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30/01/2009

Le public pour contrer la lente descente aux enfers de l'immobilier

Une semaine après la FNAIM, les notaires d'Ile-de-France affichaient jeudi 21 janvier un recul de 20% du nombre de ventes de logements, plus marqué (- 25%) à Paris qu'en banlieue au troisième trimestre.
Les uns après les autres, les statistiques confirment la lente descente aux enfers de l'immobilier. Une semaine après la FNAIM, les notaires d'Ile-de-France affichaient jeudi un recul de 20% du nombre de ventes de logements, plus marqué (- 25%) à Paris qu'en banlieue au troisième trimestre. C'est-à-dire pour des promesses de ventes signées au printemps dernier et des ventes conclues pendant l'été. Avant la claque reçue par les marchés financiers en septembre.
La chute de l'activité se traduit par une érosion des prix: encore en hausse sur le trimestre (+ 0,9), ils voyaient leur rythme annuel de croissance (+ 2,9%) baisser de 50%. Sur l'ensemble de l'année, Paris devrait afficher encore une progression de 4,5% mais la petite couronne serait en stagnation et la grande couronne en recul 2%.
Chez les promoteurs, le choc est encore plus brutal : les ventes ont chuté de 44% eu troisième trimestre 2008 et elles devraient baisser d'au moins 50% au cours des trois derniers mois. « C'est la chute historiquement la plus forte », reconnaît le président de la fédération des promoteurs, Jean-François Gabilla, avant de prévoir un retrait global de 40% sur l'année 2008 (entre 75000 et 78 000 ventes contre 127 000 en 2007).
Pour contrer l'effondrement de la demande privée, le gouvernement de Nicolas Sarkozy, bien que d'inspiration libérale, est contraint de s'appuyer sur le secteur public. Les bailleurs sociaux sont appelés à la rescousse pour racheter 30 000 logements coincés dans les cartons des promoteurs. Fin mars, 25 000 logements devraient avoir fait l'objet d'un accord. Les HLM sont priés aussi de partir en éclaireur et de réhabiliter 800 000 logements considérés comme des « passoires énergétiques ». L'Anah voit ses autorisations d'engagement accrues de 200 millions (133 millions en crédits de paiement) pour aider les propriétaires occupants modestes à améliorer les performances énergétiques de leurs logements, soutenir les copropriétés dégradées et relancer des opérations programmées de l'habitat. Tout est prêt pour lancer les dépenses dès que possible. Et l'Anru a reçu le feu vert pour s'engager sur 350 millions d'investissements supplémentaires, en sus des 12 milliards prévus jusqu'en 2013... prime aux plus diligents, recensement éclair des projets d'ici la fin janvier, versements automatique d'avances... Là aussi, le maître mot est de faire vite, avant que l'outil de production ne se casse.

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