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05/07/2021

EDILIANS : l’église d’Ormoy-sur-Aube devient une référence en tuiles solaires

L’église d’Ormoy-sur-Aube va devenir une référence en Haute-Marne et même en France. La réfection de la toiture de son église a été l’occasion de poser des tuiles solaires parfaitement intégrées au cadre de vie. Explications.

La première en Haute-Marne. La quatrième en France. La commune d’Ormoy-sur-Aube, à proximité de Châteauvillain, est particulièrement avant-gardiste à l’occasion de la réfection de la toiture de son église. Sur le pan de toit le mieux exposé, elle a choisi d’y poser des tuiles en terre cuite de couleur ardoise associées à des tuiles solaires. La société Edilians qui commercialise le système met en avant l’intégration dans le paysage et la portée environnementale.

Ces deux aspects étaient la préoccupation de Philippe Cordier, le maire d’Ormoy. Il affiche la volonté de la commune de développer le photovoltaïque sans nécessairement rogner sur les terrains agricoles. Les habitants sont dans cette logique et la seule exigence, pour l’église, était la couleur ardoise pour aller avec l’autre versant de la toiture.

Les travaux étaient spectaculaires.

Un retour sur investissement de 11 ans

D’une puissance de 36 kWc, le retour sur investissement est prévu sur 11 ans et sachant que la totalité de la production de l’électricité est introduite dans le réseau, la vente permet de couvrir l’emprunt. En plus, la commune a bénéficié d’aides de la Région et du Département.

Edilians a réuni, pour l’inauguration du site, tous les corps de métier qui ont contribué à cette réalisation, de l’architecte au couvreur zingueur. Aurore Gache, la directrice régionale des ventes Région Est, parle d’une construction d’un chantier avec des acteurs locaux. L’entreprise est très heureuse des partenariats noués qui permettent d’envisager de nouveaux chantiers.

L’agencement s’intègre parfaitement au cadre.

Emmanuel Douillet, le directeur des composants, désigne l’église d’Ormoy comme un chantier de référence du fait « du travail admirable des entreprises ». Il place l’entreprise entre tradition, culture de la tuile et avancée environnementale : « nous recherchons un lien privilégié avec les couvreurs pour la toiture de demain ». Il pense aux tuiles décarbonées voire à énergie positive dont les performances théoriques et pratiques se rejoignent.

“Le respect du patrimoine, du bâtiment et de l’esthétisme”


La toiture qui associe tuile en terre cuite et 480 tuiles solaires est réalisée « dans le respect du patrimoine, du bâtiment et de l’esthétisme ». Mais surtout, Emmanuel Douillet insiste sur la garantie en termes d’étanchéité dans le temps ». Il évoque les « 19 ans de recul de l’entreprise avec zéro litige incendie et étanchéité ». D’ailleurs, la garantie sur 30 ans est l’assurance d’un développement de tels systèmes.

L’architecte parle d’une aventure folle sur un ouvrage religieux. Quant à Joseph de Metz-Noblat, l’évêque du diocèse de Langres, il n’est aucunement choqué par ce genre de réalisation. « L’esthétique globale est préservé. Les tuiles solaires peuvent, en plus, être une source de revenu pour les petites communes. L’église contribue ainsi à la vie des habitants d’autant plus que les toitures des églises sont souvent les plus grandes surfaces utiles à ce genre de projet ». Il se dit même prêt à promouvoir de genre de projet.

Quid de l’architecte des bâtiments de France ?

Lors de l’inauguration, une question revenait sans cesse dans les conversations : « comment avez-vous géré l’architecte des bâtiments de France ? ». Connue pour refuser de nombreux projets ou y mettre son grain de sel, dans le cas présent, la structure ne s’est pas prononcée. D’ailleurs, elle n’était pas présente lors de l’inauguration. Clairement, la solution donnée par chacun est de « ne rien demander pour ne pas être embêté ». Certains étaient plus radicaux en estimant qu’il est grand temps que l’architecte des bâtiments de France s’adapte à son temps en prenant en compte les évolutions environnementales.

Source Le Jounal de la Haute Marne