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12/09/2022

La production de tuiles à son plus haut niveau depuis 2014

L'industrie des tuiles et accessoires a enregistré de bons chiffres pour les six premiers mois de l'exercice 2022. Le contexte global et les craintes autour de l'approvisionnement énergétique suscitent néanmoins des tensions dans l'outil de production.

C'est un bon premier semestre qu'ont enregistré les industriels des tuiles, briques et autres produits en terre cuite si l'on en croit le dernier bulletin de conjoncture de la filière, représentée par la Fédération française des tuiles et briques (FFTB). Les livraisons par les fabricants de tuiles et accessoires pour le marché tricolore ont en effet progressé de 15,1% en 2021 par rapport à 2020, et de 1,7% sur les six premiers mois de 2022 en comparaison à la même période un an plus tôt.

 L'Hexagone reste clairement privilégié, les exportations pesant pour moins de 11% du total livré : elles ont gagné 13,9% en 2021 mais ont perdu 6,6% en 2022. La production de tuiles atteint même son plus haut niveau depuis 2014 : après avoir bondi de 15,9% l'année dernière par rapport à il y a deux ans, elle a encore engrangé 5,9% sur la première moitié de 2022.

 Il faut dire que les industriels doivent répondre à une demande "hors norme" depuis le déclenchement de la crise du Covid, et ce dans des conditions de production qui ne sont pas évidentes (manque de main-d'oeuvre, prix des énergies...). Au total, plus de 42 millions de mètres carrés de tuiles ont été produits et livrés en 2021, soit un gain de 5,5 millions en un an.".

Source BatiActu par Corentin Patrigeon

05/07/2022

Pénurie de tuiles : les professionnels empêchés de réparer les toits des sinistrés, après les intempéries

Cette pénurie de tuiles est le résultat de la conjonction de plusieurs facteurs.

Les artisans ne parviennent pas à répondre aux nombreuses demandes de réparations après les intempéries qui ont touché la France. En cause, la pénurie de tuiles, conséquence directe du confinement et de la guerre en Ukraine.

De nombreux toits ont récemment été détruits à cause Les intempéries survenues dans différentes régions mi-juin. Malgré les fortes demandes, les réparations s'effectuent dans un contexte de pénurie de tuiles qui pénalise à la fois les sinistrés et les professionnels du secteur. «On est obligé de bâcher dans l'urgence et de mettre des poids, mais on refuse beaucoup de demandes de réparations, pour ne pas faire attendre les clients 6 ou 9 mois.» explique le gérant de l'enseigne Les Couvreurs de Bordeaux.

Une crise qui ne date pas d'hier

Cette pénurie est le résultat de la conjonction de plusieurs facteurs, le premier étant la crise sanitaire qui a maintenu à l'arrêt la production de nombreuses usines pendant le confinement. « Les pénuries de tuiles datent de bien avant les intempéries. Avec le Covid, les chaînes de fabrication ont été complètement à l'arrêt», résume le gérant bordelais.

La guerre en Ukraine a aggravé le problème. Les sanctions sur le gaz russe conjuguées à la hausse des prix du gaz ont provoqué le ralentissement, voire l'arrêt total des fours des fabricants de tuiles. En effet, dans la très grande majorité des cas, les fours utilisés par les industriels pour la cuisson des tuiles fonctionnent au gaz. Mais des artisans accusent certains producteurs d'augmenter artificiellement le prix des tuiles. «On se demande si les fabricants ne créent pas intentionnellement une pénurie pour pouvoir augmenter le prix des tuiles. Les prix des matériaux de construction comme la tuile et la brique ont doublé depuis le début de l'année... Si les usines tournaient jour et nuit, on arriverait à avoir des livraisons en temps et en heure», se désole le président de la section des couvreurs de la CAPEB Pas-de-Calais. À ces crises successives viennent s'ajouter les problèmes de recrutement auxquels sont confrontés les artisans depuis plusieurs années. «Le personnel manque cruellement. Ça fait 4 ans qu'on en cherche et on n’en trouve pas. Il y a un grand manque de formation et d'incitation des jeunes générations à travailler dans le secteur de l'artisanat.» analyse le couvreur.«Pour les artisans, (...) il n'y a plus rien»

Face à ces pénuries, les professionnels du secteur doivent prendre des mesures : rogner leurs marges, augmenter leurs tarifs ou encore placer leurs salariés en chômage partiel. «Je connais même des patrons qui ont mis leurs salariés en congé», observe l'artisan. «Le seul moyen de s'en sortir c'était de prévoir le plus tôt possible. Moi, j'ai commandé des stocks importants l'année dernière. Aujourd'hui, il faut commander 6 mois à l'avance pour réussir à avoir des tuiles en temps et en heure.». Le couvreur dénonce aussi le fait que cette situation touche surtout les artisans et impacte moins les grandes marques. «Il reste des stocks de tuiles pour les gros distributeurs mais pour les artisans, pour nous, il n'y a plus rien.» Les artisans du secteur espèrent que la situation pourrait progressivement se débloquer à partir du début de l'année prochaine. «On pense qu'en janvier 2023, les choses devraient reprendre leur cours normalement. On aura perdu quasiment un an...C'est un an qui va coûter cher à beaucoup d'artisans.» conclut-il.

Source Le Figaro par Hortense Leger