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18/03/2026

Briqueteries du Nord mise sur le gaz vert pour regagner en compétitivité

Mises à mal par les normes portant sur le bilan carbone des constructions neuves, les briques produites par Briqueteries du Nord font un retour sur le marché. Depuis son passage au gaz vert, les produits de la PME intéressent à nouveau promoteurs et bâtisseurs. Un retour en grâce qui s’annonce salutaire.

Emblématique des constructions des Hauts-de-France, la brique n’a plus la cote. Celles en tout cas produites depuis un siècle par Briqueteries du Nord (27 M€ de CA, 90 salariés), basée à Lille, étaient boudées depuis 2023, et l’entrée en vigueur progressive de la RE2020. Cette nouvelle réglementation environnementale impose aux constructeurs de mesurer précisément l’empreinte carbone des bâtiments neufs, avec des seuils décroissants jusqu’en 2031. Le "prix carbone" de chaque élément constitutif du bâtiment, évalué via une Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES), est donc pris en compte. Un chiffrage qui handicape lourdement la brique, a constaté Briqueteries du Nord : la production de son usine de Templeuve a chuté de 40 000 tonnes en moyenne, à 20 000 tonnes l’an dernier.

"La production de brique consomme énormément d'énergie, il faut la cuire à 1 000 °C, avec du gaz. Son impact environnemental était alors évalué à 72 kg équivalents C02 au m², ce qui nous a pénalisés dès l'entrée en vigueur de la RE2020. Nos produits trop lourds en carbone risquaient de ne plus être pris en considération par les constructeurs. La seule solution, c'était de décarboner," retrace Philippe Vilanoba, qui a pris, courant 2025, la direction générale de l’entreprise, qui se spécialise également dans le négoce de matériaux.

Des garanties d’origine pour compenser son empreinte carbone

Et pour décarboner sans engager des millions d’euros dans un nouveau tunnel de cuisson, Briqueteries du Nord s’est tournée vers le gaz vert. La PME a souscrit au dispositif des garanties d’origine en signant avec Redeo, filiale d’Antargaz. Ce système de compensation lui permet de s’assurer que l’équivalent de sa consommation en gaz naturel est injecté dans le réseau sous forme de gaz vert issu de méthanisation. Un dispositif coûteux, de l'ordre de "plusieurs centaines de milliers d'euros"… mais la seule solution à disposition pour assurer la pérennité de l’activité de l’entreprise, balaie Philippe Vilanoba : "nous payons beaucoup plus pour notre énergie, c'est certain. Et cela ne va pas aller en s'arrangeant, puisque le prix des garanties d'origine augmente chaque année. C'est une charge que l'on va subir, mais c'est une nécessité. Grâce à ce système, nous reprenons notre place sur le marché."

Remonter en volume

Malgré des marges érodées, les briques de BdN reprennent en effet des couleurs, affichant un bilan carbone exemplaire. Les blocs, qui constituent l’essentiel de sa production voient leur indice carbone passer de 71,9 kg eq CO₂/m² à 16,6 kg eq CO₂/m². La brique passe de 55,8 kg à 11,5 kg eq CO2 au m², et les plaquettes de parement, de 11,6 à 3,7 kg eq CO2/m2. Ces nouveaux "tarifs carbone" leur permettent de revenir directement dans la course, malgré le climat dégradé dans la construction. En parallèle, le catalogue de la PME a été fortement enrichi, passant de 30 à 300 références sur ces cinq dernières années, au travers d’un travail réalisé sur les coloris, les textures, les finitions.

"Nous avons commencé à communiquer autour de notre nouvelle identité carbone, et les retours sont très favorables. Il va forcément y avoir un temps de latence, les mises en chantier sont longues, et plus encore en ce moment. Mais nos briques ont des qualités en termes d'isolation, d'esthétique, de durabilité et de facilité de mise en œuvre qui sont très appréciées de nos clients. Plusieurs nous ont dit : "on va pouvoir refaire de l'architecture !" Nous nous attendons à remonter rapidement en volume," se réjouit le dirigeant.

Briqueteries du Nord espère revenir à une production de 30 à 35 0000 tonnes à moyen terme. Et faire ainsi repartir à la hausse le chiffre d’affaires réalisé sur les briques qui avait chuté à 7 millions d’euros.

Source Journal des Entreprises par Jeanne Magnien

07/06/2025

𝗦𝗮𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱'𝗼𝘂̀ 𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝗺𝗲𝘂𝘀𝗲 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗯𝗮𝘁𝘁𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗥𝗼𝗹𝗮𝗻𝗱-𝗚𝗮𝗿𝗿𝗼𝘀 ?

Des Hauts-de-France bien sûr !

Une partie de la composition de la célèbre terre ocre est réalisée à partir de rebuts de briques, elles-mêmes fabriquées avec de l’argile extraite dans la carrière de Templeuve-en-Pévèle, proche de Lille.

 ♻️ Ces déchets, qui représentent quelques milliers de tonnes/an, sont ensuite acheminés et transformés dans une usine de broyage, qui réalisera le produit fini respectant les normes et les contraintes nécessaires au tournoi international de tennis.

La terre battue est ainsi constituée de plusieurs couches, et les briques pilées forment celle visible en surface. 

Un bel exemple d’économie circulaire !

𝐵𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑡𝑒𝑟𝑖𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑁𝑜𝑟𝑑

Source UNICEM LinkedIn