités à s’intéresser aux liens entre la création d’emplois et l’écologisation de l’économie, ce qui a abouti à la mise sur pied du Programme des emplois verts en Zambie , un projet sur cinq ans de 12,1 millions de dollars élaboré conjointement par le gouvernement de Zambie et l’ONU. Le programme a pour but de soutenir la création d’emplois verts dans les petites et moyennes entreprises du secteur zambien du bâtiment. Il est dirigé par l’Organisation internationale du Travail (OIT), avec le concours financier du gouvernement finlandais.
Une entrepreneuse apprend les techniques de construction respectueuses de l’environnement
Omba Lacey est l’une des entrepreneurs dynamiques de Lusaka qui a rejoint le programme. Elle gère une société de construction de maisons dans la capitale zambienne depuis 2007. L’an dernier, elle a participé à un formation de l’OIT «Créer votre entreprise de construction écologique». Ce fut une révélation pour elle.
«Je n’avais même jamais envisagé d’utiliser des matériaux durables dans mon travail auparavant. Maintenant, je sais que je peux utiliser des matériaux locaux comme des briques d’argile et de terre cuite et du bois pour la construction», explique-t-elle.
La formation a changé l’activité de Mme Lacey. Avec une quinzaine d’hommes et de femmes qui y ont aussi participé, elle a décidé de fonder un consortium vert pour fournir des produits et des services verts.
«Nous avons récemment construit une maison où j’ai pu mettre en pratique ce que j’avais appris. J’ai économisé beaucoup de temps et d’argent en utilisant des matériaux que l’on trouve sur place comme le bois pour la charpente, les encadrements de portes et de fenêtres, des briques de terre compressée pour les murs, la collecte des eaux de pluie pour l’eau et des panneaux solaires pour l’énergie. Le coût de construction d’une maison peut être réduit jusqu’à 70 pour cent, ce qui met aussi les maisons à la portée tous», poursuit-elle..
On lui a aussi appris à ne pas abattre tous les arbres du site de construction et à utiliser le bois des arbres qu’elle a dû couper pour construire la maison.
Auparavant, Mme Lacey aurait importé des matériaux (comme de l’aluminium et de l’acier) d’Afrique du Sud et de Chine; c’était à la fois coûteux et mauvais pour l’environnement.
«Le secteur du bâtiment a joué un rôle central dans la croissance de la Zambie ces dernières années. Il peut contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre en favorisant les matériaux de construction, services, biens et technologies respectueux de l’environnement telles que les économies d’énergie, les énergies renouvelables et la conservation de l’eau», explique Tapera Muzira, conseiller technique en chef du Programme d’emplois verts en Zambie.
«Pour faciliter ce processus, l’OIT met actuellement en œuvre un programme spécifique pour promouvoir les emplois verts dans le secteur de la construction», ajoute-t-il. Plus de sécurité et de protection sociale
Selon les chiffres de l’OIT de 2012, la Zambie aura besoin de 1,3 million de nouveaux logements avant 2030. Ce qui correspond à la construction d’une maison toutes les deux minutes pour chaque jour ouvré au cours des 19 prochaines années. Le secteur offre donc d’excellentes perspectives de création d’emplois.
«Nous estimons que le programme va favoriser la création de 5000 emplois d’ici à 2017 par le biais de ses partenaires du gouvernement et du secteur. Il va aussi accroître la qualité des 2000 emplois qui existent déjà en améliorant la productivité et les conditions de travail», souligne M. Muzira.
Cependant, le secteur du bâtiment figure parmi les plus touchés par les accidents du travail et les lésions professionnelles, c’est pourquoi le programme de l‘OIT incorpore aussi une composante destinée à promouvoir la sécurité et la santé au travail (SST) dans l’industrie de la construction.
De la même manière, comme le secteur est encore confronté à de nombreux défis en termes de travail décent, avec de hauts niveaux d’emploi informel, de faibles droits à la retraite et la prévalence de nombreux contrats de courte durée – surtout pour les ouvriers qui vont d’un chantier à l’autre – une seconde composante a été ajoutée, qui s’intéresse cette fois à l’extension de la protection sociale aux travailleurs vulnérables du secteur de la construction.
En tant qu’entrepreneur, Mme Lacey pense que, dans l’industrie verte de la construction, la formation et la sensibilisation sont essentielles pour que le secteur contribue à la création d’emplois et au développement durable.
«Davantage de personnes doivent être formées afin que plus d’entrepreneurs comme moi puissent en bénéficier et investir dans des techniques de construction écologiques. Par ailleurs, l’accès au financement devrait être facilité surtout pour acheter des machines adaptées à la construction verte. En tant qu’employeur, je soutiens aussi les efforts déployés pour améliorer la sécurité et la santé au travail et donner aux travailleurs accès à la protection sociale», précise-t-elle.
«La Zambie a besoin de davantage d’emplois de bonne qualité pour une croissance verte et inclusive. Le programme des emplois verts en Zambie offre un bon exemple de ce qui peut être fait dans les pays en développement pour investir dans le développement durable tout en faisant progresser la SST et en élargissant la protection sociale. Nous voulons montrer qu’il est possible de combiner plus d’emplois décents avec des pratiques respectueuses de l’environnement à un coût raisonnable», conclut M. Muzira.

Source OIT ILO

06/06/2015

Laurent Musy quitte la présidence de Constellium

Constellium NV (NYSE:CSTM) declined -3.41% to end last trading session at $13.60. The company, on June 01, 2015, declared the appointment of Ingrid Joerg as President of its Aerospace and Transportation business unit effective June 1, 2015. Ms. Joerg will report to Pierre Vareille, Chief Executive Officer of Constellium. Ms. Joerg, who previously served as Chief Executive Officer of Aleris Rolled Products Europe, will replace Laurent Musy, who has decided to leave Constellium. Mr. Musy will spend a few weeks with Ms. Joerg before taking a top executive position in a company in another industry.

Source WS Observer

Cette entreprise basée à Limoges imprime de la céramique en 3D !

L’entreprise de Richard Gaignon (à gauche) et Christophe Chaput commercialise une imprimante 3D.
Fabricant de céramiques techniques, 3D Ceram poursuit son développement marqué par l’impression en trois dimensions. Mieux : l’entreprise commercialise sa propre imprimante.
Cette imprimante-là ne se trouve pas dans les rayons de votre supermarché. Elle est beaucoup plus imposante et coûte 300.000 €.
Normal, c’est une imprimante 3D (impression tridimensionnelle). Des machines qui ont le vent en poupe, capables de vous fabriquer des objets sur mesure, y compris les plus étonnants (une voiture, une maison). Une révolution technologique dont nous n’explorons sans doute que les premières possibilités (*).
Chez 3D Ceram à Limoges, elle fait partie du quotidien depuis 2009. Créée en 2001 dans le prolongement du CTTC de Limoges (Centre de transfert de technologies céramiques), l’entreprise a été achetée par deux ingénieurs issus de l’ENSCI (École nationale supérieure de céramique industrielle) de Limoges, Richard Gaignon et Christophe Chaput, fin 2009.
3D Ceram fabrique des produits céramique à destination du secteur médical (substituts osseux, implants crâniens et dentaires…), de l’industrie du luxe (joaillerie, horlogerie, décoration), des industries spatiale, chimique, électronique, etc.
Plus de cuisson
En 2014, 3D Ceram conçoit sa propre imprimante 3D, baptisée Ceramaker. Puis décide de la commercialiser. Deux clients en ont déjà fait l’acquisition (discrets pour des raisons de concurrence, ni ceux-ci ni 3D Ceram ne divulguent leurs noms).
Parallèlement à cette évolution, 3D Ceram a mis au point des « résines chargées en céramique » (contenant 20 à 30 % de céramique et le reste de résine), en cours de brevetage, ne nécessitant pas de cuisson. Un produit qui ouvre de formidables perspectives. « La céramique technique traditionnelle représente entre 500 kg et 1 tonne par an. Avec la résine chargée en céramique, on peut estimer le potentiel commercialisable à 5.000 tonnes par an », explique Richard Gaignon.
Du coup, 3D Ceram n’est plus seulement un fabricant de pièces, il est aussi désormais fabricant de « consommables », puisque certains de ses procédés sont adaptables à toutes les imprimantes 3D.
« Sophistication »
« Mine de rien, l’impression 3D bouleverse le processus industriel, souligne Richard Gaignon. Elle fait évoluer le pouvoir de décision et la distribution des tâches. Mais attention, elle ne se substitue pas aux autres techniques de fabrication. Quand vous devez produire 1.000 pièces de céramique identiques, vous n’utilisez évidemment pas la 3D. Reste que celle-ci ofre un niveau de sophistication inégalée ».
Sur ce dernier point, l’industrie du luxe ne s’y trompe pas, elle qui fait de plus en plus appel au savoir-faire de l’entreprise limougeaude, encore jeune mais promise vraisemblablement à un avenir radieux.
(*) L’objet est d’abord conçu par ordinateur. Puis ce fichier est envoyé vers l’imprimante, laquelle dépose et solidifie de la matière couche par couche pour obtenir la pièce finale. Laboratoire SPCTS. 3D Ceram collabore activement avec le laboratoire SPCTS (Science des procédés céramiques et de traitement de surface) du Centre européen de la céramique de Limoges. L’entreprise emploie quatorze personnes, contre neuf il y a deux ans.

Source Le Populaire par Laurent Bonilla

05/06/2015

Imerys Toiture : un nouveau coloris pour les toits du Jura

Avec ce nouveau coloris Chevreuse aux tonalités de terre naturelles composées de nuances claires de gris, la gamme de tuile robuste Jura 10 Jacob s'attribue une teinte parfaitement adaptée pour les maisons jurassiennes habituées à utiliser ce coloris sur d'autres gammes Imerys Toiture.

Grâce à ce coloris authentique, le fabricant a voulu préserver le bâti traditionnel de ces régions naturelles.
Il conserve tous les atouts de la tuile Jura10 Jacob, fabriquée avec les fameuses argiles de Commenailles, réputées ingélives.

L'ensemble des éléments de fabrication apporte une résistance mécanique particulièrement adaptée aux hivers rigoureux. Son imperméabilité efficace en toutes circonstances fait la réputation de cette tuile, résistante à toutes les intempéries, même les plus intenses.
La pose, à joints droits, s'établit de façon remarquable en faible pente sur la totalité de la toiture mais aussi sur un coyau.

Source Batijournal

04/06/2015

La tuile losangée pour rénover les toitures anciennes

Wienerberger renouvelle sa gamme de tuiles afin de les adapter toujours davantage aux travaux de rénovation. La dernière-née est le modèle losangé, idéal pour les faibles pentes, tout en offrant un style d’antan très apprécié.
Le retour aux modèles anciens
La rénovation de toiture fait partie des travaux à envisager sur beaucoup de constructions anciennes. Outre le coût, assez conséquent, vient surtout une autre difficulté pour éviter un changement complet des tuiles, celle du style d’équipement déjà en place, ne trouvant pas toujours de modèles semblables neufs pour permettre leur remise en état. Parmi les pièces anciennes figure la tuile losangée, très présente dans certaines régions. Celle-ci revient pourtant au goût du jour, notamment grâce à une nouvelle gamme signée Wienerberger.
Ainsi, le fabricant propose cette solution de couverture dans une reproduction parfaite des toitures anciennes. La tuile losangée Koramic, réalisée en terre cuite, dispose des mêmes motifs réalisés auparavant, grâce à l’utilisation d’un moule en plâtre. Elle offre aussi une surface lisse avec des emboîtements profonds. Mettant en avant ses performances, ce modèle est garanti 30 ans.
Une tuile adaptée aux pentes faibles
La tuile losangée Koramic est disponible en 3 teintes différentes, en rouge, nuagé ou dans un coloris très actuel, le brun foncé. Elle s’adapte à tous les types de toitures, et plus particulièrement sur celles à faible pente. L’emboîtement proposé permet également d’assurer l’étanchéité de sa surface pour venir renforcer la performance thermique du bâti ainsi recouvert.
Sa pose peut être effectuée à joints croisés ou droits suivant l’effet recherché, tout en jouant sur l’esthétisme de ses formes. Une différence qui pourrait lui permettre de retrouver sa popularité d’antan, y compris sur des constructions actuelles.

Source ETI Construction

03/06/2015

NF DTU 40.21 – Tuiles TC à emboitement ou à glissement à relief

Le NF DTU 40.21 « Couverture en tuiles de terre cuite à emboitement ou à glissement à relief » donne des spécifications de mise en œuvre pour l’exécution de travaux de couverture en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief.
Il s’applique à tous types de bâtiments d’hygrométrie faible ou moyenne, situés en plaine (altitude inférieure ou égale à 900 m) - hors zones tropicales (comme les départements d’Outre-mer) -, à versants plans.
Les supports acceptés sont les charpentes en bois ou en acier, réalisées conformément à leurs règles de l’Art respectives.
Le NF DTU 40.21 ne traite pas de la mise en œuvre des écrans souples de sous-toiture.
La version en vigueur de ce NF DTU, à la publication de cette fiche, est celle du 18 octobre 2013.
Matériaux visés

Les exigences que doivent respecter l’ensemble des composants nécessaires à la mise en œuvre d’une couverture en tuiles de terre cuite à emboitement ou à glissement à relief (dont tuiles, supports admissibles, fixations, mortiers, bandes métalliques, écran de sous-toiture, chatières, mastic de calfeutrement, etc.) sont données dans la partie 1-2 du NF DTU 40.21 “Critères généraux de choix des matériaux”.
Mise en œuvre : l’essentiel
Conditions préalables à la pose
Avant toute mise en œuvre de ce type de couverture, il est préférable de procéder à un calepinage en fonction de la longueur et de la largeur utiles des tuiles, afin d’éviter toute recoupe de ces dernières en cours.
Des dispositions complémentaires peuvent être précisées dans les documents particuliers du marché (DPM), comme les exigences à respecter sur la planéité des supports de liteaux ou la largeur minimale de repos sur les appuis en partie courante ou en about de liteaux.
Principes généraux de mise en œuvre
La pose des tuiles est réalisée à joints droits ou croisés.
La mise en œuvre doit être débutée par le bas du versant, à droite ou à gauche selon le sens des emboitements latéraux des tuiles. Chacune d’entre elles vient en recouvrement de celle précédemment posée.
Les axes longitudinaux des tuiles doivent être parallèles à la ligne de plus grande pente. Les tuiles peuvent être hourdées entre elles. Quelle que soit la nature des liteaux supports, bois ou métal, ils doivent reposer sur au moins 3 appuis. Les entraxes maximaux entre appuis sont donnés dans les tableaux 3 à 6 de la partie 1-1 « cahier des clauses techniques types » du NF DTU 40.21. La longueur minimale de chevauchement est déterminée en fonction du type de tuiles (à emboitement à relief ou à glissement à relief). Des fixations peuvent être nécessaires pour éviter le glissement des tuiles ou leur soulèvement sous l’action du vent. Le type de fixations utilisé est fonction du type de bâtiment (ouvert ou fermé).
Ventilation
Une attention particulière doit être portée à la ventilation en sous-face de la couverture. Quel que soit le cas considéré, elle doit être présente. L’espace à ventiler peut être constitué par le volume du comble si l’isolation est disposée en plancher, ou par la lame d’air (2 cm minimum) entre la sous-face des liteaux supports de couverture et la face supérieure de l’isolant ou de l’écran disposé sous le rampant.
Suivant la configuration de la couverture, les orifices de ventilation devront avoir une section totale minimale, donnée dans le NF DTU 40.21.
La ventilation de l’espace sous couverture est, a minima, assurée par une entrée d’air en partie basse et une sortie d’air en partie haute de la couverture, soit grâce à des systèmes de ventilation linéaires en faitage (mise en place de dispositifs de ventilation continue par exemple) et en égout (grilles ou fentes continues par exemple), soit à l’aide de tuiles de ventilation placées en quinconce sur une ligne haute et une ligne basse.
En complément, le NF DTU 40.21 consacre un paragraphe aux dispositions relatives aux ouvrages particuliers comme les bandes métalliques, l’égout, les rives de tête et latérales, le faîtage, les arêtiers, la noue et les pénétrations.
N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du NF DTU 40.21. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le DTU disponible auprès de l’Afnor ou du CSTB.
Source : batirama.com

02/06/2015

Matériaux de construction - on reste dans le dur: -13.7% de baisse pour les tuiles sur les 4 premiers mois 2015 et -11% pour les briques

La conjoncture des matériaux reste mal orientée en ce début de printemps indique l’Unicem (union nationale des industries de carrières et matériaux de construction). Le niveau de l’activité s’est très légèrement redressé au regard des mois de février et mars calamiteux mais les volumes demeurent à des planchers historiques.
En avril, les résultats de l’enquête rapide traduisent un très léger redressement des livraisons de granulats et de BPE par rapport au mois de mars (respectivement + 2,1 % et + 1,1 % en données cvs-cjo). Toutefois, les niveaux d’activité demeurent dans l’absolu à un bas niveau et s’inscrivent encore en fort retrait par rapport à ceux de l’année dernière.
Ainsi, les livraisons de granulats sont en retrait de 13 % au regard de celles d’avril 2014 et celles de BPE (béton prêt à l’emploi) de 8%. Sur les trois derniers mois connus, l’activité des granulats a ainsi encore perdu 5,7 % par rapport au trimestre précédent tandis que celle du BPE a cédé 4,3 %.
En cumul sur les quatre premiers mois de l’année, le recul se chiffre à – 13,4 % pour les granulats et à – 9,4 % pour le BPE par rapport à la même période de 2014.
« Si ces rythmes baissiers semblent plutôt s’atténuer par rapport au mois précédent, la pente n’en demeure pas moins inquiétante », juge l’Unicem. La production de granulats, cumulée sur douze mois, n’a jamais été aussi faible depuis vingt-cinq ans et il faut remonter au milieu des années 1980 pour constater des volumes d’extraction proches des niveaux atteints en ce début 2015.
Conjoncture pesante 

Quant à l’indicateur du marché des matériaux, il traduit lui aussi une conjoncture pesante dans le secteur du BTP. En effet, la filière construction semble pour le moment rester à l’écart du mouvement de raffermissement de la croissance constaté en France au premier trimestre, et ce, en dépit de la mise en place DES PLANS et mesures de soutien dans le bâtiment et les travaux publics.
L’indicateur du marché des matériaux affiche ainsi un recul de près de 11 % en glissement annuel, sur les quatre premiers mois de l’année. Certains matériaux, notamment les produits en béton destinés aux travaux publics, approchent même des replis de l’ordre de – 20 %.
Des prévisions 2015 revues à la baisse
Dans ce contexte, la commission économique de l’Unicem a décidé de revoir à la baisse ses prévisions d’activité pour 2015. En l’absence de signaux positifs dans la construction de logements et COMPTE tenu des indicateurs encore très baissiers dans les travaux publics, les perspectives d’amélioration attendues pour le second semestre seraient reportées. Au final, après un premier semestre plus mauvais que prévu, l’année 2015 se solderait par une contraction de la production de – 7 % dans les granulats et de – 5 % dans le BPE.

Source Le Moniteur

01/06/2015

Batimatec : l’Industrie de la Terre Cuite change de dimension

Le 18ème salon Batimatec a eu lieu du 03 au 07 mai 2015 à Alger. CERIC a accueilli sur son stand bon nombre de clients historiques et visiteurs.
Ceux-ci ont ainsi pu découvrir les dernières innovations CERIC et notamment la nouvelle conception du brise-mottes de la gamme CERES.
Cette nouvelle machine entièrement revisitée reprend les caractéristiques de robustesse et de fiabilité de la précédente gamme de brise-mottes EM en y ajoutant de nombreuses nouveautés afin de répondre aux besoins des utilisateurs.
Les machines de la gamme CERES ont été conçues afin de pouvoir s’intégrer aussi facilement dans une ligne de broyage neuve que dans une ligne existante en ajout ou en remplacement d’une machine existante.
Des journées techniques étaient également organisées en marge de l’exposition. Philipp Händle, Chef de produit préparation Terre, y a fait une présentation sur le thème «La préparation Terre et son influence sur la performance, la qualité et les coûts ».
Les nombreux visiteurs ont également pu constater le renforcement des équipes au niveau de notre filiale CERIC Technologies El Djazaïr, le nouvel Ingénieur Technico Commercial Services, Ghislain Burguera était présent, ainsi que toute l’équipe d’experts et commerciaux, sur le stand.

La palette très complète de services en Algérie, tous facturables en DA, y était présentée :
- Vente de pièces détachées et de pièces d’usures,
- Maintenance préventive et maintenance curative,
- Réparation et remplacement de matériels,
- Fourniture de wagons fours, balancelles de séchoir, structure métallique, gaines,
- Audit technique et diagnostic d’installations,
- Conseils : extension de capacité, augmentation de la performance, amélioration de la qualité, économies d’énergie, sécurité des biens et des personnes, protection de l’environnement, etc,
- Aide à l’exploitation et assistance à la continuité de service,
- Mise en conformité sécurité,
- Formation et développement des compétences.
Pour plus d’information, rendez-vous sur le nouveau site internet : www.ceric.dz

Source CERIC FACEBOOK

31/05/2015

Roland-Garros : d'où vient la terre battue ?

"L'or rouge" vient du Nord, avant d'être retraitée dans l'Oise. Sa composition est secrète.
Rafael Nadal en est le roi. La terre battue de Roland-Garros provient du Nord et de ses carrières. C'est à Templeuve plus exactement qu'une entreprise extrait l'argile qui sera ensuite cuite dans des fours pour former des briques. Sur les 30 000 tonnes produites chaque année, 1 000 échappent au savoir-faire des employés. Les déchets sont ensuite stockés sur un parking puis revendus à une autre usine, "Supersol", dans l'Oise. Un ouvrier les fait passer huit heures par jour dans un broyeur. Il en sort "l'or rouge". Roland-Garros est le premier client de l'entreprise, mais le tournoi a ses exigences. "Une terre plus fine, qui a une formulation secrète", détaille Benjamin Alameda, directeur de l'entreprise.
Les sportifs exigeants
Chaque matin, dès l'aube pendant le tournoi, les cours sont raclés puis égalisés. Des soins auxquels sont sensibles les joueurs. "Ils veulent avoir tous les paramètres de la surface", détaille Bruno Slastan, responsable de l'entretien des cours. Au-delà des tactiques, le gagnant est aussi celui qui maîtrise le mieux sa glisse sur terre battue.
Source Francetv info

30/05/2015

TUILERIE DE PUYCHENY - L’association multiplie depuis sa création, en 1994, les initiatives

L’assemblée générale des Amis des tuileries du Limousin s’est tenue samedi dernier à Saint-Priest-Ligoure.
Il est des assemblées générales où l'on compte les présents « sur les doigts d'une main ». Il en est d'autres par contre où il manque des chaises pour s'asseoir. Celle des Amis des tuileries du Limousin, qui s'est tenue samedi dernier à Saint-Priest-Ligoure, était de la deuxième catégorie.
La présence d'un nombreux public n'est pas le fruit du hasard. Certes, nous étions entre les deux tours des départementales, mais surtout, l'association multiplie depuis sa création en 1994, les initiatives et les projets, lesquels aujourd'hui, lui confèrent une évidente reconnaissance.
« Notre coeur de projet demeure la transmission »
Le président, Jérôme Gauduchon, dont c'était la première assemblée générale en tant que tel, explique : « Nous avons entrepris un processus de professionnalisation de nos activités ». Il faut entendre cette phase comme celle de la structuration, de la multiplication de l'offre et de son adaptation au maximum de publics. « Notre c'ur de projet demeure bien sûr la transmission », ajoute le président. « Transmettre pour entreprendre ».
Les Amis des tuileries ont pour essence même la valorisation du beau patrimoine constitué par les tuileries et les savoirs qui s'y réfèrent.
Actuellement, l'association compte plus de 100 adhérents (dont les 2\3 étaient effectivement présents à l'assemblée générale de samedi), et peut s'appuyer sur les 3 derniers tuiliers du département (2 à Puycheny et un à Séreilhac). « Nous développons la formation à partir de l'argile et des arts du feu », dira le président. Ainsi, de nombreux groupes d'enfants et d'adultes sont passés par Puycheny en 2014. D'ailleurs, la formation va aussi profiter aux bénévoles en 2015.
Mais ce qui est important, c'est toujours l'avenir. Il est plutôt ensoleillé pour les Amis des tuileries. En effet, l'époque s'intéresse aux choses ancestrales, notamment à la valorisation des matériaux traditionnels. J. Gauduchon a pu annoncer aux participants que l'association allait mettre son savoir-faire pédagogique et technique au service de la construction traditionnelle et durable. « En juin 2015, nous encadrerons un chantier-école de construction à partir de matériaux traditionnels à Saint-Léonard-de-Noblat », précisa-t-il. La vocation de formation se développera donc et s'adressera à des publics et des professionnels variés (professionnels de la construction, mais aussi ergothérapeutes, enseignants…) outre les traditionnelles animations sous forme de stages s'adressant aux scolaires.
L'année 2014 a donc vu le développement en Limousin, de la filière terre crue. Ce fut aussi l'occasion de fêter les 10 ans du festival des Arts du Feu. L'occasion également d'inaugurer le musée à Puycheny, désormais nommé espace Camille-Aupeix, du nom de l'ancien propriétaire de la tuilerie.
Améliorer la qualité de l'accueil des différents publics (et des publics différents en matière d'accessibilité) constitue le souhait de l'association. L'accueil physique et l'accueil « communicationnel » (site internet, signalétique…). Tout cela au service de ce matériau noble qu'est l'argile. Une noblesse à laquelle le Conseil régional du Limousin a été sensible puisqu'il fait désormais partie des partenaires.
Enfin, le recrutement au printemps d'un nouveau salarié permettra de seconder la petite équipe composée d'Anne et d'Aurélie. Une équipe à l'image de l'association des Amis des tuileries : tout sourire.
Source Le Populaire par Thierry Tible

29/05/2015

La toiture d’un cloître rénovée avec des tuiles plates Erlus

Le cloître Persenbeug, édifié sous l’ère des Habsbourg, défie le temps. L’édifice historique, situé en Basse-Autriche, a toutefois subi des dommages, nécessitant une rénovation complète de sa toiture, sans pour autant modifier son aspect extérieur. Ce défi a été relevé grâce aux tuiles plates du fabricant Erlus. Au niveau des croupes, des pignons ou des petites lucarnes, des milliers de pare-neige au maillage strict confèrent un certain cachet à l’imposante toiture.
Avant la pose de la première tuile sur le toit du cloître, le couvreur a méticuleusement positionné au sol les différents motifs dans la cour du cloître. « Le maître d’ouvrage a ainsi pu avoir un aperçu des différents agencements possibles, explique Wilhelm Böhm jr., gérant de l’entreprise éponyme à Ottenschlag. Le toit devait impérativement conserver son aspect originel. L’ancienne toiture nous a donc servi de modèle », poursuit-il.
Une rénovation fidèle à l’original
Cet effort d’agencement était nécessaire, car la ville de Persenbeug est le siège historique de la noblesse des Habsbourg. Les propriétaires des biens immobiliers autour du château de Persenbeug ont eu à cœur de conserver l’aspect original des bâtiments du mieux possible. Le cloître ne déroge donc pas à la règle, même s’il est aujourd’hui utilisé depuis longtemps comme locaux d’habitations et de bureaux.
Pour tous les acteurs de ce chantier, il était hors de question de ne traiter qu’à moitié la sauvegarde de ce patrimoine historique. Le maître d’ouvrage et le couvreur voulaient sauver cette toiture régulièrement endommagée par les outrages du temps depuis plus de 70 ans. Ces dernières années, les tempêtes, la grêle et les fortes pluies n’ont pas épargné l’ancienne toiture. Une rénovation totale du toit est apparue comme la solution la plus économique.
La couverture en tuiles plates ne pouvait pas simplement être échangée contre un revêtement moderne d’un rouge éclatant ou d’une autre couleur homogène. Fidèle à l’aspect original, des nuances de couleurs de différents rouges, alternativement mats ou brillants, ont été combinées de main de maître se rapprochant au plus près des couleurs de l’ancienne toiture, dont les tuiles ont vieilli pendant des décennies.
54 700 tuiles posées
Le maître d’œuvre et le couvreur se sont mis d’accord sur un panachage de trois tuiles plates à bout rond Erlus d’une épaisseur de 15 mm. La toiture, d’une surface totale de 1 700 mètres carrés, a nécessité 28 700 tuiles plates historiques claires, 19 900 tuiles plates historiques foncées et 6 100 tuiles plates frittées. La charpente et les tuiles, visibles de l’intérieur, n’ont pas bénéficié d’écran souple de sous-toiture. Le maître d’ouvrage avait en effet déjà combiné une isolation avec le plafond du dernier étage. Les nouvelles voliges en épicéa sont, quant à elles, directement posées sur les chevrons.
Des tuiles plates résistantes à la grêle
Les surfaces principales de la toiture du cloître présentent une pente à 47 degrés. Pour que les tuiles plates puissent s’accrocher solidement aux voliges, la tête de tuile dispose d’une double perforation.
« Nous avons fixé une tuile plate sur trois dans la surface, et individuellement chaque tuile sur les bords du toit et les demi-croupes » constate Wilhelm Böhm. Au niveau de la croupe, les tuiles sont accrochées avec un angle de plus de 80 degrés. Enfin, la tuile faîtière Erlus n° 2, qui peut se poser à sec, convenait pour le faîte et l’arêtier. Sur le toit du cloître, elle est toutefois historiquement maçonnée.
Les tuiles employées ont une largeur de 18 cm et une longueur de 38 cm. Leur robustesse permet au toit du cloître de résister aux intempéries, notamment à des grêlons de 4 cm. Les tuiles Erlus sont en effet conformes à la classe 4 de protection anti-grêle.
La protection contre les glissements de neige est assurée par 6 000 pare-neige, qui couvrent le toit selon un maillage strict. Pour protéger davantage l’entrée et les noues des dépendances, 30 mètres linéaires de grilles pare-neige ont également été montées sur le nouveau toit en tuile.
Pour des raisons esthétiques, les couvreurs n’ont positionné les supports pour les grilles pare-neige qu’au niveau de la cinquième et sixième rangée de tuiles. Au niveau des gouttières, c’est une série de pare-neige resserrés qui fait office de barrière. De nombreux points d’ancrages et de crochets à échelle ont enfin été répartis sur toute la surface pour garantir la sécurité des couvreurs lors de la pose.

Source l'industrie céramique et verrière

28/05/2015

ALGERIE «La fabrication de brique de terre consomme moins d'énergie que le béton armé»

Spécialisée en éco-conception, en systèmes constructifs alternatifs et en matériaux bio-sourcés (paille, béton de chanvre), l'algérienne Ilhem Belhatem est fondatrice de l'agence Atelier D à Paris. Elle est diplômée de l'Epau d'Alger et de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse.

Pourquoi est-il nécessaire de développer les architecture de terre en Algérie ?
Il faut d'abord développer une architecture qui soit contexalisée, c'est-à-dire liée au territoire où on s'implante. La notion du lieu est importante. C'est cela qui fait qu'on a une richesse et une diversité architecturales et qu'il y a une économie qui s'installe autour. C'est une manière d'éviter les énormités commises dans les années 1950/1960, notamment dans les banlieues françaises. Des banlieues qui se ressemblent. C'est ce qu'on est en train de faire en Algérie actuellement.
Tous les projets de construction se ressemblent. On ne se pose pas la question sur la nécessité d'avoir une architecture locale. L'architecture terre est particulière. Elle répond au mieux à la notion de lier l'archicture au territoire, à la diversité culturelle et à l'économie circulaire. Il en est de même pour les archictures pierres et bois. La terre a également la particularité d'être présente partout.
Ce n'est pas le cas des autres matériaux bio-sourcés comme le bois ou la pierre. Je suis architecte, j'utilise plusieurs matériaux en intervenant en Amérique du Sud, en Afrique et en France. Les savoir-faire existent. Il faut les utiliser. Ici, à Adrar, on voit bien l'esthétique dans la construction, mais malheureusement on construit avec du parpaing ou avec de la brique creuse dans une région où il fait très chaud en été. Impossible donc de vivre sans climatisation
Donc, le recours est l'utilisation de la terre...
Oui. Il y a de l'esthétique, donc le savoir-faire est là. Il suffit d'utiliser la brique de terre et le pari est gagné. Les gens d'Adrar peuvent donner la leçon à l'Algérie et au monde entier. Pourquoi ? Parce qu'ils auront ravivé un savoir-faire local en utilisant la terre. Une véritable leçon comme au M'zab avec l'architecture vernaculaire. Dans le sud, on peut utiliser de l'adobe, de la brique comprimée stabilisée ou pas. La terre est là et la région n'est pas sismique.
Existe-t-il de la résistance à l'archicture de terre ?
Il y a de la résistance dans le sens où l'on est tombé dans la facilité. Des cimenteries se sont installées. Le parpaing est produit en grosses quantités. Il est maçonné facilement. Il en est de même pour la brique cuite.
La brique de terre crue relève d'un ancien savoir-faire, mais qui n'a jamais été mis au goût du jour. Des expériences existent dans plusieurs pays, pas uniquement en Algérie. L'industrialisation poussée à l'extrême a empêché le recours aux matériaux locaux. Le marché est donc inondé par les matériaux industriels.
Il faut que les choses s'organisent. Les architectes et les bâtisseurs doivent prescrire des matériaux différents pour prouver qu'on peut construire autrement. Aujourd'hui, on arrive grâce à ces matériaux à des performances thermiques et hydrothermiques qui répondant aux problématiques environnementales... Il y a la notion du politique qui intervient.
Les politiques peuvent insuffler une nouvelle façon de faire, donc une stratégie sur le moyen et long termes. Les collectivités locales, comme ici au Sud, doivent prendre l'initiative en utilisant les matériaux locaux.
En Algérie, il existe un arsenal juridique qui permet de le faire. Les architectes doivent montrer la voie. Demain, s'il faut bâtir une bibliothèque, par exemple, autant utiliser la brique de terre (...). On ne peut pas demander à un cimentier de changer de métier et de faire du lobbying pour la brique de terre. Mais la balle est dans le camp des architectes qui peuvent proposer des techniques de construction en conseillant le matériau terre.
C'est leur responsabilité en tant que maîtres d'œuvre. Encore une fois, il faut souligner que les matériaux industriels sont énergivores. Et puis, les cimenteries sont à l'origine de presque 10% des gaz à effet de serre. Le bâtiment en béton consomme de l'énergie et fournit beaucoup de déchets.
Donc, il faut qu'on prenne une halte pour s'entendre sur l'avenir de l'Algérie dans un contexte énergétique global. On ne s'assure pas la sécurité énergétique avec le gaz de schiste. La fabrication de brique de terre consomme moins d'énergie que le béton armé ! Utiliser la terre permet de s'inscrire dans une logique de préservation des ressources et de l'énergie.
Source El Watan par Fayçal Métaoui

27/05/2015

Charente - mono mur bio briqes : un nouveau chai déjoue de nombreuses contraintes

La SCEA du Chevalot (de messieurs Bernard et Teddy Sicaire), située sur la commune de Bouteville inaugure le 19 mai son nouveau chai. Réalisé grâce au travail du Bureau d'étude de la Chambre d'agriculture de Charentes, ce chai réalise la prouesse de répondre à de multiples exigences : celles des sites classés (le chai est situé en face du château de Bouteville), celles des zones sismiques et celles des performances énergétiques.
« Le chai est construit en mono mur bio brique, ce qui confère à l'ouvrage une bonne résistance aux séismes et garantit une stabilité thermique » explique Stéphane Bireau, conseiller du bureau d'études en bâtiment. La bio brique, une brique alvéolée, est assemblée sans jointure, ce qui est la clé de sa performance énergétique puisqu'elle n'offre pas de point thermique avec l'extérieur.
La résistance sismique est améliorée par une construction réalisée avec un système de suspension : le bâtiment n'est donc pas posé sur le sol. Ce système intègre des longrines, ce qui assure une étanchéité du bâtiment.La charpente bois est réalisée en « fermette » isolée sous ferme pour la stabilité au feu, avec une toiture en tuiles et des huisseries en bois.
« Globalement, la construction est légèrement plus chère que des constructions classiques mais elle permet de limiter les pertes liées à la part des anges grâce à la stabilité thermique du bâtiment » explique Stéphane Bireau. Le coût de ce bâtiment de 300 m2 se porte à près de 250 000 euros.
Le bureau d'étude de la chambre d'agriculture de Charente réalise une cinquantaine de projets par an de toute nature. Près de la moitié concerne des constructions dans le secteur viticole. Il intègre de plus en plus souvent les questions thermiques dans ses projets.

Source Vitisphere

26/05/2015

Une nouvelle usine pour Bouyer Leroux

Créée en 1955 à la Séguinière dans le Maine-et-Loire, la société Bouyer Leroux est une entreprise familiale devenue une société coopérative et participative (SCOP) en 1980. Au fil des années, l’indépendance de l’entreprise et ses résultats l’ont amenée à atteindre un niveau de fonds propres qui lui a permis de réaliser d’importants investissements ainsi que plusieurs acquisitions.
En 2013, le groupe Bouyer Leroux acquiert l’activité “Structure” d’Imerys, aujourd’hui Bouyer Leroux Structure, et réalise un an plus tard une unité de production d’éléments de grandes longueurs sur le site de La Boissière-du-Doré en Loire-Atlantique en vue de développer son activité.
4,5 millions d’euros investis dans ce projet industriel
Implantée dans un bâtiment de 15 000 m2 sur un terrain d’une surface de 10 ha, la construction de cette nouvelle ligne qui a débuté en janvier dernier s’est réalisée dans un temps record. Le site a vu le jour en mai et la production a démarré en juin 2014, avec un objectif de qualité et de productivité atteint dès le mois de juillet.
« Destiné au départ à la fabrication de briques de murs, le projet a été réorienté vers la fabrication de linteaux et de coffres de volets roulants monoblocs en terre cuite due à une demande plus importante sur ce marché », explique Roland Besnard, Pdg du groupe Bouyer Leroux.
Le site a été équipé d’un nouveau séchoir, d’une ligne complète de manutention des éléments de grandes longueurs (supérieurs à trois mètres) sur les différentes phases du processus de production, d’une ligne de sciage pour la fabrication de produits dont les longueurs peuvent varier de 80 cm à plus de trois mètres, de deux lignes d’assemblage des coffres de volets roulants. (lire également notre article page 39).
Nouvelle usine en Normandie en 2015
Avec une production de 10 000 tonnes actuellement, cette unité qui tourne sept jours sur sept, peut atteindre les 20 000 tonnes si l’on exploite toute sa capacité. Cette unité confirme la volonté de l’entreprise de devenir leader sur ce marché comme elle l’est d’ores et déjà sur celui des briques.
Le groupe Bouyer Leroux dispose aujourd’hui d’un effectif d’environ 740 salariés, dont 226 sociétaires, et devrait réaliser un chiffre d’affaires supérieur à 165 millions d’euros. La Scop n’a pas encore fini de se développer puisqu’elle a récemment acquis un terrain de 10 ha en Normandie à Forges-les-Eaux destiné à accueillir une usine à l’horizon 2015.

Source l'industrie céramique et verrière

Tecauma réalise une ligne de manutention de linteaux grande longueur pour Bouyer Leroux Structure

Tecauma a récemment mis en route une nouvelle ligne de manutention de linteaux grande longueur sur le site de Bouyer Leroux Structure (lire également notre article dans cette édition en page 29) à la Boissière-du-Doré (49).
L’entreprise vendéenne assure la manutention de ces produits en terre cuite hors standard, qui mesurent jusqu’à trois mètres de long, à partir de la sortie du séchoir jusqu’à la palettisation. La ligne comprend l’empilage des linteaux sur wagons, le dépilage, un circuit de U et une ligne de sciage et d’assemblage. L’empilage et le dépilage de ces produits fragiles est réalisé avec une grande précision.

Source l'industrie céramique et verrière

25/05/2015

De la couleur sur les toits avec la tuile émaillée

La tuile émaillée offre un style unique sur les constructions, venant prolonger l’apparence architecturale de l’habitat. Elle permet également toutes les couleurs avec une finition brillante très stylée.
La tuile émaillée en neuf comme en rénovation
La couleur arrive de plus en plus en toiture. Longtemps réglementée suivant les régions, limitée fréquemment aux teintes grises ou terre cuite, la couverture tuile des constructions évolue peu à peu, à l’image des façades. L’occasion de profiter de techniques mises au point depuis de nombreuses années pour renforcer le style architectural de la construction.
Parmi les modèles aujourd’hui proposés, la tuile émaillée se révèle à la fois esthétique et performante. Sa particularité est de voir sa surface recouverte d’une couche émaillée très résistante qui assure sa durabilité, tout en évitant les phénomènes de porosité. De fait, elle autorise toutes les couleurs pour venir s’associer à la façade. Son choix influe alors le style de la construction dans une apparence traditionnelle ou, à l’inverse, en offrant une modernité marquée, notamment présente lors des opérations de rénovation.
La toiture en voit de toutes les couleurs
L’éventail des coloris disponibles pour les tuiles émaillées est sans limite. Si elle peut rappeler le classicisme ocre ou gris, il peut également être fait d’autres choix tels que le jaune, le vert ou le bleu turquoise. Les modèles sont des plus variés avec des tuiles disponibles dans une forme canal ou plate, par exemple. Cette diversité permet un usage en recouvrement des façades.
Sans pour autant chercher à mettre de la couleur en toiture, ces solutions émaillées sont aussi utilisées dans des lieux humides ou en sous-bois. En effet, ce recouvrement en surface réduit la formation de mousses ou moisissures, garantissant la durabilité de la toiture et limitant son entretien.

Source ETI

24/05/2015

La filière terre cuite prend 3 engagements dans le pacte de responsabilité

Le Pacte de Responsabilité signé par la Fédération Française des Tuiles et Briques a fait l'objet d'un accord majoritaire avec 3 organisations syndicales : CFDT, CFTC, CGC.
Il met en avant trois engagements :
Recruter des jeunes de moins de 25 ans et les accompagner dans leur intégration. La filière terre cuite a pour objectif d'embaucher 54 jeunes sur une période de 3 ans en CDI à temps plein. Ils bénéficieront d'un accompagnement par les entreprises avec le déploiement d'outils spécifiques tels que le parcours d'accueil du jeune embauché, un livret d'accueil, un suivi individualisé par un référent... Cet accompagnement permettra de développer un échange intergénérationnel et la mise en place d'un transfert des savoir-faire et de l'expérience avec les salariés proches d'un départ en retraite.
Valoriser les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP).
Ces formations certifiantes ont été créées par la filière terre cuite en 2004 ; les contenus ont été adaptés afin de prendre en compte les évolutions des métiers. Aujourd'hui 3 CQP sont proposés aux salariés de la filière terre cuite : le CQP Chef d'équipe, le CQP Conducteur d'installation et le CQP Préparateur de terre. Pour favoriser l'accroissement des compétences des salariés et leur investissement dans cette formation, le Pacte de Responsabilité signé par la filière prévoit :une prime de 500» brut pour le salarié ayant obtenu le CQP; une prime de 50» brut par mois pour le tuteur ayant accompagné le salarié au cours de cette formation
3% de contrats en alternance à fin 2017
L'alternance permet aux jeunes d'associer une formation théorique à une formation pratique à travers une première expérience professionnelle pour accéder à un emploi qualifié et contribuer ainsi à leur intégration plus rapide dans la vie active. L'accord s'inscrit dans cette dynamique en prévoyant un engagement précis sur le nombre de contrats d'apprentissage, une valorisation de la rémunération des apprentis et un rôle primordial du maître d'apprentissage dans le cursus de formation du jeune.

Source Batijournal

23/05/2015

Loire-Atlantique: À la tuilerie neuve, on a cuit l'argile grâce au bois

Nichée au village de l'Ébaudière, situé à la frontière des communes de La Remaudière et Vallet, la tuilerie neuve de la famille Gouleau a été la dernière du département à fonctionner au bois.
« Dans la commune, on retrouve trace d'un tuilier nommé Calixte Gouleau, dès le recensement de 1872 », précise le Remaudièrois Jean-Pierre Petiteau, passionné par l'histoire locale. « Je me souviens qu'en sortant de l'école, je voulais être embauché dans une boucherie. Mes parents n'étant pas d'accord avec mes goûts, j'ai été obligé de travailler avec eux à la tuilerie », se remémore Calixte Gouleau junior, dont le frère Jean assurera la direction de l'entreprise familiale jusqu'en 1970.
Les hommes passent l'hiver au fond des carrières
« C'est ainsi que tout gamin, après avoir enfilé un morceau de lard et des choux bouillis en guise de petit-déjeuner, je partais allumer le four couché. La fournille (1) était enflammée vers quatre heures du matin. On arrêtait d'enfourner les bûches très tard, dans la soirée. Le four était chauffé à environ 1 000 degrés. On ne pouvait l'ouvrir, que seulement deux jours plus tard, se souvient l'ancien tuilier, qui s'apprête à fêter ses 85 printemps. Une époque pourtant pas si lointaine, où l'on ne comptait pas son temps. »
L'argile était extraite à la pelle et à l'huile de coudes. Qu'il pleuve, neige ou tempête, les hommes passaient, tout l'hiver, installés au fond des carrières, à ciel ouvert. Au fur et à mesure, l'argile est ramenée en tombereau près de la tuilerie. Ensuite, de mars à la Toussaint, place à la fabrication et aux cuissons, durant les beaux jours. « Après avoir piétiné la glaise humide, avec nos pieds pour la rendre malléable, on forme, une à une, les tuiles ou les briques à la main. Beaucoup plus tard, on a utilisé une broyeuse-mouleuse qui faisait les deux opérations simultanément », raconte Calixte Gouleau.
Tuiles, briques et pots de drainage
Long de cinq mètres et haut de deux, le four couché avale indistinctement, deux fois par semaine, ses 5 000 tuyaux de drainage, ses 10 000 briques et autant de tiges de botte (2). Destinées à la région de Saint-Nazaire ou à la future métropole nantaise, les fabrications artisanales et réputées de chez les Gouleau connaissent un énorme succès. « À l'époque, il n'est pas question de palettes ou de chariot élévateur. Les tuiles ou les briques sont chargées à la main, à même dans le tombereau. » Déchargée ensuite à la gare de Vallet ou à celle plus proche du Petit-Anjou, à La Remaudière, la production est acheminée en wagon, au plus près des nouvelles constructions.
« À l'époque de nos parents, toutes les livraisons s'effectuent en voiture à cheval. Deux mille tuiles par chargement et sept heures de voyage en charrette, pour aller et revenir de Vertou, note Calixte, en signalant, quand même, un arrêt du convoi vers le village de Tournebride. Juste le temps de boire une chopine de muscadet et de donner une mesure d'avoine aux chevaux. »
Vers 1920, les 1 000 tuiles étaient vendues 25 francs. La recette est nette, sans TVA et sans impôt. « Même si le travail était très dur physiquement, les plaisirs étaient simples et nous n'étions pas malheureux », conclut Calixte Gouleau, un brin nostalgique. Lui, qui deviendra à 33 ans, un des tout premiers transporteurs au volant de son camion, sera, par la suite, le fondateur des ambulances Gouleau dans le canton de Vallet.
(1) Menu bois et branchages pour chauffer le four.
(2) Tuile ronde traditionnelle.

Source Ouest France

22/05/2015

Canada / Eco : bond des permis de construire

La valeur totale des permis de bâtir a atteint 6,9 milliards de dollars canadiens en mars, en hausse de 11,6%. Il s'agit de la première augmentation en trois mois et la plus forte depuis septembre 2014, précise Statistiques Canada. Le consensus anticipait une progression limitée de 2,5%.
Source Fortuneo / Boursier.com