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23/10/2011

Carrièrs d'argile d'Aomar : danger en Kabylie

Le chef-lieu de la commune d’Aomar compte trois zones d’activité assurant essentiellement la production des produits rouges (brique, tuile…) literie et insecticides.

Cependant, les unités produisant les produits rouges sont les plus nocives. Elles causent des désagréments et touchent à la santé de la population. Elles polluent l’environnement et l’atmosphère. Une catastrophe sanitaire et écologique est provoquée par l’exploitation, l’extraction et le transport de l’argile de la carrière vers les unités implantées au nord-ouest d’Aomar gare et à quelques encablures des établissements scolaires et de la cité Saadi Moussa. La carrière se trouve à trois kilomètres au nord-ouest de la ville. Des camions de gros tonnage font la navette pendant tous les jours de la semaine et sans arrêt pour acheminer l’argile vers les unités de production ou encore vers les unités implantés à Boudouaou, dans la wilaya de Boumerdès. Ces engins soulèvent un gros nuage de poussière qui se dégage du chemin carrossable reliant la carrière à la RN25, en passant par les unités d’Aomar gare. Soulevée par les roues des véhicules lourds et emportée par le vent, la poussière se dirige droit vers les établissements scolaires édifiés à quelques mètres de ce chemin et les habitations de la cité Saadi Moussa ainsi que celles de la cité évolutive. D’un côté, ce nuage de poussière pollue l’atmosphère, les habitants et les écoliers notamment ceux du primaire et les personnes ayant une maladie chronique à savoir l’asthme, sont les premières victimes de cette catastrophe écologique. En été, la population étouffe et l’air devient irrespirable, de l’autre, elle retombe sur les toits des maisons formant des couches sur les tuiles rouges qui prennent la couleur de la terre. Cette situation nuit à la santé des citoyens, particulièrement les élèves qui fréquentent l’école primaire Akkacha Laifa, le CEM frères Djouhri Ali, ainsi que les enfants de la crèche communale, située à la cité Saadi Moussa. Sans doute, ces innocents seraient atteints de maladies respiratoires. Un citoyen nous déclare : «La poussière fait partie des condiments des assiettes et des repas servis à la cantine scolaire et dans les foyers». Vraisemblablement, personne ne s’inquiète sur l’état de santé de la population et de ses préoccupations. Ces victimes souffrent depuis des années et «les autorités compétentes ne se soucient guère de cette situation désastreuse», nous dira un résident de la cité Saadi Moussa. A la poussière s’ajoutent les risques auxquels sont confrontés les écoliers à chaque passage de ces camions de gros tonnage, chargés d’argile. Les autorités locales sont invitées à poser des bordures en vue de séparer les deux établissements scolaires de la route qui passe à proximité des portails d’entrée des deux institutions de l’éducation.
Pour diminuer les risques de maladies respiratoires, la direction de l’environnement et celle de la santé sont appelées à prendre la décision et de recommander voire sommer les propriétaires de ces unités de production des produits rouges de réaménager la route qui mène à la carrière en engravant la chaussée, ce qui diminuera la poussière. Nous avons appris qu’une requête a été adressée à toutes les instances compétentes de la wilaya, pour trouver une solution à leurs préoccupations et leurs souffrances, qui durent depuis des années.
Source La Dépêche de Kabylie

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