Il y a des années comme çà où tout vous réussit. Le PDG de Lafarge vient une nouvelle fois de le constater en se voyant attribuer le prix du stratège de l’année 2007 par les lecteurs du quotidien La Tribune. Il faut dire que depuis son arrivée aux commandes opérationnelles du numéro un mondial des matériaux de construction en janvier 2006, Bruno Lafont n’a pas chômé.Il a tout d’abord lancé une OPA victorieuse sur les actionnaires minoritaires de la branche nord-américaine de Lafarge. Il a ensuite présenté son plan stratégique "Excellence 2008" composé de trois principaux axes : le ciment dans les pays émergents, l’innovation dans le béton et la réduction des coûts. Fin 2006, il vend – logiquement au regard de sa feuille de route – l’activité toiture de Lafarge. En juin 2007, avec le départ de l’emblématique Bertrand Collomb, la fonction de président vient s’ajouter à celle de directeur général sur sa biographie du Who’s Who tout comme les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur. Mais c’est en décembre 2007, qu’il signe sa véritable entrée parmi les patrons du CAC 40 en acquérant l’égyptien Orascom Cement. Cette opération offre à Lafarge le leadership cimentier sur le bassin méditerranéen.
En se tournant vers l’avenir, Bruno Lafont s’avouait jeudi matin confiant, lors d’une conférence de presse. "La crise financière ne touchera pas les pays émergents où nous sommes très présents et où nous accompagnons l’évolution des modes constructifs", a-t-il tenu à rassurer. "De plus, nous constatons que nos résultats en Amérique du Nord s’améliorent dans un contexte peu favorable". Et le PDG de Lafarge de résumer : "Aujourd’hui, nous n’en sommes plus a nous demander si nous atteindrons les objectifs que j’avais fixé dans le plan ‘Excellence 2008’, mais de savoir de combien nous les dépasserons".
Enfin, quant à envisager le développement d’une activité connexe comme la préfabrication de produits en béton, Bruno Lafont reconnaît "observer avec attention ce marché". "Soit nous rentrons dans ce métier, soit nous regardons comment travailler le mieux possible avec les préfabricants. Aujourd’hui, c’est sur ce dernier point que nous insistons".
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