Pages

23/03/2024

Bazouges-Cré-sur-Loir. Une société autrichienne veut étendre la carrière d'argile

La carrière d'argile de Bazouges-Cré-sur-Loir est entre les mains d'une société autrichienne

À Bazouges-Cré-sur-Loir (Sarthe), Rairies Montrieux a cédé la carrière d'argile de « Bel Air » à Wienerberger. Cette dernière souhaite désormais étendre le site de 

Alors qu’un projet de carrière de sable devrait voir le jour au lieu-dit « La Barbée », à Bazouges-Cré-sur-Loir (Sarthe), sur la DR323 en direction de Durtal, la carrière d’argile de « Bel Air » pourrait connaître, elle aussi, de sérieux changements.

Rairies Montrieux, qui occupait le site depuis 1980, a scellé un accord en 2021, avec Wienerberger, une société autrichienne.

Un projet d’extension

Le leader mondial de la terre cuite a pris la main dernièrement sur l’ensemble de l’exploitation, avec la volonté de faire quelques modifications, et non des moindres.

En effet, la multinationale autrichienne (5 Mds€ de CA 2022) a la volonté de renouveler et d’étendre le site.

Une demande a été faite pour passer le périmètre d’extraction de 3,5 à 12 hectares et le volume annuel maximal de 10 000 à 62 500 tonnes sur une durée de 20 ans !

L’objectif étant d’approvisionner sa briqueterie voisine, implantée à Durtal.

Ouverture d’une enquête publique

À l’instar de la future carrière de sable, une enquête publique est lancée suite à cette demande d’autorisation environnementale.

Celle-ci est consultable à la mairie de Bazouges-Cré-sur-Loir, depuis ce vendredi 8 mars 2024, 9h, au lundi 8 avril 2024 inclus, 17h.

Un commissaire enquêteur, Moïse Raimondeau, diligentera l’enquête et se tiendra à disposition du public, toujours à la mairie de Bazouges-Cré-sur-Loir, 8 mars (9h-12h), le 27 mars (15h-18h) et le 8 avril (14h-17h).

L’autorité environnementale loin d’être convaincue

En décembre 2022, dans un avis rendu, l’autorité environnementale avançait des mesures qui  » ne traduisent ni la recherche de croisement et ni la hiérarchisation des enjeux « .

Elle pointait également différents défauts :  » L’absence d’impacts sur les espèces protégées et en particulier les amphibiens et l’avifaune, n’apparaît pas démontrée ; la prise en compte de la zone humide, de ses caractéristiques, de son espace périphérique, tant en phase d’exploitation qu’en phase de remise en état, sont peu convaincants ; la gestion de l’eau et de l’alimentation des plans d’eau prévus reste à préciser. « 

Après les enquêtes publiques et consultations, les services de l’État devront encore produire un rapport, et le préfet décidera de donner, ou non, son accord au projet.

Source Actu par Erwan Gendry