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27/06/2008

Sarkozy annonce la reconduction des pôles de compétitivité pour "trois ans"

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi à Limoges la reconduction pour "trois ans" des 71 pôles de compétitivité, avec une nouvelle enveloppe globale de 1,5 milliard d'euros.
"On en remet pour trois ans et on en remet pour un milliard et demi d'euros", a affirmé le chef de l'Etat, lors d'un déplacement à Limoges (Haute-Vienne), consacré aux pôles de compétitivité.
Selon M. Sarkozy, sur 71 pôles de compétitivité au total, 58 ont "rempli leurs objectifs". Les treize autres auront "un an de plus pour faire leurs preuves", a-t-il ajouté.
M. Sarkozy était accompagné des secrétaires d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, et à l'Aménagement du territoire, Hubert Falco.
Les pôles de compétitivité avaient été créés en 2004 sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avec une enveloppe globale de 750 millions d'euros sur trois ans (2005 à 20007) - alors que M. Sarkozy était ministre de l'Economie et des Finances - pour lutter contre les délocalisations.
Avant de participer à une table ronde, le chef de l'Etat avait abordé "la question angoissante du pouvoir d'achat" devant les salariés des ateliers Bernardaud (fabrique de porcelaine), le jour même où l'Insee a annoncé une nouvelle baisse, de quatre points en juin, du moral des Français, au plus bas depuis 1987.
"Voilà comment on essaye de répondre à la question angoissante du pouvoir d'achat: les heures supplémentaires, l'intéressement, la baisse des prix par la concurrence et, dans les pôles de compétitivité, la sauvegarde de notre appareil industriel", a affirmé M. Sarkozy.
Selon lui, "le but est de montrer que +le travail, ça paye+".
"Le monde change, bouge, le monde ne nous attend pas et si on ne s'adapte pas, si on ne donne pas aux entreprises les moyens de participer à la compétition, c'est vous qui en pâtirez", a-t-il dit.
"Voilà ce qu'on a fait en 14 mois. Ca marchera. La meilleure preuve, c'est que jamais on n'a eu aussi peu de chômeurs" mais "7,2% de chômeurs, "c'est encore trop", a-t-il ajouté.
"Je sais bien qu'avec le Smic, on ne vit pas facilement. Et je me doute bien qu'ici, quand on a fait toute sa journée et qu'on rentre crevé chez soi, on doit se dire +il me reste pas beaucoup à la fin du mois, voire il me reste rien du tout+", a-t-il lancé.
Mais "je n'oblige personne à travailler plus que 35 heures" par semaine, "je me bats pour des gens comme vous, qui se lèvent tôt le matin, qui ne demandent rien d'autre que de pouvoir vivre de leur travail", a-t-il poursuivi, reprenant la réthorique rodée depuis sa campagne électorale.
Se félicitant de ce que le patron de l'entreprise, Michel Bernardaud, "mette son argent dans les manufactures" plutôt que de délocaliser, il a de nouveau affirmé qu'il fallait "réconcilier les Français avec le capitalisme familial. Ca, j'y crois", sous des applaudissements de la petite foule des salariés.
Le Limousin, "j'y viens parce que vous êtes en quelque sorte un condensé de France. Et que je me dis: si j'arrive à les convaincre, eux, qu'on est en train de faire bouger les choses, j'arriverai à convaincre les Français (...) Il n'y a pas de fatalité" et "vous pouvez faire confiance", a-t-il lancé.
"J'ai été élu pour travailler, pour obtenir des résultats, pour mettre en oeuvre des réformes. Je vais vous dire quelque chose: quatorze mois, même pas fatigué!", s'est-il exclamé, plus tard, lors de la table ronde.

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