
« C'est un peu casque lourd. C'est rentré très vite hier après midi et là, je suis dans 40 - 42 nœuds de vent assez établi. Ce n'est pas très confortable car on doit abattre et ce n'est pas facile avec la petite toile qu'on porte » racontait Vincent à la vacation ce midi. Bref, les réjouissances ne sont pas pour tout de suite même si les milles qui séparent PRB de la tête de flotte continuent de fondre. Vincent est à 16h00 à 363 milles de Foncia et s’est offert, pour cadeau de Noël, la 5ème place ! Armel Le Cleac’h qui a choisi de se décaler dans le nord la nuit dernière a en effet rallongé sa route et se trouve maintenant à une petite trentaine de milles du tableau arrière PRB.
Pour Vincent, en début d’après-midi (pour nous, ndlr), la question était de ne pas faire d’erreur concernant la garde robe de PRB. Fidèle à sa philosophie, le skipper avait opté pour trois ris dans la Grand Voile et le petit foc à l’avant. Une voilure « prudente » qui le faisait avancer à 15 nœuds de moyenne dans une superbe nuit étoilée. Les conditions ne permettaient pas pour autant d’enfiler ses charentaises (cadeau de Noël de son fils, ndr) et encore moins de se plonger dans son livre d’astronomie reçu aussi pour Noël… Les jours à venir ne seront pas plus favorables pour tester ces cadeaux car le vent devrait être fort pour les prochaines 72 heures mais au portant ! Ce qui faisait dire à Vincent que les conditions pour traverser le Pacifique s’annonçaient belles. L’enjeu jusqu’au Cap Horn, prévu vers le 4 janvier pour PRB, sera de continuer à bénéficier des milles grappillés ces derniers jours. Comprenez, ne pas se laisser distancer lorsque la météo sera de nouveau favorable pour faire avancer la tête de flotte. « Surtout d’ici demain quand les leaders commenceront à avoir des vents sympas » précise Vincent.
Vincent à la vacation aujourd’hui :
«Joyeux Noël à tous. C'est un peu casque lourd. C'est rentré très vite hier après midi et là, je suis dans 40 - 42 noeuds de vent assez établi. Ce n'est pas très confortable car on doit abattre et ce n'est pas facile avec la petite toile qu'on porte. Mais, on ne vas pas se plaindre car on n'est pas les plus mal lotis de la flotte. Je ne vais pas changer de ligne de conduite. J'essaye de faire ça tranquillement. Après cette dépression, la mer devrait être plus sympa. Et les conditions devraient être belles. On pourra atteindre de meilleures allures. L'objectif est d'arriver au Cap Horn sans trop de retard et surtout avec le bateau entier ! C'est le but du jeu. Là, on a deux-trois mètres de creux. Parfois, le bateau démarre dans les surfs. On est sous trois ris et petit foc. Si on ajoute de la toile, on sera très vite au dessus de 20 nœuds et c'est un peu chaud ! On prend le risque d'abîmer les voiles si on part au lofe. Si on arrive avec 400 milles de retard au Horn, ce sera jouable en Atlantique. Il ne va pas falloir se faire décrocher lorsque les leaders vont recommencer à avancer. Je pense que je passerai le Cap Horn vers le 4 janvier car d'après les routages, le 3, je serai à 350 milles du Cap. Donc, il y a encore un peu de route. C'est très bien que les portes aient été décalées au Nord mais du coup, cela rallonge un peu la route. Jusqu'au 3, on va progresser au portant avec du vent entre 25 et 35 nœuds. Ce sont de belles conditions pour traverser le Pacifique. Quand je vous parle, je suis à la table à cartes avec la lampe frontale. J'ai pris mes fichiers météo un peu tard aujourd'hui donc je suis en train de regarder tout ça pour la semaine à venir.. »
Extrait du classement de 16h00 :
1 – Michel Desjoyeaux / Foncia
2 - Roland Jourdain / Veolia Environnement à 27,8 milles
3 – Jean Le Cam / VM Matériaux à 171,1 milles
4 – Sébastien Josse / BT à 176,6 milles
5 – Vincent Riou / PRB à 363,1 milles
6 – Armel Le Cleac’h / Brit Air à 392,8 milles
…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire