chez Monier, du chômage partiel à la Socometa et chez Destampes: l'inquiétude granditRoumazières «l'industrieuse» est ébranlée par la crise économique. Les emplois précaires ne sont pas renouvelés et le pouvoir d'achat est en berne. La CGT n'a pas voulu attendre le rassemblement unitaire du 1er mai pour descendre dans la rue. «On veut toucher les habitants, les informer», explique Sophie Gallienne, la secrétaire de l'Union locale de Charente limousine. Hier, à l'heure du barbecue improvisé devant le marché, une trentaine de salariés sont venus partager leur inquiétude avec la population. Inquiétude présente et future car tous reconnaissent qu'ils ne savent guère à quel saint se vouer faute d'informations tangibles. Tour d'horizon d'un malaise qui se traduit par des pertes d'emplois et de salaire et un blues persistant.
• Tuileries. Elles ont mis fin depuis quelques mois aux contrats des 80 intérimaires.
- Terreal (600 salariés). Une ligne de production est arrêtée. Une autre devrait l'être ce week-end. Les employés sont invités à prendre des congés et à suivre des formations.
- Monier (230 salariés) doit supprimer une équipe de 18 personnes sur la base des départs volontaires. Dans le même temps, la CGT appelle à débrayer mercredi à 13h30 pour défendre un salarié mis à pied à la suite d'une absence et d'un différend avec son responsable d'équipe.
• Fonderie. Socometa à Confolens (74 salariés), filiale de Leroy-Somer. Les derniers intérimaires sont partis en novembre. Chômage partiel tous les vendredis en avril. La charge de travail continue de baisser.
• Emballage. Destampes à Etagnac (100 salariés). Chômage partiel depuis la mi-février. À partir du 27 avril, cela devrait se traduire par une heure de moins par jour. «On perd aussi la prime de panier en passant à 5h55», précise un ouvrier.
• Appareils électriques. Legrand. Le site de Saint-Junien (65 salariés) est en instance de fermeture. Cinq de ses salariés ont été «recasés» à Confolens (150 salariés), sept devraient aller à Chabanais (90 salariés). Dans le même temps, l'usine chabanoise enregistrerait une quinzaine «de licenciements à l'amiable», «des départs arrangés» que n'apprécie pas le secrétaire du comité d'entreprise.
Source La Charente Libre
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire