Leroux participe au Vendée Globe. Il a pris à sa charge 1/6e du bateau de Vincent Riou, dont PRB est le sponsor principal. C'est la deuxième fois que Bouyer-Leroux participe au Vendée Globe. Il a pris à sa charge 1/6e du bateau de Vincent Riou, dont PRB est le sponsor principal.Dans le Vendée Globe, l'entreprise sponsorisait le bateau de Vincent Riou. Dix jours après l'abandon du skipper, son PDG se confie sur une aventure exceptionnelle.
Georges-Marie Leroux, PDG de la briqueterie Bouyer-Leroux. Basée à La Séguinière, la coopérative emploie 350 collaborateurs.
Le Vendée Globe, c'est fini. Que retirez-vous de cette aventure ?
On est partagé entre la fierté et une forme d'injustice. Vincent aurait mérité de continuer. Ce qui est certain, c'est qu'on a vécu des moments extrêmement forts.
Quand Vincent Riou s'est dérouté pour aller sauver Jean Le Cam, avez-vous été inquiet ?
On n'a pas eu le temps d'être inquiet. C'est allé vite. Et, sur terre, on ne vit pas les choses de la même manière. On voit les secours qui se mettent en marche, on est assez confiant. C'est après qu'on prend réellement conscience de la situation. Quand Jean nous raconte qu'il craignait de manquer d'oxygène.
Qu'est-ce que vous avez ressenti, à ce moment-là ?
Une intense exaltation. C'était génial. Plein de bonheur. Franchement, on a vécu quelque chose d'extraordinaire.
Et ça n'a pas duré longtemps...
Le lendemain, le mât tombe et tout s'écroule. Pour Vincent, cela a été dur à vivre. Il a pris un coup au moral. Il y avait deux mois de stress et d'efforts, le bonheur d'avoir sauvé son ami et puis le bateau qui le lâche. C'est le Vendée Globe : on passe par toutes les émotions.
Vous en parlez comme si vous y étiez...
C'est la magie de cette course. Quand vous rencontrez les skippers, vous avez la sensation d'embarquer avec eux, sur le bateau. Ce sentiment, il est partagé par nos équipes et nos clients. C'est assez étonnant la manière dont cette épreuve fédère les gens.
Vous avez déjà mesuré les retombées de votre engagement ?
La véritable retombée, c'est pour nos salariés et nos clients. Cette aventure, on l'a suivie au jour le jour. On la partage ensemble. C'est dans toutes les conversations. Aujourd'hui, quand un commercial rencontre un client, la première chose qu'on lui évoque, c'est le sauvetage de Vincent. Ça crée de nouvelles relations. Plus simples. Plus chaleureuses.
Assez pour échapper au ralentissement du bâtiment ?
Le Vendée Globe ne va pas nous épargner une année difficile, mais il nous aidera à passer ce cap. Vous savez, à travers Vincent, on a partagé des valeurs de solidarité, d'humilité. Nous, on est dans la course économique. On se bagarre et, parfois, on oublie l'essentiel : la vie d'un homme est plus importante que de gagner la course.
Vincent ne gagnera pas, mais il a dû abandonner...
Après le sauvetage, qu'il soit en lice ou hors course, pour nous, l'essentiel était qu'il arrive aux Sables. Il a réalisé un truc énorme et on voulait le fêter. Partager ça. Et on a le sentiment qu'on nous enlève ce moment. C'est frustrant. On réfléchit à ce qu'on peut faire, sachant que le bateau est resté à Ushuaia. Et que ce n'est pas la Corse.
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