Si l'indice PMI dans le secteur manufacturier et dans les services a cédé du terrain en France en avril, il progresse dans la zone euro.L'indice composite des directeurs d'achats (PMI) a poursuivi son recul en avril, retombant à 53,9 contre 55,9 en mars, son plus bas niveau depuis novembre 2004, selon une première estimation "flash" de l'indice publiée jeudi par l'institut NTC Economics.
L'indice des services a baissé à 54 contre 57,3, celui du secteur manufacturier à 51,5 contre 51,9, précise l'institut. Pour mémoire, un niveau de l'indice au-dessus de 50 indique que l'activité croît, tandis qu'un chiffre sous 50 reflète une contraction de l'activité du secteur.
L'indice montre "la plus faible expansion de l'activité depuis quarante et un mois", explique l'étude.
En revanche, l'indice composite PMI de la zone euro, qui synthétise l'activité des secteurs des services et manufacturier, a enregistré une légère hausse en avril, à 51,9 points après 51,8 points en mars, ont indiqué mercredi des sources de marché.
Les analystes interrogés par l'agence financière TFN s'attendaient au contraire à un indice en baisse, à 51,6 points.
Le BTP va entrer dans une zone de turbulences
L’assureur-crédit Euler Hermes prédit une dégradation de la rentabilité et une augmentation du nombre des défaillances de la construction en France.
Baisse des permis de construire et donc des mises en chantier, stocks de logements neufs trop importants, hausse des taux d’intérêts, des coûts des matériaux et de la main d’œuvre… A en croire Euler Hermes SFAC, numéro 1 de l’assurance crédit en France, qui publiait jeudi son étude intitulée "Immobilier, construction : à quand la sortie de crise ?", le BTP français donne des signes de faiblesse. Et doit s’attendre selon l’assureur, tout d’abord à une dégradation de sa rentabilité.
"Compte tenu des tensions qui ont perduré en 2007 sur le coût de la main d’oeuvre et dans une moindre mesure sur le prix des matériaux, nous prévoyons une croissance des coûts plus élevée que celle de l’activité. L’augmentation des coûts de main d’œuvre en France est liée à la pénurie de celle-ci notamment celle de la main d’œuvre qualifiée» constate Nicolas de Buttet, arbitre et responsable de branche d’arbitrage Euler Hermes SFAC.
Ensuite, les analystes de chez Euler Hermes s’appuient sur la croissance de 22 % des impayés dans la construction sur la période avril 2007-avril 2008 pour anticiper environ 13000 défaillances en 2008 dans ce secteur, soit une augmentation de 12 %.
Si les analystes n’envisagent pas un effondrement "à l’espagnole" (boom de la construction jusqu’à fin 2006 avec 865 561 mises en chantier cette année là, puis stabilisation des prix, renchérissement rapide du coût du crédit et finalement des défaillances qui ont crû de 140 % au premier trimestre), ils n’envisagent pas non plus de "sortie de crise" avant début 2010.
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