atteints, dont deux sont dans le secteur du bâtiment soumis à un contexte difficile», a relevé Pierre de Fouquet, président de l’Afic (Association française des investisseurs en capital), à l’occasion d’un point presse mercredi. Si l’association ne dispose pas de chiffres précis, «des sociétés anticipent des ruptures de "covenants" [ndlr, conventions bancaires] entre la mi et la fin 2009. Les problèmes sont devant nous», estime son président.Pour autant, «ces trois LBO connaissant des difficultés sont à rapporter à une centaine d’opérations, qui ont peu ou pas de problèmes majeurs. On peut avoir une entreprise qui respecte l’échéance du remboursement tout en ne respectant pas ses ratios. Il s’agit en fait d’une opportunité pour les banques et les sociétés de se rencontrer avant que ces dernières ne puissent respecter leur échéance», explique Jean-Louis de Barnardy-Sigoyer, vice-président de l’Afic. Par ailleurs, «les inve
stisseurs en LBO sont tout à fait prêts pour réinvestir sur leurs lignes», a indiqué Pierre de Fouquet. Selon ce dernier, si les activités de LBO se sont raréfiées, «on peut penser qu’elles ne sont pas mortes sur une longue durée».Revenant sur la problématique de la régulation de la profession, Pierre de Fouquet a estimé que «la France disposait d’un cadre bien structuré», mais qu’il existait un «manque d’homogénéité au sein de l’Europe». Par ailleurs, on devrait observer «en Europe des obligations quant à un accroissement de la transparence», selon le président.
Concernant le sujet très brûlant du partage de la plus-value au sein de l’entreprise, l’Afic, qui a récemment lancé une charte préconisant des recommandations, travaille sur le sujet avec les salariés, les organisations syndicales et le gouvernement. «Cela pourrait passer par un changement de la loi. Dans le cas de figure ou le FCPE n’est pas utilisable, il nous paraît nécessaire de mettre en place d’autres dispositifs», relève Pierre de Fouquet.
Source l’Agefi, par Virginie Deneuville
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