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20/06/2009

Briqueteries en pays de Bray

« Il y a toujours eu des briqueteries en pays de Bray et nos ancêtres ne s'en portaient pas plus mal. C'est une industrie qui ne produit pas de pollution. »
Daniel Buquet, le conseiller général du canton d'Argueil, veut relativiser.
Michel Coffin, passionné d'histoire locale, évoquait dans le Tome II de ses promenades en pays de Bray, la présence jadis d'une vingtaine de briqueteries, « si l'on s'en rapporte aux lieux-dits la Briqueterie, comme à Conteville ». La ville de Forges en possédait trois. La dernière s'est éteinte en 1969. Il y avait encore une cinquantaine d'ouvriers briquetiers à Forges entre 1920 et 1939. Près d'Hodeng-Hodenger, celle de Saumont-la-Poterie « connut la prospérité après la Seconde Guerre mondiale. » A Sommery, en 1865, 24 millions de briques sont sorties de la briqueterie pour la construction du tunnel ferroviaire. « Les briqueteries faisaient en général deux cuissons pas an de 300 000 briques chacune », écrivait Michel Coffin. Encore aujourd'hui, une importante usine de briques et de tuiles est en activité en pays de Bray, à Saint-Germer-de-Fly (Oise).
L'extraction de l'argile se fait en général à proximité de l'usine, comme ce pourrait être le cas à Hodeng-Hodenger. Le métier de la fabrication de briques reste largement local et souvent artisanal, car compte tenu de son poids, le transport sur longue distance n'est pas rentable. Quoi qu'il en soit, la brique retrouve depuis peu ses lettres de noblesse grâce à des innovations récentes. En 15 ans, la brique est passée de 4 % à plus de 20 % du marché des constructions neuves…
Source Paris-Normandie

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