charmantes particularités architecturales de Beaune : les Villas Fondet.À Beaune en effet, une douzaine de maisons situées « Allée des Villas Fondet », offre le visage avenant de façades polychromes et de toitures ornées de dentelles en terre cuite … Certes, ces constructions de la Belle Époque ne sont pas rares en France, ni hors de nos frontières. Mais à Beaune plus qu'ailleurs, elles affichent un air de famille qui renvoie au « rêve familier » de Verlaine : comme la femme idéale du poète, la villa bourgeoise n'y est « chaque fois, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre ». Quel est donc le secret de fabrication du petit quartier résidentiel signalé par un patronyme devenu énigmatique, même à Beaune ?
Quant à la muse qui a inspiré le bâtisseur des Villas, on ne parle jamais d'elle. Or, sous un même nom, il faut lire une double signature, la coopération intime des époux ayant pris la place de l'inévitable collaboration entre architecte et céramiste pour ce type de maisons.
Remonter à l'origine de la fortune dont disposait le couple pour un projet si ambitieux permet de découvrir l'élite sociale à laquelle appartenait Camille Fondet, qui semble avoir voulu rompre avec le style de vie de ses ascendants, nobles ou bourgeois, tous demeurés « propriétaires » à la campagne.
Irène Raclin, qui a longtemps enseigné au lycée Clos Maire, s'est prise de passion pour les villas de Camille Fondet. Sa conférence, fruit d'une étude à la fois historique et architecturale, invite à une redécouverte du dynamisme créatif des tuileries, autrefois si prestigieuses, de la Saône-et-Loire, à travers un patrimoine fragile des arts décoratifs, qui reste pourtant un des témoignages les plus expressifs d'un goût et d'un art de vivre à jamais révolus.
Le Centre Beaunois d'Études Historiques vient de publier le fruit de cette étude très poussée, et Irène Raclin, dédicacera son livre à l'issue de cette conférence, gratuite et accessible à tous.
Source Le Bien Public
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