de l’environnement, il lui revient, en tant que nouveau délégué général du GIE Briques de France, de faire la promotion des systèmes constructifs en terre cuite. Or, ceux-ci allient au moins deux grandes vertus en matière de développement durable : de bonnes performances énergétiques et une absence d’émanations toxiques. De ce fait, il est assez facile de faire passer le message !Au sein de la FFTB, le GIE Briques de France regroupe les cinq acteurs principaux de l’industrie de la brique : Bouyer-Leroux, Imerys, Terreal, Saverdun Terre cuite et Wienerberger. Hervé Pétard, son nouveau délégué général depuis mai dernier, a une expérience significative de l’univers de la construction. A 51 ans, il a exercé les fonctions de chargé de mission à la direction de la construction du ministère de l’Equipement et du Logement, d’ingénieur puis d’ingénieur principal au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, avant de rejoindre le marché du matériau terre cuite en 1996. Il est alors devenu délégué général du GIE Ouest terre cuite, puis directeur marketing et commercial du fabricant Bouyer-Leroux. Il a donc connu à la fois les cabinets ministériels, et le terrain. A présent, son travail au GIE consiste à assurer la promotion des « systèmes constructifs » terre cuite. L’expression est de plus en plus fréquemment employée, car avec les réglementations thermiques et la montée en puissance du concept d’efficacité énergétique, le monde du bâtiment apprend à raisonner de façon globale, développement durable oblige.
En l’occurrence, il faut entendre par là deux grandes catégories : les briques de cloison et de mur. Encore convient-il de distinguer, à ce second niveau :
- des systèmes à isolation rapportée, soient des briques de mur de 20 centimètres auxquelles s’ajoute ensuite un isolant, laine de verre, laine de roche, polystyrène ou isolants alternatifs ;
- des systèmes à isolation répartie, soit la brique monomur à laquelle il n’est pas nécessaire d’ajouter un isolant.
Là où certains industriels ont peut-être plus de mal à définir leur communication, à la fois membre actif de l’association HQE et d’Effinergie, la Fédération Française des Tuiles et Briques (FFTB) se positionne assez facilement sur le thème de l’environnement.
Si elle ne présente pas d’impact sur la santé humaine, la brique possède principalement de bonnes capacités thermiques. Les Français, lorsqu’ils font construire leur maison individuelle, sont de plus en plus nombreux à utiliser ce matériau, comme en témoigne la hausse régulière du chiffre d’affaires des adhérents de la FFTB. « Ajoutons à cela la durabilité, explique Hervé Pétard, car il s’agit là aussi d’un point important pour les maîtres d’ouvrage comme pour les maîtres d’œuvre, qui souhaitent raisonner en termes de coût global. Or un système constructif en terre cuite dure au moins 100 ans».
Même avec ces qualités, le matériau n’est pas figé : il peut encore évoluer. « Demain, ses performances seront encore supérieures » assure Hervé Pétard. Car dans ce secteur comme ailleurs, la recherche se poursuit. « Sans vouloir dévoiler d’informations confidentielles, les industriels travaillent dans deux grandes directions, pour améliorer la formulation des argiles et optimiser les dessins alvéolés afin d’accroître aussi les capacités de résistance thermique. Nous ne sommes pas au bout du chemin ».
Le GIE est abrité au sein de la FFTB, qui compte une petite équipe d’une dizaine de personnes, dans le 15è arrondissement de Paris. Il y a quelques mois, en prenant ses fonctions, Hervé Pétard a pu mesurer l’accélération des textes. « J’avais un peu perdu de vue cet aspect des choses dans mes fonctions précédentes. Le contexte juridique, réglementaire et normatif a évolué à une vitesse impressionnante. Il existe un risque de fracture entre les équipes parisiennes qui conçoivent la réglementation, toujours plus complexe, et les dirigeants d’entreprises et leurs compagnons qui doivent la respecter dans leur pratique quotidienne ».
Dans le cadre de ses fonctions, s’il lui faudra aussi se tourner vers les pouvoirs publics, il s’attachera à ne pas perdre ce contact essentiel avec le terrain ! Marié, père de 4 enfants, ce nantais d’origine partage aujourd’hui son temps entre Paris la semaine, et les bords de Loire le week end. Durant ses heures perdues, ce passionné de rugby, qui, aujourd’hui, a raccroché ses crampons s’adonne volontiers à la lecture –des essais aux romans, sans sectarisme – ou à la marche. Une façon aussi, de garder les pieds sur terre !
Source France BTP.com Par Sophie Schneider
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