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06/02/2009

François Fillon détaille les grands chantiers du plan de relance

Mille chantiers bénéficieront des 26,5 milliards d’euros dégagés pour le plan de relance de l’économie. Le Premier ministre, François Fillon, a présenté lundi ces projets «identifiables et visibles», pour lesquels les trois quarts des dépenses seront effectuées dès 2009 afin de pouvoir observer des résultats rapides. Détail des investissements et réactions.
Le plan de relance, c’est parti ! François Fillon a dévoilé ce lundi à Lyon quelques uns des mille chantiers approuvés par le Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (Ciact), retenus pour bénéficier des 26 milliards d’euros prévus afin de relancer l’économie, annoncés le 4 décembre dernier par le président de la République. «Nous voulons, à la fois, soutenir l’activité pour les années 2009 et 2010 et améliorer la compétitivité de notre pays pour les années qui viennent», a indiqué le Premier ministre. Les projets choisis concernent «les 100 départements», a rappelé le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, et étaient pour la plupart très avancés et prêts à démarrer. François Fillon a d’ailleurs expliqué avoir choisi «des projets ciblés et à fort impact économique et social», susceptibles de commencer au plus vite afin de produire «des effets rapides sur l’activité et l’emploi».
Le plan de relance, qui totalise précisément 26,5 milliards d’euros (soit 1,3% du PIB), se décompose en trois postes : 11,4 milliards seront consacrés à améliorer la trésorerie des entreprises pour «leur donner les moyens d’investir». Cet effort se traduira notamment par le remboursement anticipé du crédit d’impôt recherche, la mensualisation du remboursement de la TVA, l’amortissement accéléré des investissements… Viennent ensuite 11,1 milliards investis directement par l’Etat pour financer le programme d’investissement public, le soutien à l’activité économique, l’effort en faveur du logement ou encore le doublement du prêt à taux zéro. Enfin, 4 milliards seront consentis par les entreprises publiques pour moderniser les infrastructures ferroviaires, énergétiques et les services postaux.
Les organisations du secteur du bâtiment et des travaux publics, fortement concernées par ces investissements (notamment 870 millions pour les infrastructures et 340 millions pour l’accession sociale à la propriété), n’ont pas tardé à réagir. Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), a accueilli positivement les projets retenus. «Ce qui nous donne encore plus d'espoir c'est qu'il n'y a pas dans ceux-ci les projets liés au Grenelle de l'environnement notamment les quatre nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse qui pourront démarrer seulement en 2010 et 2011 en raison des contraintes juridiques», a-t-il précisé. De son côté, le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Didier Ridoret, s’est déclaré satisfait, «même si nous serons attentifs à ce qu'elle soit effective». Selon lui, le secteur du bâtiment a «trop souffert de la crise du milieu des années 90 pour ne pas être optimiste avec ces mesures qui vont permettre de pouvoir conserver l'outil de production et les emplois».
Concernant le logement, l’Union sociale pour l’habitat (USH) a fait savoir, par la voix de son délégué général Pierre Quercy, que «les mesures annoncées peuvent permettre le lancement des projets de construction et de réhabilitation qui n'avaient pas été pris en compte faute de financement suffisants». Cependant, «malgré le plan de relance il y a toujours en 2009 une baisse unitaire de l'aide de l'Etat par logement social par rapport à 2008 et cela risque de compliquer la réalisation des objectifs fixés du nombre de construction car il sera difficile de trouver des financements complémentaires», a ajouté Pierre Quercy.
575 millions d’euros apportés à OSEO Garantie pour couvrir 4 milliards d’euros de prêts supplémentaires.
25 millions sont apportés à la SIAGI pour son action de soutien aux commerçants et aux artisans.
700 millions consacrés à l’aide à l’embauche dans les très petites entreprises.

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