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13/03/2026

wienerberger: Suppression de postes dans cette entreprise du Maine-et-Loire, les «négociations ne se passent pas très bien»

Le site Wienerberger à Durtal (Maine-et-Loire) a supprimé 37 postes en novembre 2025. Depuis, les négociations des indemnités de licenciement sont loin des attentes des salariés.

Le 20 novembre 2025, l’entreprise Wienerberger France a annoncé « l’arrêt de la production de briques de structure du site de Durtal (Maine-et-Loire), en 2026 ». Celle-ci est aujourd’hui effective.

Cette décision est justifiée par la multinationale autrichienne du fait qu’elle est « confrontée, depuis 2022, à une crise majeure du secteur de la construction neuve ». Dans ce contexte, elle « engage un projet de transformation de son activité Structure pour renforcer sa position sur le marché français, préserver sa compétitivité et permettre son développement ».

Des indemnités de licenciement jugées « loin du compte »

Cette réorientation a provoqué la suppression de nombreux postes. Pas moins de 37 salariés durtalois sont concernés. Ce mardi 3 mars, bon nombre d’entre eux étaient devant le portail du site Wienerberger pour faire entendre leur mécontentement envers la direction.

« Les négociations ont débuté pour discuter des indemnités de licenciement des salariés de Durtal. Elles ne se passent pas très bien. On est bien loin de nos attentes, fait savoir Eric Péglion, salarié de Wienerberger et délégué syndical à la CFDT. Les engagements indiqués par notre direction lors de leur discours de novembre ne sont pas tenus. »

Eric Péglion et ses collègues pointent un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) loin de leurs attentes : « Si on regarde les PSE précédents du groupe, un salarié de Durtal avec 10 ans d’ancienneté devrait grosso modo pouvoir toucher 40 000€ d’indemnités de licenciement. Avec les négociations actuelles, on est à peine à 25 % de cette somme. C’est un PSE au rabais que l’on ne comprend pas. On va récolter des miettes de pain, si on ne se fait pas entendre. »

Les salariés du site durtalois sont aussi mécontents contre Anthéa Conseil, un organisme privé ayant pour mission d’évoquer leur futur professionnel. « On n’est pas écouté. On essaye de nous recaser sans prendre en compte nos demandes », se désole Eric Péglion.

« On est optimiste pour que ça aille dans le bon sens »

Contactée, la société Wienerberger France a répondu à nos sollicitations par la voix de Sébastien Bach, responsable ressources humaines France au sein du groupe.

« On comprend tout à fait que les salariés ont besoin de clarté. La 3e réunion de négociations avec les syndicats a lieu ce mardi 3 mars, en région parisienne. Il y en aura encore trois autres. À chacune d’entre elles, on se montre à l’écoute et transparent. Il est important de savoir que le PSE de chaque site est indépendant », insiste le responsable RH.

« On est au début du processus de négociations. Une 1re base a été établie. On est optimiste pour que ça aille dans le bon sens. Celui des salariés de Durtal. On a déjà de belles avancées depuis le début des négociations », se félicite Sébastien Bach.

Sur la question du reclassement, pour le responsable RH, certains salariés « sont intéressés par un reclassement interne ». Pour ce qui est des cas gérés par Anthé Conseil, il affirme « que le processus s’est mis en place rapidement et que des solutions individuelles vont être trouvées ».

Source Actu par Erwan Gendry